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Communication des cahiers de doléances proposés par l’AMIF : la CADA se déclare incompétente

Vu que je n’ai rien d’autre à faire ces jours-ci, que de préparer le second tour, je m’en vais donc demander son avis au Tribunal administratif sur la question.

Il y a un peu plus d’un an, en pleine crise des gilets jaunes, l’Association des maires d’Île-de-France (AMIF), proposait des cahiers de doléances pour que les gens puissent se défouler.

Et effectivement les gens se sont défoulés, du moins pour Savigny, où cela allait, et je caricature à peine, du « mon voisin est un connard qui me gâche la vie », à « il y a un trou devant chez moi et ce con de maire ne fait de rien » en passant par le sempiternel « il y a trop d’immigrés en France ».

À la fin de la période, j’ai demandé à accéder à ces cahiers dont le seul vrai but était, à mon avis, de fournir des bases de programme démago, dans l’air du temps, à M. BEAUDET (président de l’AMIF) et à ses amis maires.

Et on me l’a refusé pour des raisons de confidentialité, tout en me précisant que ces cahiers seront rendus publics par l’État, en lien avec la BNF, ce qui n’est toujours pas fait :

https://wp.me/p38y7H-4QI

Bref, j’ai saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), qui botte assez lamentablement en touche, et qui dit en substance que puisque ces cahiers sont une initiative personnelle de l’AMIF, alors les gens qui sont allés répondre ont volontairement offrir leurs avis à l’AMIF, et qu’elle en fait maintenant ce qu’en veut, pouvant les conserver pour elle seule si c’est ce qu’elle veut, ou peut-être même s’en servir de papier toilette ?

Or, à ce stade, la seule chose communiquée à la BNF est le rapport d’analyse qui est forcément partiel, pour ne pas dire partial. En si peu de temps, ils ont passé du logiciel qui a compté les mots-clés, et ils en ont déduit les revendications des Français. Méthodologique !

Donc je vais maintenant les embêter un peu, soit pour qu’ils communiquent la totalité des cahiers à la BNF, soit pour que le Tribunal dise qu’ils ne peuvent pas les garder pour eux seuls. À suivre… Mais je trouverais intéressant que tout soit rendu public !




Législative partielle 2018 dans la 1ère circonscription de l’Essonne : le scénario catastrophe

Tous pourris ! C’est une première lecture possible de l’alliance des six maires de la 1ère circonscription de l’Essonne derrière la candidature de Francis CHOUAT. Genre les trois maires des trois grandes villes qui se sont partagés les postes entre eux : CHOUAT à l’Assemblée, Stéphane BEAUDET à la mairie de la ville nouvelle d’Évry-Courcouronnes et Jean-Pierre BECHTER à la présidence de l’agglo Grand-Paris Sud Seine-Essonne-Sénart…

Mais derrière cette alliance, à l’issue chacun de laquelle semblerait trouver son compte, même si BEAUDET ne semble pas avoir renoncé à cumuler mairie de la ville nouvelle et présidence de l’intercommunalité sud-francilienne – et comme il n’est pas secret que BECHTER est « fatigué », et qu’il vient en plus de se remettre conseiller départemental… Il y a surtout cette peur panique que AMRANI réussisse enfin à se faire élire et que la France insoumise s’implante fermement.

Et quel pire scénario qu’un second tour opposant la France insoumise, qui devrait se qualifier facilement mais possiblement avec un score décevant, à un candidat du Rassemblement national, lequel enverrait automatiquement Farida AMRANI au Palais-Bourbon ! À priori, même cas de figure si c’est le républicain Jean-François BAYLE qui accédait à cette seconde marche ; seule la candidature de Francis CHOUAT peut garder la circonscription au centre-gauche.

Mais au-delà du problème d’avoir une députée possiblement incompétente, qui pourrait se détourner assez vite des problèmes locaux, et ne pas accompagner les projets des maires, il y a surtout l’enjeu des prochaines municipales, sur une circonscription qui est à 70 % à gauche, et où même la droite est sociale-démocrate. Évry-Courcouronnes, tout comme Corbeil pourraient basculer, surtout maintenant que DASSAULT n’est plus là pour soutenir tout ce petit monde.

Alors AMRANI a-t-elle réalisé un si haut score en 2017 uniquement par rejet de VALLS ? Et les affaires autour de MÉLENCHON vont-elles avoir une quelconque influence sur le scrutin ? (Je dirais que pas du tout.) Les élus locaux PS vont-ils aussi lâcher CHOUAT, alors qu’il ne fait plus bon être LaREM ? Je pense que CHOUAT va arriver deuxième au premier tour, derrière AMRANI, mais qu’il gagnera de justesse au second et sauvera paradoxalement toute la droite locale…

Et c’est cela que les républicains de l’Essonne ne parviennent pas à comprendre ; eux qui n’ont toujours pas compris qu’ils auraient gagné la présidentielle puis les législatives s’ils avaient mis JUPPÉ à la place de FILLON. BAYLE ne devrait pas réaliser un trop gros score, mais au vu de la participation qui ne qualifiera que les deux meilleurs, il serait dommage, surtout pour RÉDA, que les quelques voix prises par BAYLE permettent au RN de se trouver juste devant CHOUAT…



Corbeil-Évry-Courcouronnes : le système LRPS, tant vanté par le RN, est en marche…

Après la démission de Manuel VALLS est organisé une élection législative partielle dans la 1ère circonscription de l’Essonne. Mais alors qu’on pourrait s’attendre à une opposition classique des principaux partis, les cinq maires de droite, dont Stéphane BEAUDET et Jean-Pierre BECHTER ont décidé de soutenir Francis CHOUAT, maire ex-PS d’Évry, lequel a reçu le soutien d’En marche, qui sans l’investir, ne présentera personne face à lui…

Ce qui m’embête surtout dans cette histoire, étant donné que je n’habite pas la circonscription, est qu’on crédibilise le discours de l’UMPS, plus intelligemment renommé celui de « l’herpès », depuis le changement de nom de l’UMP. Et si donc le Rassemblement national avait raison ? Une telle porosité entre la gauche et la droite ne prouve qu’une seule chose : ces politiques sont des opportunistes, sans convictions, finalement prêts à soutenir MACRON qu’ils décrient.

Pour Stéphane BEAUDET, le ralliement se comprend très bien. Vous n’ignorez pas que Évry et Courcouronnes vont fusionner au 1er janvier 2019. Et que si CHOUAT devient député, alors c’est BEAUDET qui récupère la mairie de la Ville nouvelle (alors même qu’il avait plusieurs fois répété ici et là que ce serait son dernier mandat, par exemple ici, ou encore là), et qui devient président de la super-agglo Grand-Paris-Sud… Comme j’aimerais que les Insoumis gagnent…

Mais la grande incompréhension vient des maires de droite, et notamment de DIRAT, HARTZ et LAFON qui après avoir soutenu DUGOIN (DVD-UDI) en 2015, FILLON (LR) en 2017, et BECHTER (LR) en 2018, à chaque fois contre tous les autres, vantent un ancien PS devenu marcheur. Que vont gagner ces gens à renforcer un système qui joue contre eux, dans une logique d’agglos qui oublient les petites villes ? Espèrent-ils une place en apparaissant du côté des vainqueurs ?

Outre donc que la droite monte là qu’elle n’a plus aucun courage politique, elle ne fait là que donner du crédit aux extrêmes, et provoquer toujours plus de dégoût de la politique. Il faut arrêter ce discours de l’abolition des clivages. La démocratie a besoin d’une majorité et d’une opposition. Et si tous les « gentils modérés » s’unissent, alors en face, on fait la place aux « vilains extrêmes » jusqu’à ce que comme au Brésil, on préfère les convictions fortes des « méchants »



Quand François DUROVRAY (LR) insulte ses administrés

Salauds de citoyens qui s’intéressent à la vie publique en dehors des élections, et en plus en voulant exercer leur propre contrôle de l’action des élus, sans attendre le prêt-à-penser préparé par les cabinets et autres partis politiques. Un peu plus, et il faudra que les ministres accusés de viol démissionnent du Gouvernement.

Non, mais c’est vrai à la fin, nos élus se décarcassent pour nous. Ils le font sur leur temps libre, et sur leur vie de famille. Ils sont à peine indemnisés ; certainement pas assez. Et voilà qu’il y a des petits cons « qui ont beaucoup de temps libre » qui vont leur poser des questions, et exercer leur liberté d’accès à des documents administratifs.


François DUROVRAY est président du Conseil départemental de l’Essonne.

Il me traite de « fou », ce qui n’est pas non plus très méchant, et il est très loin de la réalité parce que je suis effectivement complètement dingue.

Dingue de transparence et de démocratie, entre autres pathologies.

Monomaniaque, de surcroît, parce que je recherche à savoir si Éric MEHLHORN, maire de ma commune et vice-président du Département, a procédé à une embauche de complaisance (encore une ?) par l’emploi présumé d’une conseillère municipale de Savigny-sur-Orge, issue de sa majorité. (= détournement de fonds publics = inéligibilité à la clé = retraite de MEHLHORN)


Donc le mec, parce qu’il a un peu de pouvoir politique, il se croît obligé de montrer ses gros muscles !

Mais moi au moins, je contrôle ma pensée et je me méfie des écrits qui restent ; les propos tenus sur ce blog étant d’ailleurs en principe contrôlés donc volontaires et assumés.

Parce que la fausse droite de DUROVRAY qui a augmenté la part départementale de la taxe foncière de 29 % en 2016, elle dit de la gauche ; des emplois fictifs de MÉLENCHON à la cavalerie budgétaire de GUEDJ. Mais elle ne permet pas de vérifier qu’elle fait mieux ; à tout le moins qu’elle fait différemment. C’est là qu’ils ne sont pas super malins…


Je suis enfin étonné du peu de savoir de DUROVRAY, qui est pourtant titulaire d’un DESS de droit public… Il n’y a pas besoin d’être juge pour requérir des documents publics. Un officier de Police judiciaire, mandaté par le Procureur de la République, par exemple dans le cadre d’une enquête préliminaire, peut tout à fait intervenir de la sorte !

Vivement donc qu’il soit remplacé aux élections départementales de 2021 par une liste En marche conduite par son ancien ami Stéphane BEAUDET.


Voilà en tout cas ce que je lui ai répondu :