Ma réaction à la campagne de recrutement 2018 de la Police nationale

Puisque même le président de la République se met à faire du communautarisme, tandis qu’un membre de son Conseil présidentiel des villes, Yassine BELATTAR pour ne pas le nommer, décerne désormais des brevets de nationalité en nous expliquant qu’il est « plus français que VALLS », je voudrais donc préciser que je suis fier d’être un « mâle blanc », même si je n’échange pas de rapport (lire en bas), et que j’emmerde ceux que ça dérange.

Cette campagne me rappelle celle de la SNCF contre la fraude, laquelle ne présentait que des jeunes blancs bien propres sur eux, soumis à la tentation de la fraude. Alors, je ne nie pas que les blancs fraudent aussi et commettent aussi des actes délictueux (moi le premier). Sauf que sur trois délinquants, et par rapport à mon expérience de la prison, il y en a certes un qui est blanc, mais dans tous les cas pas les trois. Donc voilà encore un sujet sensible devenu tabou…


Savigny-sur-Orge, le 27 mai 2018

Monsieur le commissaire de Police,

Je suis un “mâle blanc”, catégorie déjà stigmatisée jusque par le président de la République, qui ne veut pas de ses propositions pour la “banlieue”, mais qui veut quand même bien des impôts des mâles blancs pour financer ladite banlieue.

Sachez que je désapprouve la dernière campagne de recrutement de la Police nationale (du 14 mai 2018), laquelle présente des situations dans laquelle la Police appréhende uniquement des “mâles blancs”, ce qui ne me semble pas exactement correspondre à la réalité du terrain.



J’ai la faiblesse de penser que si tous les “mâles blancs” de ce pays faisaient ainsi remonter un avis similaire à la Police de leur circonscription, alors peut-être que votre institution arrêterait la communication politiquement correcte, et oserait confronter sa publicité à la réalité. Peut-être même que les Français augmenteraient ainsi leur confiance en la Police ?

Je vous prie de croire, Monsieur le commissaire de Police, en l’expression de mes salutations républicaines.

Olivier VAGNEUX


Pour mémoire, l’intervention du président MACRON ce mardi 22 mai 2018 :

“Et quelque part ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent l’un un rapport et l’autre disant « on m’a remis un plan, je l’ai découvert ». C’est pas vrai, ça ne marche plus comme ça. Les gens qui y vivent, qui font parfois depuis des décennies, ce sont des acteurs de ces sujets. Ils ont envie de faire, ils ont une bonne partie des solutions. Elles ne sont parfois pas reconnues. Elles ont besoin qu’on les facilite, qu’on accélère. elles ont besoin qu’on leur donne un statut. Elles ont besoin qu’on les porte, qu’on leur donne du sens. Elles ont besoin qu’on les aide à réussir, c’est ça la République. »



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La Métropole du Grand-Paris refuse la communication de ses grands livres budgétaires

Courriel envoyé avec accusé de réception et accusé de lecture

À l’attention de Mme Nathalie RÉGIS, Directrice du Conseil et des affaires juridiques de la MGP


Savigny-sur-Orge, le 26 mai 2018

Monsieur le président, Monsieur le ministre,

J’accuse bonne réception, au courrier de ce jour, de votre lettre du 15 mai 2018 portant communication des comptes de gestion 2016 et 2017 de la Métropole du Grand-Paris.

Je me permets cependant de vous préciser que ce sont bien les grands livres budgétaires de la Métropole pour les années 2016 et 2017 dont je vous demandais la communication par courriel du 1er janvier 2018. C’est à dire les documents retraçant les mandats de dépenses émis et les titres de recettes perçus par votre administration.

Vous étiez déjà maire avant même ma naissance. Je ne peux pas imaginer que vous ne compreniez pas l’objet de ma demande de communication ; là où d’autres collectivités territoriales, sollicités dans les mêmes termes, ont parfaitement su identifier les documents réclamés.


Je vous informe avoir déjà porté deux recours en date du 14 mai 2018 contre vos deux décisions nées pour l’une de votre refus d’une indemnisation issue du préjudice du refus de communication des grands livres budgétaires ; pour l’autre de votre refus implicite de communication des grands livres budgétaires sollicités.

Je suis tout à fait prêt à m’en désister à partir du moment où vous arrêterez de vous moquer de moi, et où vous considérez sérieusement ma demande. Je ne trouve d’ailleurs pas très responsable d’avoir indiqué à la Commission d’accès aux documents administratifs que vous aviez répondu à ma demande par un courrier du 15 mai (posté le 25 mai) pour que la saisine, devant être étudiée le 17 mai, se retrouve déclarée sans objet…

C’est pourquoi je vous laisse jusqu’au 1er juillet 2018 pour me communiquer les documents demandés, sous réserve d’un délai que vous pourriez me demander, afin d’occulter d’éventuelles mentions pouvant atteindre à la vie privée. Sans quoi, j’adresserai effectivement un troisième recours contre votre décision de refus et je demanderai à ce que les différents contentieux soient liés.


Enfin, vous défendez régulièrement l’idée d’une métropole innovante, à laquelle je ne peux qu’être sensible en tant que citoyen métropolitain.

Je veux croire qu’à l’intérieur de ce terme, vous incluiez une métropole numérique dont l’administration réponde aux courriels qui la saisissent ; et une métropole transparente qui pratique l’ouverture totale de toutes ses données financières.

De vous à moi, je n’ai pas de raison de penser que l’argent de la Métropole soit mal géré, à l’exception du motif que vous m’offrez par vos présents évitements.


Restant à l’écoute de votre administration, je vous remercie de votre attention, et je vous prie de croire, Monsieur le président, Monsieur le ministre, en l’expression de ma très haute considération.

Olivier VAGNEUX




Attention aux arnaques en lien avec le RGPD

Je viens de recevoir un spam en lien avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Sous couvert de me demander mon consentement pour continuer de m’arroser de publications que je n’ai pas demandé, on me demande de cliquer sur un lien plus que douteux. Je crains que ce genre de tentatives d’hameçonnage ne se multiplie dans les prochains jours, en profitant de ce sujet que peu de personnes comprennent bien…

Il faut bien reconnaître que nous sommes souvent abonnés à tellement de publications dématérialisées que nous ne savons plus toujours bien si nous ne risquons pas de perdre des informations capitales en nous désabonnant de tel support. En l’occurrence, c’est ma fibre entrepreneuriale qui est draguée ici. Et pourtant, je ne connais pas, cela me semble louche (l’expéditeur qui s’auto-désigne RGPD). Donc poubelle directement et Direction Signal Spam !

Bien penser que le RGPD ne prévoit aucune démarche supplémentaire de confirmation de nos abonnements, mais simplement un rappel des conditions d’utilisations des supports, avec pour le coup, une proposition de désabonnement. J’en ai d’ailleurs reçu finalement peu par rapport à tout ce que je peux utiliser, et qui peut potentiellement collecter mes données. Attention enfin à la dernière phrase qui fait savante parce qu’elle cite un article de loi, mais qui ne dit rien…




Le coup de pute que me fait le Tribunal administratif de Versailles

Attention : Dans le cadre de l’envoi d’un référé-suspension, et malgré les dernières modifications législatives, le référé doit être accompagné d’un premier exemplaire du recours au fond en tant que production, répondant aux dispositions du deuxième alinéa de l’article L.522-1 du code de justice administrative. Mais également d’un deuxième exemplaire du recours au fond, ayant pour vocation d’être enregistré en tant que tel !


La Loi a changé en avril 2018. Elle prévoit que l’envoi des requêtes ne se fasse plus qu’en seul exemplaire, ce que pratiquait déjà le Tribunal administratif de Versailles, ainsi qu’exposé dans son courriel réponse du 27 février 2018. Et donc ils essaient de me niquer en rejetant un référé suspension accompagné d’un recours au fond, en me disant que le recours au fond aurait dû être produit en deux exemplaires. Direction le Conseil d’État !


Donc très naïvement, et me fiant aux réponses qui m’avaient été données, je produis un référé suspension accompagné d’un recours au fond, lequel doit à la fois servir de production accompagnant le référé suspension, et de recours au fond, devant être enregistré pour lui-même. Un seul document papier, qui a deux fonctions, et qui sera numérisé de la même manière. Donc je saurais que ce n’est pas ce qu’il fallait faire, mais qu’il en faut deux !

Or, je note en plus que mon recours au fond n’a même pas été enregistré, alors que le seul problème du manque d’un exemplaire est régularisable après l’expiration du délai du recours. Donc ils profitent de la situation pour tout rejeter en bloc, ce qui ne me semble pas très légal. Donc on va demander l’aide juridictionnelle, et on va contester le rejet du référé suspension, ainsi que le refus d’enregistrer mon recours au fond, si besoin au moyen d’un référé liberté.