Archives du mot-clé souffrance

J’accuse Éric MEHLHORN de favoriser le révisionnisme historique de Jean ESTIVILL

Preuve que Jean ESTIVILL devait être un très mauvais professeur, il reprend ses discours d’une année sur l’autre. Éric MEHLHORN (et Daniel GUETTO) ne l’ignorent pas, à moins qu’ils n’écoutent rien des cérémonies auxquelles ils participent. Donc ils connaissent déjà le révisionnisme malsain, frôlant le négationnisme, du professeur ESTIVILL. Et ils l’encouragent pour diviser la gauche, à la suite de SPICHER et de MARSAUDON.

J’aime bien trouver des prétextes fallacieux pour ouvrir ma gueule. Celui que mes quatre arrières grands-pères aient servis la France pendant la guerre de 1914-1918 (trois dans l’active, un dans l’intendance car il avait 44 ans en 1914) me semble être une raison légitime pour tacler rectifier les propos de ceux qui parlent faussement de cette période alors que leurs aïeux n’ont pas combattu, quand ils n’étaient pas dans le camp de l’ennemi…


Jean ESTIVILL (ex-PS, anciennement soutenu par le PCF, ex-PG, ex-DVG, POI) le diviseur utile

Jean ESTIVILL est une créature marsaudonienne, qui bien qu’élu Conseiller municipal en 1989, mais battu en 1995, n’a dû son retour aux affaires en 2001 que grâce à l’entremise de Jean MARSAUDON qui avait bien compris l’intérêt d’un homme trop aveuglé par son orgueil. Ancien responsable socialiste sur la commune, le députe-maire savait que ses camarades ne seraient jamais prêts à fusionner avec lui (et inversement). Aussi la droite avait-elle le champ libre.

Éric MEHLHORN semble s’être débarrassé de Laurence SPICHER. Il n’a donc plus comme obstacles sur sa droite que le FN et VAGNEUX. Alors pour être sûr de l’emporter aux prochaines élections, il applique ce que faisait son maître et continue de se servir d’ESTIVILL pour qu’une extrême-gauche manipulable à souhait empêche la réelle union de la gauche. Ce faisant, MEHLHORN cautionne le révisionnisme historique et se compromet…


Jean ESTIVILL, un homme profondément détestable

ESTIVILL est né le 1er janvier 1947. Il n’a pourtant de cesse de confondre son histoire personnelle avec celle de ses parents. Ainsi, il raconte à qui veut l’entendre qu’il a dû fuir le franquisme. Rappelons que FRANCO a fermé la frontière pyrénéenne en 1939. Mais en 1975, lorsque le juancarlisme a remplacé le franquisme, je n’ai pas l’impression que notre Jeannot de 28 ans se soit pressé de retourner dans le pays redevenu démocratique qu’il aime tant.

Après la commémoration du 16 octobre 2015, c’est encore lui qui racontait à qui voulait l’entendre, que Lucienne GEORGES qui venait de décéder (son ancienne colistière qui lui apportait une majorité de voix) était « brutale » et qu’il était tout le temps « obligé de repasser derrière elle pour calmer le jeu« . Mais cet affabulateur se fait discret. Une vilaine rumeur prétendait que c’est la droite qui lui payait ses affiches. Je ne sais pas, mais il n’en colle plus…


LES MENSONGES DU PROFESSEUR ESTIVILL (discours en bas de texte)

1. Le consensus autour de la Grande guerre

Les programmes scolaires sont fixés par le Conseil supérieur des programmes, dont la majorité des membres ne sont pas profs. Ces gauchistes convaincus ne font que respecter le leitmotiv historique de l’école républicaine : faire de l’idéologie avant de partager des connaissances ; c’est l’article L111-1 du Code de l’Éducation (« Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. »)

Le discours de la souffrance est le discours marxiste qui tend à dire que la guerre, c’est mal et que pour ne pas souffrir, il ne faut pas faire la guerre. Quel serait le sens en 2015 de militariser les consciences et d’insister lourdement sur la raclée allemande de l’été 1918 qui imposera un lourd traité de paix à l’Allemagne, et favorisera l’arrivée au pouvoir d’un certain Adolf HITLER. Comprenez, professeur, que c’est votre camp qui défend ce discours que vous critiquez !

2. Le partage de l’Afrique selon l’auteur de « Les blancs, il faut les manger crus« 

En 1914, seuls le Liberia et l’Éthiopie ne sont pas colonisés en Afrique car ils se situent en dehors du partage de la Conférence de Berlin de 1884-1885, qui elle répartissait effectivement l’Afrique entre les puissances européennes. Autrement, tout le reste de l’Afrique est déjà colonisé depuis 30 ans comme le reste du monde colonisable. Vous accusez donc l’Allemagne, parce que puissance coloniale mineure, de la responsabilité de la guerre !

Le camp des puissances de l’Axe ne possédant, grâce à l’Allemagne, qu’une dizaine de colonies répartis à travers le monde, elle est en effet mathématiquement la seule à pouvoir « multiplier ses colonies« . Or, il est vrai que c’est l’Allemagne qui a déclaré la guerre à la France le 3 août 1914. Donc Jean ESTIVILL vient de brillamment nous démontrer les raisons de la première guerre mondiale. Que l’Allemagne multiplie ses colonies. Merci, professeur !

3. Quand le professeur ESTIVILL méconnait sa chronologie

Une conférence de la paix à Stockholm qui se dessine en avril 1917 ? Une conférence pour la paix ? Non, une troisième conférence socialiste contre la guerre. Elle se déroule du 5 au 12 septembre 1917 et elle ne réunit pas les chefs d’état des différents pays mais bien des socialistes, qui ne sont manifestement pas en train de se battre pendant qu’ils discutent ! D’ailleurs, elle prépare plus la IIIe Internationale communiste que la paix !

Sauf qu’ESTIVILL la met en parallèle avec l’offensive NIVELLE qui commence le 16 avril 1917 pour se terminer le 24 octobre 1917. Ce n’est donc pas l’offensive NIVELLE qui fait capoter la conférence de Stockholm puisque cette dernière est postérieure aux premiers assauts. Enfin, remarquons que les bolchéviks qui ne veulent pas faire la guerre aux Allemands la poursuivent civilement en Russie contre les mencheviks et les sociaux-révolutionnaires dès 1917 !

4. Quand le professeur ESTIVILL se focalise sur 0,0001165127 % des combattants français

Au cours de la première guerre mondiale, 1009 Français seront fusillés dont 200 en 1914 et  260 en 1915. 1009 – 460 = 549. Donc un maximum de 549 soldats français ont pu être fusillés en 1917. On n’est pas aux « plus de 600 » d’ESTIVILL. Précisons encore que sur les 554 condamnations à mort pour mutineries, il n’y en eût que 49 d’effectives dont 26 pour actes de rébellion collective commis en juin ou juillet 1917. C’est le ministère de la Défense qui le dit.

mémoire-des-hommes

Alors ESTIVILL qui se vante de diffuser à ses élèves « Les sentiers de la gloire« , ne fait que de l’idéologie. Parce que 1009 morts, si injustement qu’ils aient pu être fusillés, ne peuvent pas faire volontairement oublier plus de 8 millions d’autres. Jeannot fait de la micro-Histoire marxiste en isolant un fait de son contexte. Parle-t-il des milliers de grâce accordés par le président POINCARÉ pour les mutins ? Non, il ne faudrait pas pouvoir honorer la France.

5. Où on voit qu’ESTIVILL n’est pas professeur de maths

ESTIVILL prétend avoir eu 5000 élèves dans sa carrières répartis en 250 classes sur 35 ans. Un professeur d’Histoire travaille au maximum 18 heures par semaine avec des classes qui ont entre 3 et 4 heures d’Histoire par semaine. En ayant eu 250 classes pendant 35 ans, alors ESTIVILL aurait eu 7,14 classes par an ce qui est impossible ! En ayant eu 5000 élèves en 35 ans et 6 classes, alors il aurait eu des classes de 23,6 élèves quand la moyenne est à 26…

De plus, Jean ESTIVILL n’a enseigné que 17 ans à Grand-Vaux sur toute sa carrière grâce à un poste que lui a trouvé MARSAUDON. Le reste du temps, il était fonctionnaire détaché de l’Éducation nationale. Il a ainsi été permanent à la direction nationale de la FCPE, assistant parlementaire de Marie-Noëlle LIENEMANN, délégué départemental de la CASDEN (Caisse d’aide sociale de l’éducation nationale), fonctionnaire attaché à la mairie de Longjumeau…

6. Où Jean ESTIVILL joue avec le misérabilisme

« La famille du lâche, le père du lâche, le frère du lâche« . Si certains ont pu être considérés ainsi, alors Google doit connaître l’expression. Ben non, apparemment aucun des descendants ou des historiens ayant étudié les 1009 morts fusillés ne relate cette information sur la toile. Je serai donc curieux de connaître les sources de M. ESTIVILL qui cent ans après, alors que l’historiographie continue son travail, ne paraîssent pas publiquement…

C’est dommage qu’il n’ait pas plus insisté sur la dernière partie de son discours qui elle, est intéressante, pour ce qu’elle dit de vrai de la difficile réintégration de nos soldats après leur temps de service. Mais le discours marxiste vit alors une profonde contradiction puisqu’en soutenant nos soldats, ils soutiennent la guerre qui n’est que la responsabilité du capitalisme qui monte les Hommes les uns contre les autres, pour que d’autres amassent plus d’argent.


Ma conclusion

Éric MEHLHORN et Daniel GUETTO devraient avoir honte de favoriser un tel discours. Dire que mes ancêtres se sont battus pour qu’on puisse entendre cela en commémoration publique, pour que Jean ESTIVILL ait la liberté de répéter toujours les mêmes inepties en vantant les planqués du socialisme. Pour qu’on valorise une minorité en oubliant de parler du sacrifice d’une majorité : 1 350 000 morts, 1009 fusillés. Souvenons-nous, n’oublions jamais !


Le discours de Jean ESTIVILL en audio


Le texte du discours

MANIFESTE DE L’ARAC DE SAVIGNY SUR ORGE
Jean ESTIVILL, Président

Depuis toujours, il y a un consensus autour de la Grande Guerre : c’est l’immense souffrance qu’elle engendra, l’immense souffrance des combattants, l’immense souffrance de leur familles, par millions.
Par contre il fallut des années et des années pour que par la libre confrontation des opinions,le travail des historiens, on aboutisse à cette conclusion,qui aujourd’hui souffre peu la contestation : Sans vergogne, sans scrupules,cyniquement on sacrifia des millions d’hommes jeunes en leur mentant. On fit s’affronter des gens qui selon une expression désormais répandue, ne se connaissaient pas pour les seuls intérêts, d’autres qui eux se connaissaient très bien et qui prenaient cette décision monstrueuse pour se partager le monde, l’Afrique en particulier, pour multiplier les colonies et les piller.

Pour cela on se joua d’eux. En France Jaurès était assassiné, la grève générale des travailleurs contre la guerre n’eut pas lieu, le « bourrage de crâne » des deux côtés de la frontière pouvait prendre le dessus, il allait, hélas, porter momentanément ses fruits.
On fit appelle (sic) à ce qu’il y a de plus noble, de plus idéaliste, de plus sacré. On sollicita l’attachement de chacun pour sa patrie, la terre où il est né, ou qu’il a choisie, celle où il travaille, élève ses enfants, où reposent ses parents.
Mais très rapidement ces jeunes hommes se rendirent compte qu’ils étaient la dupe des politiciens et des généraux.

Un seul moment, j’évoquerai un seul moment, dans cette guerre qui dura plus de quatre ans : avril 1917. On assiste à des débrayages dans les usines, des dizaines de milliers de travailleurs, des femmes surtout bien sur se mettent en grève, à une centaine de mutineries, un espoir se dessine, une conférence de la paix à Stockholm.

Mais C’est compter sans Nivelle, qui décide une offensive qui va mobiliser 800 000 poilus et qui en quelques heures, s’avèrent être un sacrifice inutile, un de plus, 350 000 d’entre eux perdront la vie ou seront blessés.
Comment ne comprendraient ils pas, ces soldats qu’ils ne sont que de la chair à canon. Alors on refuse de plus en plus ces ordres absurdes, criminels. Mais parce que la discipline doit avoir le dernier mot, la répression va s’abattre impitoyablement, on s’adresse à Pétain, il s’y connaît. On va fusiller des soldats pour l’exemple. Plus de 600 le seront. Tous ont connu les combats, souvent leur conduite a été héroïque, peu importe !

A propos des fusillés pour l’exemple je veux apporter mon témoignage d’enseignant, ici à Savigny en particulier :
J’ai enseigné 35 ans, à plus de 250 classes, à plus de 5000 élèves. Et j’ai donc eu des dizaines de 3 ème, où le programme d’histoire aborde la guerre de 14-18. J’ai eu la chance donc d’avoir des dizaines d’adolescents durant 17 ans au collège Mermoz , chez nous ici à Grand-Vaux, d’autant plus motivés que Jean Marsaudon tenait à ce que régulièrement on aille sur un champ de bataille de la Grande Guerre,dans le cadre de ce qui se forgeait peu à peu avec les enseignants, la municipalité et les anciens combattants « le devoir de mémoire ».
Je projetai chaque année « les sentiers de la gloire » de Stanley Kubric. C’était toujours la même réaction d’indignation, une indignation qui allait croissante tout au long des années et qui se traduisit un jour en quelques mots par un élève. Au moment où les trois jeunes soldats choisis pour l’exemple vont être fusillés par leur camarades, il se tourne vers moi ce jeune garçon et dans son langage de jeune, il me dit « mais Msieur, c’est abuser ! »
Notre école publique est bien malmenée depuis longtemps, mais elle a réussi à fortifier chez notre jeunesse, sa sensibilité à l’injustice.
Hélas ce n’est pas apparemment celle de nos gouvernants, puisque toute étiquette politique confondue, on attend toujours d’eux qu’ils réhabilitent collectivement « les fusillés pour l’exemple »
La France fut longtemps rurale, pas un village sans ses morts, ses blessés, ses traumatisés à vie. Mais il y en avait où on était de la famille du lâche, le père du lâche, le frère du lâche, le fils du lâche… On ajouta ainsi de la misère à la misère.
Il est grand temps que nos gouvernants soient à la hauteur de nos jeunes adolescents.

Je ne voudrais pas terminer ce message de la section ARAC de Savigny sans dire deux mots de nos OPEX, mot barbare que nos OPEX, opérations extérieures. Il n’y a plus de poilus. Alors désormais, nous allons leur rendre hommage comme si on traitait la guerre de Cent ans ? Ce n’est pas par hasard, si très tôt les combattants de 1914, à l’image d’Henri BARBUSSE, décidèrent de fonder des associations d’anciens combattants. On leur rendra hommage à ces anciens combattants, certes, mais le droit à réparation, qu’en sera-t-il ? Nos amis, qui ont fait la guerre d’Algérie en savent quelque chose : ce n’est jamais gagné. Aujourd’hui, de jeunes concitoyens depuis quelques temps déjà se battent pour la Nation. Aujourd’hui, une Savinienne OPEX va recevoir la Croix du combattant. Déjà titulaire du titre de Reconnaissance de la Nation, et excusez du peu, de la médaille de l’ONU, pour son activité dans l’ex-Yougosavie. Que font nos gouvernants pour eux à leur retour? Formations professionnelles ? Reclassement ? Non, ils s’inscrivent pour recevoir le RSA. Ici à Savigny, nous formons une communauté, agissons. Ce sera le meilleur hommage, le plus concret, aux anciens combattants de 14-18.

Pourquoi Dieu ne peut-il pas empêcher la mort de ceux que l’on aime ?

À chaque journée de souvenir des défunts, les chrétiens se posent et se re-posent cette question. Si Dieu existe vraiment et qu’il est tout puissant, alors pourquoi ne peut-il pas empêcher la mort de certaines personnes ? D’autant qu’on dit partout qu’Il est « Amour« , alors nous aime-t-Il vraiment s’Il créé une douleur et une souffrance dans la séparation ?

Ce que j’aime bien dans ma religion chrétienne, c’est son humanité, c’est que Jésus pleure lorsqu’il apprend la mort de son ami Lazare. Si l’Évangile ne s’étend pas plus sur les sentiments du Christ, on sait qu’il ne se retient pas ses larmes ni qu’il n’en rajoute pas plus à ses émotions. Même Lui, même Dieu n’a pas pu empêcher la mort de Lazare car il est arrivé trop tard.


La mort, étape nécessaire à la Résurrection

À chaque fois que Jésus fut dans un mauvais pas, il s’en est toujours tiré. Jusqu’à ce que le Fils-à-Papa décide qu’il devait se laisser capturer et mourir sur la Croix en laissant les copains qu’ils l’avaient accompagné se débrouiller seuls. Dolorisme ? Masochisme ? Non, la résurrection est une nouvelle vie auprès de Dieu distincte de la vie terrestre qui doit s’achever par la mort.


Pourquoi croire si Dieu n’est pas tout puissant ?

Si Dieu ne contrôle ni la vie ni la mort, à quoi bon perdre son temps à être croyant ? Pourquoi contrôlerait-il plus qui va au paradis ou en enfer ? (Notons que Jésus ne parle que de Royaume de Dieu et de géhenne). Sûrement parce que le message du Christ s’adresse d’abord à nous aujourd’hui pour notre vie terrestre de vivant et nous invite à ne pas nous centrer sur l’après.


Un Dieu anthropomorphique pour un Homme en divinisation

La Genèse nous dit que l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Si l’Homme ne peut pas contrôler la vie ou empêcher la mort dans le corps de naissance (il peut cependant copier le vivant sans savoir pourquoi à l’origine x cellules faisant y donnent un homme viable), Dieu ne le peut pas plus en 2015. Et Il est sûrement très malheureux de son impuissance.


Le mythe du paradis perdu et le cycle de la vie

La Genèse nous raconte que le premier homme et la première femme vivaient dans un jardin avec plein d’arbres fruitiers, notamment l’arbre de la vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. À partir du moment où l’Homme a « connu« , il a perdu la vie éternelle. Sûrement a-t-il compris qu’il était poussière (poussière d’étoile ?) et qu’il retournerait tôt ou tard à la poussière.


Du péché originant (qui nous fait Homme) au péché originé (qui nous constitue Homme)

La mort est-elle la conséquence du péché originel, du fait que deux sagouins aient mangé le fruit qu’on leur avait dit de ne pas manger parce qu’ils ont écouté un serpent qui parle ? Nous sommes ce que nous sommes grâce au péché originant, parce que nous avons librement préféré une vie de travail et de douleur mais une vie d’aventure qu’une vie d’ennui au verger.


La mort n’est pas une punition mais bien la contrepartie de notre vie. Nous pouvons vivre notre liberté (pas tous autant que nous le voudrions) mais il y a un moment où cela s’arrête et nous ne savons pas quand ou pourquoi. Oui, cela sera triste. Oui, cela sera injuste. Mais ce sera la vie, qui par chacune de nos actions, aura influé sur la vie de tant d’autres personnes.

Ensemble, choisissons la Vie !

Pour un Carême en conscience sans souffrance

Les chrétiens de 2015 ont une tendance certaine à vouloir faire du Carême l’équivalent d’un « Ramadan chrétien« . C’est à dire une période de 40 jours au cours de laquelle ils se privent pour réaliser l’importance de la place de Dieu de leur vie. Mais si pour l’islam, le mois de ramadan est un mois pour Dieu, pour les chrétiens, c’est toute l’année qui Lui est consacrée. D’où l’importance de ne pas être hypocrite dans sa démarche de Carême.

Je ne suis donc pas tout à fait d’accord avec la vision simpliste mais compréhensible du Carême que nous proposons à nos catéchumènes. Non, cette période n’est pas qu’un temps de combat (qui est permanent) au cours duquel le croyant doit renforcer son partage, son pardon, sa pénitence et sa prière (ce que j’appelle les 4P). C’est plutôt le temps de la prise de conscience des mystères divins que nous sommes invités à placer au centre de notre vie.

Une démarche de l’Église avant d’être une démarche personnelle

Puisque le chrétien n’est pas hypocrite et ne va pas concentrer sa pratique sur 40 jours plutôt que sur l’année entière, alors il va d’abord vivre l’adaptation de son Église qui modifie sa liturgie (règles du culte). Par un choix de textes précis et significatifs, par la pratique de rituels spécifiques et par la récurrence de célébrations dédiées, le croyant est invité à suivre un autre rythme de vie qui le préparent à prendre conscience de l’Amour de Dieu.

Du mystère de l’Amour à l’appel au témoignage

Je considère, en dépit de ce qu’en dit la théologie catholique, qu’il existe trois grands mystères divins. J’entends par « mystère » des faits, relevant de la croyance, qui dépassent notre entendement et que l’on ne peut exister scientifiquement, sans quoi ils ne seraient plus des mystères. Je parlerais donc ici 1) de Dieu 2) de l’Incarnation 3) de la Résurrection avec ce que chacun des mystères nous dit de l’Humanité.

1) le mystère divin : Dieu existe et il nous aime. Pourquoi autrement des gens voueraient-ils leur vie au service de leurs frères ? Le Carême nous invite à témoigner de l’Amour de Dieu (donc par analogie de son existence) et surtout à le mettre en pratique.

2) le mystère de l’Incarnation : Dieu s’est fait Homme et il est venu connaître notre vie. Celle de Jésus racontée dans l’Évangile n’a pas été facile  : il a connu les joies et les peines de tout homme. Mais il était dans l’action et nous invite à nous engager dans ce monde.

3) le mystère de la Résurrection : Jésus a dû mourir pour ressusciter et il nous promet la Vie après notre mort. Il nous invite à ne pas avoir peur de la fin et à lui faire confiance quant à qu’il viendra tous nous chercher. Mais le Royaume de Dieu se construit d’abord ici.

Du rejet de la souffrance

Quelle blessure a dû sentir Dieu lorsque les Hommes ont crucifié son fils ! Lui-même n’a pas pu le sauver sur la Croix et a certainement dû souffrir de voir son fils unique mourir sous ses yeux. De la manière qu’il souffre des malheurs de notre monde contre lesquels il ne peut rien. Pour cela, Dieu ne peut pas nous demander de souffrir encore plus dans notre vie et il nous invite à apaiser les souffrances des autres, comme Jésus a pu le faire de son vivant.

La Carême n’est donc pas un temps de jeûne et d’adoration. Ni un temps de djihad (effort sur soi) comme j’ai aussi pu l’entendre. Il est juste un moment dans l’année que l’Église valorise pour faire mémoire de l’action de Dieu dans nos vies. Un temps au cours duquel nous sommes invités à vivre en conscience notre mission de baptisé (qui reste la même qu’au long de l’année) : célébrer ensemble (prêtre), annoncer l’Amour et la Paix (prophète) et vivre et servir (roi).

De l’investissement dans une paroisse catholique

Récemment, le texte suivant a été mis en avant dans les paroisses catholiques du secteur de Savigny-Viry. Texte avec lequel je ne suis bien sûr pas d’accord, d’une part parce qu’il n’est pas dans l’esprit du concile de Vatican II. D’autre part, parce qu’il dit ne correspond pas à la foi chrétienne : Dieu ne demande pas la souffrance, il y en a déjà trop sans cela.

Je m’étonne que le texte qui suive ait été personnellement écrit par le pape Paul VI.  Je vous propose que nous nous penchions plus sur ces quelques phrases afin de comprendre pourquoi je remets ici en cause le dogme de infaillibilité pontificale (imposé en 1870 alors que le Pape était chassé des États papaux au Vatican).

« Recevoir sa paroisse Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère, à laquelle la Providence t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. »

==> 1. Chez les catholiques, nous parlons plutôt de « Saint-Esprit » plutôt que de « Providence« .

2. Dieu qui demanderait de souffrir ? Ce texte ne peut être écrit qu’avant que Dieu ne partage la souffrance de perdre son fils.

3. Offrir sa collaboration ne fonctionne que si elle est acceptée. Je crois qu’à Savigny, on se passe plutôt bien de la mienne dans certaines conditions…

« Une communauté de foi Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères, pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie tout le jour pour lui. »

==> 1. Un jour, l’Église catholique comprendra qu’elle n’est pas une communauté mais une assemblée. Ce jour, elle aura compris qu’elle n’est pas qu’une religion mais un mondialisme universel.

2. Je ne vois pas en quoi la prière (dont les juifs ont souffert de l’absence de réponse de Dieu tout le Premier testament) fait de la paroisse une « communauté de foi ». Il faudrait que le texte précise le mot « foi » qui est un mystère. En cela, donner une explication à la création d’une telle « communauté » ne fait plus de la foi un mystère, donc n’est pas compatible avec le christianisme…

3. Si Jésus s’est incarné, ce n’est pas pour créer des « délégués » au travers de la fonction du prêtre. Selon le catéchisme de l’Église catholique, nous sommes tous « Peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit« , à égalité les uns avec les autres !

4. Qu’est-ce que l’œil de la foi ? « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi (Mt 5,29) »

5. À quoi sert de prier tous les jours pour le prêtre ? En Mt 6,6 il est écrit : « Dans vos prières, ne multipliez pas les paroles, comme le font les païens qui s’imaginent devoir être exaucés à force de paroles. Ne leur ressemblez donc pas car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous ne le lui demandiez.« 

« Ancrée dans l’Eucharistie Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’eucharistie soit la racine vive de son édification non une racine sèche et sans vie. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. »

==> 1. À force de prière et de souffrance, je ne sais pas trop ce qu’il reste de moi et de ma capacité à croire en conscience. Est-ce que ce n’est pas l’abus de ces deux pratiques qui fait de moi une « racine sèche et sans vie » ?

2. Qu’est-ce qu’une fausse communauté eucharistique ? Quelle est la place du prêtre dans l’eucharistie ?

3. Une ADAP (Assemblée dominicale en absence de prêtre) est-elle une fausse eucharistie ?

« Retrousse tes manches ! Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. »

==> 1. L’angélisme est-il chrétien ? Faut-il taire les imperfections de notre Église ?

2. Qui est légitime à pouvoir demander aux autres ? Sur quels critères ?

3. À quel moment peut-on proposer ses idées pour contrer l’inertie de la paroisse ?

« Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service. »

==> JE SUIS D’ACCORD AVEC CETTE PHRASE.

« Et accepte aussi d’être mis de côté, si le bien de tous, à un moment donné, l’exige. Seulement, ne croise pas les bras, jette-toi dans le travail le plus antipathique et délaissé de tous, et ne te mets pas en tête de fonder un parti d’opposition. »

==> 1. Dans le christianisme où nous prônons l’attention aux frères et la lutte contre l’indifférence, comment peut-on tolérer que des gens se mettent (même volontairement) à l’écart ?

2. Pourquoi cet absolu du choix de la souffrance ? Il est possible de se mettre au service de sa paroisse sans forcément aller au plus dur ou au plus discret.

3. Le danger du parti d’opposition est-il de chasser sur des précarrés réservés ou de pouvoir risquer des propositions constructives ? Jésus n’est-il pas un opposant à un certain judaïsme ?

« Tout commence dans la prière Si le curé est autoritaire et ne te laisse pas faire, n’en fais pas un drame : la paroisse ne s’écroulera pas pour cela. Il y a toujours des secteurs où un vieux prêtre te laisse entière liberté – la prière pour les pauvres, les malades, les personnes seules et les marginaux. Il suffirait que ces secteurs soient vivants, et la paroisse revivrait. Surtout la prière, personne ne te la conditionne, ni ne peut te l’enlever. »

==> 1. C’est l’eucharistie qui est la source la vie chrétienne et non pas la prière. Dans Genèse, Dieu bénit sa création ce qui n’implique pas qu’il prie pour créer la vie.

2. Si la paroisse ne s’écroule pas à cause d’un curé atypique, son assemblée peut en revanche y perdre la foi. Des paroisses se sont déjà vidées après le passage d’un prêtre. Une question que me renvoie les athées ou les agnostiques : est-ce que Jésus perdra sa propre foi lorsque le dernier homme aura cessé de croire en Lui ?

3. Comment sait-on que ce sont les vieux prêtres qui laissent « entière liberté » ? À mon époque, ce sont les seuls qui sont encore ouverts parce qu’ils ont compris la révolution Vatican II et l’esprit de cette réforme de l’Église. (Je dis « vieux prêtres » pour des personnes qui peuvent avoir été ordonnées dans les années 1990).

4. La liberté se réduit-elle à pouvoir prier en priorité pour ceux pour qui Dieu s’est incarné ? La liberté était de pouvoir goûter au fruit de la connaissance. Elle est aussi celle d’assumer que nous ne vivons pas dans un « jardin » où tout est parfait.

5. Est-ce la prière qui rend la paroisse vivante ? L’organisation de chapelets et d’adoration témoigne d’abord d’un besoin de spiritualité. À côté de cela, Jésus était aussi dans l’action.

« Humilité et charité Souviens-toi qu’avec l’humilité et la charité, on peut dire toutes les vérités dans la paroisse. Ce sont souvent l’arrogance et la présomption qui barrent les chemins et dressent les murs. Parfois, le manque de patience provoque le rejet des meilleures initiatives. Quand les choses ne vont pas, pointe le doigt sur toi-même au lieu de montrer du doigt ton curé et les situations. »

==> 1. Est-ce que Jésus n’est pas la seule Vérité ? (« Je suis la vérité, le chemin et la vie » Jn 14,6)

2. Il n’y a donc personne qui peut dire « toutes les vérités« . Cela signifie-t-il que nous devons vivre dans le mensonge et l’hypocrisie ?

3. Si tout le monde pointe le doigt sur lui-même, à quel moment est-ce qu’on avance ? Lorsque tout le monde se regarde le nombril ? Ou lorsqu’il n’y a plus personne pour rien montrer ?

« Motivés ! Prends tes responsabilités ; tu as des devoirs précis. Si tu as le courage d’une auto-critique sévère et honnête, tu auras une plus grande lumière sur les limites des autres. Si ta paroisse fait pitié, c’est aussi de ta faute : une poignée de gens motivés suffit pour faire une révolution, un groupe de gens décidés à tout suffit pour rendre un nouveau visage à une paroisse. »

==> 1. Quels sont les devoirs du chrétien sinon le commandement de l’Amour ?

2. Est-on autorisé à critiquer Dieu dans notre auto-critique puisque nous sommes faits à son image et à sa ressemblance ? Peut-on l’accuser d’être responsable du mal puisque c’est lui qui a tout crée ? Si je suis mauvais, est-il mauvais aussi ?

3. Comment former une poignée de gens motivés (à une révolution) sans devenir un parti d’opposition ? Déjà tout seul, j’ai du mal à faire passer des idées « dissidentes » dans notre assemblée paroissiale…

« Et surtout prier sans cesse pour la sainteté des prêtres : les saints prêtres sont la richesse la plus extraordinaire de nos paroisses, les prêtres saints sont le salut de nos jeunes. (Paul VI) »

==> 1. Prier pour les autres en fait-il des saints ? Puisque nous sommes tous appelés à la sainteté, la prière est-elle nécessaire ? Pourquoi prier plus pour les prêtres que pour les autres ? jésus n’est-il pas venu pour ceux qui ont besoin de lui ? Aujourd’hui pour moi, les personnes divorcées, les personnes homosexuelles, les Rroms, les personnes immigrées, les personnes pauvres SDF, les exclus…

2. En 1990, il y avait 38 000 prêtres diocésains. En 2010, ils ne sont plus que 19 000. Peut-on avoir des paroisses sans prêtres ? Est-ce qu’une paroisse où il n’y a que des prêtres est une paroisse riche ? Est-ce grave si mes prêtres ne sont pas saints ? Ne suis-je pas prêtre depuis mon baptême ? Ne sommes-nous pas tous saints par anticipation ?

3. Jésus n’est-il pas un salut plus sûr que les prêtres, quelque soit leur sainteté ? La déchristianisation des jeunes signifie-t-elle que nos prêtres ne sont pas saints ? S’il n’y a plus de prêtres, y aura-t-il encore un salut pour les jeunes ? Donc une Église ?

Ce texte est donc soit le propos d’un homme d’une autre génération en laquelle je ne me reconnais pas. Soit le signe que je ne suis pas en phase avec l’Église en tant qu’institution. Heureusement pour moi, Jésus lui-même n’était pas tout à fait non plus en phase avec les autorités de son époque. Discutons-en.