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À quoi joue le bienpensant Thierry ARDISSON avec Yassine BELATTAR dans Salut les terriens ?

Thierry ARDISSON n’arrive pas à se détacher du médiatiquement correct. Bienpensant parce qu’il critique un peu, mais pas trop non plus. Ou qu’il essaie de se rattraper et de dire un truc gentil dès qu’il a dit quelque chose de méchant. C’est mal de faire des attentats au nom de l’islam, mais ça serait encore plus mal de s’interroger sur la raison pour laquelle les autres croyants ne vont pas autant tuer au nom de leur foi… Au final, ARDISSON fait parler des musulmans mais ne parle jamais de l’islam.


Thierry ARDISSON invitait ce samedi 18 mars 2017 l’humoriste et animateur Yassine BELATTAR dans son émission. J’ignorais totalement qui était cette personne avant ce moment gênant de télé. J’ai un peu de mal à comprendre à quoi joue Thierry ARDISSON qui tantôt se montre islamophobe (peur des attentats commis au nom de l’islam), tantôt se fait islamophile (défense de Black M pour justifier l’emploi du mot kouffar par exemple)…


La séquence débute par un édito de Stéphane BLAKOWSKI qui montre que le principe de laïcité a été détourné par le FN de manière à attaquer l’islam sous un angle religieux plutôt que sous celui d’un racisme envers les personnes d’origine arabe. Il conclut en montrant que plusieurs intellectuels qui ont critiqué l’islam ou les musulmans se sont retrouvés taxés d’islamophobie.

Thierry ARDISSION commence en indiquant qu’il a invité Yassine BELATTAR parce que celui-ci a écrit après l’émission de la semaine dernière, et le débat intitulé : « islamisme, avons-nous été bisounours ? », que Thierry ARDISSON avait une chemise brune, bref qu’il était un nazi. Eh ben dis donc, c’est comme ça qu’on se fait inviter chez ARDISSON ? En l’insultant ?



ARDISSON commence ce débat sur le thème « Peut-on critiquer l’islam ? » par dire qu’il a peur des islamistes.

BELATTAR répond que lui aussi, mais qu’en gros, il ne faut pas parler de ces sujets parce que le Front national fait des scores très importants.

« Notre rôle avec un Front national là où il est, c’est aussi d’être pédagogue plus que metteur en scène. Donc à partir du moment, le problème ce sont pas les animateurs, c’est comment les animateurs donnent la parole à des gens qui ont capté, renforcé voire démocratiser une parole qui a des conséquences dans la vie de tous les jours. »

Et si c’était à cause des attentats provoqués au nom de l’islam que le Front national faisait des scores aussi importants ?


Puis vient le thème de l’intégration. Pour BELATTAR, le mot « intégration est obsolète parce que vous parlez à une génération de Français à part entière ». Donc pour BELATTAR, on est Français parce qu’on est né en France.

J’ai la faiblesse de penser que cela ne suffit pas, et qu’un Français qui tue d’autres Français n’est pas vraiment Français…


BELATTAR continue plus tard : « vous ne pouvez pas nier qu’il n’y a pas de modération dans une religion. »

Ben qu’est-ce que tu attends alors pour appliquer les versets du sabre, et te mettre à assassiner des infidèles comme il est écrit dans ces versets ? Par exemple le verset 5 de la sourate 9 :

Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Mais on va m’expliquer qu’il y a des versets contradictoires, ou que c’est sorti du contexte, ou que c’est mal traduit de l’arabe… On peut alors tenter d’autres versets.


On a ensuite le droit à : « les premiers otages des islamistes, ce sont les musulmans eux-mêmes ».

Ben ouais, mais qu’est-ce qu’ils attendent pour condamner. Je n’en vois qu’une minorité qui condamne vraiment, et les autres s’y refusent parce qu’expliquer, ce serait justifier… Pas d’amalgame sinon c’est dire qu’on se sent complice… Faut assumer à un moment et dire clairement son camp…


Et ARDISSON qui redevient bienpensant de rajouter « les premières victimes des islamistes, ce sont les musulmans. »

Au Moyen et au Proche-Orient oui ; pas en France, il suffit de lire le nom des victimes des attentats.

BELATTAR reprend : « En France, les musulmans sont otages d’une réputation. »

La faute à qui ? Ou à quoi ?


Pascal BRUCKNER intervient alors pour reprocher à ceux qui n’acceptent pas la critique de l’islam de renvoyer à leurs contradicteurs qu’ils sont d’extrême-droite. Il explique ensuite l’origine du terme islamo-gauchisme pour montrer qu’il ne peut pas être comparé au judéo-bolchévisme.


Yassine BELLATAR tente alors de discréditer son débatteur en parlant de son livre. Il dénonce la couverture de son livre. Il dit que les 7 millions de musulmans en France (je suis plutôt sur des chiffres à entre 5 et 6) ne sont pas comme cela.


BELATTAR essaie ensuite de nous expliquer qu’il existe un schisme entre certains qui considèrent le fait d’être musulman comme une nationalité et les autres.

C’est quand même un recul historique majeur que la religion reprenne le pas sur la nationalité ! Mais on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas, vu que c’est publiquement avoué.


BELATTAR reproche alors à ARDISSON d’être un soixante-huitard ; donc être passé de l’interdiction d’interdire au fait de vouloir interdire certaines choses comme ce qui ne plait pas de l’islam.

C’est vrai qu’il y a un paradoxe de la part de ceux qui voulaient qu’on puisse tout critiquer mais qui ne veulent pas être critiqué à leur tour…

ARDISSON réplique : « Je veux pouvoir critiquer l’islam comme je critique la religion catholique sans passer pour un nazi. »

Quelle est la critique de l’islam formulé par ARDISSON dans cette émission ?


ARDISSON se justifie ensuite de recevoir certains invités polémiques, de nouveau avec une bienpensance qui m’insupporte :

« Je reçois tout le monde depuis trente-cinq ans sur mes plateaux, le seul que je ne reçois plus, c’est DIEUDONNÉ, parce que je ne peux pas supporter les propos antisémites. Et pourquoi je ne peux pas supporter les propos antisémites, parce que la France s’est très mal comporté pendant la guerre. Elle a envoyé des gens qui avaient combattu en 14-18 dans les rangs de l’armée française, elle les a envoyés à Auschwitz. C’est une tache… »

Je ne crois pas que DIEUDONNÉ ait le monopole de l’antisémitisme en France. Inviterait-il plus Alain SORAL ?

Quant à la manière de dire que la France a déporté et collaboré à l’extermination de 76 000 Français juifs, je ne pense pas qu’on puisse faire d’échelles des souffrances et de dire que c’est plus une tache parce que certains avaient combattu dans l’armée française…


BELATTAR s’essaie alors de comparer cette fameuse tache à l’esclavage, et à ce qu’on fait aux musulmans « qui se mangent des croix gammées sur les mosquées ».

Les églises, les synagogues et les cimetières aussi sont couvertes de croix gammées. Sauf que déjà on n’en parle pas, et qu’en plus, il n’y a pas de volonté de représailles comme il peut y avoir dans les actes de haine contre les musulmans ou l’islam.


Le débat interroge ensuite sur ce qu’est l’islamophobie.

BELATTAR dit : « Quand un acte vise un musulman, ça porte bien un nom, c’est de l’islamophobie. »

Non, c’est de la haine ; c’est une mauvaise compréhension de la sémantique du mot. Sauf en cas de légitime défense (et encore), personne ne tue parce qu’il a peur…


Pascal BRUCKNER rappelle qu’il n’y a pas de pendant avec le christianisme. Mais qu’on a dévalué le racisme à force de le mettre à toutes les sauces.

BELATTAR se demande alors si on peut être Français et musulman.

ARDISSON répond que oui mais que ça doit permettre de critiquer l’islam parce que :  « La France, c’est le pays de Voltaire, on critique tout, c’est ce qui fait notre force. »


BELATTAR revient à la charge avec des exemples hors-sujets :

  • Les Français musulmans se communautarisent parce que les Français n’aiment pas le footballeur Karim BENZEMA.

Si ce dernier n’a pas été sélectionné à l’Euro 2016, c’est juste parce qu’il est trop irrégulier en équipe de France… Avoir l’agent de ZIDANE ne signifie pas qu’on est le nouveau ZIDANE…

  • Sur les plateaux de télé, on serait passé de banlieusard à musulman.

Et après ?

  • Il cherche ensuite à discréditer l’invité de la semaine dernière Amine EL KHATMI : « on lui a retiré ses délégations parce qu’il n’est pas au mieux de sa forme » 

Non, c’est parce qu’il a craché sur la gueule du PS qu’il a accusé de soutenir les communautarismes.

  • « Je trouve que les menaces sont toujours disproportionnées ».

La question est : Peut-on tolérer des menaces en République ?


Le débat dérive sur le reportage de France 2 dans un café de Sevran, qu’un reportage de deux minutes présentait comme « interdit aux femmes ».

Quand bien même il serait bidonné, cela n’empêche pas qu’il y a un homme qui a accepté de dire face caméra qu’on n’était pas au bled donc que le café est interdit aux femmes. Peut-être un acteur qui a bien joué son rôle ?

BELATTAR parle donc de la contre-enquête du Bondy Blog.

ARDISSON s’enflamme à l’instant où il entend parler du Bondy Blog et s’en prend à Pascale CLARK qui se rend complice des tweets antisémites, racistes et faisant l’apologie du terrorisme.

BELATTAR fait alors une fausse-comparaison avec Laurent BAFFIE sur le fait qu’on a tendance à défendre ses amis.

Ouais mais BAFFIE, il n’est pas sérieux dans ses vannes, c’est son métier !


Vient alors le fameux reproche de BELATTAR qu’on « essentialise » l’islam au terrorisme ou les musulmans à des terroristes. (on stigmatise à une seule caractéristique)


La battle des idées s’achève sur une réflexion par rapport à une proposition de loi au Canada qui vise à interdire toute critique de l’islam.

On ne peut pas comparer : il y a 940 000 musulmans au Canada sur 35 millions de personnes soit 2,8 % de la population !

BELATTAR lâche alors : « le problème n’est pas l’islam, le problème, ce sont les musulmans. »

Le propos est contradictoire avec ce qui a été dit au début. Si les musulmans qui donc ne peuvent pas être modérés appliquent la religion de l’islam, alors la source du problème que représente certains musulmans s’appelle l’islam. Or, BELATTAR a commencé en nous disant que les terroristes n’étaient pas des musulmans, donc qui sont ces musulmans qui posent problème ?


Il en rajoute lourdement une couche : « Depuis le 11 septembre, on peut dire qu’un commercial a plutôt mal fait son job, il s’appelle OUSSAMA BEN LADEN »

Je suis gêné par cette phrase, à la limite du relativisme des attentats du 11 septembre.


BELATTAR enchaîne avec un propos toujours aussi illogique et incompréhensible :

« Ça fait aujourd’hui quinze ans qu’il y a un problème, mais le problème de la France, c’est que ça fait aujourd’hui trente ans qu’on repousse ce problème. Parce qu’on parle de la banlieue, on parle des territoires perdus de la République. Venez, on prend une voiture vous et moi, c’est à 25 minutes, Aulnay. À Aulnay, c’est là où un noir se prend une matraque. Donc la réalité aujourd’hui, c’est que cette accumulation de petites blessures peut créer des monstres »

Résumer Aulnay au lieu de l’affaire Théo, c’est de l’essentialisation… Mais certains ont le droit d’essentialiser et pas d’autres…


Le mot de la fin est laissé à Pascal BRUCKNER qui dit une énorme bêtise faisant le jeu des islamistes.

« Aujourd’hui aider l’islam, c’est aider tous les réformateurs, tous les sceptiques, tous les esprits éclairés, Kamel DAOUD et d’autres qui veulent adapter cette grande religion à la modernité et non pas s’enfermer dans un raidissement. »

Bien sûr, les islamistes dénoncent l’indifférence religieuse de l’Occident, dont ils se servent pour justifier leur combat. Mais en aidant les croyants musulmans à réformer leur religion, on discrédite tous leurs efforts qui sont vus comme une intervention étrangère visant à les pervertir…

Thierry ARDISSON remercie enfin son invité : « Vous êtes courageux »



Sur les poncifs infligés aux chrétiens sur l’immigration : Éric CIOTTI dans Salut les terriens

J’ai été très déçu par l’intervention d’Éric CIOTTI dans Salut les terriens sur C8 ce samedi 04 février 2017. Il était principalement là au secours de l’ambulance FILLON et on n’a pas manqué, vu sa politique en faveur des chrétiens, et ses origines italiennes, de le « piéger » en dénonçant des contradictions dans ses différentes politiques notamment celle en faveur des migrants. Franchement, il aurait quand même pu se défendre, non ?


Vers la douzième minute, le débat s’engage sur le thème des migrants :

Thierry ARDISSON : Alors, Éric CIOTTI, vous avez pris des positions très dures sur les problèmes de société notamment les migrants. (…) Donc vous êtes en guerre contre un certain Cédric HERROU, un militant immigrationniste poursuivi pour avoir aidé une cinquantaine de migrants érythréens à passer la frontière franco-italienne à La Roya. Vous dites : « en fait, ces gens-là ne sont pas en péril et ce HERROU veut se mettre en avant médiatiquement« . [Éric CIOTTI répond]

Laurent BAFFIE : Pardon, mais vous dites qu’il n’y a jamais eu autant de mort en Méditerranée, c’est vrai, mais y a jamais eu autant de guerre en Syrie, et les gens ne viennent pas par plaisir. Ils n’affrontent pas avec femme et enfants la Méditerranée.

Éric CIOTTI : Ces migrants, ils viennent pour des raisons économiques. Qu’on accueille les réfugiés, des Syriens, des irakiens, ceux qui fuient la guerre, c’est l’honneur de la France, c’est l’Histoire de la France.


À partir du moment où CIOTTI s’est partiellement contredit une première fois, on sort l’artillerie avec le fameux édito de BLAKO (Stéphane BLAKOWSKI). Vous trouverez entre parenthèses les extraits des interventions d’Éric CIOTTI montés dans la vidéo. Et en rose, les phrases que je commenterai un peu plus tard dans l’article

Selon le Pape François, « celui qui se dit chrétien tout en refusant d’aider les migrants est un hypocrite. » Justement, est-ce que ce ne serait pas le problème d’Éric CIOTTI ? D’un côté, le député de Nice est très attaché aux racines chrétiennes de notre pays [1]. (« Nous sommes les héritiers d’une civilisation chrétienne. ») Il a même proposé de modifier la Constitution pour définir la France comme un pays de tradition chrétienne. (« Et pourquoi il y aurait une identité honteuse à être chrétien ? ») Pour vous dire à quel point Éric CIOTTI est un bon chrétien, en 2015, il a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la restauration de quatre chapelles à Nice (20 000 € sur 130 000 €). Mais bien sûr, c’était pour restaurer le patrimoine. Sans oublier que chaque année, il fait installer une crèche de Noël au Conseil général [1] (sic !) des Alpes-Maritimes. Mais ça bien sûr, c’est juste pour respecter la Tradition. (« Moi je suis attaché à ce que l’on la reconnaisse cette identité, et quelque part qu’on la revendique »). Quel beau symbole, si Jésus est né dans une étable à Jérusalem, c’est parce que ses parents ont dû fuir leur maison de Nazareth sous la pression des troupes romaines. Bref, Joseph et Marie étaient des migrants que personne ne voulait accueillir. Alors comment peut-on être chrétien et refuser d’accueillir les migrants d’aujourd’hui ? [2] (« Êtes-vous prêt, Monsieur le Premier ministre, à prendre un moratoire quant à l’arrivée de nouveaux migrants dans notre pays ? ») Pour montrer l’exemple, François s’est montré l’an dernier sur l’île de Lesbos et il a ramené avec lui au Vatican douze réfugiés tirés au sort parmi les migrants [3]. Heureusement que le Pape ne vit pas en France, sinon Éric CIOTTI aurait peut-être porté plainte contre lui ? En effet, l’an dernier, il a signalé à la Justice l’association de la Roya qui organise l’accueil des migrants en France. (« C’est une vision qui est une vision militante. Je ne crois pas que ce soit une vision chrétienne ».)


Thierry ARDISSON : Voilà, c’était l’édito de BLAKO mise en image de Julien GRACQ. Alors Éric CIOTTI, comment on peut-être à la fois aussi catholique et en même temps aussi peu proche des positions du Pape François. Expliquez nous [4].

Éric CIOTTI : D’abord, sur un plan personnel, je ne suis pas aussi catholique. Je suis catholique, mais après la foi, c’est une question personnelle [1]. Je ne l’affiche pas en bandoulière. Ce que je dis, et c’est incontestable, c’est que la France, et c’est pas religieux, c’est culturel, la France est un pays d’origine chrétienne. On peut le contester…

Thierry ARDISSON : Non, c’est incontestable.

Éric CIOTTI : Sur chaque place de village, il y a une église, c’est le fruit d’une Histoire. C’est une Histoire millénaire, et ce que je ne veux pas, c’est qu’on remette en cause cette identité et cette culture. Et pour moi, c’est pas une question religieuse. Après, dans le reportage, il y avait à peu près tous les poncifs et tous les clichés qu’on peut afficher par rapport à ces questions, et aux migrants.

Laurent BAFFIE : Enfin, l’Église et l’État ont été séparés en 1905. Il faut que ce soit acquis, il faut que vous le compreniez un jour, et ce sont deux choses distinctes. Pardon, mais les hommes politiques n’ont plus à se revendiquer d’une religion, du catholicisme [5]. C’est plus le propos.

Éric CIOTTI : Dans la proposition de loi, que j’ai rédigée, qui proposait d’inscrire les racines chrétiennes, je voulais qu’on rajoute également à la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » la laïcité [6]. On doit pouvoir aujourd’hui dire très clairement que la religion n’a rien à faire dans le débat public. Mais dire ça, ce n’est pas aussi effacer cette Histoire. On doit pouvoir, comme je l’ai fait, rénover nos édifices religieux, qui sont des éléments du patrimoine, qui sont des monuments historiques. C’est ça que cette proposition permettait de faire pour ne pas gommer une Histoire.

Thierry ARDISSON : C’est vrai que le Pape François a félicité Anne HIDALGO pour la création d’un camp humanitaire de réfugiés. Ça ne vous pas fait chier de voir que le Pape félicite Anne HIDALGO ?

Éric CIOTTI : Le Pape vient de l’Amérique-du-Sud, et il n’a pas forcément cette Histoire de l’Europe. Vous avez vu que plus récemment, il a indiqué d’ailleurs que l’Europe ne pouvait pas accueillir tout le monde.

Thierry ARDISSON : Alors Éric, effectivement, en 2016 il y a eu 350 000 migrants, contre 1 million en 2015.

Éric CIOTTI : Même plus en 2015

Thierry ARDISSON : En France, ça fait 80 000 demandes d’asile. Ça fait 0,12 % de la population française [7].

Éric CIOTTI : C’est plus que cela. Les demandeurs d’asile, c’est presque 100 000 demandes. Si on ajoute ceux qui viennent de façon illégale, et il y en a . Si on ajoute les titres de séjour qui sont donnés par le Gouvernement (220 000 l’année dernière). Voyez, cela fait une population qui arrive, qui est importante, et qui tangente les 400 000 ou les 500 000 personnes d’année en année. Et on voit bien que notre pays n’a pas la capacité en matière de travail, en matière de logement, d’accueillir décemment ces personnes.

(Le débat se termine avec Thierry ARDISSON qui demande à Éric CIOTTI si ça l’énerve qu’on lui rappelle qu’il est descendant d’immigrés italiens. Et M. CIOTTI de répondre de non, et qu’il en est fier parce que la France et l’Italie partagent une Histoire et une civilisation commune.)


Quelques commentaires :

[1] Éric, tu es gentil, mais puisque tu n’es pas croyant ou que tu n’as pas les couilles de l’assumer, bref que tu es un babtou fragile, laisse les solides défendre le christianisme et arrête ton clientélisme électoral en distribuant ta réserve ou en installant une crèche.

[2] Je ne connaissais pas l’évangile selon saint Blako. Regardons plutôt ce qu’en dit Luc au chapitre 2 (traduction en français courant) :

« En ces temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire Romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’y faire enregistrer, avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.« 

[3] François, arrête ta communication politique. Comme par hasard, le sort a fait que seuls des musulmans ont été tirés au sort, à croire qu’il n’y a qu’eux qui souffrent de la guerre en Syrie. En plis, le tirage au sort est assez inhumain…

« Il s’agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l’autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l’Etat islamique. » (Communiqué du Vatican traduit en français)

[4] Qu’est-ce qu’un chrétien de 2017 doit copier les actes du Pape François. Je rappelle que le concile Vatican II a imposé la collégialité des évêques, ce qui signifie que chaque évêque est maitre dans son diocèse, et celui de François ne couvre que Rome. On citera les paragraphes 22 et 23 de Lumen Gentium :

« Les évêques sont, chacun pour sa part, le principe et le fondement de l’unité dans leurs Églises particulières  ; celles-ci sont formées à l’image de l’Église universelle, c’est en elles et par elles qu’existe l’Église catholique une et unique. C’est pourquoi chaque évêque représente son Église, et, tous ensemble, avec le pape, représentent l’Église universelle dans le lien de la paix, de l’amour et de l’unité. »

[5] À quel moment CIOTTI s’est revendiqué du christianisme ? C’est nul d’intervenir juste pour casser du chrétien. Par contre, BAFFIE était moins remonté quand il y avait à ses côtés l’ancien mentor des frères KOUACHI…

[6] Éric est mignon ! Qu’est-ce que ça va changer de rajouter un mot dans la devise quand les trois autres ne sont déjà plus respectés ? Ça empêchera les attentats terroristes ?

[7] Sacré Thierry ! Quand, selon une étude de l’institut Montaigne, qui tend à être confirmé par plusieurs autres d’obédience moins à droite, dit que 30 % des musulmans revendiqués de France se refusent de condamner le terrorisme, je me demande s’ils sont bien intégrés. Commençons par assimiler les 67 millions de Français, et après nous pourrons en intégrer d’autres…


Bref, c’est dommage qu’ils aient pris CIOTTI pour cet extrait, même si ça montre bien qui est vraiment le personnage. Intellectuellement, j’aurais trouvé plus intéressant qu’il ne puisse pas piéger sur sa foi ou sur ses origines (t’étais bien content en 1860 que la France t’ait accueilli ; on aurait même pu lui dire parce qu’aux Antilles, ils sont devenus Français avant toi ! Même des personnes de couleur noire, rends-toi compte toi qui es blanc !). Mais c’est moins vendeur !