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Quand les syndicats font plus de politique que de syndicalisme…

Parfois, je regarde l’émission « Expression directe » sur France télévisions.

Et partant de ces clips, je comprends le déclin du syndicalisme en France.

Pas seulement parce que les syndicats emmerdent les élus, qui font de leur côté tout ce qu’ils peuvent pour les assassiner, et supprimer avec eux tous les corps dits intermédiaires de la société, au nom d’une démocratie plus directe.

Et pas plus à cause de tous ces mecs qui un jour se réveillent, sur une revendication précise, et pensent qu’ils seront plus efficaces à la défendre en collectif, que les vieux machins qui sont payés à les défendre. Moyennant quoi soit ils se font bouffer parce qu’ils sous-estiment les gens en face d’eux, soit ils n’obtiennent rien parce qu’ils refusent toute négociation, puis s’épuisent dans la « convergence des luttes », qui est le signe avant-coureur de leur mort prochaine.


Aujourd’hui, en France, nous avons des syndicats qui ne défendent plus les travailleurs, mais qui font de la politique.

Et que ce soient la CGT, FO, la CFDT, Sud, Solidaires, l’UNSA, la CNT ou la CAT, ils se situent tous dans des dynamiques de luttes intersectionnelles, qui défendent les femmes, les homosexuels, les immigrés, les sans-papiers, parfois aussi l’islam, et plein d’autres minorités… Et finalement plus tellement, voire plus du tout les travailleurs !

Et encore, je suis gentil de ne pas trop parler des putes, des traîtres de la CFDT, qui sous couvert de progressisme et de dialogue social, veulent absolument être du côté du pouvoir, et sont allés soutenir la loi EL-KHOMRI, en se félicitant que grâce à eux, le Gouvernement qui voulait prendre 500 n’a pris que 400… Je me suis régalé de voir Laurent BERGER chouiner parce que MACRON ne voulait pas de lui pour négocier la réforme des retraites ; du coup, il est contre !


Ce recul du syndicalisme s’explique aussi par deux autres raisons.

D’abord que les syndicats n’arrivent plus, dans le cadre de la mondialisation, à obtenir des avancées sociales, voire qu’ils sont en perpétuel recul, avec même des salariés qui acceptent aujourd’hui de sacrifier certains de leurs droits, pourtant acquis de haute lutte.

Une grosse question restant d’ailleurs de comprendre comment avec tous les progrès de la mécanisation de la robotisation et du numérique, le Français est encore obligé de travailler 35 heures par semaine. Et peut-être que la financiarisation du travail n’y est pas indifférente. Et peut-être qu’il faudrait revoir le système de l’actionnariat, et pourquoi pas aussi celui de la participation ?

Ensuite, parce que les travailleurs ont commencé de comprendre que les syndicats les trahissaient en allant soutenir l’immigration, qui se traduit par des gens qui recherchent tellement un travail, qu’ils sont prêts à le faire à n’importe quel prix.

Et comme au nom de la facilitation des embauches, on lève un par un tous les verrous qui sécurisaient l’emploi en France, on se retrouve avec plus de concurrence, plus de pressions et de stress, plus de dumping d’autres états contre lequel l’UE nous interdit de nous protéger…


À l’instar de la gauche qui s’est mise à faire du sociétal, quand elle n’a plus pu faire de social, les syndicats se sont mis à la politique, car ne pouvant plus faire de syndicalisme.

Alors si dans les entreprises, il n’en reste pas moins des gens passionnés qui luttent localement, trop souvent au moment de négocier des plans de restructuration ou des départs, l’image globale du syndicalisme pâtit des revendications bienpensantes des centrales nationales.

Peut-être donc que le syndicalisme se porterait mieux s’il recommençait à lutter pour les droits des travailleurs, sans se disperser dans des convergences de luttes qui en plus de ne pas être les leurs, n’ont jamais fonctionné ? Aujourd’hui, je crois au syndicalisme, mais je ne crois plus dans les syndicalistes…



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carte des régions de France par Olivier Vagneux

Mon redécoupage des régions françaises

L’information la plus mise en avant de l’actualité du mardi 15 juillet 2014 fut la nouvelle carte des régions françaises, proposée par une commission de députés PS. Cela nous permettait alors de taire le conflit israélo-palestinien et les attaques honteuses contre les professions libérales. Ou le fait que dans ce pays insulter le Ministre de la Justice puisse vous envoyer 9 mois en prison (ferme) tandis que participer à un viol collectif à Évry (Essonne) seulement 6. Voici ma carte des régions, sans être député.

carte des régions de France par Olivier Vagneux

carte réalisée grâce au génial site http://www.lion1906.com

Le gros problème des socialistes est qu’ils raisonnent de manière idéologique (comme c’est étonnant !), ne voulant pas casser les régions qui existent déjà. Ils ont surtout très peur du Front national qui pourrait être majoritaire dans le Nord et l’Est.

En m’inspirant de l’implantation des tribus gauloises, de la répartition linguistique (qui se brise au niveau de la Bretagne et sur la ligne de partage Oïl-Oc), des régions de vote aux élections européennes et de l’Histoire française, voici mon travail.

 

Elles sont au nombre de huit :

– Seine – 15 millions

– Nord-Ouest – 8 millions

– Nord-Est – 11 millions

– Centre-Ouest – 6 millions

– Centre-Est – 9 millions

– Sud-Ouest – 7 millions

– Sud-Est – 10 millions

– Outre-Mer (avec leur siège à Paris) – 2 millions

(Les chiffres sont des arrondis grossiers au million supérieur sur les bases 2006 de l’INSEE. Il est donc normal de trouver plus que les 66 millions de Français habituels.)

 

Elles connaissent de légères inégalités de population. Elles couvrent des superficies qui n’ont plus visage humain. Mais elles permettront des économies certaines. L’important était d’essayer de les relier entres elles et vers la mer ou l’océan.

N’oublions pas que les régions ne sont pas historiques ou culturelles mais uniquement le lieu de gouvernance d’un Conseil régional (en charge de l’aide économique au développement, de l’aménagement du territoire, de l’enseignement au niveau des lycées, de l’environnement, des transports, de la formation professionnelle, des équipements structurants comme les ports et les aéroports et enfin de certaines routes).

Pourquoi je n’aime pas le dispositif « Voisins vigilants » ?

Hier soir, je croise Éric MEHLHORN, Maire de Savigny, en me rendant à la salle des fêtes. Il me voit, me salue toujours avec la même condescendance et me demande si je viens à la formation des « Voisins vigilants ». (Lui en étant sorti pour fumer) Non, je n’y vais pas. Ce concept évoque trop de choses négatives pour moi. 

Voici cinq raisons, sous forme de questions, qui justifient que je n’aime pas ce dispositif ou plutôt le déballage qui se construit autour. Laurence BERNIER avait l’année dernière distribué un tract donnant sensiblement les mêmes conseils que ceux prodigués dans cette fameuse formation. Voilà une interrogation sur un possible enfumage de la droite qui joue avec le thème de la sécurité.

1. Les collaborateurs zélés de la France occupée, qui dénonçaient des voisins juifs ou résistants, étaient-ils des voisins vigilants ?

Mon propos vous choquerait-il ? Alors on vous a conditionné à bien penser. Félicitations. Dire qu’il y a eu des résistants en France relève bien entendu du fantasme, à en croire certains médias qui se sont exprimés le 6 juin 2014… Tout cela pour dire qu’il y a quelque chose de malsain dans le fait de trop en connaître sur ses voisins. Personnellement, je n’aimerais pas que l’on en sache trop sur moi, du moins je veux tout filtrer par un blog et une communication toute lisse en ce qui me concerne.

2. Va-t-on faire le travail de notre lâche Police ?

Qui ne connaît pas quelqu’un qui a appelé la Police pour signaler un cambriolage ou un vol en train de se produire et la Police lui dire qu’elle viendrait plus tard (cela m’est arrivé). L’embêtant est de prendre des risques pour pouvoir les appeler… Ou la Police sur place ne pas faire la fière et attendre 20 minutes, le temps de laisser les cambrioleurs déguerpir… Alors oui, ils sont là pour former. Mais dans le fond, sont-ils les meilleurs formateurs ? Ils ont un uniforme, et après ?

3. Ces deux anecdotes vécues dans le Sud de la France se reproduiront-elles ?

J’avais lu cela il y a quelques années sur des sites : deux voisins très vigilants. Trop vigilants. Sous couvert de faire le travail, ils cambriolaient eux-mêmes. Alors si les participants saviniens sont des bons bourgeois sexagénaires, votant UMP ou FN, comme ils ont pu l’affirmer le jour de la première réunion publique, ils sont au dessus de cela. Sinon, il y a l’histoire d’un brave homme qui a voulu vérifier s’il y avait vraiment un cambriolage. Le malheureux en a été quitte pour une petite blessure causé par le cambrioleur effrayé fuyard. En est-il pour autant un héros ? Oui. Cela justifiait-il ces risques ? Non.

4. Un énième conflit d’intérêt pour la municipalité de Savigny ?

À ce jour, tant la mairie que les commissariats partenaires de la formation, n’ont su me dire pourquoi ils avaient choisi la zone 5 pour expérimenter la procédure. Moi, Olivier, je pense qu’elle leur a été suggéré par le maire-adjoint à la sécurité qui y habite. Ainsi, sa demeure est protégé pour tout l’été. Astucieux, n’est-il pas ? Vous avez des informations ? Cette information est fausse ? J’ai écrit aux différentes autorités qui ont refusé de me répondre. Qu’elles saisissent leur droit de réponse si elles peuvent nous prouver le contraire…

5. Mais qui réfléchit dans cette ville ?

J’ai moi-même demandé à Éric MEHLHORN qu’il me donne les chiffres à la fin de l’été du nombre de cambriolages dans les zones 1,2,3,4,6,7 et 8. Parce que si on est un cambrioleur logique, on sait que la zone 5 est un peu mieux protégée et on y va pas. mais on va dans les autres, dont on sait qu’elles ne sont pas protégées. Ou alors on aime le défi et on cambriole surtout la zone 5. D’autant que le dispositif a ses limites et qu’une personne qui voudra vous nuire ne s’arrêtera pas au gentil parcours d’un voisin aimable qui fera 5 minutes chaque soir le tour de votre maison. Donc vous ne serez jamais totalement à l’abri !

Donc pour les résultats d’un dispositif qui n’ont jamais été prouvés et qui ne vont pas dans le sens de la démocratie participative que l’UMP prétend instaurer… Alors que les suspicions vont s’exacerber et les comportements se dévoiler dans leur bassesse, presque animale… Tandis que la droite traditionnelle, à la suite de Thomas Hobbes, est convaincu que c’est l’État seul qui doit assurer la sûreté… Enfin, parce qu’on a toujours pratiqué la surveillance citoyenne sans avoir besoin de toute cette communication, je suis CONTRE une telle formalisation de ce dispositif.

Donnons-nous rendez-vous à Grand-Vaux pour voir l’année prochaine ou un peu après comment Éric MEHLHORN mettra en place ce système, à moins qu’il ne fasse de la préférence territoriale, ce qui serait condamnable par la Loi ! Au fait, MM MEHLHORN et BRUNETTO, votre mode de sélection des voisins vigilants, indiqué dans le bulletin municipal, est-il bien légal ? Qu’est-ce qui vous autorise à juger de la capacité d’une personne à tenir ce rôle ?

P.-S. : Question subsidiaire : Les mouchards en détention sont-ils des voisins vigilants ?