Fiche historique : 200 ans avant le 11 septembre, les États-Unis étaient en guerre avec des états musulmans

On l’appelle Guerre de Tripoli ou première guerre barbaresque ou guerre de la côte barbaresque. Elle dura du 14 mai 1801 au 10 juin 1805, et elle sera suivie d’une deuxième guerre des États-Unis d’Amérique contre les états barbaresques : le sultanat indépendant du Maroc et les régences ottomanes d’Alger, de Tunis et de Tripoli.

À l’époque moderne, les royaumes européens payent un tribut aux états barbaresques pour protéger leurs navires de commerce des raids des pirates.

Mais en 1783, à l’indépendance des États-Unis de la Grande-Bretagne, les navires commerciaux états-uniens perdent la protection que leur assurait leur ancien colonisateur.

En 1784, un premier navire états-unien est capturé par des pirates marocains, tandis qu’en 1785, ce sont deux navires qui sont capturés par des pirates de la Régence d’Alger. Les États-Unis tentent de négocier en vain.

En 1786, le Portugal commence une guerre contre les États barbaresques, ce qui interrompt les actions de piraterie.

Mais en 1793, le Portugal arrête sa guerre, et la piraterie reprend : dix navires états-uniens sont capturés cette seule année.

Les États-Unis acceptent alors de payer un tribut de deux millions de dollars représentant près du quart de leur budget annuel pour racheter leurs équipages et protéger leurs navires de 1794 à 1800 !

Mais dans le même temps, ils se préparent à la guerre en construisant six frégates.

Pour 1801, le dey de Tripoli réclame 225 000 dollars de plus. Les États-Unis refusent.

Tripoli, Tunis et Alger déclarent alors la guerre aux États-Unis en mai 1801 !

Les États-Unis envoient leur nouvelle flotte et recrutent des mercenaires grecs et arabes.

Ils seront aidés d’alliés suédois (jusqu’en 1802) et siciliens.

En juillet 1801, le Mediterranean Squadron organise un blocus du port de Tripoli. Il bombardera plusieurs fois les capitales de Tripoli et d’Alger en 1804 et en 1805.

La première bataille navale a lieu le 1er août 1801, et elle est remportée par les États-uniens.

Le 31 octobre 1803, la frégate USS Philadelphia s’échoue sur un récif, et elle est capturée par Tripoli.

Mais les États-Uniens vont mener une opération commando pour la détruire le 16 février 1804 dans le port de Tripoli.

Les Marines états-uniens vont débarquer à Derna en Libye en 1805. Ils s’emparent de la ville le 27 avril, et repoussent une offensive ennemie le 13 mai. Ce sera leur première victoire sur un sol étranger.

La paix est signée le 11 juin 1805. Le traité de Tripoli et celui de paix et d’amitié avec le bey d’Alger, et celui de Tunis sont renégociés en faveur des Américains.


Une seconde guerre barbaresque aura cependant lieu entre le 17 et le 19 juin 1815 (au moment de la bataille de Waterloo).

Profitant de la guerre anglo-américaine de 1812, les Barbaresques recommencent à attaquer les navires commerciaux états-uniens.

Le 03 mars 1815, le Congrès des États-Unis autorise la guerre et envoie deux flottes.

Le 17 juin 1815, la flotte états-unienne capture une frégate algérienne à Cap-Gata, et tue le célèbre corsaire Hamidou BEN ALI, puis ils s’emparent d’un brick algérien à Cap-Palos le 19 juin.

Les marines débarquent à Alger le 28 juin, et contraignent le Dey à signer la paix, libérer tous les prisonniers états-uniens et renoncer à tout tribut.

Il faudra attendre 1830, et la conquête d’Alger par la France pour que la piraterie cesse définitivement en Méditerranée.


À noter l’article 11 du Traité de Tripoli (1797), à relire au regard de l’Histoire récente :

« Car le gouvernement des États-Unis d’Amérique n’est pas, dans aucun sens, fondé sur la religion chrétienne — car le gouvernement des États-Unis d’Amérique n’a en soi aucun caractère d’hostilité contre les lois, religion, ou tranquillité, des Musulmans — et comme les États-Unis d’Amérique n’ont jamais eu de guerres ou actes d’hostilités contre aucune nations mahométanes, il est déclaré par les parties qu’aucun prétexte résultant des avis religieux ne produira jamais une interruption de l’harmonie existant entre les deux pays. »



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Les pièces à joindre avec une requête en effacement des mentions TAJ (relevés signalétiques)

Pour être recevable, une requête en effacement des mentions au fichier TAJ, aussi appelés relevés signalétiques, doit être dûment accompagnée d’une copie d’une pièce administrative permettant de justifier de son identité (par exemple sa carte d’identité), ainsi que d’un extrait de son acte de naissance justifiant de sa filiation (en l’occurrence, un acte de naissance avec filiation à demander dans sa commune de naissance).

C’est ainsi que Madame le procureur d’Évry me demande de lui fournir ces documents aux fins d’instruire ma requête en effacement de mes mentions au fichier TAJ (Traitement des antécédents judiciaires), dans lequel je figure depuis qu’un officier de Police du commissariat de Savigny-sur-Orge a crû bon de m’y inscrire, en application de l’article 55-1 du code de procédure pénale (il n’est légalement pas possible de le refuser).

Au motif qu’à mes heures perdues, il paraîtrait que je m’introduirais dans la mairie de ma Commune pour y dérober des cartes d’identité, qui ne sont absolument pas sécurisées (certainement pour les revendre aux djihadistes qui reviennent de Syrie, et leur faire des faux-papiers). Mais cela, c’est uniquement quand je ne m’infiltre pas au domicile des agents communaux pour leur piquer leurs bulletins de salaires… Véronique WOZNIAK, si vous me lisez !




Transparence : la liste et l’emplacement des panneaux d’expression et d’affichage libre à Juvisy-sur-Orge

Des opposants au maire de Juvisy (Essonne) me demandent la liste des panneaux d’affichage libre dans leur commune. L’ayant obtenue avec difficultés pour ma campagne législative, je n’ai aucune raison de la garder jalousement pour moi, donc la voici pour tous ! Elle n’est pas très lisible, et je la referai à l’occasion. À jour au 19 mai 2017.

Les dix panneaux d’expression libre sont en bleu.

Voici leur emplacement géographique, d’Ouest en Est, même si je vous conseille de ne pas suivre cet ordre pour les relier, à cause de la signalisation :

– à l’angle de la rue des Palombes et de la voie Edgar-Varese,

– à l’angle de la rue Albert-Sarraut et de la rue Camille-Desmoulins,

– à l’angle de l’avenue Henri-Barbusse et de la rue de la Résistance,

– à l’angle de l’avenue Gabriel-Péri et de la rue Louis Le-Baux,

– à l’angle de l’avenue Gabriel-Péri et de la rue Henri-Barbusse,

– devant le 33 rue Wurtz (deux panneaux),

– devant le 13 rue de Châtillon, à l’angle de la rue Argelies,

– à l’angle de la rue Jean-Danaux et de la gare routière,

– rue Jean-Danaux (juste avant Draveil).


Cliquer sur la carte pour l’agrandir !

(à jour au 19 mai 2017 – établie par JC Decaux city provider)



Le jugement dans mon affaire (perdue) pour l’annulation du déclassement des terrains de la Savinière

Encore une affaire de perdue, et je suis cette fois condamné à verser 1500 euros de frais de justice à la Commune de Savigny-sur-Orge.

Une analyse rapide du jugement :

– Le Tribunal estime que l’annulation postérieure de la délibération actant la fermeture de la Savinière, votée à huis clos le 17 juin 2015 en présence de policiers dans la salle du Conseil, serait sans incidence sur le constat de désaffection nécessaire au déclassement, et donc à la vente, de la parcelle.

– Il estime que toutes les informations nécessaires à voter la délibération attaquée étaient contenues dans la note de synthèse, malgré les demandes de Jean-Marc DEFRÉMONT et de Jacques SÉNICOURT, dont il fait grief qu’elles ne se soient pas matérialisés par des écrits avant ou après le conseil.

– Il juge que le débat a pu correctement avoir lieu, malgré l’empêchement de Bernard BLANCHAUD de pouvoir poursuivre le débat ainsi qu’il le demandait.

– Enfin, et plus étonnant, le Tribunal ne reconnaît pas le caractère préparatoire de la délibération n°13/399 et s’est donc prononcé au fond, alors qu’il aurait dû s’arrêter sur la forme d’une délibération préparatoire insusceptible d’un recours pour excès de pouvoir…

Je pense que je vais aller en appel, au cas où j’obtiendrais quand même l’annulation des délibérations du 17 juin 2015, et puis sinon, je me désisterai probablement…