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Savigny-sur-Orge : une pétition pour une cantine sans plastique

Des représentants des parents d’élèves de l’école Ferdinand-Buisson ont lancé une pétition existe sur Change.Org pour demander au maire de Savigny-sur-Orge de revenir sur sa décision d’utiliser de la vaisselle plastique dans les cantines et au centre de loisirs.

https://www.change.org/p/pour-une-cantine-sans-plastique-dans-toutes-les-%C3%A9coles


Sachez que je soutiens pleinement cette initiative, avec laquelle je n’ai absolument rien à voir (mais rassurez-vous, j’essaierai quand même d’instrumentaliser les parents d’élèves pour la prochaine campagne municipale afin qu’ils votent pour ma liste).

Je vous invite donc à signer cette pétition et à les relayer au maximum autour de vous.

https://www.change.org/p/pour-une-cantine-sans-plastique-dans-toutes-les-%C3%A9coles


Alors, bien sûr, il se pose les deux problèmes relayés dans la pétition, de la santé des enfants, du fait des molécules contenues dans les plastiques qui peuvent migrer dans la nourriture au moment du réchauffage des plats ; et de l’environnement, avec ces plats qu’il faut régulièrement changer. Rappelons que cette pétition a été lancée symboliquement le jour où l’Union européenne vient enfin d’interdire les plastiques à usage unique pour 2021 !

Mais les parents auraient aussi pu évoquer le confort des enfants avec soit des barquettes qui les brûlent, parce qu’elles conservent trop la chaleur des plats, soit des barquettes qui donnent un goût encore plus dégueulasse à la nourriture, dès lors qu’elles ont attendues et qu’elles sont froides, par exemple parce qu’elles n’ont pas été distribuées de suite après avoir été réchauffées. En fait, c’est une question de timing et donc de chance…

Rajoutons-en dans la gueule de SODEXO, à l’aide de leur dernier rapport annuel d’exploitation : pour un même prix payé par les parents, le coût de conception d’un repas pour les enfants a encore diminué à environ 2,50 euros le repas (qu’est-ce que tu peux faire un repas complet et gustativement intéressant pour 2 euros 50 ?) Mais parce que sinon, ce n’est pas drôle, les repas des séniors ont un coût de fabrication de près du double, aux environs de 5 euros !

Eh ouais, les vieux votent mais pas les gamins. Ce qui est con comme raisonnement, parce que les gamins ont des parents qui votent…

Je voudrais enfin et surtout dénoncer la démagogie du maire, qui pour s’attirer les bonnes grâces électorales de quelques agents (et de leurs familles), s’est saisi d’un avis bidon, d’un CHSCT à sa botte, pour déclarer que porter la vaisselle nuisait à leur santé.

Travailler aussi nuit à la santé… Et comment font-ils dans les autres communes ?

Ok, prenons-les aux mots. Dans ce cas, achetons une vaisselle plus légère !


Les parents d’élèves de Ferdinand-Buisson auront encore à gueuler quand je leur révélerai que les futures et nouvelles cantines de la nouvelle école n’auront que 154 places pour les élémentaires et 72 pour les maternelles, ce qui va sous-entendre 3 services pour faire manger tout le monde ; et entre autres joyeusetés, qu’il n’y a pas de toilettes (donc pas de possibilité de se laver les mains) à proximité immédiate, ni de porte-manteaux pour les enfants, ni même de chemin pour arriver et repartir ! On fait comme si les enfants allaient savoir s’auto-discipliner comme des grands !

Je ne sais pas s’il faut que je dise aussi que l’office réchauffage est situé en face des poubelles, et à côté des toilettes, et que c’est le même chemin par où va arriver la nourriture, et par où sortiront les poubelles.

Promis que je publie bientôt les plans, mais il ne faut pas se plaindre, parce que dans le jury de sélection du projet, il y avait un seul opposant, Jean-Marc DEFRÉMONT, (sur combien de membres ?), donc maintenant il ne faut pas embêter le maire. Cet argument ne vous convainc pas, c’est pourtant celui que MEHLHORN répète à longueur de conseils municipaux…

Je rappelle aussi que je propose aux parents d’élèves la co-organsiation d’une réunion de présentation du projet avec un professionnel de l’éducation qui a étudié les plans, et en a relevé tous les défauts ! Dépêchons-nous avant de gaspiller 11 millions d’euros !


Je finis avec ma pub, j’en avais déjà parlé ici en novembre sur ce blog, après avoir été alerté par Chris DESCHAMPS sur le sujet :

https://oliviervagneux.wordpress.com/2018/11/26/les-exigences-traiteur-de-la-commune-de-savigny-sur-orge-a-comparer-avec-le-traitement-des-cantines/

Et là, en page 7 de mon livret de vœux 2019 :


https://www.change.org/p/pour-une-cantine-sans-plastique-dans-toutes-les-%C3%A9coles



Enquête / Sondage : Pourquoi votez-vous pour tel candidat ?

Dans le cadre de ma campagne législative, je cherche à comprendre pourquoi les citoyens font le choix de tel parti ou de tel candidat. Par ces sondages ouverts (neuf questions), je suis intéressé de savoir pourquoi vous votez pour tel candidat, ou pourquoi vous estimez que les électeurs votent pour lui. Merci de votre participation !

Durée estimée : moins de 5 minutes

Les réponses peuvent être une personne politique ; par exemple je vote Debout la France, parce que je trouve que Nicolas DUPONT-AIGNAN est un bon maire. Dans ce cas, répondre « Nicolas DUPONT-AIGNAN ».

Ou un thème ; par exemple, je vote Front national pour mettre de l’ordre et arrêter l’immigration. Dans ce cas, répondre « ordre » et « immigration ».

Vous pouvez mettre plusieurs réponses dans la case. En cas de validation, et que le sondage se retrouve fermé, réactualisez votre page et revotez. Vous ne pourrez pas voir les résultats dans l’immédiat, mais je les rendrai public dans un prochain article.

Le mot clé s’indique en face de la case « Other ». Et pour valider, il faut appuyer sur « Vote ».


La question précise pour chaque sondage est donc :

Pourquoi je vote pour ce parti, ou pourquoi je pense que les autres votent pour lui ?

Merci de résumer si possible la réponse en un mot (ou un nom).



En vous remerciant vivement de votre participation !



Ce que je reproche aux analyses de Mgr Michel DUBOST sur le vote

Ce dimanche 27 février 2017, Mgr Michel DUBOST proposait aux jeunes du diocèse d’Évry une conférence sur le vote (« le goût de voter »), pour réfléchir à la question des élections. S’il est toujours intéressant de voir l’Église, une structure de moins en moins démocratique donner des leçons de démocratie, j’ai surtout été en désaccord avec la plupart des analyses de l’évêque. Mais un tel condensé de bienpensance est intéressant !


L’exposé de Mgr DUBOST voulait répondre à plusieurs questions :

  • Que représente le politique ?
  • Que peut-on faire ?
  • Comment en parler ? Comment agir ?

L’évêque a commencé en partant du constat d’un monde politique déboussolé. (Tant des citoyens qui ne se reconnaissent plus dans les politiques que des politiques qui donnent l’impression de ne plus comprendre le Peuple). Qu’en conséquence de cette perte de repères, c’étaient les questions de nationalisme, de protectionnisme et de lutte pour la sécurité qui prenaient la première place. Il a parlé d’un travail qu’il avait exercé auprès d’un institut de sondage qui lui avait appris qu’une campagne électorale se jouait du côté du camp dont les idées sont médiatisées.

Il a alors cité deux exemples : le choix du Brexit (en français de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne), et l’élection de Donald TRUMP aux États-Unis. Selon lui et une source qu’il n’a pas précisé, le point clivant entre ces exemples de populisme est le diplôme. Sous entendu que les diplômés ne se laissent pas tromper par le populisme… (donc que le Brexit et TRUMP seraient populismes).

Premier point de désaccord, ce sont les diplômés qui ont fait penché la balance en faveur de tel camp, justement parce qu’ils adhèrent à l’idée, et ne pratiquent pas qu’un vote de contestation.


Ensuite, il a dénoncé la professionnalisation de la politique, devenue selon lui une nécessité face à la complexification des tâches à remplir. Ce qui provoquerait une désaffection de la démocratie.

Deuxième point de désaccord, c’est ce qu’on veut faire croire aux gens pour leur dire de rester chez eux et de laisser les partis s’occuper de l’ensemble. Ensuite, ça ne me gêne pas qu’il y ait des technocrates dans nos administrations, s’ils travaillent dans nos intérêts. Et s’ils ne le font pas, c’est parce qu’ils n’ont même pas les mêmes problèmes que nous…


Après, il nous a rappelé que nous souffrions de notre éducation inspirés « des traités de Westphalie » (de la géopolitique westphalienne, c’est à dire quand en 1648, les puissances européennes se sont mis d’accord sur l’idée « Une foi, une loi, un roi ». Or, il est vrai qu’avec la mondialisation, la France ne peut plus être que chrétienne. Que donc nous devons apprendre à vivre mélangé.

Pour moi, la géopolitique westphalienne s’est achevée en 1789 quand la République est devenue notre identité commune. Peu importe nos religions, nous étions liés par les Droits de l’Homme et du citoyen (ce qui n’a pas empêché qu’un mois après ce texte qui affirmait la propriété, on a dépossédé l’Église de ses biens…). Je déplore aussi que l’évêque ait feint d’ignorer les communautarismes. Les gens ont tendance à se regrouper par affinités.


Il nous a rappelé que la Révolution de 1789 nous avait permis de prendre le contrôle de nos vies, et de devenir des sujets responsables. Que le collectif rassemblé autour de la personne du Roi n’était donc plus sacralisé, et que cela permettait que celui qui gueule le plus fort se fasse remarquer et prenne le pouvoir.

Qu’être chrétien, c’est être responsable et affirmer sa responsabilité !

J’ai déploré à ce moment là que l’Église encourage de plus le sentimentalisme au détriment de la réflexion intellectuelle avec laquelle elle est de plus en plus mal à l’aise. Que dans notre diocèse qui avait été à la pointe, les laïcs soient écrasés par des prêtres qui reprennent le pouvoir, et transforment par exemple les équipes animatrices en chambre d’enregistrement de leurs décisions d’animation pastorale…


Pour l’évêque, la sécularisation est déjà dans l’Évangile. Les Prophètes ont désacralisé l’autorité et l’économie en montrant qu’elles n’avaient pas la vérité (que seul Dieu possède).

Dire Dieu en politique, c’est promouvoir la dignité de l’Homme.

Je ne vois la sécularisation que dans cet appel à distinguer ce qui est à Dieu et à l’empereur. J’ai regretté que Mgr DUBOST ne prenne pas l’exemple de Jésus qui a quand même passé sa vie à remettre en cause les lois juives, surtout celles atteignant à la conscience et aux libertés.


Mgr DUBOST nous a ensuite invité à nous engager, comme un service de charité, « dans la contemplation du Christ serviteur ». Que l’Homme s’accomplit en s’ouvrant aux autres. Qu’il n’y a pas de politique chrétienne mais des manières chrétiennes de faire de la politique. Il nous a alors conseillé de lire Docat qui résume la pensée politique et sociale de l’Église. Que l’Église inspire la politique. Il nous a témoigné d’un propos de Jacques DELORS (le père de Martine AUBRY pour les plus jeunes) qui disait qu’il est plus facile d’être chrétien dans l’opposition que dans la majorité. Il nous a redit que dans l’Histoire, la tentation du Bien était dangereuse.


C’est alors que Monseigneur s’est lancé dans une histoire des chrétiens et de la politique depuis 1789 des plus partielles et des plus gauchisantes qu’il m’ait jamais été donné d’entendre…

Que la Révolution avait été permise par le ralliement des députés du clergé au Tiers-état. Qu’ensuite, les chrétiens n’étaient pas à gauche (ceux qui auraient tué les prêtres au nom de la liberté) mais pas à droite non plus. Que la séparation de l’Église et de l’État s’était mal passée. Que les prêtres avaient représenté le plus gros quota de morts pendant la première guerre mondiale. Qu’après la seconde guerre mondiale, les chrétiens n’étaient plus à droite parce que c’était le camp qui était proche de HITLER. Alors ils étaient avec la gauche pour défendre la fin de la Guerre d’Algérie mais pas plus à gauche parce que la gauche était communiste. Qu’en 1968, beaucoup étaient devenus maoïstes. Qu’en 1981, les chrétiens s’étaient réconciliés avec la gauche parce que le protestant ROCARD avait rallié MITTERRAND…


Monseigneur s’est alors repris en développant la pensée sociale de l’Église en matière de politique qui se résume en trois points :

1. Donner une pleine reconnaissance à la dignité humaine (donc laisser une place à la minorité)

2. Pratiquer la solidarité (pour permettre à chacun de contribuer au bien commun)

3. Appliquer la subsidiarité (veiller que les décisions soient prises à l’échelle des personnes).


Il a ensuite développé quatre méthodes d’agir en chrétien :

1. Affirmer que le temps est supérieur à l’espace

2. Faire prévaloir l’unité sur le conflit

3. Admettre que la réalité est plus forte que les idées.

4. Reconnaître que le Tout est supérieur à la partie.


L’évêque a conclu en dénonçant une crise de la parole matérialisée par le poids des médias, la judiciarisation de la société, l’atomisation des personnes, l’affaiblissement de l’État-providence, les difficultés de l’Éducation nationale, le retour des problèmes d’identité, le manque de sens de l’Europe.


Au cours d’un temps de questions, l’évêque a présenté différentes définitions de la laïcité, laissant malhonnêtement penser que l’État ne se mêlait pas de religion.

Il faudra lui rappeler qu’il a quand même été nommé évêque aux armées sur décret du président de la République… Je n’ai pas voulu le faire en public.

Enfin, il a rappelé que nous n’élisions pas des prix de vertus mais que nous choisissons entre des visions représentées par des partis politiques. Que la politique consistait aussi à choisir le moins mauvais…

Je pense qu’on peut faire de la politique sans partis… Et qu’on peut aussi raisonner sans voir le négatif d’abord. C’est ce que propose Utopia, qui a quand même été écrit il y a 500 ans par St Thomas MORE, le saint patron des personnes politiques…

Que la plus forte évolution sociale contemporaine avait été l’installation des ascenseurs qui avait chassé les plus pauvres des combles des immeubles pour les repousser en banlieue. Il a terminé en nous conseillant de lire un livre de chaque candidat pour nous faire une idée.

À une dernière question sur le vote blanc ou l’abstention, il a répondu que cela revenait à voter pour le plus fort.

Je ne suis pas d’accord. Aux États-Unis, TRUMP n’aurait pas été élu si les contestataires s’étaient abstenus ou avaient voté blanc…


Il était enfin proposer à ceux qui le souhaitaient de remplir ce questionnaire pour débattre.

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