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Hydroxychloroquine et remdesivir

Complotisme toujours. Comment voulez-vous encore avoir confiance dans les institutions de santé, après ce nouveau scandale sanitairo-économique du remdesivir ?

Et quelle conne que cette Commission européenne qui en a acheté 500 000 doses début octobre, alors que nous savons (enfin moi qui lis France Info), depuis au moins cinq mois, comme tous les gens qui lisent la presse, y compris la presse mainstream, que le remdesivir ne fonctionne pas plus que l’hydroxychloroquine, avec en plus le fait qu’il provoque des problèmes rénaux aigus !

Je pense que les citoyens sont de plus en plus nombreux à ne plus faire confiance, et à douter de leurs institutions, parce qu’on les prend pour des cons, et que les intérêts financiers des uns et des autres, comme les manœuvres d’influence, sont de plus en plus visibles, en tout cas de moins en moins dissimulées, avec ce sentiment puant qu’on se fout de notre avis et que leurs intrigues aboutiront quand même.


  • Pourquoi The Lancet n’a-t-il pas autant remis en cause l’efficacité du remdesivir que de l’hydroxychloroquine ?
  • Pourquoi les articles doutant de l’efficacité du remdesivir n’ont-ils pas obtenu le même succès dans la presse que ceux contre l’hydroxychloroquine ?
  • Pourquoi la Commission européenne a-t-elle quand même acheté ce médicament alors que les résultats préliminaires de Discovery (interrompus avant la fin au motif qu’il n’y avait plus assez de personnes malades pour promouvoir des résultats sérieux) montrent que les gens qui en prenaient, guérissaient autant que ceux qui n’en prenaient pas ?

Moi, je pense qu’une partie de ces réponses réside dans le fait, à la fois que le patron de Gilead, était un « proche » de TRUMP, qui en président patriote, soutient l’industrie américaine, quitte à faire fabriquer un produit américain qui ne fonctionne pas. Et même si on le déteste, quand la président de la première puissance mondiale parle, on le craint.

Et puis maintenant que TRUMP dégage, enfin l’OMS ose dire quelque chose de contradictoire, avec ce paradoxe que TRUMP les détestait et donc qu’ils n’avaient pas besoin d’attendre tout ce temps. Comme si TRUMP avait eu raison de les accuser de faire le jeu de la Chine, ce qui n’est pas faux puisque le docteur Tedros a été élu avec le soutien des Chinois.

Enfin, complotisme suprême : BlackRock. Ce n’est que 2 à 4 % du capital, mais ils sont à la fois derrière Gilead qui fabrique le remdesivir mais aussi derrière le groupe éditorial néerlandais qui publie The Lancet.


Bref, je pense que RAOULT et l’hydroxychloroquine ont juste payé de ne pas être soutenu par BlackRock ou un grand groupe financier international.

Avec cette hypocrisie qu’on a bien voulu tester d’autres médicaments qui ne fonctionnaient pas plus, mais qu’il ne fallait surtout pas expérimenter l’hydroxychloroquine.

Et puis Gilead, qui depuis Ébola, pour lequel virus on a créé le remdesivir, essaie de le fourguer comme solution à chaque nouveau virus…

Oui, j’ai moins confiance.



États-Unis d’Amérique : après TRUMP, les républicains pourront-ils encore gagner une élection présidentielle ?

C’est un peu comme le sujet de l’engloutissement des Maldives. Cela fait soixante ans qu’on en parle de manière alarmiste. Cela se rapproche inéluctablement mais ce n’est toujours pas là. Et même si je pense que le vrai basculement n’aura lieu que vers 2040, la question mérite de se poser : les évolutions démographiques aux États-Unis condamnent-elles les républicains à être désormais minoritaires dans la vie politique américaine ?

L’honnêteté intellectuelle m’oblige d’abord à reconnaître que je me suis bien planté dans une précédente analyse car je ne pensais pas que l’Arizona ni que la Géorgie pourraient basculer dans le camp démocrate, et que je ne les considérais donc pas, plusieurs mois avant l’élection, comme des swing states. Il faut aussi observer qu’un électorat qui ne se déplace habituellement pas s’est pour le coup mobilisés, ce qui ne signifie pas qu’il ne se mobilisera chaque fois.

De même, il va falloir relativiser mon analyse de cet article en observant que les républicains ont creusé l’écart de 2016 en Floride (de 1,5 point à 3,5 points), alors que la part de population hispanique continue d’y progresser. Bref, on ne peut pas penser que tous les hommes blancs qui ne représentent pas 47 % de la population, votent républicains, et que toutes les femmes issues des minorités votent démocrates, comme beaucoup aimeraient à se le représenter.

Ce que j’observe avec cette élection est un renforcement des démocrates dans les états dans lesquels les minorités deviennent une part plus importante de la population ; ce qui se traduit notamment par une réduction de score de TRUMP en 2020 par rapport à 2016 : en Arizona, au Nouveau-Mexique, au Texas et puis en Géorgie et en Caroline-du-Nord. Avec l’exception inverse de la Floride dans laquelle les Hispaniques, Cubains catholiques, sont très conservateurs.

Partant, la question est de savoir si les républicains peuvent encore gagner sans les 5 états précédemment mentionnés, qui représentent ensemble 85 grands électeurs. Or, la réponse est clairement NON, même si le candidat républicain réussit à s’emparer de tous les swing states de la Rust Belt, comme TRUMP a fait en 2016, lesquels sont en plus davantage acquis aux démocrates et avaient été perdus de justesse dans le contexte de la crise sidérurgique.

Pour autant, les démocrates n’auraient pas gagné s’ils n’avaient pas mobilisé tout cet électorat qui s’est levé contre TRUMP davantage que pour BIDEN, lequel ne va pas voter d’habitude. De telle sorte que si réellement, toute la population de chaque état allait voter, sur le seul nombre des minorités plutôt favorables aux démocrates, alors cela fait des années, au moins depuis 2000, que les républicains n’auraient plus pu revenir au pouvoir, et ils l’ont fait deux fois !

Je pense donc que les républicains peuvent encore revenir à court terme, y compris TRUMP en 2024, même si on n’a jamais vu un perdant réussir de la sorte, d’autant plus qu’il provoquerait de nouveau une mobilisation des démocrates contre lui, à cette condition que les démocrates ne se mobilisent pas, et que les équilibres démographiques n’évoluent encore pas trop, et la courbe démographique des minorités va elle aussi finir par se réduire au niveau des blancs.

Maintenant, les républicains peuvent opposer une parade à ce mouvement de l’Histoire qui pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un nouvel article : présenter un candidat issu de la minorité, notamment hispanique. Auquel cas, ils pourraient, probablement si le candidat démocrate est aussi issu d’une minorité, se refaire dans certains états, soit du Sud avec un hispanique soit de l’Est avec un afro-américain, avec le problème de lien de l’élection au candidat du moment.

Autre problème de la politique américaine et je m’arrête là, est que le président n’est rien sans son Congrès. Et si les minorités peuvent s’identifier à un candidat au niveau national, il faut aussi qu’elles le fassent au niveau local. Ce qui compliquera de toute façon toujours plus la tâche des républicains, et conditionne finalement la politique à une représentation multi-culturaliste par ethnie, bien loin de l’idéal démocratique des pères fondateurs de la Nation…



Le vote par correspondance et le vote par anticipation, ou la défaite « de la démocratie en Amérique »

Dès le lendemain de l’élection, il ne faisait guère plus de doutes que les sondeurs avaient encore perdu et que BIDEN allait l’emporter. Et pour cause, la défaite de TRUMP se traduit pour lui par un gain de 7 millions de voix entre les deux présidentielles !

Sauf que BIDEN semble l’emporter essentiellement grâce au vote par correspondance, et au vote par anticipation, qui ont pu se pratiquer jusqu’à six semaines avant l’élection (cela dépend des états), avec les limites que je vais ensuite développer.


On entend beaucoup de choses sur Joseph Robinette BIDEN.

Pour certains, il ne fera rien à cause de ses presque 78 ans. Je voudrais quand même rappeler ici qu’à peu près tout le monde disait la même chose du pape Jean XXIII. Le moins qu’on puisse dire est qu’avec un Sénat qui reste républicain et une Cour Suprême qui lui est défavorable, cela sera compliqué.

Moi, je vois surtout l’élu d’un état paradis fiscal, neuf fois millionnaire, dont la très longue carrière politique montre les très nombreuses contradictions.

Lui dit qu’il est simplement gaffeur mais la liste de ses gaffes, pour laquelle il passe son temps à s’excuser, est quand même assez longue :

  • toutes les fois où il a tenu des propos racistes, notamment sur OBAMA,
  • quand il a voté pour la guerre en Irak,
  • quand il a durci le système des peines fédérales,
  • quand il s’est opposé au busing,
  • quand il a prétendu avoir marché pour les droits civiques où on ne l’a pas vu,
  • quand il a prétendu avoir été arrêté en Afrique-du-Sud pour avoir soutenu MANDELA,
  • quand il a permis aux états de revenir sur l’avortement,
  • quand il a plagié le discours d’un homme politique britannique…

Il est peut-être catholique, parce qu’il a toujours un chapelet sur lui, disent les médias ; à la fois pour l’environnement mais propriétaire et passionné par les voitures de collection polluantes ; planqué comme TRUMP au moment de la Guerre du Vietnam, il n’en sera pas moins un démocrate américain, à la fois interventionniste pour se vouloir le garant de l’ordre libéral et à ne voir les autres pays que par les intérêts qu’ils représentent.


Je commencerai par critiquer le vote par anticipation, dont TRUMP et BIDEN eux-mêmes ont usé, contre-exemple par excellence ; le vote par correspondance étant aussi très souvent un vote par anticipation, puisque le cachet de la Poste, selon les états, doit dater au plus tard du jour de l’élection.

D’abord parce qu’une campagne dure jusqu’au jour du vote, et quand par exemple, comme dans l’état de Virginie, vous pouvez voter six semaines avant l’élection, vous ne disposez alors des mêmes éléments de réflexion que l’électeur qui se décide le dernier jour.

Ensuite, parce que la dynamique de la campagne n’est clairement pas la même, et il n’y a qu’à regarder les écarts dans les sondages, entre six semaines avant l’élection quand TRUMP accuse près de dix points de retard, et la semaine avant l’élection où il n’en a plus que cinq.

Bref, il s’agit d’un vote critiquable à la fois parce qu’il ne permet plus de changer d’avis alors que c’est l’opinion au jour de l’élection qui devrait être prise en compte ; et surtout parce qu’il encourage le partisianisme et donc le fait que les gens n’ont même plus besoin de faire semblant de s’intéresser à la campagne et à la politique, puisqu’ils vont voter de toute façon pour le candidat de leur camp.


Venons-en maintenant au vote par correspondance, dont nous savons aujourd’hui qu’il a été à près de 80 % démocrate.

J’ai été assez frappé de voir la campagne des démocrates pour faire voter les gens par correspondance dans les campagnes d’aides sociales (notamment la distribution de nourriture) ou encore pendant les manifestations « Black lives matter ». Ils venaient avec leur petite table puis ils haranguaient les foules. C’est aussi violent qu’un tweet de TRUMP.

Et là où les médias français se contentaient de pleurer la pauvreté et la violence policière, selon eux par essence la faute et la conséquence du grand vilain TRUMP (quand bien même c’est sous son mandat que le taux de chômage le plus faible de l’Histoire récente étatsunienne a été atteint), moi, je voyais surtout des démocrates agir par abus de faiblesse, en résumant la politique à certaines situations, pour inscrire des gens pour qu’ils votent à tout prix.

Alors évidemment, ce n’est pas parce que vous vous faites inscrire sur les listes électorales par des démocrates que vous allez voter démocrate.

Mais la démarche de profiter de la circonstance de la faiblesse des gens, et en plus de mettre leur situation sur le dos d’une seule personne, en vue d’encourager à ce qu’ils votent dans un sens, est quand même assez dégueulasse.

Et surtout ces gens ne s’inscrivent pas pour voter après une réflexion politique très poussée. Peut-être même certains se sont-ils inscrits pour espérer obtenir l’aide en question ?

Je ne vais même pas imaginer que cela puisse être d’autres personnes que les électeurs inscrits qui envoient leur bulletin de vote (seule la signature fait foi)…


En conclusion, le vote par anticipation et le vote par correspondance ne sont pas des votes démocratiques, à commencer par le fait qu’ils ne tiennent pas compte de tout ce qui se passe jusqu’au dernier jour de la campagne.

Ces deux modalités favorisent le vote partisan, participent à écarter les citoyens de la politique et finalement aggravent les fractures des nations.

En somme, le Covid-19 n’a pas seulement changé le résultat de l’élection par rapport à la gestion de la crise sanitaire, mais aussi et surtout en tant qu’il a provoqué une modification des modalités du vote, lequel a probablement fait voter des personnes qui n’auraient jamais voté autrement, favorisant alors les républicains, certes moins nombreux dans le pays, mais qui se déplacent plus aux urnes.

C’est donc finalement toute notre conception de la démocratie qui est à réinterroger. La politique doit-elle être faite par les gens qui s’intéressent et vont voter, ou vraiment par toute la population dont une grande partie qui se moque de tout ?



 

Présidentielle américaine 2020 : le parti écologiste sera-t-il à nouveau responsable de la défaite des démocrates comme en 2016 ?

J’emploie ici un titre volontairement putassier pour rappeler que l’élection présidentielle états-unienne de 2016 s’est vraiment jouée à peu.

Car rien ne permet d’affirmer que les électeurs écologistes, qui ont divisé les voix dites de gauche et permis à TRUMP de passer devant, ne seraient pas restés chez eux et qu’ils se seraient tous reportés sur CLINTON dans les trois états-clés qui ont fait la différence, s’il n’y avait pas eu de candidature du parti vert américain.


Dans l’esprit d’un Français ; trop persuadé que son modèle de scrutin direct est le meilleur et que le modèle indirect américain est mauvais (alors que la défaite de TRUMP au vote populaire montre juste que les bo-bos mais aussi les pauvres qui votent démocrates vivent en milieu plus refermé que les républicains), l’élection n’est qu’un duel entre des vilains républicains (de droite) et des gentils démocrates (de gauche).

Sauf qu’il se trouve en fait plusieurs autres plus petits partis qui présentent des candidats (le parti libertarien, le parti écologiste, le parti constitutionnaliste et généralement quelques autres candidats indépendants comme Kanye WEST en 2020…) ; lesquels de la même manière que l’indépendant Ross PEROT a empêché la réélection de George H W BUSH (père) en 1992 ont, en tout cas pour le parti vert, empêché Hillary CLINTON de l’emporter en divisant les voix.


Pour mémoire, TRUMP l’a emporté avec 304 grands électeurs contre 227 pour CLINTON.

Il faut aussi rappeler qu’il faut 270 grands électeurs pour pouvoir l’emporter.

Or, CLINTON a manqué 46 grands électeurs, qui sans Jill STEIN, la candidate du parti Vert, lui seraient probablement revenus.


En effet, dans le Michigan, qui compte pour 16 grands électeurs, CLINTON a obtenu 47,27 %, TRUMP 47,50 % et STEIN 1,07 %.

En Pennsylvannie, qui compte pour 20 grands électeurs, CLINTON a obtenu 47,46 %, TRUMP 48,18 % et STEIN 0,81 %.

Enfin, dans le Wisconsin, qui compte pour 10 grands électeurs, CLINTON a obtenu 46,45 %, TRUMP 47,22 % et STEIN 1,04 %.

Avec ces trois états, CLINTON obtenait 273 grands électeurs contre 258 pour TRUMP et elle remportait l’élection.


En 2020, à nouveau, le parti libertarien et le parti vert candidatent à la Maison Blanche.

Sauf que le parti Vert a aussi obtenu cette année le soutien du Parti socialiste des États-Unis et du parti Solidarité, ainsi que de plusieurs autres tous petits partis de gauche.

La grande question demeure donc de savoir si leur candidature pourrait à nouveau faire perdre les démocrates, en leur prenant ne serait-ce que quelques milliers de voix, mais qui permettraient à TRUMP dans un système du gagnant qui rafle tout, de passer devant…