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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : pourquoi Olivier VAGNEUX a-t-il écrit que Alexis IZARD négociait avec l’UOIF ?

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) n’existe plus depuis 2017. Donc VAGNEUX a de toute façon écrit une connerie. Circulez, il n’y a plus rien à voir.

Sauf que derrière l’emploi assumé de ce terme, dans une conversation privée avec Bernard BLANCHAUD (dont je doute qu’il connaissait Musulmans de France, qui est le nouveau nom de l’UOIF), il y a la peur, la phobie, d’un salafisme politique, volontairement incompatible avec la République. Pour le coup, une islamophobie politique volontairement assumée, à distinguer d’une xénophobie raciste des personnes d’origine étrangères pratiquant la religion musulmane.

Je précise que je rédige cet article pour justifier des propos que j’ai pu tenir dans une conversation privée, qui a été rendue publique du fait de la plainte de Bernard BLANCHAUD, et montrer que mes accusations, non pas par rapport aux personnes que l’on a pu voir sur des photos mais à des mouvements ou association qui peuvent se cacher derrière, ne sont pas tout à fait sans fondement ou juste calomniateurs.


Le 02 février 2020, la liste Osons Savigny annonçait la présence sur sa liste d’Ammar SISSANI.


Deux personnes aimaient cette annonce Facebook parmi lesquelles Ahmet HOBAPLI et un certain Saïd SASSONI.


Je rappelle à ce stade que Ahmet HOBAPLI, Ammar SISSANI et Alexis IZARD étaient tous les trois sur la liste de David FABRE en 2014. Ci-après des extraits du programme de Savigny Ensemble.



Maintenant, allons voir le profil Facebook de Saïd SASSONI.

Et je m’arrêterai sur deux de ses publications.


Sa photo de profil dans laquelle il réclame de faire de Jérusalem la capitale de la Palestine.

Avec le problème, davantage que la rhétorique guerrière (qui fait encore la guerre à cheval ?) que cette chahada sur le drapeau sur fond vert, qui est un drapeau de conquête, lequel ne laisse pas beaucoup de place à ceux qui ne reconnaissent pas Muhammad comme prophète de Dieu.


Et puis, cette conversation, dans laquelle le fameux Saïd écrit qu’il en avait marre de ce pays de kouffars (la France), sous-entendu qu’il est bien content d’être parti à Jérusalem. C’est donc comme cela que vous me (kafr) considérez. Moi, je ne partage pas votre foi, parce que je suis chrétien, mais je ne dis pas que vous n’avez pas droit au salut ou que vous m’êtes inférieur.


Voilà quels types de profils vont soutenir IZARD sur le Facebook d’Osons Savigny.

Ils ne sont certes pas majoritaires, mais ils existent.

Et pas chez moi, ni chez un autre de nos concurrents.


En conclusion, Alexis, je ne sais pas ce que tu as promis aux habitants des Prés-saint-Martin, ni davantage comment tu vas le faire, d’autant plus parce que tu n’as commencé à t’intéresser à eux que récemment, mais fais juste attention avec les religions, et surtout avec les religieux.

Je n’essaie pas de te faire passer pour le candidat des musulmans ou des frères musulmans ou même des salafistes, mais j’observe simplement qui vient à tes réunions et qui commente ton Facebook, et ce qu’ils disent derrière ou à côté, qui n’est pas forcément dans ton programme.

Oui, je suis curieux de savoir ce que tu comptes faire pour le masjid Al-Khâlil si tu es élu, sachant que l’autorisation d’urbanisme précaire arrive à expiration en juillet 2020, et que tu devras peut-être prendre la décision de faire retirer les deux bungalows installés…


À suivre maintenant, ce n’est que le début d’un feuilleton. Je garde encore du biscuit pour le moment où les élections reprendront. À moins que je bluffe parce que je n’ai rien d’autre.



Faut-il doubler le nombre de mosquées en France ?

Samedi 4 avril, Dalil BOUBAKEUR, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) appelait à doubler le nombre de mosquées en France, lors du rassemblement des musulmans de France (4 à 7 millions selon les sources), organisé au Bourget par l’UOIF (Union des organisations islamiques de France). Je m’interroge sincèrement sur la justesse de cette mesure en trois questions. Islamophobie de ma part ?

Oui, il faut des lieux de culte pour ceux qui veulent pratiquer leur religion, si justement aucun financement public n’est accordé, au nom du principe de laïcité. Mais il faut ensuite faire attention à ce qui va se passer dedans si cela pouvait être de nature à troubler l’ordre public. Car il faudrait peut-être aussi regarder qui on met dans les mosquées. Et réfléchir au fait que cela n’empêchera pas des intégristes de se retrouver dans ce que j’appelle des « caves« .

1. La question des imams

Actuellement, c’est le CFCM qui est chargé du recrutement et de la formation des imams. À ma connaissance, chez moi en Essonne, le nombre d’imams officiels est très en dessous des besoins de la quarantaine lieux de culte du département. De fait, beaucoup de prêcheurs qui s’autoproclament « imam » sont en dehors du système d’organisation du culte en France.

Ensuite, je remarque qu’il y a manifestement certaines priorités pour l’emploi des imams. Par exemple, quasiment chaque fois que je tracte le samedi devant le marché entrepôt de ma ville (Savigny-sur-Orge), je vois l’imam qui vient dans le magasin conduit par une voiture dans laquelle le symbole AVS est bien présent (l’organisme de contrôle de la viande hallal).

Lorsqu’on sait qu’il n’y a pas d’imam reconnu par le CFCM à Savigny-sur-Orge, je m’interroge sur le choix d’un tel investissement, puisque je fais passer le culte avant le rite. Se pose encore la mouvance théologique desdits imams. En Essonne, les Frères musulmans ont été majoritaires à compter de 2011 puis remplacés par les Salafistes dès 2013 (selon mes sources).

2. La question des dérives islamistes

Qu’il y ait des mosquées n’empêchera pas la constitution de groupes islamistes. De toutes les conversations que je peux avoir avec des aumôniers musulmans (qui sont aussi parfois des femmes), les personnes radicalisées ou en voie de radicalisation se gardent bien de fréquenter les religieux nommés par le pouvoir central.

Car le CFCM n’est pas reconnu par beaucoup de musulmans qui me disent clairement qu’ils ne se sentent pas représentés par cette instance, qui veut parler en leur nom. Ont-ils tort, je trouve aussi que la Conférence des évêques de France peut dire des bêtises. Toutefois, l’organisation du culte est mieux structurée pour des raisons historiques et idéologiques.

Il faut encore regarder s’il s’agit d’une mosquée comme salle de prière ou d’un centre cultuel avec des salles d’enseignements. Le cas échéant, à qui servent-elles et par qui sont dispensées les cours. Car peuvent cohabiter des modérés et des intégristes qui sortent justement de leurs « caves » pour donner une bonne image.

3. La question des financements

Les musulmans français, lorsqu’ils s’aident de financements étrangers, ont le choix entre deux grands groupes de donateurs : Maroc-Arabie-Saoudite-Qatar et Algérie-Tunisie-Turquie (pour simplifier). Ce sont ces deux tendances que l’on retrouve souvent en train de s’affronter lors des élections au CFCM.

Si j’estime que le second groupe tient d’un islam plus occidentalisé du fait des rapports historiques de colonisation, je me méfie beaucoup du premier groupe qui en plus des financements envoie aussi des imams et de la documentation pour la formation (J’ai d’ailleurs quelques documents en ma possession que je trouve très tendancieux).

Enfin, il convient de rappeler que le financements des lieux de culte musulman est de plus en plus opaque, ainsi que le dénonçait Libération récemment. Également, on retrouve bien un enjeu d’argent public lorsque les collectivités fournissent des baux de 99 ans pour des sommes plus que modestes à des fins de construction de lieux de culte.


Tant que je n’aurais pas de réponses précises à ces trois questions, je continuerais de me poser des questions. Ajouté au fait que je ne suis pas sûr qu’il soit beaucoup possible de développer des lieux de culte en terre d’islam, ce qui me dérange car j’attends une réciprocité de ce que mon gouvernement permet. Donc en l’état de ce début avril 2015, je ne suis pas tellement favorable à construire plus de mosquées en France.