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Liberté ou sécurité ? Dans le territoire des Portes de l’Essonne, ce n’est ni l’un ni l’autre…

Au nom de notre sécurité, ou plutôt devrais-je écrire de notre sûreté qui est un concept constitutionnel que plus personne ne comprend, des dizaines de caméras de vidéoprotection sont installés ici et là.

Je ne dis pas qu’il en faut aucune ; je m’interroge déjà de savoir si celles existantes sont utiles là où elles sont, et je pose plutôt la question de savoir pourquoi il y a des gens qui en agressent d’autres, et pourquoi moi, je n’ai jamais eu envie d’agresser personne physiquement.

Et qu’on ne vienne pas me dire que j’agresse verbalement les tocards qui sont payés avec l’argent public de mes impôts pour faire de la merde, et à qui je ne devrais rien pouvoir dire. C’est plutôt la misère de leurs productions qui m’agresse au quotidien. N’inversons donc pas les rôles, non mais !


Alors, parmi nos libertés individuelles fondamentales, il y a le droit à la vie privée qui se traduit par le droit d’accès à toutes ces images qui sont prises de nous.

Sauf que ce droit est anormalement restreint ! (La faute au terrorisme, ma bonne dame)

Déjà parce que le Grand Orly Seine Bièvre (GOSB) ne respecte pas la Loi en n’indiquant même pas au pied des caméras un contact pour accéder aux images.

Ah oui, mais vous comprenez, sinon les jeunes délinquants (dont je suis puisque j’ai commis le crime de lèse-majesté d’écrire que MEHLHORN était visé par une enquête préliminaire ; aujourd’hui, il l’est par quatre n°parquet Évry 17/207/113, 18/067/179, 18/107/59 et 18/107/63, tu vas faire quoi MEHLHORN ?) ; les jeunes délinquants sauraient où sont les caméras et iraient les détruire…

Sauf qu’ils le font quasiment nulle part… Donc en gros, la CNIL va se faire foutre…

Mais en attendant que M. VALBON, Directeur général des services du GOSB, se décide à créer une adresse mail, voici déjà le téléphone pour les contacter (dans le titre de l’article).

Je précise qu’il y a quand même une époque où le standard de la CALPE ne vous les passait pas au téléphone, au cas où…


Ensuite, il faut savoir que le droit d’accès est limité aux images où on apparait seul, et que les bandes sont théoriquement détruites au bout de 15 jours (mais il faudrait pouvoir le vérifier).


Enfin, parce que seule la Police peut enquêter, et que comme dans mon cas si elle n’en a pas grand chose à foutre, ben vous ne pouvez même pas faire le travail à sa place ; ce que j’ambitionnais de faire.

Et concernant par exemple Grand-Vaux, tout le monde sait que le trafic de drogue se fait au 4, rue Van-Gogh entre 14 heures et 02 heures, après s’être fait au 6, rue Gauguin pendant des années…

Sauf manifestement les pouvoirs publics, qui avec leurs pudeurs de gazelle, mettent des caméras, et veulent en mettre plus, à des endroits qui ne sont manifestement pas stratégiques.

Et se retrouvent à ne pas filmer les zones intéressantes, puisque très vraisemblablement, mes agresseurs venaient du 4, rue Van-Gogh, sinon de la placette, située juste devant, sur laquelle on trouve des chaises longues à la saison…

Et là où je trouve que leur système est pété, c’est que pour arriver à me présenter neuf photos d’individus suspects à identifier, les policiers sont allés me chercher un jeune (que je connais) et que j’avais vu plus loin à 300 mètres de l’endroit où je me suis fait agresser… Et s’ils avaient réellement exploité toutes leurs images, alors ils n’auraient pas pu honnêtement me présenter cette photo, sauf à ce qu’il leur en fallait neuf et qu’ils n’en avaient pas neuf…


Enfin bref, j’ai toujours de gros doutes quant à l’utilité de la vidéo-protection, renforcés par l’observation du sentiment malsain que créé ce pouvoir sur ceux qui l’exercent, élus comme agents ou policiers qui donnent l’impression, pour certains, de faire joujou avec les caméras.

On ira toujours sortir l’exemple de la fois où cela a fonctionné pour tout justifier ; j’ai quand même des réserves… Et je constate en tout cas pour mon cas que la seule fois où moi, j’en aurais eu besoin, cela n’a pas fonctionné.

De là, aucune conclusion hâtive, mais toujours la conviction que la réponse à l’insécurité est d’une part sociale et d’autre part sociétale. Et que les caméras ne participent finalement qu’à la résorption du sentiment d’insécurité…



Cette République qui ne répond que lorsqu’on menace son porte-feuille !

Je suis un petit peu fâché contre le commissaire de Police de Savigny, la Direction départementale de la sécurité publique et la Préfète de l’Essonne parce que tous ces braves gens m’ont encore pris pour un con. Mais plus que d’avoir perdu trois heures de ma précieuse vie, et le prix d’un recommandé pour obtenir des résultats, je suis surtout choqué par le constat qu’il y a besoin de menacer la Préfecture pour qu’elle daigne me répondre !

Tout commence par une curiosité mal placée consistant à vouloir vérifier les statistiques de la délinquance et de la criminalité données par nos élus, pour potentiellement les déconstruire (cela fera l’objet d’un prochain article). J’écris donc à la DDSP qui ne me répond pas, puis au commissaire de Police nationale de Savigny (qui pour l’anecdote est situé à Morangis, mais dont la boîte aux lettres donc la localisation est à Savigny) qui m’induit en erreur, et enfin à la Préfecture.


Mais là où je m’en veux est que j’avais bien sûr cherché sur internet ces fameuses statistiques, sauf qu’au lieu d’apparaitre sur la première page de Google, on ne peut les trouver qu’en faisant un minimum de deux clics en étant connecté sur la page data.gouv.fr, et en ayant les bonnes désignations. Donc je l’avoue, j’ai cherché et je n’ai pas trouvé. Car les liens les mieux référencés renvoient tous sur des pages qui n’existent plus ou qui ne sont pas à jour !

https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Statistiques/Insecurite-et-delinquance

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/securite-chiffres-criminalite-delinquance.html


Bref, face à l’inertie de la Préfecture, dont le chef de la circonscription de sécurité publique de Savigny-sur-Orge m’a pourtant assuré qu’elle était la seule à pouvoir me communiquer ces chiffres (et moi qui dit faire de moins en moins confiance à la Police ; voilà pour le coup la fois où je n’aurais pas dû faire confiance…), je saisis la Commission d’accès aux documents administratifs, et je prépare un recours administratif préalable contenant une demande financière !

La CADA revient vers moi ce lundi 23 avril 2018 à 18 h 55 pour me dire qu’elle a bien enregistré ma demande (et donc potentiellement envoyer une demande à la Préfecture de l’Essonne d’où son réveil ?). Mais à 18 h 50, la DDSP vient de m’écrire pour m’envoyer la base du lien qui me permet effectivement de trouver le tableau demandé, lequel était public depuis le début ! Je viens juste de m’afficher, voire de m’humilier, non sans faire le triste constat écrit en titre.

Parce que la DDSP dit bien répondre à mon courrier du 14 avril, et que disait celui-là ? Que je suis fondé (ce qu’il appartient néanmoins à un juge de confirmer) à demander de l’argent, soit 15 euros par jour. Triste République que celle qui ne me répond pas quand je la saisis par courriel ET par courrier, et qui a besoin que je la menace d’un recours contentieux pour daigner s’intéresser à me répondre… Mais qui ne m’aurait pas calculé autrement !


En décembre 2017, et sans menaces :


En avril 2018 et avec menaces :