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Métropole du Grand Paris : Olivier VAGNEUX en passe d’obtenir la publication des grands livres budgétaires !

C’est possiblement ici mon dernier article de droit administratif.

L’audience s’est déroulée mercredi dernier (17 juin 2020) et le jugement est mis en délibéré jusqu’au 1er juillet 2020, date à laquelle il sera lu, soit après les élections.

Je finirais ainsi sur deux victoires, contre le président de la Métropole du Grand-Paris.

Et ma grande fierté est que l’avocat de la Commune, du cabinet SEBAN & Associés, m’ait lui-même dit récemment qu’il trouvait que j’avais bien progressé depuis mes premiers recours !


Tout d’abord, si le Tribunal suit les conclusions du rapporteur public, alors la Métropole recevra une injonction de publier les grands livres budgétaires 2016 et 2017.

Les grands livres budgétaires sont les documents qui retracent toutes les dépenses et toutes les recettes d’une administration.

Ma démarche était aussi qu’ils publient les suivants, pour que tous les documents budgétaires se retrouvent en accès libre. Je pense avoir obtenu là une avancée démocratique majeure de transparence si cette habitude était réellement prise.


Ma deuxième victoire serait l’obtention de la carte de la ZFE (Zone à faible émission) au 7 février 2019, soit la carte des communes qui avaient voté le principe de la ZFE à la date de sa création, mais dont les maires rechignaient finalement à prendre l’arrêté appliquant réellement la ZFE par peur de se mettre à dos une partie de leur population qu’ils privent de l’usage de leur voiture dans leur commune de résidence (les voitures qui n’ont pas le niveau Crit’Air requis).


Au moins ce bilan final ne sera-t-il pas tout noir, même s’il n’aura pas changé grand chose.

Voilà la seule politique que j’ai été capable d’accomplir dans l’opposition.

Avec de petites victoires de-ci de-là, mais finalement rien de décisif et des éléments très contournables sitôt que l’administration ne voudra plus jouer le jeu.


C’est aussi pourquoi j’envisage de m’arrêter en cas de défaite.

J’ai essayé, mais je me suis surtout fatigué dans des combats vains et inutiles.

D’autres prendront ma place et je ferai alors d’autres choses. Nous verrons dimanche soir.



 

SCOOP ! Deux Saviniens garés sur l’aire de covoiturage du cimetière Champagne à Savigny-sur-Orge (Essonne)

Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire !

Notre rédaction a enfin trouvé deux Saviniens qui ont utilisé l’unique aire départementale de covoiturage à Savigny-sur-Orge, située devant le cimetière du Plateau.

Alors démarche écologique sincère, ou opportunité surprise pour sauver la planète ? Sur place, nous les avons rencontrés pour comprendre leurs motivations.


Savigny-sur-Orge, le mercredi 17 juillet 2019. Claire V. 19 ans et Olivier V., 27 ans, sont deux habitants du quartier des Gâtines. (Si, si, représente)

Ils roulent dans une C3 diesel de 2011, d’un adorable bleu ciel, qui est Crit’Air 2, et qui ne pourra plus rentrer dans la Zone à faible émission (ZFE) de la Métropole du Grand-Paris à partir du 1er janvier 2024. Big up au conseiller métropolitain savinien Sébastien BÉNÉTEAU qui a voté l’interdiction, bien que n’étant pas élu dans la zone concernée.

Mais ils s’en foutent, parce que la voiture affichant 110 000 km, ils en auront bien acheté une nouvelle d’ici là pour soutenir l’absolument pas polluante industrie de l’automobile. Rappelant au passage que la pollution automobile ne représente que 15 % des pollutions françaises, mais chut ! Et puis, en Tunisie, 200 000 km, ce sera toujours une première main !


Olivier V. commence : Nous nous rendions au cimetière pour nous recueillir car cela fait un an que notre grand-mère est décédée.

Claire V. poursuit : Quand nous sommes arrivés, les places étaient libres, et mon frère qui me fait la conduite accompagnée (premier soupir) m’a dit : « Gare-toi là, je vais faire un article pour me foutre de la gueule de MEHLHORN. (deuxième soupir) »

Olivier V. réagit, une pointe de xénophobie dans la voix : Pour une fois que ces places ne sont ni squattées par des Roumains, ou des camions qui ne peuvent pas se garer sur l’aire poids-lourds qu’il n’y a pas.

Claire V. très gênée : C’est surtout qu’en se garant à ce niveau-là, on évitait une manœuvre dans l’avenue Charles-Mossler, et on pouvait reprendre directement l’avenue Robert-Leuthreau.

Olivier V. reprend : Ces places sont plutôt une bonne idée. C’est la première fois que je m’en sers, et cela me ferait presque oublier que la majorité départementale de M. MEHLHORN a augmenté de 29 % la part départementale de la taxe foncière en 2016.

Claire V. poursuit : En même temps, nous n’allions pas nous garer dans le cimetière…

Olivier V. rebondit : Il faudrait alors que mon médecin traitant daigne me recevoir en consultation au moins une fois par an afin de me délivrer un certificat médical désormais nécessaire à obtenir l’autorisation d’entrer mon véhicule dans le cimetière, évidemment à renouveler tous les ans, au cas où je sois une personne âgée qui ait soudainement retrouvée ma jeunesse d’une année sur l’autre. Je dis donc Merci MEHLHORN !

Claire V. change de sujet : C’est dommage qu’il n’y ait pas d’autres places de covoiturage ailleurs dans Savigny, parce que franchement au cimetière, cela ne sert pas à grand chose…

Olivier V. ré-intervient : Déjà qu’il n’y a pas de stationnement résidentiel dans Savigny… Et puis on pourrait aussi élargir la durée des zones bleues, et mettre en place un système de stationnement en zone orange sur une demi-journée. Et est-ce qu’on parle des tarifs du parking Davout, et du gâchis de la gare routière, et des bus qui stationnent le moteur allumé…


Notre rédaction, comprenant un peu tard avoir lancé un candidat aux élections municipales, qu’elle ne pourrait plus faire taire, a arrêté là l’entrevue, malgré les propositions qu’il continuait d’égrainer encore plusieurs minutes après.

Mais une rumeur persistante veut qu’un autre candidat aux élections municipales, un certain Bernard B., ait encore plus de propositions, et qu’elles soient encore meilleures, et que même que quand nous les connaîtrons, mais pas trop tôt pour que les autres candidats ne puissent pas les copier, alors nous serons tous ébahis et impressionnés !





Mais pourquoi donc Patrick OLLIER ne veut-il pas communiquer sur la zone à faible émission (ZFE) de la Métropole du Grand-Paris ?

Le dernier acte politique fort de la Métropole du Grand-Paris (MGP) a été de créer la ZFE pour zone à faible émission, c’est à dire une zone dans laquelle les véhicules dits polluants (car tous les véhicules polluent) ne peuvent pas rouler.

Mais la plupart de nos bons élus n’assument pas cette mesure, aujourd’hui parce qu’elle est anti-pauvres et qu’elle va empêcher des dizaines de milliers de Franciliens de rouler ; demain parce qu’elle va emmerder tout le monde quand à compter de janvier 2024, il faudra impérativement avoir une vignette Crit’Air 1 pour vivre en semaine dans une commune située dans la boucle de la A86, ou pour aller travailler sur Paris ou proche banlieue.


Or, dans sa communication, la MGP a volontairement oublié un point : c’est que les maires des communes membres de la ZFE doivent prendre un arrêté pour qu’elle s’applique dans leur commune.

Et donc si ça a râlé lors du conseil métropolitain de novembre 2018 qui a adopté la mesure, tout le monde a voté la mesure, du moins presque personne n’a voté contre et les râleurs se sont abstenus.

Mais au moment de prendre le fameux arrêté, il y a quand même quelques maires qui ont refusé l’obstacle. Et Patrick OLLIER, président de la MGP, a montré une carte de ces quelques rebelles, qu’on compte sur les doigts d’une main, lors du dernier conseil métropolitain.


Et votre serviteur a demandé la communication de cette carte, que Patrick OLLIER lui refuse pour un motif bidon… Ce n’est qu’un document de travail qui peut encore évoluer… Alors qu’au cours des débats, OLLIER précise qu’elle a été élaborée la veille et qu’elle va être envoyée aux élus, donc qu’elle devient communicable…


J’ai donc saisi la Commission d’accès aux documents administratifs.

Mais surtout je constate que nos élus n’assument pas.

Une mesure de ZFE est par essence, je me permets le jeu de mots, une mesure d’écologie punitive.

Sauf que écologie contre électoralisme, on voit bien les tiraillements.


Moi, conseiller métropolitain, je ne sais pas ce que j’aurais voté.

Sébastien BÉNÉTEAU et les élus LR essonniens, non concernés par la ZFE, ont voté POUR.

Toujours est-il qu’entre ce qu’ils ont voté au conseil métropolitain avec la pression du groupe, et puis de retour dans leur mairie, avec la pression des habitants, on observe ici encore une limite de la MGP, cette fameuse métropole des maires, courageux mais pas trop à l’approche des prochaines municipales…