Trois reproches à l’élaboration du projet pastoral de secteur 2018-2021 de Savigny-Viry

Le 28 janvier 2018, une trentaine de catholiques de Savigny-sur-Orge et de Viry-Châtillon se sont réunis pour élaborer leur projet pastoral de secteur (PPS) 2018 à 2021. C’est à dire convenir de priorités pastorales, que la communauté de secteur (environ 600 personnes) se donne, pour servir l’annonce de l’Évangile. Néanmoins, la méthode d’élaboration dudit projet me gêne, en tant qu’elle contient les germes du possible échec du futur PPS.

Ne nous cachons pas non plus que l’Église est une officine profondément humaine, tentée par la communication politique. Il faut faire un projet pastoral de secteur, alors on en fait un. Mais je ne suis pas certain de l’adhésion tant des responsables que de la base de l’assemblée à un tel projet. La preuve en est qu’à peine une trentaine de personnes se sont mobilisées, et qu’il manquait notamment un certain nombre de forces vives ou motrices de notre secteur…


Premier reproche : le nouveau PPS ne tient pas compte du bilan du précédent

Est-ce bien étonnant quand le bilan du précédent projet (seulement 101 réponses) a été réalisé au moyen de smileys ? Donc le bilan est que la formation n’est pas trop mal, que la communication est bonne (atchoum !), que l’accueil doit s’améliorer, que la solidarité est améliorable et qu’on peut mieux faire pour les jeunes… Partant de là, les résultats sont inexploitables, et on continue quand même à faire les mêmes choses, en essayant d’innover.


Deuxième reproche : le PPS se confond avec les orientations pastorales générales

Un PPS pour être réalisable doit comporter entre deux et quatre thèmes. Le nouveau n’en comporte pas moins de huit : Accompagnement, Accueil, Évangélisation, Place des jeunes, Prière, Réflexion – formation – partage, Solidarité – Fraternité et Autres. Autant d’items qui sont des besoins permanents, et pour lesquels on va justifier d’en négliger une partie pour en traiter une autre. Bref, au lieu de se concentrer sur un essentiel précis, on part dans tous les sens…


Troisième reproche : la méthodologie des groupes de travail thématiques

Le 28 janvier, les chrétiens se sont divisés en groupe pour réfléchir à chacun des thèmes. J’étais tout seul dans le mien, puis on m’a envoyé deux personnes dont un prêtre qui savait ce qu’il fallait écrire (donc mes idées sont un peu passés à la trappe). Et puis à la fin, des gens qui ne sortent d’on ne sait pas où, rajoutent des idées qui ne sont pas dans l’esprit, voire en contradiction, avec les réflexions des groupes. C’est à se demander pourquoi il fallait travailler…


Je me rends compte qu’il y a en fait peu de chrétiens qui ont une vision transversale de ce qui existe dans leur paroisse ; jusqu’à certains membres de l’équipe pastorale de secteur (celle qui chapeaute tout) qui était incapable de parler de la formation parce qu’elle ne la connaît pas…

C’est là que ce qui se passe dans l’Église me fait penser à la politique. Il y a d’un côté des prêtres qui ne veulent pas perdre la supériorité de leur statut voire de leur caste, et de l’autre, des chrétiens de tradition qui refusent le développement des convictions, pour rester à une place.

Il y a enfin tous ces gens qui veulent bien faire, et ont plein d’idées pour des personnes qu’ils pensent intéressées, notamment pour les jeunes. Mais je ne suis pas certain qu’on les verrait réellement profiter de ce qu’ils proposent, parce qu’ils ne sont pas intéressés eux-mêmes.

Or, tout est lié, et l’Église ne pourra se montrer vivante, que lorsqu’elle connaîtra une conversion des mentalités, et que des minorités arrêteront de bloquer autour d’elle pour être le centre de l’attention, mais permettront que chacun s’exprime et se développe à son niveau.

Je suis pessimiste pour ce PPS 2018-2021, parce que celui de 2014-2017, dont on nie les échecs, s’est trop contenté de s’attribuer les réussites de ce qui existait déjà, en prétendant faire un effort particulier. Et qu’en réformant trop peu, on achève d’épuiser l’existant, voire on le tue.



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Mon Père, je m’abandonne à toi ; un chant d’Église déresponsabilisant

Pourquoi Dieu nous a créé, et quel est notre rôle sur la Terre ? Voilà les deux questions qui s’imposent à nous, à l’écoute de ce chant. Et la réponse qu’il donne, datée, passive, voire contraire à la théologie catholique, ne me convainc pas…

Je n’ai rien contre les prières de Charles DE FOUCAULD, et de sainte Thérèse de l’enfant Jésus (« Je n’ai d’autre désir que de t’appartenir »), si ce n’est qu’elles sont personnelles, et pas ou plus tellement adaptées à notre temps, de l’après Vatican II.

Dans la tradition mésopotamienne, qui a inspiré la tradition juive, l’Homme est créé pour travailler à la place de petits dieux, devant servir des grands dieux.

Dans la tradition judéo-chrétienne, l’Homme est créé pour aimer, et partager l’Amour de Dieu. Et le christianisme nous précise que le Royaume est déjà commencé.

Si la semaine dure bien sept jours, en comptant le jour de repos pris par Dieu, n’est-ce pas parce que c’est à l’humanité de bosser à partir de ce septième jour ? Sinon le huitième ?

Alors certes, Dieu veut notre confiance. Mais il ne nous a jamais demandé d’aller nous tuer, ou de « remettre nos esprits », ce que Jésus ne fait qu’au moment de mourir. Sommes-nous donc mieux que Jésus ?

Donner de soi, s’investir personnellement, ce n’est pas tout abandonner, ce qui est en plus matériellement impossible. Serions-nous donc simplement des soldats dans l’attente d’un ordre de marche venant de Dieu ?

Une fois que l’on a chanté cela, que fait-on ? Est-ce qu’on attend une révélation, au risque d’interpréter ce que nous voulons faire, comme la volonté de Dieu ?

Peut-on imaginer que Dieu veut des Hommes soumis qui attendent leur mort, en disant qu’ils font confiance, et qu’ils offrent leur esprit et leur cœur ?

Si donc la prière de deux religieux a un sens par rapport à leur vie, et à leur époque, pourquoi nous approprier ces chants pour notre époque, sinon pour nous déresponsabiliser ?

Dieu nous a offert la liberté, saisie par Adam et Ève qui ont fait le choix de manger du fruit de l’arbre de la connaissance, et de se retrouver sur la Terre. Cette liberté ne nous a pas été retirée. Alors profitons-en, plutôt que de la nier, pour nous en servir pour aimer !




À Savigny-sur-Orge, tout est nul, jusqu’aux tags…

À Savigny-sur-Orge, dans l’Essonne,

La municipalité est nulle parce qu’ignorante et gaspilleuse. Le maire et les élus ne comprennent pas les dossiers. L’opposition est factice.

L’administration est médiocre parce qu’elle est soumise et qu’elle n’a pas le sens du service public. Mais qui ne cherche pas à en faire le moins possible ?

Les services techniques ne sont pas très doués pour effacer les tags… D’autant qu’il en reste plein sur la Place Davout. Vive le plan Propreté !

La population est lamentable parce qu’elle se fout de tout, et que son clientélisme ressemble à ce qui s’appelle de la prostitution. Allez donc offrir vos corps à LR et à LREM, mais ne vous étonnez ensuite pas d’être « violés » !

Je suis le pire de tous, parce que je n’arriverai jamais à me faire élire, en plus d’être profondément malveillant (le dernier reproche à me faire à la mode), ce qui me rend particulièrement méprisable. Normal pour quelqu’un de méprisant !

Et les tagueurs sont vraiment nuls, bien à l’image de la population, comme vous pouvez en juger par vous même… N’aurait-on donc que ce qu’on mérite ?


Et un peu de christianophobie pour conclure le propos !



Ce que nous devons encore au régime de Vichy

Voici une petite liste non exhaustive des mesures héritées de Vichy, qui s’appliquent encore aujourd’hui, à partir de mes propres découvertes.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je les renvoie au travail de l’historienne Cécile DESPRAIRIES, dont je n’ai pas lu les ouvrages, mais qui en a listé au moins 100. Je l’ai déjà entendu à la télévision, et c’est une femme très intéressante.

À noter que certaines de ces mesures avaient été votées sous le Front populaire, mais n’avaient jamais été appliquées. Et que beaucoup sont un copier/coller de ce qui se faisait en Allemagne.


On rappellera que les lois, à l’origine de ces pratiques, ont normalement été supprimées par l’ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental dont l’article 1er dispose que :

« La forme du Gouvernement est et demeure la République. En droit, celle-ci n’a pas cessé d’exister. »

Et l’article 2 que :

« Sont en conséquence, nuls et de nul effet tous les actes constitutionnels législatifs ou réglementaires, ainsi que les arrêtés pris pour leur exécution, sous quelque dénomination que ce soit, promulgués sur le territoire continental postérieurement au 16 juin 1940 et jusqu’au rétablissement du Gouvernement provisoire de la République française.
Cette nullité doit être expressément constatée. »


J’ai enfin mis des couleurs selon les thèmes :

– politique

– économique

culturel et sportif

– sanitaire et social


  • le changement d’heure,
  • la police nationale,
  • les Compagnies républicaines de sécurité alors Groupe mobile de réserve,
  • la carte d’identité,
  • le numéro de sécurité sociale (utilisé pour la carte d’identité),
  • Le Code de la route,
  • la sirène des pompiers le 1er mercredi du mois,
  • la loi de « non-assistance à personne en danger »,
  • le menu au restaurant proposant un plat à tarif fixe,
  • le boulevard périphérique parisien,
  • les femmes dans les conseils municipaux,
  • la limitation de la responsabilité pénale des enfants,
  • le salaire minimum,
  • la retraite pour les vieux travailleurs,
  • les comités d’entreprise,
  • les tickets-repas,
  • l’ordre des médecins,
  • l’ordre des architectes,
  • l’ordre des experts-comptables,
  • les tickets-restaurants (ou tickets-repas),
  • la médecine du travail,
  • le meilleur ouvrier de France,
  • les appellations d’origine contrôlées,
  • l’inspection du travail,
  • la licence IV pour la vente d’alcool,
  • les cantines d’entreprise,
  • la profession de guide de haute montagne,
  • le rugby à XV,
  • la fête des mères,
  • le handball (mot allemand),
  • le judo,
  • l’épreuve du sport au baccalauréat,
  • les stations de sports d’hiver,
  • l’IDHEC (la FEMIS),
  • les fouilles archéologiques,
  • la réunion des musées nationaux,
  • l’accouchement sous X,
  • la visite médicale à l’école,
  • le carnet de santé,
  • la vaccination obligataire,