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Les Arabes (non croyants) sont les premières victimes de l’islamisme

On entend régulièrement dire, dans ces tragiques actualités, que « les musulmans sont les premières victimes de l’islamisme ». Or, je pense que cette sentence est triplement fausse, car c’est non seulement méconnaître l’islam que d’en occulter tout ce qui nous dérange, mais en plus minimiser les souffrances sociales de tous ceux qui se sont complètement détachés de la religion, et qui n’aspirent qu’au seul fait qu’on leur foute la paix !

Il est intellectuellement stupide de vouloir hiérarchiser les victimes du terrorisme islamiste quand les seules vraies victimes sont les personnes qui ont été tuées au cours des attentats. Je vais néanmoins reprendre cette logique sociologique pour pouvoir poursuivre mon propos, non sans relever une mécanique perverse de la victimisation, qui pour défendre une communauté présumée innocente à preuve du contraire, lui invente une culpabilité pour la nier après.

Derrière le fait de vouloir distinguer les musulmans des islamistes, il y a bien sûr la volonté de ne pas stigmatiser. En soi, je n’ai pas l’impression que cette mesure soit si efficace car les xénophobes continuent de penser que tout Arabe est un terroriste qui s’ignore, et que les gens ouverts et tolérants sont trop intelligents pour adresser un grief collectif du fait de la faute de quelques uns, à la condition naturelle que la masse ne soutienne pas l’acte de l’individu.

Or, un des problèmes avec l’islamisme tient notamment au fait qu’environ 1/3 des musulmans se refuseraient de condamner totalement certains actes terroristes, selon diverses études notamment celle de l’institut Montaigne qui avait fait polémique. Non pas tant relativement à la question des assassinats qui sont très majoritairement condamnés, qu’à cette idée que celui qui blasphème le Prophète cherche la merde, et ne doit pas s’étonner d’un retour de bâton…

Mais le politiquement-médiatiquement correct, qui cherche essentiellement à préserver la paix sociale, devient dangereux à partir du moment où il se fait mensonger. Oui, l’islam est une religion de paix, mais c’est aussi une religion de guerre. Une religion d’amour, mais aussi une religion de haine. Une religion de tolérance, mais aussi une religion très intolérante. Et on ne peut pas retenir que ce qui nous intéresse du Coran, de la Sunna, et surtout des hadiths.

Ce que j’écris vaut pour toutes les religions, et je renvoie à un précédent article dans lequel j’expliquais que toute religion est fondamentalement incompatible avec la République, ce qui ne m’empêche pas, moi catholique, de sacrifier à une part de l’intégrité de ma foi pour vivre avec les autres. Et les musulmans, s’ils sont victimes comme les autres, sont aussi « complices », malgré eux, d’une idéologie, quand bien même ils n’y croient pas ou qu’elle n’est plus enseignée.

Il n’y a pas de solution religieuse à ce problème. Quand bien même ces textes seraient enlevés des corpus officiels, et j’insiste sur le fait qu’ils ne le sont pas même s’il est par essence impossible de toucher au Coran, ne doutons pas que certains iraient les rechercher. Une question serait plutôt de savoir pourquoi certains s’emparent-ils de Dieu pour commettre des saloperies, alors que Dieu, s’il est vraiment Dieu, n’a pas besoin des Hommes pour cela ?

J’affirme donc que ce sont les Arabes (et les Kabyles et toutes les autres minorités) qui souffrent le plus de l’islamisme, car quand bien même ils auraient totalement renoncé à cette religion, ils seront immanquablement ramenés à elle. D’autant plus, dans un contexte où certains intégristes présentent l’islam comme une religion à laquelle on ne peut objectivement pas « échapper », peu importe que l’on y croît ou pas, dès lors qu’on est descendant de musulman…