URSSAF : Pas de talon à renvoyer en cas de paiement dématérialisé

C’est une question que je me suis posée en recevant mon appel de cotisations URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de la Sécurité sociale et d’allocations familiales). En réglant mes cotisations au moyen du paiement dématérialisé, dois-je quand même renvoyer le coupon en bas du document d’appel ? Par exemple pour que soit scanné le code-barres et que cela valide mon paiement ? Non, me répond l’URSSAF joint par téléphone.

À vrai écrire, si je suis passé au paiement sur internet – outre qu’il ne m’est pas (encore) imposé, vu mes revenus, donc que je ne risque pas la scandaleuse majoration de 0,2 % dans le cas où je refuserai le paiement dématérialisé (par télépaiement, prélèvement automatique ou virement) – c’est parce que je ne voulais pas dépenser un sou pour timbrer l’envoi de mon chèque. Car ils sont bien gentils à fournir l’enveloppe, mais il faut quand même l’affranchir au tarif lettre !

Donc heureusement que tout est vraiment dématérialisé, dans le cas où l’on choisisse ce mode de paiement. Déplorons malgré tout que cette indication ne figure ni sur le site de l’URSSAF (ou alors je ne l’ai pas trouvé bien que j’ai cherché), ni sur la notice papier fournie avec l’appel, et que les termes du courrier soient ambigus, car si le règlement est bien toujours à retourner d’une manière ou une autre, le coupon ne l’est que dans le cas du paiement matérialisé…



Déontologie du cabinet SEBAN : Le Bâtonnier accuse réception de ma saisine

J’expérimente actuellement la saisine du Bâtonnier relativement à ce que je crois considérer comme étant des manquements déontologiques.

https://oliviervagneux.wordpress.com/2017/07/19/jinterroge-le-batonnier-de-paris-sur-la-deontologie-du-cabinet-seban-et-associes/

À la suite d’un courrier simple, envoyé en lettre suivie un mercredi, j’ai reçu cet accusé de réception de ma demande le mardi suivant.

Première remarque : Je faisais écho de deux affaires dans mon courrier. Me suis-je mal exprimé ? Une seule affaire est citée ; bien que le nom des trois avocats mis en cause apparaissent.

Deuxième remarque : On m’invite à utiliser un formulaire professionnel pour une nouvelle saisine. Or, celui-ci est réservé aux avocats. Pour autant, les formules de politesse de l’accusé ne laissent planer aucun doute : on a bien compris que j’étais un particulier. Sûrement donc la mise en page type.

Troisième remarque : Le Bâtonnier a demandé que soit procédé à l’examen de ma réclamation. Est-ce automatique, ou ai-je réussi à passer un premier barrage filtrant ?

Quatrième remarque : À quoi correspond la référence donnée à mon affaire ? 131 doit être le type de manquement, et 296472 la place numérique de ma saisine depuis la création de ce service (?)

Cinquième remarque : Le message est signé d’un avocat, ce qui est rassurant. Mais combien de temps occupe donc la responsabilité administrative du service de la déontologie ? Un avocat en responsabilité a-t-il encore le temps de plaider, en gérant ce service ? Est-ce un planqué ? Ou a-t-il été puni en étant plaçant là ? Au contraire, est-ce l’espoir d’un brillant avenir ? Est-il seul ? Combien de personnes composent ce service ?

Sixième remarque : Les avocats ne se couvrent-ils pas entre eux par effet de corporation ? Le Bâtonnier ne va-t-il pas chercher à relativiser, si manquement il y a eu ?

Voilà quelques unes des questions que je me suis posées en recevant ce courriel, et que je souhaitais vous partager !



L’hypocrisie, un an après saint-Étienne-du-Rouvray

Ce mercredi 26 juillet 2017, La France commémore le Père Jacques HAMEL, assassiné il y a tout juste un an par deux terroristes islamistes dans l’église saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray. Mais vu que rien n’est réellement fait pour empêcher ces événements de se reproduire, je déplore ce qui se résume à de la communication essentiellement politique, et qui finalement relativise la portée des attentats terroristes.

Un an après, tout va mieux. L’église saint-Étienne a été « réparée ». On a fait une grande messe avec le président et le Premier ministre, l’évêque, les chrétiens du diocèse et même les musulmans du département. Le Père Jacques HAMEL devrait être béatifié en tant que martyr. Sa famille ne garde ni colère ni de haine. On a mis une belle stèle devant l’église, et on a eu droit à de beaux discours pour dire qu’on va aimer et faire fraternité tous ensemble. C’est très beau.

Les habitants de saint-Étienne-du-Rouvray se disent rassemblés par ce sang versé. Les chrétiens aussi affirment se sentir plus forts ensemble. Du coup, ils multiplient les initiatives de rencontre avec les musulmans, n’ayant toujours pas compris que l’islamisme n’est pas l’islam et que les terroristes islamistes ne sont pas des musulmans modérés pratiquants qui un jour, se sont dits, les chrétiens sont trop méchants avec nous, et on va aller en tuer quelques uns…

Je trouve d’ailleurs que l’Église n’est pas à la hauteur, continuant ses opérations de communication islamophiles, à l’égard de musulmans qui acceptent par politesse, mais n’ont pas la démarche inter-religieuse des chrétiens depuis le concile Vatican II. Du coup, c’est juste de la communication, accompagnée de célébrations qui ne font plus sens, et faisant resortir des comportements malsains de chrétiens qui, par exemple, se rendent en pèlerinage à saint-Étienne.

Il faut vraiment que l’Église catholique arrête de se prendre pour Jésus, parce que l’Église, c’est Pierre, et donc qu’elle est humaine et faillible.

Mais qu’est-ce qui a changé en un an ? Qu’est-ce qui fait dans notre pays qu’on peut encore pratiquer sa religion, ou prendre un verre à la terrasse d’un café, ou aller au concert ou au match de foot, ou exercer sa profession, sans être assassiné par un fanatique religieux ? RIEN ! Il n’y a toujours pas d’islam de France tandis que la déradicalisation ne fonctionne pas et n’est qu’un gouffre financier. Le nombre de djihadistes semblerait néanmoins légèrement se réduire.

Que donc certains tiennent des discours angélistes après les attentats terroristes ; ce ne sont pas les miens. Je trouve réellement dangereux ces personnes qui adoptent un discours qui n’est pas vraiment le leur, juste au nom de la préservation d’une certaine paix sociale. En tout cas, moi, à 25 ans, je veux vivre et pouvoir pratiquer ma religion, sans qu’un prêtre de mon Église puisse être assassiné par un fanatique d’où qu’il vienne, ou risquer d’être assassiné ici ou là.

Samedi, j’étais à la prison de Fleury et nous en parlions avec une personne détenue qui me demandait si c’était une histoire vraie… Voilà où nous en sommes. Et la solution n’est pas l’état d’urgence permanent ni la multiplication des lois anti-terroristes. Mettre un policier devant chaque église n’empêcherait pas tout, et relèverait d’un mauvais signal. Alors si donc on ne peut rien faire, évitons d’envoyer le message qu’une vie a plus d’importance quand elle a cessée.

Il n’y avait pas besoin de la mort du Père HAMEL pour créer de la solidarité, de l’entraide, de la rencontre, des échanges. Et quels misérables sommes-nous si nous avons besoin de la mort de nos concitoyens pour nous réveiller (quoique pas trop) et commencer à vivre ensemble ! Faisons d’abord société ; aidons chacun à trouver sa place et alors, nous décèlerons à temps les comportements asociaux et nous empêcherons d’autres attentats !



Transparence : l’impôt sur le revenu d’Olivier VAGNEUX en 2017

Toujours dans ma démarche de transparence relativement à mon engagement politique, je publie ici mon avis d’impôt sur le revenu 2017 relativement à ce que j’ai gagné en 2016. Pas de surprise, je n’atteins pas la première tranche, donc je suis non imposable, ce qui me donne droit à l’aide juridictionnelle et à un autre livret d’épargne, à un taux un peu plus intéressant que les autres livret A et de développement durable.

J’entends aussi tous ceux qui me disent que je ne suis pas crédible parce qu’ils considèrent que ce que je fais dans le cadre de ma micro-entreprise n’est pas un vrai travail, du fait que ça ne me rapporte même pas autant qu’un SMIC.

Je réponds à ces personnes que c’est parce qu’elles ne sont pas confrontés au fait de débuter leur activité professionnelle dans le contexte de l’actualité de notre marché de l’emploi.

Que je suis très heureux d’être libre, même si effectivement je n’ai un travail que dix à quinze heures par semaine, ce qui objectivement me laisse du temps pour autre chose.

Que ces personnes n’ont pas les entraves que je possède, du fait que je critique tant le journalisme, que la politique, que la religion, et qu’on me perçoit donc comme une personne crachant dans la soupe.

Je finirai en indiquant que ce qui m’attriste le plus sont les remarques que je reçois par rapport à mes actes de transparence, à savoir que je le fais parce que justement je cacherais quelque chose. Et que les autres politiques pourraient vouloir garder leurs revenus ou leur patrimoine dans le domaine du privé, sans pour autant frauder.

Ce n’est personnellement pas ma vision, et les autres ne sont pas mon modèle de référence. Mais force est de constater que les citoyens dans leur majorité ne sont pas désireux de transparence, certainement parce qu’ils sont les premiers à frauder.

Alors moi, je veux montrer que si je ne fraude pas avec mon argent privé, je ne frauderai pas avec l’argent public. C’est une vision.