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Sur la campagne de prévention du VIH à l’intention des personnes homosexuelles

Dans la France socialiste de 2016, l’homophobie commence à partir du moment où l’on dit qu’il n’est pas normal que l’argent du contribuable finance des campagnes de communication promouvant le sexe protégé mais débridé. Or, si je ne comprends pas ces affiches, c’est parce que je suis un frustré ne ressentant pas d’attirance sexuelle pour les hommes, n’ayant pas non plus envie de « queuter » sans cesse, donc un homo refoulé.

Plusieurs maires ont entrepris de censurer ces affiches au nom de l’atteinte aux bonnes mœurs et/ou de la protection de l’enfance. À n’en pas douter, ils sont sûrement aussi fascistes que moi car pourquoi veulent-ils empêcher des gens de s’aimer et d’être heureux ? Soi disant que les enfants de cinq ans ne pourraient pas les comprendre ; mais que fait Najat VALLAUD : Vite, il faut revoir les programmes de maternelle pour lutter contre les préjugés sur l’homosexualité !


Une campagne homophobe

Au regard de ces quatre affiches, faut-il en déduire que les personnes homosexuelles sont des queutards qui passent leur temps à baiser « avec un inconnu », « le coup d’un soir », « pour un week-end » ou « pour une fois » ? J’ai la faiblesse de penser qu’on peut évoquer les moyens de préventions des maladies sexuellement transmissibles sans forcément montrer des personnes en rut, en train de se déshabiller ou de s’embrasser avec des légendes plus qu’explicites…


Du sexe avant toute chose

Je trouve un petit peu réducteur d’assimiler amour et sexe puisque le premier me semble pouvoir durer un tout petit plus longtemps que le second. Nous sommes bien là dans la société de l’immédiat qui veut nous donner à penser, pour qu’on dépense toujours plus, que notre joie profonde se trouve dans la consommation irréfrenée de biens, de services et d’amants. Pourtant, je crois que nous pouvons trouver un vrai bonheur ailleurs que dans le matériel.


Un contre-message

Je me permets de rappeler que le VIH augmente principalement en France chez les personnes homosexuelles, qui représentent 42 % des nouveaux cas en 2014 (Source Sidaction). Or, je pense qu’on a statistiquement moins de risques d’être contaminé en ne couchant pas ou peu plutôt qu’en couchant. Or, ces affiches, qui me rappellent celles qui disaient « Sortez couverts » il y a dix ans environ, développent surtout l’idée que la normalité de l’homosexualité est de coucher.


D’un point de vue neuroscientifique, la vision de l’affiche papier fait travailler moins de parties du cerveau (donc est moins percutante) que la télé. À quand un clip ? Bon, plus sérieusement, si j’ai effectivement l’habitude d’obéir à la télévision et à internet parce que si c’est écrit, c’est que c’est vrai, les affiches, j’ai pas trop tendance à y croire, quand j’y ai prêté attention. Bref, si on me fournit pas les capotes gratuitement et au besoin, je me protégerai quand j’y penserai.


marisol-touraine



2015 : le SIDA progresse toujours en France

Une carte de Nicoeno réalisée pour FranceTV.info – Tous droits réservés


Les années se suivent et se ressemblent : le SIDA (étape avancée de la séropositivité) continue de progresser en France. Alors certes, cela pourrait simplement vouloir dire une dégradation de la santé des personnes séropositives et non pas une augmentation du nombre de personnes contaminées. Pourtant, c’est le cas…

Je veux donc m’interroger sur les raisons qui font qu’un pays développé, la France, dans lequel l’accès aux préservatifs est facile et les risques sanitaires connus de tous, puisse continuer de développer le SIDA. C’est un peu comme si l’embrigadement doctrinal que l’on fait subir aux collégiens, aux lycéens ou aux communs dans les médias ne fonctionnait pas.


Comment est né le SIDA ?

Bien malin serais-je si j’avais cette réponse. Je reste cependant encore fasciné par tout ce qu’on a pu attendre (de loufoque – des théories du complot) sur la question : des rapports sexuels entre des hommes et des singes, une punition divine contre les personnes homosexuelles, une expérience génétique des Américains en Afrique qui aurait mal tourné…


Je suis partisan de la stratégie ABC (qui fonctionne en Afrique)

En 2007, George W BUSH détaillait une stratégie qui lui a valu l’inimitié de tous nos bienpensants soixante-huitards. Soit une liste d’étape à respecter pour éviter la contamination sinon la transmission : A pour Abstinence, B pour be (être en anglais) – sois fidèle, C pour condom (préservatif en anglais). Je pense que c’est à ce jour la meilleure stratégie.


Pourquoi on n’y arrive pas en France ?

J’y vois deux raisons : la première est que beaucoup (certains chiffres disent 50 000) de séropositifs ignorent leur maladie et qu’ils « couchent » pensant être sains donc transmettant le virus. La seconde est ce besoin d’émancipation des diktats de la société donc si la société dit « protégez-vous », je ne le fais pas… 2/3 des jeunes (18-25 ans) coucheraient sans préservatifs…


La réussite passe par le sexe

En Occident, celui qui réussit possède trois caractéristiques : l’argent, le pouvoir et le sexe. Je me rappelle un de mes profs à Sciences-Po (je n’ai jamais fait Sciences-Po) qui me disait que la réussite passait par le fait d’avoir « une femme, des enfants, un poisson rouge et une maîtresse« . Alors, cumuler les partenaires sexuelles serait un signe de réussite. (Pas à mes yeux de fachô)


La preuve par la science

De plus en plus d’études scientifiques veulent démontrer que l’homme n’est pas fait pour rester éternellement avec la même femme (du genre que l’amour dure trois ans). Donc qu’il est normal de cumuler les aventures sexuelles. La preuve scientifique, c’est qu’une femme ne pourrait avoir deux orgasmes consécutifs qu’avec deux partenaires successifs différents…


Plus de sexe = plus de risques

Après, cela obéit aux lois de proportionnalité. Plus je fréquente de partenaires et plus j’ai de risques d’être contaminé, en tombant sur une personne séropositive ou en ne me protégeant pas ou en me protégeant mal. Je trouve juste cela dommage de devoir passer sa vie à se soigner parce qu’on a eu un comportement à risque, même une fois.


À quand la responsabilisation ?

Je crains que le développement du SIDA en France tient aussi au fait que les Français n’ont pas assez d’engagements responsables. Par exemple, lorsque je donne mon sang, je m’assure qu’il soit le meilleur possible, je ne vais pas aller me droguer juste avant… Une femme lorsqu’elle est enceinte fait attention pour son bébé. Pourquoi le souci de l’Autre n’est pas systématique ?


Que l’école et les médias changent leur discours

Je pense que la propagande hygiéniste ne passe par car elle est trop empreinte d’un discours idéologisée post-soixante-huitard. Quand le message donné aux gens est « Sortez couverts« , cela signifie aussi que celui qui ne sort pas est le dernier des impuissants. Je suggère donc de revoir toutes les campagnes de prévention pour mettre en avant l’impact du SIDA sur soi et les autres.


Je suis malgré tout admiratif des peuples Africains qui subissent le SIDA plus directement que nous, qui survivont avec nos trithérapies, et qui prennent des mesures efficaces pour endiguer l’épidémie. Est-ce là l’individualisme de nos sociétés occidentales ? Je le crains. Voilà la sale mentalité que j’espère un jour voir changer : « C’est tout pour ma gueule, tant pis si j’ai le SIDA (et surtout si je le file à quiconque), de toute façon je dois bien mourir un jour. » Alors changeons cela !

Vers la fin des FEMEN ?

Dure semaine pour les FEMEN, ce mouvement féministe qui use de pratiques terroristes et scandaleuses pour se faire remarquer et porter un message si confus qu’il en devient illisible. Après leur condamnation du 30 juin, elles comparaissaient ces 9 et 11 juillet 2014 devant le Parquet de Paris pour « dégradation » et « exhibition sexuelle ».

Premier procès en France pour neuf des membres des FEMEN (les dernières survivantes du mouvement ?). Et un petit réquisitoire pour ce premier procès, dont on peut s’interroger de savoir s’il aurait été le même dans le cas d’un saccage de synagogue ou de mosquée : 1500 € pour chacune des accusées. Christianophobie sous-jacente ?

Rappelons les faits

Le 12 février 2013, ces neufs demoiselles entrent dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, se déshabillent laissant apparaître leur poitrine, et armée de bâtons de bois sonnent une salve pour fêter le renoncement du Pape Benoît XVI. Neuf cloches restaurées étaient alors exposées dans la cathédrale et deux d’entres elles ont été légèrement abîmés par les furies. Le 20 décembre 2013, une autre FEMEN était montée dans le chœur de l’église de la Madeleine à Paris pour mimer un avortement, choquant les croyants.

Qui sont les FEMEN ?

Des filles à problèmes, sans aucun doute. Elles sont financées par un millionnaire allemand qui a fait fortune dans l’industrie pornographique, l’homme étant le propriétaire de leur premier site Internet. C’est d’ailleurs sur ce média que j’avais consulté aux origines du mouvement, que j’étais tombé sur une vidéo de femme en train de s’intromettre une tête de poulet mort dans le vagin. Quelle étrange conception du féminisme ! Les idéologues ukrainiennes des débuts se sont dispersées (leur parti politique a même été dissous), les fonds se sont taris et elles sont aujourd’hui composées de personnes en situation de mal-être.

Comment agissent-elles ?

Désireuses de libérer les femmes, elles apparaissent seins nus le corps peint de slogans dits féministes : c’est le sextrêmisme. Elles attaquent toutes les institutions vues comme phallocrates ou machistes tels les États, les religions (notamment l’islam et le christianisme) ou les groupes revendicatifs proche de l’extrême-droite (comme Civitas lors des manifestations contre le « mariage pour tous »). Manifestement, elles n’ont pas compris, à l’image de leur chef de bande Inna SHEVCHENKO, que la France est un état de droit laïc. On doit leur premier intervention en France aux frasques de Dominique STRAUSS-KAHN.

Ce que je leur reproche

Plus que leur anticléricalisme latent, c’est l’illégalité de leur action qui est condamnable et qui joue contre elles. Tel Act Up*, les FEMEN mènent le mauvais combat pendant que prospèrent les actions et les menaces à leur cause. Elles ont juste un problème avec l’autorité et les institutions, telle celle du mariage. Elles en veulent notamment à l’Église sans comprendre que les chrétiens ne se contentent pas de suivre un dogme mais ont chacun leur propre opinion, et que cette institution est détachée de la République (ce qui est différent et relatif en Ukraine). Paradoxalement, plusieurs d’entres elles affirment leur hétérosexualité certaine et leur désir de former un couple fixe et d’avoir des enfants.

Succession d’ennuis

Le lundi 30 juin, elles étaient enfin expulsées du local qu’elles occupaient illégalement depuis novembre 2013 (une usine de retraitement des eaux) à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Et condamnées à une amende de 7400 €. Les quelques survivantes du mouvement ont alors promis soit d’occuper une église soit de se réfugier dans une partie de l’Hôtel de ville de la capitale. À cette fin, elles ont écrit une lettre à Anne HIDALGO qui ne leur a toujours pas répondu. Avant leur expulsion définitive ?

Quel avenir ?

Interrogée, Inna SEVECHENKO (la Marianne de la Poste édition 2013 qui voulaient que « les Français lui lèchent le cul« )  affirme qu’elles seraient une cinquantaine de militantes aidées de 300 bénévoles et que 10 à 15 filles voudraient les rejoindre chaque mois. Mais cela sera dur avec leurs ennuis judiciaires, financiers et leur absence de local, nécessaire pour qu’elles puissent vivre ensemble, se défendre et s’embrigader mutuellement (pardon, se former !). Pire, la révolution en Ukraine a cassé leur base initiale qui écrivait leur idéologie.

Les FEMEN ont prospéré à une époque (2011) où l’antifascisme était bien vu de la bienpensance gauchiste, tandis que le PS réalisait alors de meilleurs scores que le FN. Aujourd’hui, cette attitude ne paie plus et les journalistes ont cessé de grandir toutes leurs manifestations top less (seins nus) qui excitaient les pervers. Trop de critiques et d’ennemis de tous bords, ainsi qu’un vrai recul du féminisme en France constatée par Élisabeth BADINTER et bien d’autres, font qu’on peut croire au sursis temporaire du mouvement en France.

* En 1991 notamment, Act up manifestait contre la criminalisation de la transmission du VIH. Il fut des années où l’association manifesta plus pour la régularisation des sans-papiers que pour alerter sur le SIDA.

Le chrétien dans la télé-réalité

On disait la télé-réalité à bout de souffle. La sixième saison des « Anges de la télé-réalité » n’est pas plutôt terminée que commence l’émission « Nabilla, en famille à Paris ». L’autre soir, je regardais en même temps que mon amie Lucie l’émission « Qui veut épouser mon fils ? » sur TF1. Nous échangions des SMS pour nous moquer des candidats et moi de ne pas être tendre avec les caricatures de chrétien.

Dans les émissions de télé-réalité, il en faut souvent un. Comme il faut aussi maintenant un candidat homosexuel et au moins un autre issu de la diversité. Petite analyse de quatre comportements clichés qui isolent les chrétiens dans la société, en les enfermant dans une représentation médiévale et arriéré.

Cette étude a été menée sur différents candidats de télé-réalité ayant participé à « Koh Lanta », « Secret Story », « l’Amour est dans le Pré », « Qui veut épouser mon fils ? » ou encore « Nabilla ».

Il a des idées bien arrêtés, notamment en termes de valeurs

Naturellement, tous les chrétiens sont homophobes, pro-vie (comprendre anti-avortement), anti-euthanasie, anti-préservatif, pour la contamination par le VIH, désireux d’arriver vierges au mariage. Ils pensent être supérieurs aux autres, sont mesquins, opportunistes et calculateurs. Ils n’aiment pas les croyants d’autres religions, notamment les juifs et les musulmans. Ils ont plein d’idées sur la politique et voudraient des politiques chrétiens. Surtout, ils se croient chrétiens.

Il cite la Bible à tort et à travers

Pour justifier son attitude et ses comportements, le chrétien a toujours sous le coude une référence de la Bible, qui une fois sur deux, n’est pas dans la Bible mais dans l’imaginaire collectif et populaire. Tel un Témoin de Jéhovah ou un charismatique, il manie habilement des morceaux de phrases qu’il isole de leur contexte, leur donnant un tout autre sens. Il aime particulièrement les Pères de l’Église comme saint Augustin, pour les relents de paganisme de leurs écrits.

Il bénit ce qu’il mange 

Le repas est un grand moment de télé-réalité car il force les candidats à paraître ensemble. L’occasion est trop belle pour notre chrétien de ne pas se faire remarquer par un bénédicité ou une prière. Dommage pour lui de ne pas comprendre que si Dieu est à l’origine de la création du monde, alors ce qu’on mange est naturellement bon et béni. Ou que s’il veut remercier d’avoir à disposition le « pain de ce jour » (qui est la Parole de Dieu), alors compris comme la nourriture, il ne tient qu’à lui d’œuvrer pour une meilleure répartition des ressources alimentaires sur notre planète en surproduction.

Il jure et prie en permanence

Généralement asocial, il passe son temps à invoquer son Dieu par la prière ou avant de prendre une décision importante. Il le fait de manière ostentatoire, en contradiction avec les indications de jésus sur la prière en Matthieu, 5. Le signe de croix est son rituel quotidien et un outil qu’il emploie pour montrer sa piété et surtout se faire remarquer. Là encore, ne comprenant pas la symbolique de ce geste qui nous place en présence de Dieu, il en use et abuse à l’évocation d’un mort ou d’une chose grave.

Maintenant, vous ferez plus attention si comme moi, vous perdez votre temps à regarder la télé-réalité. Sauf que sorti assez vite des émissions avec éliminations, ils ne durent pas assez longtemps pour pouvoir montrer la bonté de la nature humaine, qui se retrouve dans tout homme. Mais qui perce souvent assez mal chez les candidats de ces émissions, la bêtise prenant le pas sur le reste.