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L’Homme est ontologiquement de droite ; être de gauche est une construction sociale et un caprice civilisationnel

Avoir l’ambition de traiter ce sujet sous la forme d’un billet de blog, alors qu’il mériterait un essai entier, est intellectuellement très discutable.

Mais comme je m’étais bien déjà essayé de le faire pour dire que l’Homme est ontologiquement religieux


À plus forte raison contestable lorsqu’on s’essaie d’observer le caractère ontologique (naturel, par essence) d’une valeur, dont vous expliquez dans le même titre, que son opposé n’existe que par le fait d’une construction sociale !

Tout le débat étant déjà de savoir si la vie en société est-elle même ontologique à l’Homme…

Personnellement, je pense que OUI, et que la première mini-société de l’Homme est sa famille, depuis même les temps préhistoriques.

Mais je pense aussi que cette affirmation est discutable.


Alors que savons-nous de l’essence de l’Homme ?

Certains historiens, philosophes, sociologues, anthropologues ainsi que des psychiatres nous donnent quelques pistes : il y a des instincts (de vie et de mort) et des comportements communs que l’on observe dans la nature.

Je vous propose de partir de cette base et de les observer au travers du prisme de l’Histoire, sur des centaines de milliers d’années.


Passé ce premier obstacle, s’impose le débat autour de la définition des termes : la gauche, la droite, la société et la civilisation.

Avec cette difficulté supplémentaire que la gauche et la droite ont évolué dans le temps, et que ces concepts n’ont de sens que par rapport au contexte européen qui entoure leur naissance et qui en a défini un certain nombre de caractères.


Personnellement, je situerai la naissance de la gauche au moment de ce que Paul HAZARD a appelé la « crise de la conscience européenne » (1680 – 1715). D’où le fait qu’il ne devienne réellement possible de parler de « gauche » qu’à partir de ce moment de l’Histoire. Oui, les Gracques, au IIe siècle avant J.-C. proposent une politique, qui à l’aune de nos critères serait de gauche, mais cela n’a pas de sens de parler de gauche à l’époque ; pas plus que de droite.

Par contre, je soutiens que le libéralisme a toujours existé, bien avant la formalisation de la théorie classique d’Adam SMITH lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et guidé les relations marchandes des Hommes entre eux, y compris le troc, lequel ne fonctionne que dès lors qu’on donne de la valeur aux choses pour pouvoir les échanger.


Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce que la gauche ?

Parce que là aussi, je pourrais en faire des dizaines de pages, je vais aller au plus simple et m’appuyer sans honte aucune sur Wikipédia qui classe une liste de valeurs à droite et à gauche, à l’aune de nos critères contemporains.

À droite, on trouve la liberté, le mérite, l’ordre, la sécurité, la tradition, le conservatisme…

À gauche, on trouve l’égalité, la solidarité, le progressisme, l’insoumission…

Certaines de ces valeurs s’opposent entre elles, quand bien même d’autres se sont construites les unes contre les autres. Elles ont surtout pris du sens, en lien avec le développement d’une bourgeoisie observant le creusement des déséquilibres de la répartition des richesses.


Mais le fait est, que aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire, et même encore avant, l’Homme a finalement toujours préféré sa liberté à l’égalité, sa sécurité à l’inconnu, sa propriété à la collectivité, la sédentarité au nomadisme, l’enrichissement au dénuement volontaire…

Oserais-je même écrire que le libre cours des instincts et des comportements premiers rejoint des valeurs de droite ? L’Homme a toujours voulu posséder, accumuler, se fixer… aux fins d’organiser sa sécurité.

Dès qu’il a pu s’organiser, l’Homme a institué des rites et des normes, dont il a toujours été très long et souvent compliqué de l’en faire changer. Pour autant, il s’est toujours saisi du « progrès » (avec toutes les limites que renferme ce terme) lorsqu’il se présentait à lui, à distinguer de l’idéologie du progressisme, qui elle aussi est très récente.

Également par d’égoïstes priorités, l’Homme a toujours privilégié d’abord sa personne, puis sa famille, et son clan… face à tous les autres. De la même manière, une mère préférera toujours ses petits à ceux des autres.


Or, tant que vous ne disposez pas d’un minimum de confort pour assouvir vos principaux besoins vitaux, vous ne pouvez pas vous soucier d’égalité et de solidarité.

L’Histoire associe d’ailleurs le développement aux périodes de paix, quelles qu’elles soient.

D’autant que le système de redistribution ne fonctionne que tant que vous avez un intermédiaire qui s’appelle l’État qui contraint les plus riches à partager.

Là encore, dans la nature, et sauf à avoir un intérêt à le faire, et on peut regarder ce qui se passe chez un certain nombre d’espèces animales, tout n’est que combat.

Bien sûr, l’Homme a déjà fait preuve d’égalité et de solidarité dans l’Histoire, mais outre que ce n’était pas un fait majoritaire et continu, c’est-à-dire qu’à la première crise, tout va s’arrêter, ces interventions ne se produisaient pas dans un contexte de politisation des sociétés.

Et le fait est que, dès que l’Homme va avoir le pouvoir, il ne va pas se priver de se comporter comme un bon droîtard, en pensant d’abord à sa gueule, et après aux autres, quitte en ce faisant, à scier la branche sur laquelle il est assise, du fait de l’interdépendance des Hommes qui ont au minimum besoin d’être deux, de deux sexes différents, pour pouvoir se reproduire.


L’Homme aspire à vivre libre dans un cadre sécurisé.

Et il s’inspire de la nature qui est injuste et inégalitaire.

La première loi naturelle étant ce phénomène de sélection qui élimine les plus faibles.


Mon propos n’est donc pas de dire qu’il est bien, ou mieux, d’être de droite ou de gauche.

Mais qu’on ne peut être de gauche que parce qu’il y a eu la droite, pour créer le cadre dans lequel la gauche, et nous en venons à la question du sens de l’Histoire, peut prospérer.

Et que l’Homme, parce qu’il est naturellement de droite, ce que nous rappelle toutes les crises que nous pouvons vivre, reviendra toujours à droite, à commencer par ce seul moment où il se rend compte qu’il est meilleur qu’un autre sur tel domaine du fait de la nature, et où il cherchera alors, sûrement de manière très animale, à s’imposer pour dominer. Mais notamment encore dans les dernières minutes avant sa mort où il fera généralement tout ce qu’il peut pour « marchander » un peu de vie supplémentaire.


En fait, le socialisme puis le communisme, et même l’écologisme, sont des parenthèses récentes et relativement très courtes dans l’Histoire. C’est 200 ans sur 2,5 millions d’années ! Ce sont deux utopies qui ont échoué, et échoueront toujours, parce que la masse des gens qui les composent sont en fait de droite, dans leurs aspirations.

Car combien sont de gauche pour améliorer leurs conditions d’existence, aux fins qu’on leur donne plus, ce qui est éminemment de droite ? De telle sorte que même les Hommes de gauche sont en fait motivés par des considérations de droite !

Ainsi, ne peuvent être de gauche que des personnes qui acceptent de renoncer à leur instinct, qui les pousse naturellement à droite. Cette domestication ne pouvant exister que dans un cadre restreint et finalement très fragile et finalement plus du tout naturel.



 

Robin REDA le lâche veut désormais légaliser le cannabis… deux ans après avoir durci la législation contre ceux qui en consomment

La paternité, cela vous change un homme !

Au point de lui faire perdre toutes ses convictions, si tant est qu’il n’en ait jamais eu, en l’occurrence sur le sujet de la pénalisation de la consommation de cannabis.

Après avoir durci la loi en 2018, l’ancien consommateur de cannabis (il l’avoue lui-même dans le reportage de Quotidien), veut carrément LE LÉGALISER ! Conversion radicale !


Ah, quand je pense à tous ces candaules d’électeurs de droite qui ont voté REDA parce qu’il pensait soutenir un candidat de droite…

Il fallait d’ailleurs les écouter quand REDA, par sa seule proposition de loi médiatisée, avait inventé une nouvelle amende de 200 euros pour punir les consommateurs, laquelle je le précise, ne s’inscrivait pas dans un effort de dépénalisation (qui est personnellement ce que je soutiens pour les seuls consommateurs, tant que leur consommation ne porte pas à conséquence).

Bizarrement, on ne les entend plus, à l’exception peut-être des putes qui sont de toute façon d’accord avec tout ce que dit et fait Robin, sans vouloir voir la contradiction entre les deux positions extrêmes. La race de gens la plus dangereuse pour la démocratie.


Mais au-delà du seul coup de communication qui lui permet d’exister comme le député de droite qui est pour la légalisation du cannabis, c’est bien la lâcheté de Robin, exprimée dans la pauvreté intellectuelle de ses arguments, qui est contestable.

Alors, je passe sur : « Le cannabis, c’est une plante. » qu’il lâche dans son bureau de l’Assemblée, dans lequel il a amené le journaliste, juste pour montrer qu’il lit des livres de 1 500 pages ! Mais c’est surtout son affirmation qu’on va assécher les trafics en légalisant…

Ce qui est d’ailleurs exactement comme tous ces gens qui disent que de retirer les militaires occidentaux des pays en proie à l’islamisme, et donc de laisser s’installer et proliférer des califats dont le but ultime est d’asservir l’humanité, va permettre d’arrêter le terrorisme !

C’est bien là une réflexion de petit bourgeois, parce qu’effectivement, les habitants du XVIe à Paris, et tous ceux qui fument pour s’inventer un genre, iront faire leurs courses au coffee shop.

Mais le mec qui voudra se défoncer plus vite avec un taux de THC supérieur ou tout simplement le mec qui habite à côté du point de deal et qui ne veut pas être reconnu des autres devant lesquels il n’assume pas, il continuera d’aller sur son point de vente habituel, qui sera toujours moins cher que le cannabis d’état surtaxé.

Ce qui va surtout se passer, c’est que les trafics, qui font fonctionner l’économie de certaines zones, vont se réinventer avec d’autres drogues, notamment toutes les merdes de synthèse qui font régulièrement l’actualité, genre le protoxyde d’azote, et l’État sera tout autant débordé.

Je finissais un livre de l’historien Jacques JULLIARD qui disait que quand la droite réforme, c’est pour adapter la société aux contraintes extérieures. Ben pour le coup, avec REDA, c’est réellement ce qui va être fait. Partir du constat d’un échec pour, sans chercher à la résoudre, le transformer en avancée sociétale. Mais quel échec de société et de civilisation !