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Compte de campagne et inéligibilité : Bernard BLANCHAUD en roue libre…

Édit au 09/03/21 à 10 h 30 : Je me rends compte avoir écrit une bêtise dans l’article.

Les 1 000 euros d’apport personnel proviennent de Bernard ET de ses colistiers. Les 3 380 euros proviennent de dons de particuliers. Je corrige.

Sinon, je suis toujours autant en colère car sa faute était régularisable pendant cinq mois et qu’il sort tout un tas d’arguments hors-sujet pour justifier de ne pas l’avoir fait !


Bernard confine au ridicule… À la limite, si on l’écoute et qu’on le lit (voir en bas d’article et bon courage pour venir à bout de son pavé), c’est bientôt lui qui va avoir demandé au Tribunal qu’on lui inflige une peine d’inéligibilité ! La victime sacrificielle pour l’exemple.

Qu’il soit malheureux d’avoir été rendu inéligible est un fait.

Quoique je pense toujours qu’il peut faire casser totalement sa peine en appel ; j’ai eu un retour de la Commission des comptes de campagne ce matin du 08 mars 2021 sur ce sujet.

Mais qu’il écrive des conneries dans lesquelles il excuse ses propres lâchetés au motif que les vrais candidats indépendants seraient des tocards, victimes d’un système qui les dépasse, m’est intolérable. Non, nous ne sommes pas tous comme toi !


Le fait que le maintien du premier tour soit effectivement contestable ne justifiait pas que tu refuses de dépenser 1 200 euros pour faire viser tes comptes. Il y a d’ailleurs des experts comptables à 600 ou 800 euros dans l’Essonne, mais tu ne les connais pas malgré toutes les qualités dont tu te vantes et ton réseau de relations.

Écris-nous plutôt la vérité ! Tu es tellement radin que tu n’as pas voulu sortir les 1 200 euros parce que tu savais qu’ils ne te seraient pas remboursés. Ne le mets pas sur le dos du Covid, du Gouvernement ou de la lâcheté des citoyens. C’est justement parce que tu n’as pas dépensé assez dans ta campagne que tu bloques sur l’obstacle des 5 %.

Et moi je pense que si tu avais pu faire distribuer ta propagande par la commission, alors tu les aurais fait tes 5 %… Mais tu savais mieux que tout le monde… Pauvre Bernard, mais si on appliquait réellement le modèle libéral que tu réclames de tes vœux, tu serais désintégré ! Tu veux du libéralisme mais tu veux que l’État te rembourse tes comptes de campagne ? Mais tu n’es en fait qu’un putain de socialiste !


Je passe sur ton fantasme d’avoir mené une campagne de terrain. Personne ne te connaît !

C’est la faute du Premier ministre et du Covid si tu ne fais pas 11 %. Tu oublies David qui devait faire 30 % dès le premier tour !

Les citoyens lambda ne se sont pas déplacés. Pourtant, si tu fais VAGNEUX + BLANCHAUD + CURATOLO, tu obtiens quand même 18,8 % et vu qu’en plus, on ne peut pas dire que FABRE ait eu les voix de l’UDI, les listes citoyennes ont fait autant, voire plus, que les candidats partisans…

Il faut aussi que tu te calmes avec ton délire d’avoir été la seule liste citoyenne, indépendante, apolitique, non partisane… Cette démagogie est insupportable. Surtout venant d’un mec qui a mangé à la soupe jusqu’en 2015 et qui doit d’ailleurs être membre de Nous Citoyens.

Où l’on apprend sinon que tu n’es pas assuré pour tes voitures…


Tu as quand même récupéré 3 380 euros de dons, ce qui n’est pas nul.

Mais ce que tu ne veux pas comprendre, c’est que c’est toi le problème de n’avoir apporté, avec tes colistiers, que 1 000 euros, alors en plus pour toi, que tu étais tête de liste !

Vois-tu Bernard, moi quand j’ai fait des conneries en 2014, je me suis défendu devant la Commission et devant le Tribunal ; et ce n’était pas pour accuser le contexte qui m’aurait empêché de faire un meilleur score, et je n’ai pas été rendu inéligible.

Toi, tu es lâche, et cet article, dans lequel tu n’assumes rien et tu reportes la faute sur le monde entier sauf sur toi, est plus bas que tout.





L’Homme est ontologiquement de droite ; être de gauche est une construction sociale et un caprice civilisationnel

Avoir l’ambition de traiter ce sujet sous la forme d’un billet de blog, alors qu’il mériterait un essai entier, est intellectuellement très discutable.

Mais comme je m’étais bien déjà essayé de le faire pour dire que l’Homme est ontologiquement religieux


À plus forte raison contestable lorsqu’on s’essaie d’observer le caractère ontologique (naturel, par essence) d’une valeur, dont vous expliquez dans le même titre, que son opposé n’existe que par le fait d’une construction sociale !

Tout le débat étant déjà de savoir si la vie en société est-elle même ontologique à l’Homme…

Personnellement, je pense que OUI, et que la première mini-société de l’Homme est sa famille, depuis même les temps préhistoriques.

Mais je pense aussi que cette affirmation est discutable.


Alors que savons-nous de l’essence de l’Homme ?

Certains historiens, philosophes, sociologues, anthropologues ainsi que des psychiatres nous donnent quelques pistes : il y a des instincts (de vie et de mort) et des comportements communs que l’on observe dans la nature.

Je vous propose de partir de cette base et de les observer au travers du prisme de l’Histoire, sur des centaines de milliers d’années.


Passé ce premier obstacle, s’impose le débat autour de la définition des termes : la gauche, la droite, la société et la civilisation.

Avec cette difficulté supplémentaire que la gauche et la droite ont évolué dans le temps, et que ces concepts n’ont de sens que par rapport au contexte européen qui entoure leur naissance et qui en a défini un certain nombre de caractères.


Personnellement, je situerai la naissance de la gauche au moment de ce que Paul HAZARD a appelé la « crise de la conscience européenne » (1680 – 1715). D’où le fait qu’il ne devienne réellement possible de parler de « gauche » qu’à partir de ce moment de l’Histoire. Oui, les Gracques, au IIe siècle avant J.-C. proposent une politique, qui à l’aune de nos critères serait de gauche, mais cela n’a pas de sens de parler de gauche à l’époque ; pas plus que de droite.

Par contre, je soutiens que le libéralisme a toujours existé, bien avant la formalisation de la théorie classique d’Adam SMITH lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle, et guidé les relations marchandes des Hommes entre eux, y compris le troc, lequel ne fonctionne que dès lors qu’on donne de la valeur aux choses pour pouvoir les échanger.


Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce que la gauche ?

Parce que là aussi, je pourrais en faire des dizaines de pages, je vais aller au plus simple et m’appuyer sans honte aucune sur Wikipédia qui classe une liste de valeurs à droite et à gauche, à l’aune de nos critères contemporains.

À droite, on trouve la liberté, le mérite, l’ordre, la sécurité, la tradition, le conservatisme…

À gauche, on trouve l’égalité, la solidarité, le progressisme, l’insoumission…

Certaines de ces valeurs s’opposent entre elles, quand bien même d’autres se sont construites les unes contre les autres. Elles ont surtout pris du sens, en lien avec le développement d’une bourgeoisie observant le creusement des déséquilibres de la répartition des richesses.


Mais le fait est, que aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire, et même encore avant, l’Homme a finalement toujours préféré sa liberté à l’égalité, sa sécurité à l’inconnu, sa propriété à la collectivité, la sédentarité au nomadisme, l’enrichissement au dénuement volontaire…

Oserais-je même écrire que le libre cours des instincts et des comportements premiers rejoint des valeurs de droite ? L’Homme a toujours voulu posséder, accumuler, se fixer… aux fins d’organiser sa sécurité.

Dès qu’il a pu s’organiser, l’Homme a institué des rites et des normes, dont il a toujours été très long et souvent compliqué de l’en faire changer. Pour autant, il s’est toujours saisi du « progrès » (avec toutes les limites que renferme ce terme) lorsqu’il se présentait à lui, à distinguer de l’idéologie du progressisme, qui elle aussi est très récente.

Également par d’égoïstes priorités, l’Homme a toujours privilégié d’abord sa personne, puis sa famille, et son clan… face à tous les autres. De la même manière, une mère préférera toujours ses petits à ceux des autres.


Or, tant que vous ne disposez pas d’un minimum de confort pour assouvir vos principaux besoins vitaux, vous ne pouvez pas vous soucier d’égalité et de solidarité.

L’Histoire associe d’ailleurs le développement aux périodes de paix, quelles qu’elles soient.

D’autant que le système de redistribution ne fonctionne que tant que vous avez un intermédiaire qui s’appelle l’État qui contraint les plus riches à partager.

Là encore, dans la nature, et sauf à avoir un intérêt à le faire, et on peut regarder ce qui se passe chez un certain nombre d’espèces animales, tout n’est que combat.

Bien sûr, l’Homme a déjà fait preuve d’égalité et de solidarité dans l’Histoire, mais outre que ce n’était pas un fait majoritaire et continu, c’est-à-dire qu’à la première crise, tout va s’arrêter, ces interventions ne se produisaient pas dans un contexte de politisation des sociétés.

Et le fait est que, dès que l’Homme va avoir le pouvoir, il ne va pas se priver de se comporter comme un bon droîtard, en pensant d’abord à sa gueule, et après aux autres, quitte en ce faisant, à scier la branche sur laquelle il est assise, du fait de l’interdépendance des Hommes qui ont au minimum besoin d’être deux, de deux sexes différents, pour pouvoir se reproduire.


L’Homme aspire à vivre libre dans un cadre sécurisé.

Et il s’inspire de la nature qui est injuste et inégalitaire.

La première loi naturelle étant ce phénomène de sélection qui élimine les plus faibles.


Mon propos n’est donc pas de dire qu’il est bien, ou mieux, d’être de droite ou de gauche.

Mais qu’on ne peut être de gauche que parce qu’il y a eu la droite, pour créer le cadre dans lequel la gauche, et nous en venons à la question du sens de l’Histoire, peut prospérer.

Et que l’Homme, parce qu’il est naturellement de droite, ce que nous rappelle toutes les crises que nous pouvons vivre, reviendra toujours à droite, à commencer par ce seul moment où il se rend compte qu’il est meilleur qu’un autre sur tel domaine du fait de la nature, et où il cherchera alors, sûrement de manière très animale, à s’imposer pour dominer. Mais notamment encore dans les dernières minutes avant sa mort où il fera généralement tout ce qu’il peut pour « marchander » un peu de vie supplémentaire.


En fait, le socialisme puis le communisme, et même l’écologisme, sont des parenthèses récentes et relativement très courtes dans l’Histoire. C’est 200 ans sur 2,5 millions d’années ! Ce sont deux utopies qui ont échoué, et échoueront toujours, parce que la masse des gens qui les composent sont en fait de droite, dans leurs aspirations.

Car combien sont de gauche pour améliorer leurs conditions d’existence, aux fins qu’on leur donne plus, ce qui est éminemment de droite ? De telle sorte que même les Hommes de gauche sont en fait motivés par des considérations de droite !

Ainsi, ne peuvent être de gauche que des personnes qui acceptent de renoncer à leur instinct, qui les pousse naturellement à droite. Cette domestication ne pouvant exister que dans un cadre restreint et finalement très fragile et finalement plus du tout naturel.



 

Arrêtons, mieux refusons, de parler de « classes sociales » (inexistantes) !

Les « classes sociales », c’est comme les « races », ça n’existe pas mais ça arrange bien certaines personnes et certains intérêts d’entretenir encore aujourd’hui ce mythe inventé par Karl MARX dans son Manifeste du Parti communiste.

Pendant des dizaines d’années, des peuples se sont faits la guerre au nom de la « lutte des classes » afin de mettre en place des régimes communistes égalitaires. Pourtant, tous les exemples que nous connaissons, à l’échelle d’un pays, ont échoué.

Cela est-il suffisant pour affirmer que les classes sociales n’existent pas parce que la lutte des classes a échouée ?


Certains diront qu’en fait, c’est la « classe dominante », mieux connue sous le nom d’oligarchie ou de super-classe mondiale, qui a gagné la lutte. D’autres que c’est la faute des représentants de la classe populaire qui se sont corrompus au contact du pouvoir et sont sortis de leur classe, donc que le combat reste à mener avec des personnes plus intègres.

Le concept de « classe sociale » rencontre au moins deux grandes difficultés d’énonciation :

  • le fait que l’appartenance auxdites classes sociales soit mouvante dans le temps, et qu’un prolétaire qui gagnerait bien sa vie pourrait devenir une classe bourgeoise ou moyenne.
  • la « conscience de classe » qui fait qu’aucune définition stricte ne peut être appliquée à l’idée, et que le regard de l’un sur l’autre pourra être différent de son propre regard

Quelque soit la typologie qu’on utilise, il y a toujours des pauvres (la classe populaire : le prolétariat, les ouvriers, les paysans…) et des riches (la superclasse, généralement mondialisante, qu’on appelle aussi l’oligarchie). Et parfois au milieu, on situe une « classe moyenne » qui n’appartient à aucune des deux classes, même si elle est perçue comme n’appartenant pas à la sienne, par chacune des deux autres classes.


Dans quel intérêt maintiendrait-on donc alors le concept de classe sociale, si la lutte des classes même ne peut pas fonctionner (si tant est que les gens s’en soient rendus compte) ?

Exactement comme pour l’idée de race.

Pour nous diviser ! Pour nous convaincre que l’autre est un ennemi parce qu’il a plus ou moins d’argent que nous ! Pour nous mettre la pression politiquement : ouin, ouin, on veut nous déclasser (le grand drame des « classes moyennes » !)

Et ainsi communautarisés en fonction de nos revenus, pour autant que ce soit cet élément qui constitue notre identité sociologique, nous devenons des segments du marché ultra-libéral plus facile à convaincre.

Et le drame historique du communisme et du socialisme, est que des personnes politiques, ont instrumenté les plus pauvres (à une époque où ils étaient majoritaires dans la société) pour s’en faire les chefs, juste parce qu’ils étaient le meilleur tremplin pour le pouvoir.


La « classe sociale » fait donc partie de ces éléments identitaires que les responsables politiques et économiques, non pas en tant que super-classe mondiale, mais bien en tant que personnes individuelles cupides désireuses de s’enrichir toujours plus, veulent nous imposer.

N’oublions pas les travaux de l’économiste Joseph SCHUMPETER qui aboutissent à l’idée que le libéralisme économique finira par éradiquer la démocratie, en ce qu’elle est considérée comme un obstacle au marché.

Refusons plutôt le concept de « classe sociale » qui est artificiel parce qu’indéfinissable, et dont l’intérêt est d’autant plus relatif, qu’à aucun moment, il n’est possible de prouver une quelconque complémentarité entre ses classes ; la production de richesse étant devenue tout autant artificielle !



Les socialistes ont-ils jamais eu leur place au PS ?

Rappelez-vous de Jean-Christophe CAMBADÉLIS, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) qui promettait d’exclure les ralliés à MACRON… Aujourd’hui, même Manuel VALLS devrait rejoindre MACRON et toujours pas de réactions de la part du PS. C’est la fin du cycle d’Épinay de 1971 qui unifiait les socialistes : il n’avait pour d’autre but que de donner le pouvoir aux sociaux-démocrates et sociaux-libéraux sur le dos de la gauche.

La primaire de 2017 représente la première fois dans l’histoire récente du PS que les socialistes sont majoritaires sur les sociaux-démocrates et les sociaux-libéraux. Sauf que quand ces socialistes (qui pesaient jusque environ 40 %) perdaient un congrès face à l’union de ces des autres gauches, ils s’écrasaient et soutenaient. Or, à l’inverse, quand pour la première fois, ces deux gauches perdent, elles ne jouent pas le jeu. Pire, elles ne l’auraient en fait jamais joué…

En 2016, le PS  n’aurait plus compté que 42 300 adhérents à jour de cotisation. Soit environ 1 par commune de France. Mais en regardant bien ces adhérents, et je ne parlerais que de la huitaine de ceux qui sont dans ma ville, combien d’ouvriers, combien d’employés, combien de ces gens pour qui le socialisme de Jules GUESDE, d’Auguste BLANQUI, de Louis BLANC, de Jean ALLEMANE et de Jean JAURÈS signifie encore et vraiment quelque chose ? Pas beaucoup…

Le socialisme n’a toujours été qu’une réserve de voix que François MITTERRAND savait nécessaire d’extraire de l’emprise de l’extrême-gauche pour permettre à la gauche de l’emporter dans des configurations politiques bien précises. Les vrais socialistes ont adhéré par intérêt d’obtenir le pouvoir sans réellement pouvoir l’influencer. Seuls Jean-Pierre CHEVÈNEMENT et Michel ROCARD auront réussi à infuser quelques idées socialistes…

Or, c’est grâce à ces deux hommes uniquement que le PS a tenu aussi longtemps ; les électeurs restant dans l’espoir de nouvelles mesures aussi symboliques que l’abolition de la peine de mort, la retraite à 60 ans, l’ISF, les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés pour tous, le RMI et la CSG. Des mesures obtenues grâce au CERES (le Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste) de CHEVÈNEMENT ou au PSU (Parti socialiste unifié) de ROCARD…

Mais la gauche s’est pervertie avec Lionel JOSPIN qui a fait rentrer tous ses copains trotskystes au PS, avec le soutien de MITTERRAND qui ne faisait cela que pour emmerder les communistes en les vidant de leur jeunesse et la gauche socialiste qui se retrouvait dépassée sur sa gauche. Ces bourgeois révolutionnaires qui se sont emparés de tous les postes à responsabilités au PS, soutenant in fine le libéralisme, pour se distinguer et obtenir des résultats de court terme.

Aujourd’hui, la vraie gauche socialiste, celle de HAMON, de LIENEMANN de feu EMMANUELLI veut se débarrasser des anciens de l’OCI, de cette génération CAMBADÉLIS, qui continue de la droitiser. Mais se sachant condamné à brève échéance, on coule le PS. On fait fuir les sociaux-démocrates et les sociaux-libéraux à qui on explique que l’avenir est au centre. Et comme ils sont majoritaires parmi les adhérents, alors le bateau chavire, sabordé par ses dirigeants.

Pendant 46 ans, les socialistes ont été les idiots utiles du PS. Ceux pour les idées desquelles la gauche votait, mais qui n’avait pas les moyens de mettre en place toutes leurs mesures. Aujourd’hui, il n’y a plus besoin d’eux : face à la montée de l’extrême-droite, les bienpensants de tous bords ont réussi à faire croire que c’est la réunion de la gauche et de la droite au centre qui permettrait de l’emporter. Quelle bande de cons, toujours à raisonner à court terme !

Non, la guerre des fronts que MÉLENCHON a tenté de mener ne l’emportera pas. Non, le front républicain ne vaincra pas le Front national et le paysage politique français ne redeviendra pas gauche/droite après une éventuelle victoire. Mais feignons de le croire, pendant ce temps, les socialistes accepteraient de sacrifier leurs idées et leurs idéaux sur l’autel de tout sauf le FN. sauf qu’aujourd’hui, qui défend les valeurs du socialisme : de plus en plus le parti des LE PEN.

Les socialistes ne peuvent pas gagner tant qu’il n’y a pas la révolution mondiale qu’ils appellent, que l’immigration ne cesse pas parce que le bonheur socialiste fait que les gens restent dans leur pays d’origine pour le vivre. Alors, ils acceptent des compromis et en fait se compromettent. Exclure Manuel VALLS du PS n’est pas un compromis, c’est une nécessité. Changer la direction du PS (et il aurait fallu le faire avant les élections) est autant nécessaire.

MÉLENCHON est sur le point de donner le coup de grâce au PS. Mais là où il a tort est de s’attendre à ce que les socialistes orphelins le rejoignent après l’implosion du PS. Car les vrais socialistes ne se rassembleront plus autour de personnes mais de programmes et d’idées, et ils se diviseront en tant de partis que de courants socialistes… En fait, nous revenons à la division politique de la IIIe République sans l’espoir d’un grand soir. Bref, dans des temps incertains…

La gauche ne pourra alors plus accéder au pouvoir autrement que dans le cadre d’un parti centriste, un parti qui se dira radical-socialiste pour défendre une lignée historique. Mais une gauche qui ne sera plus socialiste. Le socialisme est en danger de mort, parce que l’URSS est morte et qu’il a échoué partout. Qu’il se réforme, il ne sera jamais majoritaire par lui-même car il ne l’a jamais été. Alors qui, qui pour défendre les intérêts des plus faibles et l’égalité ?