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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : le PS rejoint et soutient le collectif « Bien vivre à Savigny » de Jean-Marc DEFRÉMONT (EELV)

Sans surprise, le Parti socialiste (PS) de Savigny-sur-Orge se rallie au collectif Bien vivre à Savigny.

J’écris « sans surprise », parce que le PS, tout seul, n’est déjà pas en capacité de monter une liste, dans la mesure où ses militants actifs se comptent aujourd’hui sur les doigts de deux mains.


Je vous propose d’ailleurs de commencer par en établir la liste, tel un zélé préfet de Vichy préparant la déportation des juifs (c’est malheureusement comme cela qu’ils me voient) :

– Lydia BERNET, responsable de la section, compétente mais débordée par toutes ses activités, investie comme chef de file pour ces élections,

– Claudine CHARRIER, qui est peut-être la seule de leur équipe à porter une réflexion sur la laïcité, voire même à avoir une action sociale concrète ; j’en profite pour glisser un mot sur son association Trocadon, et vous inviter à vous y intéresser,

– Pierre GUYARD, le vigilant, qui abandonne ses camarades et se retire de la vie politique,

– Jacques SÉNICOURT, le spécialiste des finances, doté d’une redoutable acuité, mais qui ne sait pas conclure ses interventions,

– Pierre JACQUEMARD, le meilleur d’entre nous sur les questions d’éducation,

– Bruno GUILLAUMOT, spécialisé dans les nouvelles technologies,

– Gilles VOLLANT, qui me reproche de fréquenter l’extrême-droite, mais qui n’a aucun problème quand je vais voir l’extrême-gauche trotskyste de la Quatrième internationale (lire ici et ici). Je n’ai jamais compris pourquoi il défend l’appartenance d’élus de gauche à la franc-maçonnerie, alors que ce sont les pires ennemis de la République sociale et égalitaire, en tant qu’ils privilégient toujours leurs « frères » aux autres.


Au-delà de la question du nombre de personnes nécessaires à composer une liste, il y a surtout que Lydia n’a pas le temps de mener campagne ; de la même manière que je ne vois pas comment elle pourrait être maire, et continuer ses activités salariales et syndicales… C’est le dur principe de réalité… Ils n’ont même pas leurs adjoints ! Oserai-je même écrire qu’ils ont choisi Lydia, parce qu’ils n’avaient qu’elle et elle est la plus jeune de leur équipe ? Oui, j’ai osé.


Et puis c’est vrai que dans la période actuelle, il ne fait plus très bon se dire socialiste, parce que cela fait référence au mandat présidentiel d’un certain François H., qui devait combattre son ennemie la finance, mais qui s’est retrouvé à casser le code du travail à coups d’article 49 alinéa 3. Eux vont te dire qu’ils sont fiers d’appartenir au PS parce qu’il y a eu 1936 (la SFIO) et 1981. Mais sincèrement, la gauche PS n’a plus rien fait de social depuis les 35 heures…


Je ne doute donc pas un instant que tous ces gens vont mettre en avant l’union de la gauche plurielle. En fait, ils ne veulent pas gagner seul, mais dans le cadre d’un programme commun, qui fasse sa place à toutes les composantes représentatives des progressistes (moi, j’assume de ne pas souhaiter le progrès du cancer).

Très loin d’eux le calcul simpliste que les voix des socialistes, des écologistes, des communistes et des mélenchonnistes va les amener autour de 30 % au premier tour.

J’aimerais d’ailleurs bien voir cela, parce que je rappelle que l’union de la gauche en 2014, n’a fait que 21 % au premier tour des municipales de 2014, alors que HOLLANDE n’avait pas encore fait trop d’autres conneries que le mariage pour tous (Damned, je suis dévoilé !) et la réforme des rythmes scolaires.


Au final, tout le paradoxe est que ces socialistes qui détestent profondément Jean-Marc DEFRÉMONT, qui a longtemps été chez eux, et qui défend leur couleur depuis l’élection cantonale de 2005 ; qu’ils avaient repoussé en 2013 pour lui préférer le parachuté GUYARD (à 65-35 de mémoire), et qu’ils ont fini par pousser dehors fin 2015, vont se retrouver sur la liste de DEFRÉMONT qui sera leur candidat de tête. Ah, l’hypocrisie de la politique…

Pauvre « Bien vivre à Savigny », qui devait être un collectif indépendant à la base, et qui va donc recycler tous les partis de gauche qui cherchent désespérément à se réinventer, tel une poubelle pratiquant le tri sélectif. Mais ça au moins, c’est écolo !




Mes reproches à la conférence de Charles ZORGBIBE au 4e salon du Livre d’Histoire de Savigny-sur-Orge

Étonnante et très décevante conférence du parrain du 4e salon du Livre d’Histoire, Charles ZORGBIBE ; lequel n’est pas historien de formation, et cela s’en ressent sur la méthode de travail, et le manque criant de rigueur scientifique…

S’il voulait que j’achète son livre de 496 pages intitulé L’imbroglio, Roosevelt, Vichy et Alger, c’est raté, parce que la conférence m’a fait douter de sa crédibilité d’historien.

Je ne prétends pas qu’il soit pétainiste, et qu’il essayait de réhabiliter PÉTAIN au travers d’une positivisation de son image au travers du regard des États-Uniens. Mais il y avait tout de l’esprit et de la logique réflexive des tenants de la théorie du glaive et du bouclier.

Et non, on ne peut pas dire que Franklin Delano ROOSEVELT était pétainiste et vichyste, parce qu’il appréciait personnellement l’homme et le militaire PÉTAIN, ce que semble effectivement traduire des courriers rassemblés par l’auteur !


Tout d’abord, ZORGBIBE nous a expliqué que la Cour Suprême bloquait systématiquement les mesures de politique intérieure de ROOSEVELT, lequel était menacé par une procédure d’impeachment, ce qui ne lui laissait de latitude que sur la politique extérieure, et justifiait qu’il s’y intéresse autant.

Or, la Cour Suprême s’est rallié au New Deal en 1937 ; le Congrès américain a toujours été démocrate sur la période de 1932 à 1945 ; je n’ai trouvé aucune trace d’un impeachment envisagé contre ROOSEVELT, et la conférence portait sur une période débutant en 1940.


Ensuite, ZORGBIBE a nuancé le vichysme de l’administration américaine en nous expliquant que si les États-Unis avaient soutenu PÉTAIN jusque très tardivement, ils ne soutenaient pas pour autant la collaboration et l’alliance militaire contre les bolchéviques ; et que ROOSEVELT se mettait en colère dès que Vichy faisait un pas vers l’Allemagne.

Mais Vichy n’est rien d’autre qu’un régime de collaboration, engageant la France aux côtés du Reich dans la guerre contre le communisme !

Donc ROOSEVELT, s’il était vichyste, devait être pour la collaboration. Enfin, ce n’était pas très clair pour l’auteur, qui ne voulait pas dire cela, mais quand même…


Après, ZORGBIBE a prétendu que la preuve de l’estimé portée à la France vichyste par ROOSEVELT était la nomination d’un de ses amis très proche, l’amiral William LEAHY, qui serait un vétéran de la guerre de Sécession (1861-1865).

Je ne comprends pas comment c’est possible en tant que LEAHY est né en 1875… Et puis cela ne justifie rien de placer ses potes à des postes d’ambassadeurs, tout en nous disant qu’il était encore plus vichyste que ROOSEVELT, ce qu’il n’a pas étayé !


Puis ZORGBIBE, qui était parti sur l’année 1942, est brutalement revenu sur l’année 1941, pour nous parler de l’invasion de Saint-Pierre-et-Miquelon par les gaullistes, au mépris de toute chronologie.

Et donc que ROOSEVELT envisageait une guerre pour reprendre Saint-Pierre-et-Miquelon, (qui ont été prises le 23 décembre), mais qu’il en a été interrompu par Pearl Harbor, et l’entrée en guerre des États-Unis, qui est intervenu quinze jours avant les 7 et 8 décembre 1941 !


La conférence s’est arrêté assez brutalement, faute de temps, sans qu’on ne s’attarde trop sur les conséquences du débarquement allié de 1942.

Or, à mon sens, c’est toute la partie des relations américano-vichystes qui commence à ce moment qui était la plus intéressante à traiter…


Je m’arrête là, en indiquant avoir appris que Pierre LAVAL était surnommé « Black Peter » par les États-Uniens, et avoir eu confirmation, au travers d’un extrait des lettres de LEAHY que PÉTAIN souffrait vraisemblablement d’un Alzheimer dès 1942.

Et enfin, propre à Savigny-sur-Orge, en exprimant ma surprise que ce soit Annie DEPRINCE, ancienne responsable du service des Archives, qui ait animé cette conférence…



Ce que nous devons encore au régime de Vichy

Voici une petite liste non exhaustive des mesures héritées de Vichy, qui s’appliquent encore aujourd’hui, à partir de mes propres découvertes.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je les renvoie au travail de l’historienne Cécile DESPRAIRIES, dont je n’ai pas lu les ouvrages, mais qui en a listé au moins 100. Je l’ai déjà entendu à la télévision, et c’est une femme très intéressante.

À noter que certaines de ces mesures avaient été votées sous le Front populaire, mais n’avaient jamais été appliquées. Et que beaucoup sont un copier/coller de ce qui se faisait en Allemagne.


On rappellera que les lois, à l’origine de ces pratiques, ont normalement été supprimées par l’ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental dont l’article 1er dispose que :

« La forme du Gouvernement est et demeure la République. En droit, celle-ci n’a pas cessé d’exister. »

Et l’article 2 que :

« Sont en conséquence, nuls et de nul effet tous les actes constitutionnels législatifs ou réglementaires, ainsi que les arrêtés pris pour leur exécution, sous quelque dénomination que ce soit, promulgués sur le territoire continental postérieurement au 16 juin 1940 et jusqu’au rétablissement du Gouvernement provisoire de la République française.
Cette nullité doit être expressément constatée. »


J’ai enfin mis des couleurs selon les thèmes :

– politique

– économique

culturel et sportif

– sanitaire et social


  • le changement d’heure,
  • la police nationale,
  • les Compagnies républicaines de sécurité alors Groupe mobile de réserve,
  • la carte d’identité,
  • le numéro de sécurité sociale (utilisé pour la carte d’identité),
  • Le Code de la route,
  • la sirène des pompiers le 1er mercredi du mois,
  • la loi de « non-assistance à personne en danger »,
  • le menu au restaurant proposant un plat à tarif fixe,
  • le boulevard périphérique parisien,
  • les femmes dans les conseils municipaux,
  • la limitation de la responsabilité pénale des enfants,
  • le salaire minimum,
  • la retraite pour les vieux travailleurs,
  • les comités d’entreprise,
  • les tickets-repas,
  • l’ordre des médecins,
  • l’ordre des architectes,
  • l’ordre des experts-comptables,
  • les tickets-restaurants (ou tickets-repas),
  • la médecine du travail,
  • le meilleur ouvrier de France,
  • les appellations d’origine contrôlées,
  • l’inspection du travail,
  • la licence IV pour la vente d’alcool,
  • les cantines d’entreprise,
  • la profession de guide de haute montagne,
  • le rugby à XV,
  • la fête des mères,
  • le handball (mot allemand),
  • le judo,
  • l’épreuve du sport au baccalauréat,
  • les stations de sports d’hiver,
  • l’IDHEC (la FEMIS),
  • les fouilles archéologiques,
  • la réunion des musées nationaux,
  • l’accouchement sous X,
  • la visite médicale à l’école,
  • le carnet de santé,
  • la vaccination obligataire,


Emmanuel MACRON, arrêtez l’essentialisme : « la France » n’a pas organisé la rafle du Vel d’Hiv !

Qu’est-ce que l’essentialisme ? C’est un courant philosophique qui considère que l’individu est déterminé, et qu’il se définit par ces mêmes déterminations desquelles il peut difficilement échapper. Il s’oppose à l’existentialisme de Jean-Paul SARTRE.

Prenons un exemple : Des terroristes se réclamant de l’islam ont commis un attentat.

J’essentialise : Tous les musulmans sont de potentiels terroristes.

Prenons un autre exemple : Un terroriste a pris la ligne 1 du métro ce matin.

J’essentialise : Tous les usagers de la ligne 1 du métro sont de potentiels terroristes.


Emmanuel MACRON commémorait, ce dimanche 16 juillet 2017, le 75e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Pour l’occasion, il avait invité le Premier ministre israélien Benyamin NETANYAHOU. Il a notamment prononcé ces quelques phrases au cours d’un discours :

« Il est si commode de voir en Vichy un monstruosité née de rien (…) mais c’est faux »

« Alors oui, je le redis ici, c’est bien la France qui organisa la rafle puis la déportation et donc, pour presque tous, la mort des 13 152 personnes de confession juive arrachées les 16 et 17 juillet à leur domicile »

« Je récuse les accommodements et subtilités de ceux qui prétendent que Vichy n’était pas la France »

« Vichy, ce n’était pas tous les Français, mais c’était le gouvernement et l’administration de la France »


Je vous propose maintenant qu’on remplace certains termes dans ces phrases, et que vous me disiez ce que vous en pensiez, naturellement pollué par votre politiquement-médiatiquement-correct.

Vichy devient le terrorisme islamiste ; La France devient l’islam ; Les Français deviennent les musulmans ; La rafle devient les attentats

==> « Il est si commode de voir dans le terrorisme islamiste un monstruosité née de rien (…) mais c’est faux« 

==> « Alors oui, je le redis ici, c’est bien l’islam qui organisa les attentats terroristes de Charlie, du Bataclan, de Nice…« 

==> « Je récuse les accommodements et subtilités de ceux qui prétendent que le terrorisme islamiste n’est pas l’islam« 

==> « Le terrorisme islamiste, ce ne sont pas tous les musulmans, mais c’est la doctrine coranique, appliquée de manière rigoriste, de l’islam« 

Pourquoi donc est-ce qu’on peut cracher sur la France, mais que quand c’est l’islam, ça ne passe pas ? On refuse d’essentialiser lorsqu’il est question du terrorisme islamiste. C’est exactement la même chose qu’on devrait faire en parlant de la France.


Bonus : oserait-on dire devant Bibi NETANYAHOU :

« c’est l’état d’Israël qui organise la colonisation israélienne en Palestine ? »

Non, parce que même en Israël, une partie de la population la condamne. Mais effectivement, c’est bien le gouvernement d’extrême-droite de Benyamin NETANYAHOU qui organise la colonisation israélienne en Palestine.


Donc, non, Emmanuel MACRON, ce que Vichy a fait sans aucune compétence juridique légale et sans autre légitimité populaire qu’un ensemble de deux votes de confiance au maréchal PÉTAIN, ce n’est pas ce que LA France a fait.

C’est ce qu’une France a fait, une partie de la France, qu’on l’appelle « État français », ou « Gouvernement de Vichy », ce n’est pas ce qu’on fait les Français !

Même si certainement 10 % ont collaboré, 1 % a réellement résisté, et 89 % ont fermé leur gueule.


Alors oui, Vichy n’est pas né de rien. Oui, un gouvernement de la France en 1942 (à distinguer du régime de la France libre qui gouvernait certaines colonies, donc une partie de la France) a raflé puis déporté 13 152 juifs.

Mais Vichy n’était pas LA France. Vichy, comme le disait DE GAULLE, c’était un gouvernement de fait, pas un gouvernement de droit !

Merci de ne pas tout mélanger. Merci de ne pas tout essentialiser !

Au fait, c’est très questionnant que les gauchistes prétendent aujourd’hui qu’il y a plusieurs France, puisqu’une France multiculturelle ou une France multiethnique ou même une France coupée en deux, mais que pour le cas des années de l’Occupation, le concept ne puisse soudainement pas s’appliquer !


Je finirais en commentant deux autres phrases du discours de MACRON :

« Nous ne cèderons rien aux messages de haine, nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme ».

==> Pure démagogie en présence de NETANYAHOU. Critiquer l’essence de la politique israélienne, ce n’est pas souhaiter le génocide de toutes les personnes d’origine sémite. D’autant qu’on peut être juif et antisioniste, alors qu’on peut difficilement être juif et antisémite…

« Ce sont toutes ces haines qui se fondent sur ce que l’on est, sur d’où l’on vient, sur ce que l’on croit, que nous devons combattre »

==> Pour moi, le meilleur moyen de combattre la haine est de ne pas en créer. Mais quand on entend MACRON cracher sur la Résistance et ceux qui ont suivi DE GAULLE en les ignorant, ou considérer que les colons ont été des criminels contre l’humanité, je me dis qu’il fait tout pour diviser et créer de la haine.

Cette tendance à l’essentialisation est aussi là pour nous dresser les uns contre les autres, en supprimant toutes les nuances de gris, et en nous renvoyant à une dichotomie blanc/noir (soit je suis pour Israël, soit pour la Palestine, mais je ne peux pas dire que les deux sont moralement condamnables).

Je terminerai rassuré en repensant à une récente macronnerie de notre président, que je n’ai toujours pas compris, et qui ne me rassure pas dans le cadre de sa politique de lutte contre le terrorisme :

« On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme, si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique. »