Transfert de la compétence PLU de Savigny au GOSB : j’ai perdu en appel, je vais en cassation

Alors que tout était pour moi, la Cour administrative d’appel (CAA) de Paris a cassé le jugement du Tribunal administratif de Melun, qui me donnait raison. Donc sans surprise, je me pourvois en cassation pour faire démontrer que la CAA a commis des erreurs de droit dans son arrêt. Non, ma requête de première instance est bien recevable car la délibération du 26 janvier 2016, que j’attaque, est décisoire, et qu’elle fait grief !

Rapidement, je m’étonne aussi que l’arrêt, très court, ne mentionne pas l’article L.5211-17 du CGCT qui prévoit le transfert de compétences, ni la loi Alur qui créait dans un deuxième temps l’article L.134-9 du code de l’urbanisme, lequel était facultatif en 2016, avant qu’il soit obligatoirement appliqué de droit au 27 mars 2017.

Enfin, il n’y a donc aucune délibération décisoire, puisque j’ai perdu à Versailles sur mon recours contre la délibération savinienne parce qu’on me disait que c’était cette première intercommunale qui était décisoire, et donc que la seconde savinienne était non-décisoire donc non-attaquable. Donc la CAA de Paris contredit le jugement du TA de Melun !!!




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Juillet 2018

Comme vous le savez, mon début de mois de juillet a été très perturbé. Je vais néanmoins reprendre progressivement les articles. Pour le reste, je suis toujours très occupé entre recours, réponses aux défenses de mes recours et plaintes. Donc rien de très intéressant ce mois-ci, et comme je ne pars pas et que je reste à Savigny… À très bientôt.


Dimanche 1er :

Lundi 2 :

Mardi 3 :

Mercredi 4 :

Jeudi 5 :

Vendredi 6 :

Samedi 7 :

Dimanche 8 :

Lundi 9 :

Mardi 10 : Don du sang

Mercredi 11 :

Jeudi 12 :

Vendredi 13 :

Samedi 14 :

Dimanche 15 :

Lundi 16 :

Mardi 17 :

Mercredi 18 :

Jeudi 19 :

Vendredi 20 :

Samedi 21 :

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Vendredi 27 :

Samedi 28 :

Dimanche 29 :

Lundi 30 :

Mardi 31 :



Pourquoi je ne vais pas aux obsèques de ma grand-mère

C’est une décision qui m’a été difficile à prendre, et qui je le sais, me sera longtemps reprochée. Mais j’ai choisi, en conscience, et après des heures de réflexion et de tortures, de ne pas aller aux obsèques catholiques de ma grand-mère.

Tout d’abord, parce qu’elle était protestante, et que je l’avais entendu dire, il y a plusieurs années, qu’elle souhaitait des obsèques protestantes. Je pense donc que des obsèques catholiques ne respectent pas ses dernières volontés.

Ensuite, parce que je suis fâché avec une partie de ma famille, et que je n’ai sincèrement pas envie de les voir. Je n’ai pas apprécié qu’on me dise que j’étais allé voir ma grand-mère tous les jours à l’hôpital, pour pouvoir me vanter après que j’étais allé la voir (ce que je ne pense pas avoir fait). De la même manière, je n’ai pas aimé qu’on mette en doute la sincérité de mes larmes quand je la savais partir.

Enfin, ses obsèques devaient se dérouler dans l’intimité familiale. C’est pourquoi plein de gens que je n’avais pas invité m’ont adorablement dit qu’ils allaient venir. Outre que je n’avais pas envie de pleurer devant eux, j’aurais surtout souhaité qu’on respecte mon intimité familiale.

Il y a sûrement encore une part psychologique de déni de la mort de ma grand-mère. Je laisse qui veut s’épancher sur la question. Peut-être aussi que je ne veux pas associer l’église sainte-Thérèse à ce départ ?

J’ai dit Adieu à ma grand-mère à l’hôpital. Je lui ai dit tout ce que je souhaitais lui dire. Je veux pouvoir passer à autre chose, mais je souhaite rester seul encore un petit moment. Je me moque de savoir qu’elle aurait quand même voulu nous savoir réuni une dernière fois à ses côtés ; je ne le peux pas pour les raisons évoquées plus haut.



Ma grand-mère, ma Mémé, Juliette CLÉOPHAX est décédée ce 07 juillet 2018

Quelques Saviniens pouvaient la connaître, en tant qu’elle était une des plus anciennes résidentes du foyer-logement César-Franck, depuis 2006.

Aujourd’hui, je pleure ma grand-mère dont le cœur s’est paisiblement arrêté de battre, dans son sommeil, dans l’apaisement des anti-douleurs, au lever du jour de ce samedi 07 juillet 2018, en la chambre n°263 de la clinique du Moulin de Viry.

C’est dur. Quatorze jours que je pleure. Avec elle, je pleure aussi mon enfance, insouciante, et je prends brutalement conscience que celle-ci est en fait terminée depuis quatorze ans. Elle était la dernière de mes quatre grands-parents ; je ne pourrais plus revenir dans le passé, et quitter ce présent qui me dégoûte et m’ennuie, pour être son petit garçon chéri.

Ma grand-mère était née le premier mardi de novembre 1925. Elle nous quitte le premier samedi de juillet 2018, dans sa quatre-vingt-treizième année. Avec tous ses ennuis de santé, il y a déjà bien longtemps que les médecins diagnostiquaient qu’elle ne serait plus parmi nous et je veux quand même me réjouir qu’elle ait pu vivre si longtemps.

J’avais eu tellement peur pour sa dernière opération ; je pensais qu’elle ne survivrait pas à l’anesthésie. J’étais tellement euphorique quand j’ai appris que cela s’était bien passé, j’en riais nerveusement. Je la voyais repartie pour encore quelques années. Mais cela n’a duré qu’une journée…

Je veux écrire l’importance qu’à eu pour moi d’accompagner ma grand-mère dans sa fin de vie, par les soins palliatifs. D’avoir pu parler avec elle jusqu’à mercredi soir, dernière fois où je l’ai vue consciente. Avoir le temps de lui dire que je l’aimais, que je lui demandais pardon pour mes bêtises ou ce que je n’avais pas pu être, de lui dire merci pour avoir été là.

De constater qu’elle ne souffrait pas, du moins que sa douleur était prise en charge, ce qui m’a enlevé cette angoisse. Avec elle, et en nous consolant mutuellement, de prendre acte de la séparation qui se préparait.

Je veux dire ma détresse d’avoir pleuré devant elle, de ne pas avoir su la rassurer quand elle me disait qu’elle ne sentait plus ses jambes, qu’elle appelait sa maman, ou qu’elle allait mourir. Quand au moment de partir mercredi soir, elle m’a attrapé la main, et elle m’a demandé de rester parce qu’elle savait que c’était bientôt la fin.

La dernière bonne nouvelle qu’elle aura pu entendre, dans son inconscient ou dans son subconscient, c’est que sa dernière petite-fille aura eu son bac. Comme un signe pour lui dire qu’elle nous aura accompagné jusqu’à la fin de notre jeunesse, et que nous sommes maintenant des adultes. Autre signe, elle part juste avant la réinauguration du square Jean D’HERS, dans lequel elle nous emmenait si souvent.

Je veux aussi réaffirmer ma foi en la résurrection, en cet espérance d’un jour retrouver ma grand-mère, parti rejoindre mon grand-père, mon petit frère Bruno, mon parrain, mes autres grands-parents… L’être humain est quelque chose de trop formidable pour qu’il n’y ait rien après ; il y a tellement peu de chances d’arriver à ce que nous sommes que tout ne peut pas s’arrêter là.

Je suis reconnaissant au personnel de la clinique pour la manière dont ils ont traité ma grand-mère. Néanmoins scandalisé par certains que je trouvais irrespectueux, mais aussi rassuré par d’autres que je trouvais très humains et très éthiques. Aussi merci à Christine DOURNES, directrice du foyer-logement, d’être venue la visiter ; d’avoir pris ce temps.

Dans ma dernière conversation avec ma grand-mère, je lui ai rappelé tout ce qu’elle avait fait pour nous, et tout ce qu’on faisait ensemble. Je lui ai rechanté les comptines qu’elle m’avait apprise. Mais je lui ai surtout redit que je me souvenais des arcs en ciel qu’elle me montrait quand j’étais petit. Alors à partir de maintenant, chaque fois que je verrais un arc-en-ciel, je penserais à elle, et bien sûr plus souvent.

En forme de testament, ma grand-mère a dit qu’elle comptait sur nous, et qu’elle avait une belle famille. Tachons maintenant de continuer cela !