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Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : l’investiture du MoDem échappe au LaREM Alexis IZARD

Où l’on apprend dans Le Parisien Essonne du 22 janvier 2020 que MEHLHORN va être soutenu par le MoDem, dans le cadre d’une liste « sans étiquette ».

Étant précisé que les consignes nationales du MoDem laissaient le choix à leurs membres de ne pas s’allier forcément à La République en marche.


Alors le MoDem, combien de divisions ?

Ils n’ont déjà plus de site internet départemental depuis des mois, et communiquent au mieux par Twitter, en relayant la bonne et sainte parole de François BAYROU.

Et à Savigny-sur-Orge, il n’y a plus que Mathieu FLOWER, depuis que Christophe GUILPAIN a rejoint Bernard BLANCHAUD dans sa dissidence, parce qu’il n’avait pas eu le poste d’adjoint qui est revenu à Mathieu, et que Jean-Pierre LUBAT a déménagé, du moment qu’il avait filé ses 1000 euros à la campagne de MEHLHORN pour payer des places à ses copains.

Au niveau de l’électorat, il est impossible à déterminer puisque le MoDem ne s’est plus présenté seul depuis 2012. Mais il doit aller chercher autour de 1 à 3 %.


Toutefois, et puisque donc il s’agira d’une liste sans étiquette, quel intérêt pour le MoDem de Savigny, autrement écrit pour Mathieu, de soutenir MEHLHORN ?

Il s’agit d’un pari pour Mathieu FLOWER.

Avec LR, il est certain de rester maire-adjoint.

Avec LaREM, son avenir n’est pas encore écrit.

Il devine que MEHLHORN va profiter de la prime aux sortants.

Il constate que la campagne de IZARD patine, et que de moins en moins de personnes y croient.

Et surtout, il n’est pas certain que dans le cadre d’un mouvement de renouveau, il ne paie pas son appartenance à l’actuelle majorité, au risque d’être écarté.


Quelles conséquences pour IZARD ?

Malgré le soutien du Mouvement radical, IZARD ne rassemble pas tout le centre.

Et même s’il a un profil plus centriste que MEHLHORN, et alors qu’il doit jouer avec la concurrence de FABRE (UDI), il ne peut définitivement plus se définir que comme le candidat de La République en marche, et non pas comme le candidat du centre, des démocrates ou des libéraux.

IZARD va perdre marginalement peut-être 1 point, du score qu’il aurait fait avec l’investiture MoDem.

Mais c’est l’image d’un rassembleur qui s’échappe encore un peu plus… Ce qui pourrait lui être fatal !


Je termine en relevant que Debout la France ne soutient pas l’alliance autour de MEHLHORN.

Et que donc IZARD semble assez mal parti, ce qui fait mes affaires, et qu’il n’est pas arrangé par cette affaire-là.

IZARD a-t-il cependant réellement essayé de débaucher FLOWER ?

J’ai entendu dire que oui, mais rien n’est moins sûr.

Après, FLOWER aurait aussi été un boulet pour IZARD car avec la liste PS en 2008 (quand FABRE était PS), puis avec la liste UMP en 2014, et enfin, hypothèse, avec la liste laREM en 2020, cela aurait vraiment été de trop…




UMP/LR : pour un électeur de droite forte gagné, combien d’électeurs du centre-droit perdus ?

Qu’on le veuille ou pas, la sociologie électorale des Français n’a pas évolué en soixante ans.

Il y a toujours 44 % de Français à droite, 47 % de Français à gauche et 9 % de Français, pas forcément au centre, mais qui font balancer l’élection d’un côté ou de l’autre. On appelle ces derniers le « marais » (ou la Plaine comme sous la Révolution française).


En 2007, SARKOZY menait une campagne de centre-droit, il a gagné.

En 2010, SARKOZY a axé sa campagne à droite, il a perdu en 2012.

En 2014-2015, l’UMP s’est allié avec le centre, ils ont gagné.

En 2017, les militants LR ont préféré FILLON à JUPPÉ, ils ont perdu (et ils auraient perdus dans une second tour FILLON/MACRON).

En 2019, WAUQUIEZ a axé la campagne des européennes à droite, ils ont perdu…

À croire qu’ils ne retiennent pas les leçons de l’Histoire !


Dans l’histoire politique de la Ve République, la droite n’a toujours gagné qu’avec le centre.

C’est le « Oui mais » de GISCARD qui a fait chuter DE GAULLE en 1969.

C’est CHIRAC qui fait perdre GISCARD en 1981.

C’est l’UPF (l’union du RPR et de l’UDF) qui l’emporte en 1993…


La grande erreur de nos politiques est de penser que le FN/RN est de droite !

Alors que la vraie extrême-droite, raciste et xénophobe, ne représente que 1 à 2 % du corps électoral français.

Sans donc dire que tous les électeurs du RN sont les anciens communistes des années 1970, il n’est pas possible d’additionner les voix des électeurs de l’extrême-droite, plus ceux de droite, plus deux du centre en un seul bloc cohérent.

D’abord parce que centre et extrême-droite ne peuvent pas se voir, malgré les alliances qu’il y a eu au moment des régionales dans les années 1990.

Mais surtout parce que dans les électeurs de l’extrême-droite et du centre, il y a des gens qui ne font pas partie des 44 % de Français à droite, ni même forcément des 9 % du marais.


Ainsi donc, plus la droite va se droitiser, et plus elle fera fuir le centre, sans gagner les gauchistes de l’extrême-droite.

Et ses militants ne le comprennent désespérément pas, parce qu’ils refusent de voir qu’il n’existe pas un électorat de droite qui est majoritaire dans le pays, mais que la droite est une construction politique rassemblant des extrêmes, des modérés et des centristes…

Et à l’heure où la composante dite extrémiste, et la composante dite centriste n’ont jamais été aussi fortes, les électeurs ont tendance à choisir le camp des vainqueurs, et à partir d’un côté ou de l’autre.

Et copier tel camp ne peut qu’encourager la désertion de ceux qui préféreront toujours l’original à la copie.

En clair, la droite ne peut revivre qu’en retrouvant les fondamentaux de la modération républicaine, même si cela sera très compliqué en tant qu’elle s’est volontairement enfermée entre deux forces puissantes qu’elle a elle-même favorisée, en allant à chaque fois dans les extrêmes pour pouvoir rassembler le plus de monde.

Alors que la droite gagne lorsqu’elle est un centre de gravité, qui attire finalement tous ceux qui veulent d’un statu quo un peu mou… Et c’est à ce moment là, et sans que cela ne gêne trop personne qu’on retrouve des ministres d’ouverture clairement de gauche, et un ministère de l’Identité nationale, et qu’on fait passer ce qu’on veut, tant que cela reste subtil.

Et si la droite perd, c’est donc bien parce qu’elle n’arrive plus à être subtile, et qu’elle veut notamment s’afficher à droite, avec des valeurs dite de droite, et donc qu’elle effraie tous ceux qui veulent bien voter à droite, mais pas pour la droite, et notamment contre la gauche…



Commentaires Facebook : Stéphane CADÉO aurait vraiment mieux fait de fermer sa gueule !

« Quel dommage que je ne suis (sic!) plus là… J’aurai (sic) avec grand plaisir rappeler (sic) à cet élu les règles de la bienséance. » (Stéphane CADÉO, le 18 janvier 2019)


Pour comprendre le contexte exact de ce commentaire, il vous faudra attendre mon prochain article. (Je fais ici un peu de teasing, littéralement de taquineries)

Dites vous juste qu’il s’agit ici de la savoureuse réflexion d’un ancien conseiller municipal UMP de Savigny, de 2008 à 2014, à l’attention d’un actuel élu d’opposition Bernard BLANCHAUD (Nous citoyens – ex-UMP).

Alors, en général, le donneur de leçons est exemplaire, ce qui lui confère une haute autorité morale pour pouvoir s’exprimer.

Voyons plutôt ce Monsieur CADÉO qui regrette de ne plus être élu à Savigny pour apprendre la bienséance à Monsieur BLANCHAUD…

Au passage, encore un cocu du fan-club de MEHLHORN qui commente, parce qu’il n’a rien d’autre faire (?), sans rien connaître du contexte, en faisant confiance à la seule parole de MEHLHORN (lequel homme n’en a aucune…).

Le genre de mecs qui soutient LR par principe sur des thèmes comme le moins d’impôts, le plus de sécurité et le pas de logement social, et qui continue de trouver que MEHLHORN est génial, alors que les impôts ont explosé, qu’il y a 1370 logements collectifs en construction, et que les cambriolages ont encore augmenté… Donc un candaule !


À lire l’article suivant de l’ancien premier maire-adjoint de Savigny, maire-adjoint honoraire, Bernard MÉRIGOT, CADÉO n’a pas souvent été là…

http://www.savigny-avenir.fr/2012/07/14/stephane-cadeo-enfreint-il-le-code-general-des-collectivites-territoriales/

Élu de 2008 à 2014, on apprend que CADÉO est parti en province à compter de 2009, et que la dernière fois qu’il a été présent au conseil municipal de la Commune a été le 26 mars 2009 (pour un mandat qui s’est achevé le 30 mars 2014).

Donc en gros, le mec a siégé un an de mandat sur six !

Puis il a été absent tout du long !

Et là, il vient nous dire que s’il avait été là, il aurait fait quelque chose !

Mais s’il avait été là, parce que c’est très loin d’être le cas sur la moyenne.

Et comme Monsieur a de la fierté, de l’honneur et de la cohérence dans les idées, il n’a même pas démissionné, et il a occupé une place à ne rien branler pour Savigny. Mais c’est toujours bien de garder le titre parce que ça fait une ligne sur la carte de visite !

(En réalité, il ne l’a pas fait parce qu’un spichérien aurait alors été élu (« serait monté sur la liste »), ce qui aurait affaibli la minorité de MEHLHORN, puis surtout que jusqu’à 2012, MEHLHORN se serait lamentablement ramassé dans une élection l’opposant à SPICHER…)


Donc quand tu n’as rien foutu de ton mandat, mais que tu as quand même conservé ton poste parce que ça fait bien devant les potes, tu fermes ta gueule, et tu fais pas semblant de venir donner des leçons de démocratie à un élu qui a le mérite d’essayer.

La suite dans mon prochain article…




Pourquoi élire un nouveau président des républicains (LR) en 2017 ?

Je ne sas pas pour vous, mais personnellement, j’ai cette impression que LR au niveau national est en élection permanente ; un sentiment certainement entretenu par les médias : d’abord le psychodrame de 2012 avec l’élection de COPÉ. Puis l’élection du président en 2015 (SARKOZY). Puis la primaire de la droite et du centre en 2016 (FILLON). Et maintenant la nouvelle présidence de LR en 2017… Mais à part cela, que font-ils ?

J’ai beau n’avoir que 26 ans, j’ai une vision constitutionnelle un peu datée ; celle de 1958. Les partis politiques doivent contribuer à l’organisation de la vie politique. Or, que fait LR depuis 2012 ? Ils attendent que ça se passe, en jouant sur l’histoire de la droite, qui traditionnellement est meilleure gestionnaire que la gauche. Moyennant quoi, ils ont réussi à gagner aux municipales, aux départementales et aux régionales puis ils se sont fait laminer par En marche…

Alors pourquoi ce soudain recul, et surtout pourquoi alors qu’ils font plus que MÉLENCHON, on ne les entend pas ? Non pas parce que leur programme a changé, mais parce qu’ils n’ont plus rien à proposer, et qu’en tant qu’alternative par défaut à l’existant ; En marche est plus neuf donc plus sexy. Or, seul FASQUELLE, candidat à la présidence LR prévoyait de refonder le parti, tandis que les trois autres candidats de 2017 veulent s’en servir comme tremplin électoral.

C’est bien le troisième tour de la primaire de la droite. Le sarkozyste WAUQUIEZ va s’opposer à la filloniste PORTELLI et au juppéiste Maël DE CALAN. Or, en caricaturant, mais à peine le dernier propose de soutenir MACRON tandis que les deux autres veulent d’une droite dure sur les questions régaliennes, ce qui les assimile au FN. Or, Marine LE PEN est très affaiblie mais n’a pas disparu, gardant son socle électoral d’extrême-droite : LR est donc entre le fer et l’enclume.

À quoi bon donc continuer une élection qui va dans le mur, avec des candidats qui se moquent du parti. Car un parti n’est efficace que quand il est structuré départementalement pour diffuser la bonne parole, et qu’il est une boîte à idées pouvant attirer de nouvelles personnes. Mais dans le cas présent, nous voyons juste un LR refermé sur soi, qui mise sur son socle électoral historique en brassant les mêmes idées qui l’ont sorties dès le premier tour de 2017…

Quand bien même WAUQUIEZ gagnera dès le premier tour, sa légitimité sera immédiatement contestée, en tant que tous les courants de la droite n’auront pas été représentés à cette élection, et que tous s’acharneront à le faire tomber pour ne pas qu’il soit le prochain éliminé du premier tour de 2022. En attendant, tout le problème pour LR reste de se faire entendre pour autre chose que ses élections internes, par exemple en proposant à l’Assemblée…

Où sont les gaullistes ? Où sont les vrais libéraux ? (partis chez MACRON). LR aurait tort de s’imaginer reparti en force, parce qu’ils ont gagné les sénatoriales, et que MÉLENCHON s’essouffle, même s’il reste fort à gauche. Ils tiennent parce qu’ils ont une base de gens qui y voient les successeurs du parti du général DE GAULLE. Mais cet électorat disparaît tous les jours, et LR ne recrute quasiment plus chez les jeunes… Finalement, quel  nouvel échec de SARKOZY…