Archives du mot-clé vidéo

Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : sur la première vidéo d’Alexis IZARD (LaREM – Osons Savigny)

Pour des pros de la communication, ils nous font une vidéo très ancien monde…

Regardez vous-même (1 minute 07), ça fera quelques vues saviniennes, et puis on en discute.



Sur la forme, une vidéo accouchée dans la précipitation

  • Un support compressé qui pixelise à mort la vidéo si on n’utilise pas la 4G ou la fibre pour la regarder.
  • Un format d’image moyennement adapté à Twitter à cause des deux bandes noires horizontales qui, si elles permettent que les sous-titres ne soient pas couvertes par les icônes de lecture, révèlent l’utilisation de la plate-forme Clideo.com.
  • Un candidat faussement négligé et faussement cool. En plein été, veste de costume neutre, cravate tombée, chemise neutre non repassée, et col ouvert. Cheveux peignés. Barbe naissante. Les lunettes rondes font un peu trop singe savant.
  • Le lieu, manifestement son jardin, envoie un double mauvais message : déjà parce qu’il n’est pas entretenu et préfigure un mandat à cette image, brouillonne et anarchique ; ensuite, parce que cela dit qu’il n’est pas allé chercher loin pour prendre un lieu représentatif de Savigny. Lumière correcte. Petits bruits en arrière-plan, pas forcément gênants.
  • La gestuelle est trop mécanique, et la manière dont il positionne ses mains trahit qu’il n’est pas à l’aise. À certains moments, on dirait qu’il nous montre la taille du poisson qu’il a pêché. À d’autres, qu’il est en train de peloter quelque chose ou quelqu’un…
  • La voix est posée, et il ne parle pas trop vite. Mais ses respirations et intonations, et la manière dont il séquence ses phrases, sont ridicules, car elles ne sont pas naturelles.
  • Sur la fin, une utilisation dérangeante du logo de la Ville avec une annonce clairement faite à l’arrache puisque les informations sont à venir. Sachant cela, si je suis MEHLHORN, je ne prête rien, et il se retrouve sur la Place Davout !
  • Enfin, la seule chose bien est que la vidéo n’est pas trop longue, et que le texte, plutôt court et bien découpé, arrive à la rendre dynamique. Donc qu’on reste et qu’on la regarde d’un trait.
  • Par ailleurs, si parmi tous les gens qui ont aimé ou relayé cette vidéo, dont le célèbre Laurent FONTAINE, du duo BATAILLE et FONTAINE sur TF1, vous pouvez me trouver des Saviniens…

Sur le fond, une vidéo qui ne dit rien

Le message : Coucou, c’est moi. On se revoit le 27 septembre.


Bonjour à tous, je m’appelle Alexis IZARD, j’ai 27 ans, je suis chargé d’affaires chez BPI France où j’accompagne les entreprises françaises dans leur développement. Et je suis le candidat investi par la République en marche pour les prochaines élections municipales à Savigny-sur-Orge.

==> Bonne entrée en matière qui dit l’essentiel : je suis le candidat MACRON.

Savigny-sur-Orge, j’y ai grandi, j’y suis très attaché, et j’ai eu le temps de constater ses grandes qualités mais aussi ses faiblesses. Et aujourd’hui, je ne veux plus me contenter d’être spectateur. Je veux devenir acteur des changements dont notre ville a besoin.

==> Quelles qualités ? Quelles faiblesses ? Considères-tu donc que tu étais spectateur en 2014, lorsque tu étais sur la liste FABRE ? Ou en 2017, lorsque tu étais candidat suppléant aux législatives ? Et avec ce que tu faisais dans Génération Savigny, dont tu t’es vanté dans ta présentation papier ? Pourquoi ne t’es-tu pas engagé avant si tu es si attaché à cette ville ?

Ça fait trop longtemps que Savigny manque d’audace, d’ambition, d’innovation. Il faut que ça change !

==> Que mets-tu derrière « audace », « ambition » et « innovation » ? Comme au flipper, à chaque fois qu’il emploie un mot-clé, tu as un ding.

C’est pour ça qu’accompagné d’un collectif d’horizons divers et particulièrement motivé, nous allons porter un projet ambitieux pour notre ville. 

==> Vive la diversité ! Heureusement que ses colistiers sont motivés ! C’est mieux pour faire campagne ! Mais qui sont-ils ? Et quel est ce projet ambitieux ?

Un projet qu’on constituera en allant à votre rencontre pour tenter de comprendre vos problématiques mais aussi et surtout pour écouter vos ambitions pour la ville.

==> Donc en fait, et contrairement à ce que tu viens de nous dire, tu n’as pas de projet, donc tu n’as pas d’idées, et tu indiques en plus vouloir diriger au sondage. Cela s’appelle le populisme, et c’est ce que tu reproches au RN !

L’audace, l’innovation et l’écoute seront, en effet, au cœur de la campagne que je mènerai. Et qui sera lancée le 27 septembre à l’occasion d’un grand événement auquel vous serez tous conviés.

==> Tu te répètes avec « audace » et « innovation ». Alors montre nous comment tu innoves.

En attendant, je vous souhaite un très bel été et je vous dis à très bientôt, au plus proche de chez vous ! Liste « Osons Savigny » – Soirée de lancement Vendredi 27 septembre 2019 (informations à venir)

==> Qu’est-ce que signifie « au plus proche de chez vous » ? Bref, tout cela pour nous donner rendez-vous le 27 septembre dans un mois et demi. Tu aurais donc pu prendre plus de temps pour nous proposer une bien meilleure vidéo, et nous dire des choses concrètes.


Conclusion

Une annonce de campagne qui se veut moderne parce qu’en vidéo, mais qui se révèle décevante car terriblement classique.

Un mois après avoir été investi, il était temps que IZARD s’active un peu. Mais cela tombe en plein mois d’août, donc la portée est finalement réduite…

Mais comme finalement, il nous dit qu’il ne se passera rien avant le 27 septembre, on se demande finalement à quoi bon occuper l’espace avec un document si critiquable ?

De toute façon inutile, parce que qui va prendre le temps de le regarder, de le penser et de le critiquer, et qui va voter pour IZARD pour son programme, quel qu’il soit ?

Les Saviniens vont voter pour MACRON, donc il aurait plutôt intérêt à en faire le moins possible, surtout s’il commence avec des conneries…



Sur la vidéo soviétique de propagande du ministère des territoires et des collectivités annonçant le lancement du renouvellement urbain de Grand-Vaux

L’image d’illustration que j’ai choisi présente un des nombreux faux-raccords présents dans cette courte vidéo de 2 minutes 10. En l’occurrence, il s’agit ici du moment où le maire explique que le pôle des services publics sera situé sur la place des commerces… Donc soit il n’a pas les mêmes plans que nous, soit il ne connaît pas son projet, et j’opterai personnellement plutôt pour la deuxième hypothèse…


Avant donc de commenter la vidéo avec vous, je voudrais d’abord déplorer que la parole n’ait à aucun moment été donné aux locataires du quartier (ceux qui vont dégager).

En effet sur quatre habitants du quartier interrogés, dont trois sont conseillers citoyens, il y a deux copropriétaires des Sables (Marie-Claude FRICAULT et Danielle HUGUET) et un du groupement immobilier de l’Yvette, Yacine BALIT, qui comme Rayana GAYE, intervient ici en tant que commerçant.


La vidéo commence donc par l’intervention de Marie-Claude FRICAULT qui nous dit qu’il faut « changer l’image du quartier » parce qu’il a une mauvaise image.

Ben, c’est clair qu’au travers de la vidéo, et d’un point de vue tout à fait subjectif, on semble surtout voir des copropriétaires qui aimeraient que les locataires dégagent pour rehausser la valeur immobilière de leurs biens, et des commerçants qui attendent la rénovation pour faire du fric, même s’il faudrait déjà voir à quel prix on va les exproprier, et là, ça commence mal sur le seul principe de gagner de l’argent…


Ensuite, il y a MEHLHORN qui nous raconte que la maison du projet (223 000 euros) est « une interface entre les sociétés qui œuvrent au projet et la population« .

Et donc on voit deux habitantes, au hasard des conseillères citoyennes : Marie-Claude FRICAULT et Danielle HUGUET, qui se font expliquer le projet.

Et MEHLHORN de préciser que c’est un lieu d’échange et d’information sur l’évolution du projet…

Je ne veux donc pas le décevoir, mais absolument rien n’a changé ou évolué depuis le 18 avril 2018, sinon que des éléments dont nous ne sommes pas informés (comme la localisation du type de nouveaux logements)…


À ce propos, ils sont vachement salauds avec MEHLHORN parce qu’ils auraient pu tourner à nouveau la scène dans laquelle il dit :

« On va détruire à peu près 580 logements ce qui corresponde à trois barres et deux tours qui vont être détruites« .

Je passe sur le moment où tu as MEHLHORN qui explique donc qu’ils vont détruire deux tours, et le film qui montre alors pile à ce moment la tour Monet du 1, rue Van-Gogh, qui est la seule qui ne va pas être déconstruite…

Je ne m’attarde pas plus sur le moment où MEHLHORN vante l’accession à la propriété, alors qu’on sait déjà que l’actuelle population des locataires de Grand-Vaux n’a pas les revenus pour ce type d’accession là.

Et aussi, qu’est-ce que change que les hauteurs soient limitées, quand tu conserves Monet qui est sur la partie la plus haute du quartier, et le GI de l’Yvette, qui est sur la plus basse…


Puis on a la brillante intervention de la militante LR Danielle HUGUET qui se réjouit que les tours soient détruites (et l’image remontre la tour rose).

C’est vrai que c’est bien connu que ce sont les tours qui posent les problèmes économiques et sociaux. Ce n’est pas qu’on est logé dedans, parce qu’on est pauvre, mais ça doit être les tours qui appauvrissent…

Et la dame insiste qu’il faut que « chacun s’ouvre aux autres » (mais pas les copropriétaires avec les locataires parce que ces derniers sont sales, moches, pauvres et qui puent), et aussi « qu’on soit plus tous enfermés parce qu’il y a trop de grandes tours et trop de choses qui nous conviennent plus quoi »…

Outre que nous n’en saurons pas plus sur le trop de choses qui ne conviennent plus, pour avoir déjà entendu Mme HUGUET, complètement apolitique, mais soutien ouvert de Robin RÉDA et de la majorité municipale LR, je me demande si ce ne sont pas les jeunes, les noirs et les Arabes qui la dérangent ; et ce propos est d’autant plus savoureux quand elle propose son aide à la toute fin de la vidéo : « C’est un grand grand espoir, et on fera tout pour, enfin moi personnellement, je vais œuvrer pour cela. » Limite, j’ai l’impression qu’elle veut œuvrer à la réémigration…


Enfin, ce sont des propos minables du maire qui dénonce la « dalle commerciale qui tombe complètement en désuétude ». Et j’ai envie de demander à qui est-ce la faute ? Parce que qui pourrait proposer des baux commerciaux précaires, et qui ne va rien faire avant 2024 ?

Ou encore, qui, comme le dit Mme GAYE, ferait redémarrer le commerce sans attendre ? Qui est responsable de la propreté, et de la sécurité ? Le même maire, qui se dit, que tout redeviendra propre, lorsque les vilains locataires seront partis… Moi, j’en doute, et je pense que le quartier ni tellement plus propre ni plus sécurisé vers 2030…


C’est donc une vidéo promotionnelle complètement déconnectée de la réalité, qui créé le discours fictionnel que ce sera mieux après parce qu’il y aura moins de tours et plus de commerces. Oui, mais comme il y aura plus d’habitants, et pas plus de politique sociale…


Tiens, c’est étrange ce placement des mains, voilà à quoi cela me fait penser…



Sur la malhonnête vidéo de désinformation « NPNRU – Un nouveau visage pour les quartiers »

C’est une bien jolie histoire que l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) tente de raconter aux habitants d’un quartier sélectionné dans un programme de rénovation. Le problème est qu’elle est fausse de bout en bout, et n’a d’autre but que de faire accepter ce projet et ses conséquences aux habitants. J’en veux déjà pour preuve qu’elle prend l’exemple d’une ville fictive plutôt que de montrer une rénovation réussie.

Pour commencer, je vous invite à visionner cette vidéo de 2 minutes 22.

Elle présente la rénovation du quartier fictif de Bas-Champs, construit dans les années 1960.

Elle accumule les clichés sur les quartiers à rénover. Évidemment, elle ne dit pas son coût…


Avec le temps, Mme … a vu son quartier se dégrader, et les niveaux de vie des habitants diminuer.

==> Le commentaire tente de nous expliquer que c’est parce que le quartier s’est dégradé (A) que les niveaux de vie des habitants ont diminué (B). Or l’étude de l’Histoire et de la sociologie des Grands ensembles nous montre que c’est exactement l’inverse qui s’est passé.

Les niveaux de vie des habitants ont commencé par diminuer (B), d’une part du fait de la crise économique des années 1970 ; d’autre part, parce que les nouveaux habitants qui venaient peupler les Grands ensembles à partir des années 1975 avaient moins de moyens.

Malheureusement, un quartier est proportionnellement entretenu en fonction de la richesse de ses habitants. À habitants appauvris, quartiers dégradés (A). D’où une spirale récessive d’une pauvreté qui appelle à d’autres pauvretés…


La boutique de M. SAID, tout comme les autres commerces, ont subi les conséquences.

==> Il convient ici de distinguer deux types de conséquences : celles liées à la dégradation du quartier (A) et celles liées à la dégradation du niveau de vie des habitants (B).

(A) Un quartier dégradé jouit d’une image négative qui ne donne pas envie aux commerçants de rester ou de s’installer.

(B) Un quartier appauvri ne permet pas au commerçant de faire des affaires.

La rénovation, pour être efficace, doit donc transformer l’image du quartier, qui comme nous l’avons vu précédemment est attaché à la richesse des habitants. En conséquence, pour restaurer une offre commerciale, il faut soit enrichir la moyenne des habitants (en trouvant du travail aux chômeurs ou en amenant des personnes plus aisées) pour qu’ils prennent soin de leur quartier soit remplacer les plus pauvres par de plus riches pour qu’ils consomment.

Nous allons cependant voir par la suite que la vidéo fait part de délais très court, qui ne peuvent en l’état qu’apporter une solution de déportation des habitants actuels (pauvres), pour les remplacer par de plus riches.


Mme … prend le bus pour aller travailler. Son trajet prendra une heure.

==> Pour information, la moyenne du trajet domicile/travail est de 68 minutes aller et retour en Île-de-France, et c’est la plus forte de France. Pour autant, la vidéo ne précise pas si 60 minutes correspond à un seul mouvement. Dans le cas où il s’agit d’un double-mouvement, alors Mme … est moins malheureuse que la moyenne !


Son fils, Ousmane s’implique dans une association d’habitants parce qu’il a plein d’idées pour l’avenir du quartier.

==> Je commence à avoir l’expérience de plusieurs rénovations urbaine en ayant enquêté ici et là. Or, dans la réalité, Ousmane n’est pas souvent là…


Les idées fusent : remplacer les immeubles vétustes

==> La vidéo montre le remplacement d’un immeuble de 11 étages par un immeuble de 3 étages. En admettant qu’il y ait 4 appartements par étage, ce sont les habitants de 32 appartements qu’il faut alors reloger.

La suite de la vidéo explique que les tours disparaissent au profit de maisons et de petits immeubles. Par conséquent, où est relogé la population qui habite actuellement le quartier ? Hors du quartier forcément…

Le remplacement par du neuf impliquera que les nouveaux loyers seront plus élevés donc entrainera une sélection des habitants avec ceux qui auront les moyens de rester, et les autres qui devront dégager.


ouvrir le quartier pour favoriser les échanges

==> Tout dépend si c’est possible

D’une part parce qu’on ne peut pas forcer les échanges.

D’autre part, parce qu’il y a des contraintes naturelles relativement insurmontables : une autoroute, une voie de chemin de fer, une rivière…


Les tours sont progressivement remplacés par des petits immeubles et des maisons. Le quartier s’embellit.

==> Les loyers des petits immeubles ou des pavillons sont généralement plus importants que ceux des grandes tours. Donc l’ANRU se félicite de créer une nouvelle ségrégation socio-spatiale en répartissant plus loin les personnes plus pauvres, dans de futurs quartiers à rénover (c’est leur fonds de commerce), au nom d’une mixité sociale, qui trop souvent est un échec .

La beauté est subjective. Mais j’en déduis que l’ANRU considère donc que virer les pauvres embellit un quartier…


Le centre d’activités nouvellement créé rassemble un ensemble de commerces, de services publics, de bureaux, et cela insuffle une nouvelle dynamique à la Ville.

==> Combien cela coûte ? Comment on force des nouveaux commerçants à s’installer ? Comment a-t-on changé l’image du quartier pour les attirer, sinon en chassant les pauvres ? Comment installe-t-on des services publics si la sécurité n’est pas assurée ? Comment développe-t-on des bureaux sans fibre optique ou sans partenariats ?


Les activités commerciales ne sont pas les seules concernées par le plan de rénovation urbaine. Ici, une médiathèque a été construite.

==> On notera que la vidéo qui présente la concertation avec les habitants ne précise pas que ces structures l’ont été à la demande des citoyens.

Très paradoxalement, la vidéo ne montre que des gens qui s’occupent de logement…


[Dans les années 1960] Bas-champs a été conçu comme une solution de logements rapidement sorti de terre. Les espaces de jeux et de détente n’avaient pas été pris en compte. Désormais, (les enfants) profitent d’un quartier qui leur sourit enfin.

==> Qu’est-ce qu’un quartier qui sourit ? Qu’est-ce que cela veut dire ?


Une ligne de tram a été créée et permet à Mme … de gagner 30 minutes par trajet. Le tram, c’est aussi un moyen d’ouvrir la banlieue vers l’extérieur.

==> À qui veut-on faire croire que le Tram était dans le projet de rénovation urbaine ? Comme s’il avait été financé par l’ANRU… Les deux projets ont pu être concomitants, mais la seule volonté de l’ANRU ne peut suffire à créer une ligne de tram, du fait des financements.


Aujourd’hui, Bas-champs est un quartier ou il fait bon vivre, et c’est l’ambition du renouvellement urbain : redonner vie à des zones délaissées depuis de nombreuses années en permettant aux habitants de s’y sentir bien, et ça marche.

==> Pour l’ANRU, le renouvellement urbain s’adresse à des zones sans vie…

Quels habitants s’y sentent bien ? Les nouveaux qu’on a installés ? Ou les anciens qu’on a virés ?

Ça marche tellement qu’ils ne communiquent pas sur les réussites, et prennent un exemple fictif pour leur vidéo…


Cette publicité d’une rénovation est mensongère car elle se fait de manière hors-sol sur un terrain où les financements semblent illimités et toutes les constructions possibles… Sauf que la manière la plus efficace de changer l’image d’un quartier est d’en remplacer la population. Or, de celle là, qui vivait dans les tours à la place desquelles il y a petits immeubles et maisons, mystérieusement aucune nouvelle… Tout le monde n’a pas la chance d’être comme Ousmane.