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Savinière : J’ai interpellé la Chambre régionale des comptes

Lors du Conseil municipal du 10 juillet 2015, Serge KUBRYK, maire de La-Tranche-sur-Mer (Vendée) a évoqué au point 15 de son ordre du jour la fermeture de la cuisine de l’EHPAD « Les Tilleuls » dans sa commune. Mais heureusement, il avait une solution. Il était en train de négocier la location des cuisines de la Savinière pour 50 000 € l’année. Ne restait plus à attendre que l’inspection vétérinaire…

Coïncidence amusante, je regardais hier soir un reportage sur la Foire de Paris (Zone interdite, M6). Pour refourguer leurs produits, les vendeurs ont une technique qui consiste à donner plein de bibelots à l’acheteur, pour qu’il ait l’impression non pas de dépenser X euros pour 1 objet mais bien X euros pour 3 biens (qui eux ne coûtent rien au vendeur par rapport à sa marge). Nous venons de faire la même chose mais sans marge pour nous, et en y perdant…

Ce que je reproche à MEHLHORN

D’avoir liquidé toute la structure alors que le maire de La-Tranche-sur-Mer (auditeur de profession donc connaissant la valeur des biens) ne demandait que la cuisine professionnelle pour 50 000 €. Ensuite de ne pas avoir cherché à rentabiliser les biens de la Savinière : camping, terrain de tennis, piscine chauffée, salles pour location, bibliothèque, lingerie, bar, atelier, jardin pour des potagers associatifs, dortoirs pour des scouts ou touristes de passage…

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Politiquement, c’est nul

MEHLHORN, né en 1965, est bien un soixante-huitard de culture. Participant de la destruction des cadres qui réfrénaient le capitalisme, cet enfant de l’école de Chicago (ultra-libéralisme : faisons beaucoup d’argent maintenant quitte à ruiner l’avenir), est paresseux. La Savinière lui coûte, on s’en débarrasse d’un trait de plume au bas d’un contrat. On reconnaît bien là la faillite intellectuelle et la déchéance morale de l’extrême-droite à laquelle l’édile savinien appartient.

Une cuisine de 140 couverts pour réaliser 55 repas ?

La cuisine de l’EHPAD possède une capacité de 55 places, peut-être n’avait-elle pas besoin d’un complexe aussi important ? Mais admettons que cela l’arrange pour la proximité du lieu. Par contre, si jamais M. KUBRYK décide de faire plus de 55 repas et que ces surplus de repas sont revendus, alors il tombe sous le coup de la Loi. Car une location qui n’a pas été soumise à publicité et concurrence ne peut être à caractère économique.

La-Tranche-sur-Mer ne peut pas rentabiliser les autres infrastructures

Donc La-Tranche-sur-Mer peut utiliser pendant un an toutes les infrastructures pour ses 2762 habitants. Elle peut aussi accueillir d’autres communes mais elle n’a pas le droit de faire payer le moindre service sans quoi la décision municipale savinienne est caduque et la Justice administrative pourrait alors annuler le contrat. La prochaine fois, peut-être privilégieront-ils une convention d’occupation temporaire ? (Ah ben non, il faut la voter en Conseil municipal)

À quand la vente aux enchères ?

Le maire refusant aujourd’hui (alors qu’il sait vouloir fermer cette infrastructure depuis au minimum quatre mois – son moteur n’a pas encore dû passer la première) de réfléchir à rentabiliser le lieu, on se doute qu’il ne va pas le garder éternellement pour 50 000 € l’année. Donc qu’il va le vendre. Enfin, tout cela pour 4166 € par mois, on va peut-être se cotiser pour la récupérer, ce n’est que trois à quatre fois mon loyer

Ce que j’ai envoyé à la Chambre régionale des comptes

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Mon courrier envoyé lundi 17 août 2015 : Lettre-Vagneux-CRC-Saviniere

Des documents sur la location de la Savinière de Savigny-sur-Orge

Nouvelle victoire pour les Saviniens qui pratiquent des testing citoyens et demandent des documents publics à Savigny-sur-Orge. Merci aux services municipaux de la Ville pour la diligence dont ils ont fait preuve, même si une fois n’est pas coutume tout n’est pas parfait (il manque l’appel d’offres et remise d’un projet pour un contrat signé).

Savigny possède depuis 1932 un centre de vacances en Vendée de 144 places sur un terrain de 3 hectares à 1 km de la mer : la Savinière. En 2009-2010, Savigny a dépensé 1,4 million € pour refaire les cuisines qui aujourd’hui permettraient de nourrir toutes les structures municipales de La-Tranche-sur-Mer, ville qui abrite le terrain.

Hypothèse de travail : le Maire de La-Tranche-sur-Mer (élu Les Républicains) trouve intéressant de reprendre le centre pour bénéficier de l’infrastructure des cuisines. Il proposerait donc au maire de Savigny de reprendre le centre à cette fin. Tout son intérêt sera d’avoir le lieu au prix le plus bas, de toute façon, seule la cuisine l’intéresserait…

Note instructive : la différence entre délibération et décision

Une décision est un document signé par le maire seul (on ne compte pas la personne qui lui montre où signer sur le parapheur, sinon l’éminence des Républicains qui lui tient le stylo pour dire quoi signer). Une délibération est un texte voté par le Conseil municipal en séance publique (sauf lorsque MEHLHORN décide de faire un huis-clos par peur du Peuple Français).

Voter le budget 2015 en totale méconnaissance de cause, en préférant la consigne de l’UMP à la conscience personnelle d’un Savinien sensible et censé est une délibération. Choisir de louer 30 000 m² à 1,66 € le m² l’année soit 0,14 € le m² tous les mois (personnellement, c’est 13 € le m² habitable dans mon quartier des Gâtines) est une décision.

La décision de location est-elle un abus de droit ? Je le pense.

La décision du maire est, dit-il justifiée, par la délibération 32/032. Pour moi, je considère que M. MEHLHORN commet un abus de pouvoir car la Savinière est un bien immobilier, qui certes va être réaffectée, mais nécessite une délibération du Conseil municipal qui n’a pas délégué cette compétence à MEHLHORN.

Je serai curieux de savoir ce qu’en pensent les préfets de l’Essonne et de Vendée et je compte bientôt leur demander. De toute façon, où a été la mise en concurrence ? Où est l’appel d’offres ?  Qu’est-ce qui dit que je ne suis pas intéressé pour louer la Savinière à 60 000 € par an ? Cette location ne semble pas respecter le Code des marchés publics.

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Éric MEHLHORN a menti : il a voulu vendre le bien estimé à 777 000 € HT par les Domaines

Tout changement de propriétaire d’un bien immobilier public doit faire l’objet d’une étude de la Direction nationale d’interventions domaniales (DNID). le 07 mai 2015, M. MEHLHORN l’a saisi pour une « vente de gré à gré et sans conditions particulières« . La DNID qui dit qu’elle ne pourra vérifier l’état parasitaire qu’en septembre l’estime à 777 000 € HT. Mais on la loue en août !

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Le maire de La-Tranche-sur-Mer n’est pas très regardant : 50 000 € est-il un prix de complaisance ? (Sur le projet parce qu’on allait pas donner copie de l’original…)

Quand je loue un bien, même pour les vacances, je demande auparavant à un état des lieux pour savoir si ce que je veux louer est intéressant (y’a-t-il la fibre optique ? Oui, on n’est pas à Savigny). Je ne me dis pas que je ferai l’état des lieux à la prise de jouissance… Je m’assure aussi de pouvoir régler tout litige à l’amiable, autrement qu’au Tribunal administratif…

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J’attends encore d’autres documents publics, notamment l’appel d’offres ayant prévalu au marché public. Mais j’invite les Saviniens à se montrer particulièrement attentif à la « spoliation consentie » que leur inflige leur municipalité.

Une structure dont les cuisines neuves ont coûté 1,4 million € au contribuable sont louées pour 50 000 € l’année, c’est 28 mois pour rentabiliser… C’est tant d’enfants saviniens qui ne profitent plus de la structure.

À Savigny, on ne brade pas que la jeunesse, la culture, le sport, les associations, l’éducation, le vivre-ensemble, le dialogue, la démocratie, le respect… Non, on brade aussi le patrimoine qu’on est incapable de gérer, à l’image de la Ville.

Savinière de Savigny-sur-Orge : vers un nouveau scandale ?

Plusieurs questions se posent après la découverte de la décision louant la Savinière à la commune de La-Tranche-sur-Mer. Nous allons tenter d’y répondre dans les prochaines semaines tout en alertant les préfets de l’Essonne et de Vendée quant à une location n’ayant rien de sérieux, voire n’étant peut-être pas légale…

1. Le maire décidant seul de louer la Savinière sans en référer au Conseil municipal commet un abus de pouvoir. Les points 1 et 5 de la délibération fixant les attributions du Maire ne sont pas assez précis pour permettre une telle manœuvre envers un bien immobilier (pas une chose).

2. La location (50 000 € l’année) est un prix de complaisance au regard des 140 lits et des cuisines neuves qui peuvent assurer l’alimentation des structures municipales de la commune de La-Tranche-sur-Mer. Elle équivaut à 4166 € par mois pour un espace de 3 hectares situé à 1 km à peine de la mer ! (1,66 € le m² en location)

3. Quel a été le marché public lancé pour aboutir à ce résultat ?  Quelle a été la mise en concurrence qui a prévalu à la location du lieu ? Comment peut-on arriver à un prix si bas pour un lieu fonctionnel qui a connu de grands travaux il n’y a pas si longtemps ?

4. Quelle a été la publicité de cette location ? Aucune, Éric MEHLHORN aurait-il donc quelque chose à cacher ? Je n’ai vu passer aucun marché public de la Ville alors que j’y suis abonné. Pourquoi est-ce seulement une décision à la porte de la mairie qui nous apprend cela ?

5. Quels sont les documents publics prévalant à cette location ? Le bail signé par les deux maires ? L’état des lieux ? Les devoirs du locataire sont-ils précisés ? Des testings citoyens sont à prévoir pour en savoir plus. J’en ferai un ce samedi 8 août au matin.

Ainsi la Commune de La-Tranche-sur-Mer profite de l’incompétence notoire de l’équipe municipale savinienne pour profiter d’avantages incomparables. Savigny-sur-Orge quant à elle organise les conditions de sa spoliation. Bravo MEHLHORN.

Et MEHLHORN loua la Savinière pour 50 000 € annuel

Qui se souvient d’Éric MEHLHORN, le samedi 17 janvier 2015, lorsqu’il présenta ses vœux aux Saviniens ? Dix jours après les attentats de janvier, il vomissait des mots comme « liberté« , « éducation« , « République » ou « vivre-ensemble« . Mais il n’y croyait pas puisque ce sont ces mêmes valeurs que le maire de Savigny-sur-Orge vient d’enfoncer un peu plus.

À partir du 20 août 2015 et jusqu’au 20 août 2016, le centre de vacances de la Savinière, propriété de la Ville depuis 1932 (83 ans), situé à La-Tranche-sur-Mer (Vendée) sera loué à la commune de La-Tranche-sur-Mer pour la modique somme de 50 000 € pour l’année. C’est donc la fin de la colonie savinienne et de nombreuses conséquences à redouter.

Une victoire mehlhornienne ?

Les partisans mehlhorniens ne manqueront pas de le féliciter : il préserve le centre de vacances qui appartient toujours à la Ville. Il le fait entretenir sur place. Au lieu que cela coûte 1 000 000 € de déficit à la Ville, voilà qu’elle va s’enrichir de 50 000 €. M. MEHLHORN fait donc économiser 1 050 000 € à Savigny, mais à côté, ce sont les Saviniens qui vont devoir dépenser pour ce service.

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Un répit dû à la faible valeur du terrain

L’Inspection nationale des Domaines a évalué en juin 2015 le coût du terrain à 700 000 € environ. La faute à la tempête Xynthia et aux nouvelles lois beaucoup plus sévères qui ont encadré la construction et l’aménagement si près de la mer. Dès lors, il n’était pas intéressant pour MEHLHORN de vendre, mais cela a-t-il été son intention ? Il le peut toujours.

La fin d’une belle histoire

Ce sont donc 83 ans de vie savinienne qui s’arrête net. En quelques mois, le fossoyeur MEHLHORN a liquidé les dernières structures qui rendaient cette ville agréable et lui offrait une reconnaissance vis-à-vis d’autres communes. Savigny s’endort et se marginalise. Ceux qui ont les moyens en sortent par choix, ceux qui en ont moins y restent par contrainte.

Quelles conséquences à court terme ?

1. Savigny va donc devoir reclasser les 22 personnels qui vivaient sur place. Sauf que si on leur propose un emploi en Essonne, il leur faudra revenir avec toute leur famille qui est installée en Vendée.

2. 2000 Saviniens environ, qui profitaient chaque année des services de la Savinière soit en tant que colonie soit en tant que classe de mer, n’auront plus le même service. Fatalement, cela ne pourra que coûter plus cher au CCAS sinon aux familles qui devront payer plus.

3. Les conventions d’échange avec les Mélèzes, la colonie alto-savoyarde de Paray-Vieille-Poste, pour des classes de neige, c’est fini aussi. Savigny ne peut plus rien proposer à échanger puisqu’elle loue son patrimoine.

Quelles conséquences à long terme ?

1. Connaissez-vous à Savigny un lieu éducatif qui permette mieux le vivre-ensemble, dans la liberté de l’éloignement des parents, que la Savinière ? Il n’y en a pas. Et qui ne pourra plus connaître de tels lieux de l’éducation populaire, les plus pauvres.

2. En allant ailleurs, ceux qui peuvent se le permettre enrichissent une autre ville ou un autre organisme qui sait gérer ses biens, ce qui n’est pas le cas de Savigny. Pour preuve, la Ville ne sait pas détailler ce que lui coûte la Savinière…

3. Lorsqu’on regarde le parcours de radicalisation de certains jeunes, on s’aperçoit de l’aspect social qui a manqué à leur accompagnement. Les économies d’aujourd’hui sont des dépenses qui seront multipliées demain. (Mais MEHLHORN s’en fout, il n’y sera plus)


Éric MEHLHORN, ce n’est qu’une succession de discours creux qui se contredisent dans les actes. Abandonner la Savinière, même temporairement, est une solution lâche qui force moins à réfléchir que de se demander comment la rendre rentable. Espérons malgré tout qu’elle puisse rouvrir dans un an, ce qui serait possible si la municipalité se mettait un peu à réfléchir, ce dont après quinze mois d’exercice du pouvoir, je doute qu’elle soit capable…