Savigny-sur-Orge : quatre candidats sérieux à l’investiture LaREM pour les municipales 2020

À la base, je suis quand même journaliste politique. Et il se trouve que j’ai dans mon réseau quelqu’un qui est introduit à En Marche, et à qui j’ai demandé ce qui était se préparait pour Savigny-sur-Orge.  Et il y a quatre noms qui ressortent pour notre commune, que prévoient d’étudier le comité politique qui décidera des investitures après les européennes de mai 2019. C’est cependant Alexis IZARD qui tiendrait la corde à ce jour.

Le but d’En marche n’est pas tant d’essayer de « prendre » des villes ; ce qui leur apparaît assez difficile d’une manière très réaliste, que d’infiltrer les exécutifs municipaux pour avoir ensuite des grands électeurs en vue des prochaines élections sénatoriales de 2020. Il faut donc comprendre qu’ils vont globalement essayer de s’allier à d’autres partis en place qui pourraient leur permettre d’avoir un groupe d’élus indépendants au sein des majorités municipales.

Naturellement, En marche est allié avec le MoDem. Puisqu’ils prétendent incarner le centre, alors il n’est pas illogique qu’ils tentent aussi des alliances avec les UDI, aujourd’hui constructifs. Or, à Savigny, deux candidats jouent sur les deux tableaux LaREM et UDI :

  • Alexis IZARD, un jeune banquier de 25 ans anciennement sur la liste FABRE en 2014 et rallié à En marche de la première heure. Un profil MACRON qui se rêve en RÉDA.
  • Et David FABRE, l’ancien PS, devenu EELV, passé DVG ayant atterri à l’UDI, et soutenant LaREM depuis les élections sénatoriales de juin 2017.

Il y a ensuite l’hypothèse d’une alliance avec des LR Macron-compatibles, dont on attend les européennes pour voir comment le parti va évoluer sous la présidence WAUQUIEZ. Avec la particularité savinienne que LR est à ce jour toujours allié localement avec le MoDem.

Sauf que cette union ne se ferait pas avec Éric MEHLHORN, mais avec Sébastien BÉNÉTEAU dont le nom est poussé en tant que bagage de Robin RÉDA si celui-ci changeait de camp. Avec le bémol que pour l’instant, LR ne prévoit d’investir personne d’autre que MEHLHORN. L’idée serait donc une grande alliance constructive, avec les LR juppéiste et lemairiste que BÉNÉTEAU pourrait emporter s’il partait, visant d’ailleurs aussi à intégrer l’UDI et donc le MoDem.

Enfin, il y a l’hypothèse Bernard BLANCHAUD, qui est cité sans grande crédibilité. On lui reprocherait d’être trop seul, c’est à dire sans réservoir de voix partisan, d’autant qu’entre-nous, qui connaît Nous citoyens ? Et puis, il est trop vieux par rapport à l’image dynamique du mouvement qui veut des jeunes. Et apparemment, il ne convainc en plus pas dans son rôle de conseiller municipal d’opposition. Mais comme c’est lui qui est en première ligne sur le terrain…

Reste maintenant à voir si FABRE accepterait d’aller derrière IZARD. Si les militants LaREM accepteraient d’être alliés avec BÉNÉTEAU en tête de liste ; alors que LaREM pèse quelque chose tandis que Agir ne vaut rien, et que rien ne dit que LR suivra BÉNÉTEAU. Enfin, que fera BLANCHAUD s’il n’est pas investi ? Un coup, il dit qu’il va y aller seul. Un autre, qu’il rentrera dans le rang. Tout cela n’est que conjecture, mais quatre hypothèses sont d’ores et déjà posées.


Donc pour résumer, les candidats que En marche pourraient investir à Savigny-sur-Orge en vue des élections municipales de 2020, et dans l’ordre de préférence à ce jour sont :

1. Alexis IZARD (LaREM – UDI)

2. David FABRE (UDI – LaREM)

3. Hypothèse « constructifs » avec LR : Sébastien BÉNÉTEAU (si intervention de Robin RÉDA)

4. Bernard BLANCHAUD (Nous citoyens)



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Brigitte VERMILLET et Éric MEHLHORN démissionnent de leurs vice-présidences au Conseil départemental !

Malheureusement, ils devraient être réélus assez vite à leurs postes. En effet, il s’agit là d’une démission collective visant à éjecter une autre vice-présidente, Caroline PARÂTRE, qui refuse de démissionner. Officiellement, c’est le président du Conseil qui s’est rendu compte au bout de trois ans qu’elle n’était pas assez compétente. Officieusement, DUROVRAY se venge de la candidature dissidente de la dame aux sénatoriales.

Mais l’ancien maire de Montgeron réfute cette thèse et se cache derrière l’argument que les sénatoriales étaient il y a plus d’un an (juin 2017) et qu’il l’aurait écartée à ce moment là s’il s’agissait d’une vengeance politique. Que le problème tient à l’importance de sa vice-présidence en charge des collèges et de l’éducation, qui tout à coup serait devenue trop lourde pour elle. On relèvera cependant l’absence de clairvoyance de DUROVRAY qui l’a défendue pendant trois ans.

Pour autant, faut-il plaindre Caroline PARÂTRE, 50 ans, qui gagnait 5708 € net par mois avant son élection, et peut-être même pendant, en tant que directrice d’une structure associative d’aide et d’accompagnement des maires ; et qui touchait 3459 € brut par mois en tant que vice-présidente du Conseil départemental ? C’est une dame qui vit très largement d’argent public, et qui, je l’espère pour elle, aura quand même pu en mettre un peu de côté, quoique…

Il faut en plus relever l’incohérence de DUROVRAY qui ne semble pas décidé à se débarrasser d’Alexandre TOUZET, vice-président délégué à la prévention de la délinquance, à la sécurité, à la citoyenneté, à l’égalité femmes-hommes et au monde combattant, lequel était pourtant deuxième sur la liste PARÂTRE aux sénatoriales. Il s’agit vraisemblablement d’un règlement de comptes chez LR, incohérent car DUROVRAY n’est plus LR que par opportunisme.

Dans tous les cas, je ne peux que blâmer la soumission des élus tels que Brigitte VERMILLET et Éric MEHLHORN qui vont obéir à l’ordre de DUROVRAY et démissionner comme un seul homme, pour permettre la réélection de l’exécutif départemental. Je leur souhaite de se faire virer un jour de la sorte, exactement comme ils vont infliger ce lundi 24 septembre 2018 à Caroline PARÂTRE, avec tous leurs amis vice-présidents qui vont brusquement leur tourner le dos…



Pourquoi Emmanuel MACRON a tort de vouloir exploser le Parti populaire européen (PPE) !

Le cas Viktor ORBAN divise la droite européenne. Il est vrai que sa présence au sein du groupe de droite le plus libéral et le plus europhile avait de quoi surprendre. Mais les manœuvres de MACRON visant à déstabiliser le PPE risquent fort de bloquer le fonctionnement de toute l’Union européenne, surtout s’ils continuent de faire les cons.

La première chose à savoir est que le Parlement européen est très divisé : 7 % de gauche radicale, 25 % de gauche sociale-démocrate, 7 % d’écologistes, 9 % de centristes, 30 % de droite modérée, 10 % de droite européiste conservatrice, 6 % de droite souverainiste et 5 % de droite extrême ; le reste étant composé de non-inscrits.

En gros, ils fonctionnent comme nos intercommunalités : droite et gauche se mettent d’accord pour se partager l’exécutif, et voter ce qui leur paraît important, tant qu’ils ne votent pas comme les vilains fachôs du groupe de Marine LE PEN. Et s’ils ne se mettent pas d’accord, alors les sujets sont généralement rejetés, sans qu’il y ait besoin de l’intervention des groupes de pression.

Et on a MACRON, qui n’a plus aucun allié en Europe, partageant sa vision de l’Union européenne, qui vient nous faire croire que le centre (9 %) peut prendre le contrôle du Parlement à la condition que la droite européiste (30 %) soit tellement divisée qu’elle ne puisse plus faire les élections avec la seule gauche sociale-démocrate (25 %).

Ce qu’oublie MACRON est qu’on est dans un système parlementaire élu au moyen d’un scrutin proportionnel. Qu’il ne peut donc pas refaire son coup de 2017 parce que même s’il prend un peu à gauche et un peu à droite, le centre n’aura jamais 50 % et risque de toute façon de ne pas pouvoir s’allier qu’avec la gauche ou la droite. Surtout que la gauche fond à vue d’œil !

C’est à dire qu’on va probablement passer d’une alliance de deux partis qui font l’Europe, à une alliance d’au moins trois partis ; et vu que la gauche risque de ne plus peser grand chose, alors il vaudrait mieux avoir une droite forte, d’autant que la droite souverainiste qui votait avec la droite souverainiste va aussi disparaître du fait de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

En gros, la seule solution pour que le Parlement européen puisse continuer de tenir son rôle est que la majorité se construise autour de la droite, qui demeure globalement au pouvoir partout en Europe. Or, casser la droite va éclater le Parlement, et même si on arrivera à trouver encore des alliances sur des points précis, tout le fonctionnement va devenir instable.

Alors, c’est clair que la droite française n’est pas super bien représentée avec les MORANO, DATI et HORTEFEUX. Et de toute façon, la plupart des pays envoient à Bruxelles leurs politiques ratés qui n’arrivent pas à se faire élire à l’échelon national. Mais dans un temps d’euroscepticisme, je ne suis pas convaincu de la stratégie de renforcer un centre minoritaire…



Reconnaissance d’un chrétien du diocèse d’Évry à l’action de Mgr Yves BESCOND

J’étais ce vendredi 21 septembre 2018 à l’eucharistie, présidée par l’actuel évêque, en mémoire de l’évêque administrateur par intérim du diocèse d’Évry – Corbeil-Essonnes : Mgr Yves BESCOND, décédé un mois auparavant. Nous n’étions malheureusement pas très nombreux pour témoigner de notre reconnaissance à un pasteur qui a essayé de faire bouger l’Église catholique en Essonne, à une époque où l’Église romaine ne l’a pas suivi.

Au travers de l’homélie de Mgr Michel PANSARD, et des témoignages des quelques prêtres qui l’ont connu, on est frappé par cette image d’un « homme blessé par l’Église », laquelle a fait « avorter » nombre de ses projets, le plus important étant celui qu’il avait de partition du diocèse. Et pourtant, comment ne pas se dire que les réformes mises en place par Mgr Guy HERBULOT, ont pu aussi l’être parce que Mgr BESCOND avait débroussaillé le chemin avant lui ?

Il était vraisemblablement aussi un réformateur, mais trop révolutionnaire pour son époque, et en cela tellement caractéristique des deux premiers évêques essonniens, lesquels ont tous voulu inventer la pastorale à cette nouvelle terre de mission qu’était l’Essonne. Des hommes terriblement réalistes qui ont par exemple revendiqué une pastorale différente pour la zone urbaine et pour la zone verte, là où l’Église ne voulait qu’une seule pastorale par diocèse.

Il n’aura jamais été plus qu’évêque auxiliaire, à Évry puis à Meaux, avant de devenir aumônier d’un hôpital psychiatrique jusqu’à sa retraite. Malgré cela, il aura toujours continué inlassablement son travail de pasteur. Et c’est pour cela que c’est dommage, malgré le temps, que l’Église catholique de l’Essonne ne se soit pas plus souvenu de lui, pour exprimer sa reconnaissance due à tout pasteur qui aura eu le mérite d’essayer de moderniser l’Essonne.


Quelques images et photos :