Archives du mot-clé vote blanc

Vos questions : Olivier VAGNEUX votera blanc aux élections européennes de 2019

Plusieurs personnes me demandent ce que je compte voter aux européennes 2019.

Avant toute chose, je rappelle que je rends tous mes votes publics, que vous pouvez retrouver en suivant ce lien bleu.

Ainsi donc, comme aux européennes de 2014, je vais voter blanc, ce que l’on peut aussi bien faire, tant en mettant une feuille de papier blanc dans l’enveloppe, qu’en ne mettant rien dedans, et donc en la déposant vide dans l’isoloir, ce qui sera comptabilisé comme blanc.


Pourquoi vais-je voter blanc, me demanderez-vous maintenant ?

Tout d’abord, parce que je tiens à me déplacer pour aller voter, mais qu’aucune liste ne suscite pleinement mon adhésion. Aucune ne partage réellement et sincèrement ma vision d’une Europe qui ne soit pas tournée vers la finance ultra-libérale, les traités de libre-échange, le creusement des inégalités et l’appauvrissement des peuples… Mais pour une Europe des nations, qui soit à la fois sociale et environnementale, tout en respectant la souveraineté politique et juridique des états qui la compose. Qui par exemple, permette aux états qui le souhaitent d’arrêter le glyphosate de suite, sans qu’il n’y ait besoin d’un accord européen formel pour permettre aux états de le faire. Inversement, que la transposition du droit européen n’impose pas des réformes, notamment sociétales, à certains pays dont la population ne veut pas. Et c’est au prétexte de l’UE qu’il y aura la PMA, la GPA, et compagnie…

Ensuite, parce que je ne crois pas au fonctionnement de l’Union européenne tel qu’il est actuellement, et que je pense sa réforme impossible dans la mesure où elle susciterait l’unanimité. Je suis surtout actuellement bien échaudé par le fait que l’Union s’oppose au Brexit, et qu’elle fasse tout ce qu’elle peut pour empêcher la sortie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande-du-Nord, ce qui ne m’apparaît pas très démocratique. Je voudrais aussi qu’elle se remette en question par rapport à ses objectifs de puissance, de paix et de prospérité, qui sont des échecs, ou plutôt des états de fait indépendants de l’action politique. Une Union inaudible au plan international, et incapable de développer des projets qui englobent tous les pays, parce qu’elle manque de vision et d’ambition avec des états qui se détestent, certains étant des paradis fiscaux, d’autres manipulés par l’étranger…

Enfin, parce que cette campagne m’a passablement énervée, avec un MACRON que je ne supporte plus de voir et d’entendre, et qui mérite sincèrement d’arriver deuxième.

C’est à la limite la première élection où je serai tenté de voter Rassemblement national contre ce « système », qui comme par hasard – je suis complotiste :

  • renvoie l’affaire FILLON un mois avant les élections,
  • rend un arrêt dans l’affaire des assistants parlementaires à trois jours des élections pour le seul FN, et pas question de ceux du MoDem,
  • publie une vidéo datée de deux ans pour déstabiliser l’extrême-droite autrichienne et accuser les alliés du RN,
  • ne dresse le bilan des votes au Parlement que des élus FN/RN,
  • s’insurge des prises de parole voulues de Steve BANNON, du coup décomptées du temps de parole du FN/RN, et crie à l’ingérence dans ce seul sens ;
  • ne cesse d’aller puiser dans l’imaginaire de la Libération, quitte à faire du révisionnisme historique. Non, les soldats de 1939-1945 ne sont pas morts pour créer cette Union européenne…

Et ça va jusqu’à diffuser Monsieur BATIGNOLE trois jours avant les élections, pour bien nous faire comprendre que les nazis sont de retour.

J’oubliais aussi les consignes de vote de la LICRA, qui dans ce sens, sont acceptables :


Donc pour ne pas faire de grosse bêtise inutile, et MACRON n’attend qu’un nouveau second tour à la présidentielle contre LE PEN pour pouvoir encore la battre, je préfère voter blanc, par dépit et par défaut. Parce que je ne crois plus dans cette Europe. Parce que je pense qu’il y a besoin de la refonder, en recommençant avec quelques états, et sur quelques points précis, sans s’emmerder avec le juridique et le politique. Soyons déjà capables de faire de l’économique et du commercial, et de peser face aux États-Unis d’Amérique et à la Chine…



Je vote blanc, mais je suis contre la reconnaissance du vote blanc

Je n’ai aucun problème avec le secret du vote. J’assume les miens qui sont tous publics sur cette page. Et depuis quelques années, depuis que ma conscience politique s’est plus développée, ou depuis que je vote en fonction des bilans et des comportements, ou encore depuis que j’ai cessé un vote idéologique type je suis de droite donc je vote LR, je me retrouve à très souvent voter blanc. Mais je n’en demande pas la reconnaissance.

Dans une démocratie idéale, les politiques chercheraient à convaincre 100 % des Français, votants ou pas votants. Il faut déjà observer que les politiques ont renoncé à comprendre l’abstentionnisme, d’où les gilets jaunes. Mais il y a surtout que les politiques ne cherchent désormais plus qu’à obtenir 50 % des voix plus une, du seul corps électoral qui vote. Et à la rigueur, cela les arrange bien que ce corps électoral se réduise d’années en années, car c’est ainsi plus facile de cibler et de mobiliser les quelques qui votent encore.

Le populisme veut qu’une majorité de votes blancs dont on est encore loin (c’est quand même mais seulement passé de 2 à 8 % des votants au second tour de la présidentielle de 2017) ferait qu’on annule l’élection qui coûte 130 millions d’euros et qu’on recommence avec des hommes neufs. Dans quel intérêt ? Les partis qui ont de l’argent représenteraient un autre candidat, et les indépendants ou les petits partis seraient éliminés du nouveau scrutin. Et nous aurions a priori un même second tour…

Je ne cache pas que je n’ai aucune solution face à ce problème. On ne peut pas forcer les élus à être des gens biens et à travailler pour tout le monde. Il y a toujours la solution de mon ami Jean-Marie CORBIN, que je soutiens parce que je n’ai pas trouvé de meilleure idée pour l’instant, de réduire l’indemnité proportionnellement à la participation à l’élection. Mais on nous ressortirait que nos élus sont trop mal payés, alors que ce sont les administrations qui bossent…

J’ai donc la faiblesse de penser qu’il faut continuer comme l’on fait. Le vote blanc doit être un exutoire pour dire que l’on n’est pas satisfait de l’offre politique, et qu’on demande mieux, en espérant que ce soit pris au sérieux dans le feu de l’action politique. De toute façon, un politique qui ne continuera de travailler que pour sa gueule, finira tôt ou tard par se retrouver avec un collectif ou des gilets jaunes contre lui. C’est bien un faux-problème, car si le vote blanc est majoritaire, alors ce sera de toute façon la guerre civile par ailleurs.

Et il n’y a clairement aucune solution dans l’Histoire d’une personne qui aurait réussi à rassembler tout son peuple et à en obtenir la pleine adhésion, sans aucune contestation. L’Homme providentiel est un mythe, à l’image du héros de la série ukrainienne, dont l’acteur qui l’incarne est en passe de devenir président. Je doute qu’il puisse émerger du vote blanc, qui objectivement, n’est fait que pour contester le système mais ne permet aucune proposition.

Il y a encore la lâcheté des gens qui fait qu’ils ne soutiennent jamais vraiment leurs candidats. SARKOZY choisi par 31 % des inscrits qui se retrouve à 20 % de popularité. HOLLANDE, par 28 % qui se retrouve à 4 %. Et MACRON est tout juste à 23 %. C’est inconcevable de ne pas assumer à ce point, et rien ne nous dit que le vote blanc serait plus assumé. Si ça doit mener à l’élection d’un extrême, est-ce que les Français assumeront ? Je ne le pense sincèrement pas.

En conclusion, je ne réclame pas de populiste reconnaissance du vote blanc qui n’apporterait rien, sinon une vraie crise politique le jour où le vote blanc deviendra réellement majoritaire. Mais je demande que les politiques s’intéressent aux Français, y compris à ceux qui ne votent pas pour eux, et donc qu’ils proposent des mesures qui aillent dans l’intérêt de tous, et pas que dans celui de la minorité de gens dont ils espèrent recevoir les suffrages à un instant t.



Pourquoi nos politiques se refusent-ils à comptabiliser le vote blanc !

Un vrai problème du vote blanc, c’est qu’il ne permettra plus jamais de majorité absolue à partir du moment où les Français ne voteront plus que par adhésion. Or, la dernière fois qu’ils l’ont à peu près fait, c’était pour Nicolas SARKOZY en 2007, ce qui commence à dater. Le vote blanc ne peut donc pas être reconnu sous peine de mettre un terme au vote par défaut qui aujourd’hui fait l’élection. Mais nos politiques peinent à l’avouer !

Mais quel prétexte bidon ! On nous prend vraiment pour des cons !

En effet, à partir du moment où l’on reconnaît que les citoyens votent par défaut, on admet sa propre incompétence à susciter l’intérêt de la majorité de la population. Donc le vote blanc peut déjà difficilement être accepté des politiques parce qu’il revient à officialiser un autre choix de vote que son parti ; même s’il y a peut-être des votants blancs prêts à voter pour le parti politique qui leur permettra de voter blanc : la preuve avec toutes ces listes pour le vote blanc…

Mais admettons un instant que le vote blanc soit reconnu et qu’il ait permis d’annuler le premier ou le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, parce que tous les abstentionnistes se sont déplacés pour voter blanc ; en imaginant en plus que le vote est obligatoire même si nous obtiendrions à peu près les mêmes pourcentages en résultats dans une telle configuration. Explorons donc les hypothèses qui s’offrent à nous :

  • on empêche tous les candidats ayant participé au scrutin de concourir à nouveau : dans ce cas, les partis changent les candidats, sans passer par la primaire. Seuls les candidats déchus et les indépendants sont fâchés. Restent donc ces partis que l’on déteste, et pour qui l’on votera à moins qu’émerge alors une personne de la société civile qui est de toute façon déjà connue mais qui ne se serait pas présenté à la première série.
  • On empêche tous les partis et mouvements politiques (et les indépendants) ayant participé au premier scrutin de s’y représenter. Donc on commence par faire un sacré ménage, mais on trouvera des partis satellites ou des candidats qui avaient (peut-être d’ailleurs volontairement) sauter ce premier scrutin. Et au final, c’est le plus connu ou le plus populaire qui gagne. Avec le risque que tel quitte son parti pour dire qu’il est candidat indépendant, mais il sera sacrément embêté pour financer sa campagne…
  • On refait voter pour les mêmes candidats sans changer la méthode jusqu’à épuisement de ceux qui votent blancs, non sans leur avoir mis la pression que c’était eux qui empêchait le pays d’avancer. On fait comme les référendums européens au Danemark, en Norvège, en Suisse : on fait revoter jusqu’à ce que les gens soient d’accords !
  • On refait voter pour les mêmes candidats en changeant la méthode. Et on élimine un candidat par tour de scrutin ; ou on fait mettre une note. Bref, à ce rythme, autant dire que celui arrivé en tête au premier tour mérite de l’emporter comme dans une course de fond. Car le problème est peut-être bien qu’il y ait deux tours : un pour choisir (paradoxalement le premier), et un autre pour éliminer.

Aussi le vote blanc ne sera-t-il jamais reconnu parce qu’au-delà du principe de fond avec lequel les vrais démocrates ne peuvent qu’être d’accord (selon moi), la forme le rend impossible à mettre en œuvre, sauf à altérer la démocratie. Reste donc là encore des solutions alternatives, comme celle préconisée par mon ami Jean-Marie CORBIN, de limiter les revenus et indemnités des élus par rapport à leurs résultats en termes de participation. Mais ce serait encore imparfait.

Donc nos politiques ne souhaitent pas prendre en compte le vote blanc, mais ils ne le peuvent surtout pas, dans la mesure où il n’y a aucune solution démocratique tenant en compte l’idée de majorité absolue (50 % des votants) qui reste l’idéal porté aux nues. Et en même temps, quel aveu d’échec lorsque à l’issue d’un duel entre seulement deux candidats, aucun des deux n’atteint 50 % des votants. C’est ce qui est arrivé à CHIRAC en 1995 et qui a débouché sur 2002 !



Pourquoi je voterai blanc au premier tour de l’élection présidentielle de 2017

En écrivant cet article, j’ai découvert que le vote n’était secret en France que depuis 1913. Bref, tout cela pour répondre à mes détracteurs qui vont s’offusquer que je révèle mon vote (qui peut malgré tout encore changer si jamais j’étais touché par une quelconque grâce dans les prochaines 48 heures). Et en même temps, comme je me présente aux élections législatives, je trouve plus honnête de dire mon choix et surtout de le justifier.

Si on fait la moyenne des tests de proximité idéologique avec les candidats, je suis plus proche en 1) de FILLON, en 2) de LE PEN, en 3) de DUPONT-AIGNAN, et en 4) de MÉLENCHON. FILLON est le candidat dont je suis le plus proche au niveau des idées, donc j’ai longtemps hésité à voter pour lui avant que, par cohérence par rapport à mes engagements locaux, certains aspects de son programme et de sa personnalité ne me fassent finalement privilégier le vote blanc.


Le vote blanc par conviction

Je veux voter parce que c’est une possibilité de porter ma voix pour me faire entendre. Mais je veux aussi exprimer dans mon vote que la majorité de mes convictions ne sont portées par aucun des onze candidats. Alors plutôt que de choisir « le moins pire », qui est un raisonnement complètement con, que les Français appliquent pourtant au quotidien et qui les rend malheureux, je rappelle que je suis libre et indépendant et que je peux voter en dehors des 11 !


J’apprécie plusieurs candidats

Même si François FILLON est celui avec lequel je suis le plus d’accord (mais pas sur tout), bien que je ne sois pas dupe que son programme pour relever la France est clairement irréalisable ; bien que je n’ai pas aimé son attitude pendant l’affaire Pénélope ; bien que je rejette son europhilie, et surtout que l’ensemble confond rigueur et austérité et fera aussi des dégâts, je trouve hypocrite de dire que seulement un candidat aurait raison sur tous les sujets.

Je pense que si on veut réellement ralentir l’immigration, le programme de Marine LE PEN est le meilleur (même s’il ne serait pas appliqué en cas d’élection).

Je trouve que le diagnostic (mais pas les solutions) de François ASSELINEAU sur les limites de l’Union européenne est le plus abouti.

Je crois que Jacques CHEMINADE est celui qui dénonce le mieux la négativité de la financiarisation à outrance, et heureusement qu’il est là.

Je pense que Jean LASSALLE est le plus intègre et le plus habité par ce qu’il fait. Qu’il a le mieux compris la France rurale.

J’apprécie la fidélité de Nathalie ARTHAUD à l’idéal communiste, même si c’est une idéologie qui ne fonctionne pas et se révèle négative pour les hommes

J’affirme que Jean-Luc MÉLENCHON a le meilleur programme en matière de démocratie directe, à l’exception de son idée de VIe République, et avec quelques réserves sur le référendum révocatoire. Il est celui qui fait le plus Chef d’État avec le plus de culture.

J’apprécie la volonté révolutionnaire de Philippe POUTOU, pour faire changer le système qui est irréformable en l’état.

Je trouve enfin que Nicolas DUPONT-AIGNAN est le plus sérieux et son programme en matière de souverainisme économique et politique me semble le plus réaliste.

Mais par contre, je ne me retrouve vraiment pas dans la candidature de Benoît HAMON ni dans celle d’Emmanuel MACRON.


Mes convictions

Parce que de droite, je dis que les libertés publiques sont notre bien le plus précieux. Ces libertés qui se retrouvent dans le modèle social français, s’incarnent dans l’État de droit, qui s’essouffle en 2017 du fait de mauvaises politiques et de mauvais citoyens. Alors si ce n’est pas de changer le régime ou le personnel politique qui fait que tout ira mieux, je refuse de soutenir ceux qui, directement ou indirectement, atteignent au modèle social français et à l’État de droit.


Je suis globalement déçu de cette campagne et aucun candidat ne m’a convaincu. Je n’ai reçu qu’un tract du FN dans ma boîte aux lettres (un de LR et un du PS pendant la primaire et un autre de LR pour la législative) ; que font les partis qui reçoivent autant d’argent public ? Voter FILLON, ce serait voter LR, et donc dire que mon combat local pour plus d’honnêteté et de moralité en politique n’a pas de sens. Donc à cause de LR en Essonne, je ne vote pas FILLON.

J’entends déjà tous ceux qui me disent que je fais le jeu des autres partis ; mais c’est la République et la démocratie ! Et si la gauche repasse, et qu’elle refait des conneries, je serai dans la rue. Et si c’est la droite qui en fait, j’y serai peut-être aussi ! Et non, je me serai exprimé, et quand 50 % des Français voteront blanc, alors les élus ne seront plus légitimes mais ça nécessitera d’abord une prise de conscience des électeurs et qu’ils s’intéressent à la politique…