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Grâce à 50 députés (sur 577) contre 24, la France va vers des salles de shoot

Selon Marisol Touraine, ministre de la Santé, il y aurait 80 000 usagers de drogue par voie intraveineuse soit 1 Français sur 800 qui serait addict. Car le jour où vous avez besoin de passer directement par le sang pour que le shoot fasse son effet, alors je ne donne pas cher de votre état d’accoutumance. Et souvent, tout a commencé par de la fumette…

On passera rapidement sur les chiffres : 12,8 % des députés sont là pour voter une des lois phares du quinquennat. Bravo l’intelligence de la droite qui aurait pu au moins prévoir de mobiliser 30 copains pour renverser le vote… Non, retenons plutôt qu’il n’y a que 100 morts par overdose chaque année (et qu’il y en eut 9000 de la grippe cet hiver 2014-2015…)

– Mais qu’est-ce que tu nous emmerdes Vagneux, t’y connais quoi à la drogue ?

Rien car je suis un vilain réactionnaire de mon état. À plusieurs reprises, des amis sinon des connaissances se sont drogués devant moi (cannabis, ecstasy, amphétamines…)  et souvent par provocation (que nous appellerons politesse) m’ont proposé de les suivre. J’ai systématiquement refusé et aujourd’hui, je suis un temple de pureté, uniquement intoxiqué par ma détestation des personnes sur qui je crache régulièrement sur ce blog.

Mais il me manque un tampon sur le passeport des choses que l’on peut faire dans une vie. Que vont alors penser de moi tous les autres ? Vous savez, ces gens cool qui font plein d’expériences parce qu’ils sont vraiment curieux. Bon, pas de savoir comment fonctionne une mairie (en même temps, MEHLHORN qui est élu depuis un an ne sait toujours pas non plus). Puis faudrait pas mourir idiot surtout qu’on ne vit qu’une seule fois. (Voilà l’argumentaire-type)

– Oui, mais alors, t’as aucune légitimité pour parler de choses que tu ne connais pas ? Sale journaleux, tu l’ouvres pour faire croire que tu sais des trucs sur tout.

Si, peut-être parce que je vois trop de gens marqués par la drogue, et que je n’ai pas spécialement envie de leur ressembler ou que les gens que j’apprécie finisse ainsi. Mais évidemment, pour voir ces personnes, il faut peut-être fréquenter les associations qui aident les toxicomanes à s’en sortir. Au pire, ceux qui leur fournissent du matériel stérile et qui sont conscients de l’ambivalence de leur action (aide au sevrage ou prolongation de la dépendance).

Ensuite, parce que je trouve bâtard qu’on envoie les soldats de l’armée de mon pays se faire tuer en Orient (Afghanistan) et en Afrique pour contrôler sinon arrêter les trafics de drogue. Que des sales types de dictateurs sud-américains parfois démocratiquement élus se dépêchent d’institutionnaliser pour, croit-il, pouvoir en contrôler les bénéfices. La drogue, toujours tâchée de sang, est de toute façon synonyme d’argent sale et de violences. Je n’en suis pas complice.

– Ils légaliseront bientôt le cannabis, y’a même une étude qui dit que cela va rapporter 13 milliards € par an à l’État

Selon certains rapports du ministère de l’Intérieur, l’économie dite souterraine serait évaluée à 50 milliards € par an. Donc l’État va devoir dépenser un peu plus que cela pour se mettre à niveau du marché, et ensuite le retour sur investissement n’est pas garanti. (Trop peur d’être fliqué si j’achète sous contrôle de l’État.) Car je doute que tout un secteur économique parallèle se laisse manger. Non, il est certain que les bo-bos seront mieux encadrés pour leurs achats.

Je pense qu’il suffit simplement de lire le rapport annuel de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives pour se rendre compte que le cannabis est de plus en plus consommé par les jeunes. Or, la prise de THC avant 17 ans attaque la connexion des neurones et fabrique des débiles. Avec une vente de drogues douces encadrée, je pense que cette consommation chez les mineurs va exploser, c’est juste une intuition personnelle…

– Les jeunes font ce qu’ils veulent et la découverte de la drogue est une « expérience éducative« 

Je ne suis pas souvent d’accord avec Barack OBAMA. Pourtant il faut bien reconnaitre que je le rejoins dans sa récente interview dans laquelle il disait ne pas comprendre que la drogue soit la principale préoccupation des jeunes alors qu’il y a tant d’autres sujets essentiels comme l’emploi ou le logement. Puisque les « jeunes » apprécient le reggae, qu’ils évitent de finir comme Bob MARLEY qui, shooté en permanence, ne s’est pas rendu compte de son cancer à l’orteil.

En même temps, peut-être faut-il y voir les raisons de l’idiotie de ma génération qui est notamment la première catégorie à voter FN. Ils sont risibles, ceux qui n’ont jamais travaillé et qui crient déjà « Vivement la retraite » (à 60 ans svp).  Moi, je commence vraiment à travailler à 23 ans mais je fais un métier qui me plaît parce que j’ai bossé 6 ans après le bac pour pouvoir y arriver… Ceux qui commençaient la fumette au collège n’ont souvent même pas le bac…

– T’es juste un pauvre type frustré qui veut empêcher les autres de faire les trucs que tu es trop lâche pour faire toi-même !

Je suis libre car je n’ai pas d’addictions, c’est mon choix de vie. « Addict » est l’anagramme de « dictat » et je suis un insoumis, surtout quand l’autorité de soumission n’est pas respectable. C’est vrai que personne ne m’a jamais forcée à me droguer en me mettant un couteau sous la gorge. dans le même temps, je ne connais personne qui a été ainsi menacée : « sniffe ce rail de coke sinon je te défonce la gueule…« 

La différence entre toi, drogué, et moi, c’est que je donne mon sang tous les deux mois et qu’il n’y aucune saloperie par respect de la personne qui sera ensuite transfusée avec ma poche. Tu peux toujours croire à l’idéal de liberté des années 1968-1984 mais souviens-toi comment cela a fini et pourquoi : le SIDA véhiculé dans l’échange de seringues et les rapports (homosexuels relativement souvent) non protégés.


Mon shoot, c’est la vie réelle. Ma dose, je la prends dans mes engagements associatifs et caritatifs. Mon rail, c’est mon métier de journaliste et une certaine dimension de la politique. Peut-être suis-je quand même soumis à une drogue : l’écriture. Mais celle-là est naturelle.

Vers la fin des FEMEN ?

Dure semaine pour les FEMEN, ce mouvement féministe qui use de pratiques terroristes et scandaleuses pour se faire remarquer et porter un message si confus qu’il en devient illisible. Après leur condamnation du 30 juin, elles comparaissaient ces 9 et 11 juillet 2014 devant le Parquet de Paris pour « dégradation » et « exhibition sexuelle ».

Premier procès en France pour neuf des membres des FEMEN (les dernières survivantes du mouvement ?). Et un petit réquisitoire pour ce premier procès, dont on peut s’interroger de savoir s’il aurait été le même dans le cas d’un saccage de synagogue ou de mosquée : 1500 € pour chacune des accusées. Christianophobie sous-jacente ?

Rappelons les faits

Le 12 février 2013, ces neufs demoiselles entrent dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, se déshabillent laissant apparaître leur poitrine, et armée de bâtons de bois sonnent une salve pour fêter le renoncement du Pape Benoît XVI. Neuf cloches restaurées étaient alors exposées dans la cathédrale et deux d’entres elles ont été légèrement abîmés par les furies. Le 20 décembre 2013, une autre FEMEN était montée dans le chœur de l’église de la Madeleine à Paris pour mimer un avortement, choquant les croyants.

Qui sont les FEMEN ?

Des filles à problèmes, sans aucun doute. Elles sont financées par un millionnaire allemand qui a fait fortune dans l’industrie pornographique, l’homme étant le propriétaire de leur premier site Internet. C’est d’ailleurs sur ce média que j’avais consulté aux origines du mouvement, que j’étais tombé sur une vidéo de femme en train de s’intromettre une tête de poulet mort dans le vagin. Quelle étrange conception du féminisme ! Les idéologues ukrainiennes des débuts se sont dispersées (leur parti politique a même été dissous), les fonds se sont taris et elles sont aujourd’hui composées de personnes en situation de mal-être.

Comment agissent-elles ?

Désireuses de libérer les femmes, elles apparaissent seins nus le corps peint de slogans dits féministes : c’est le sextrêmisme. Elles attaquent toutes les institutions vues comme phallocrates ou machistes tels les États, les religions (notamment l’islam et le christianisme) ou les groupes revendicatifs proche de l’extrême-droite (comme Civitas lors des manifestations contre le « mariage pour tous »). Manifestement, elles n’ont pas compris, à l’image de leur chef de bande Inna SHEVCHENKO, que la France est un état de droit laïc. On doit leur premier intervention en France aux frasques de Dominique STRAUSS-KAHN.

Ce que je leur reproche

Plus que leur anticléricalisme latent, c’est l’illégalité de leur action qui est condamnable et qui joue contre elles. Tel Act Up*, les FEMEN mènent le mauvais combat pendant que prospèrent les actions et les menaces à leur cause. Elles ont juste un problème avec l’autorité et les institutions, telle celle du mariage. Elles en veulent notamment à l’Église sans comprendre que les chrétiens ne se contentent pas de suivre un dogme mais ont chacun leur propre opinion, et que cette institution est détachée de la République (ce qui est différent et relatif en Ukraine). Paradoxalement, plusieurs d’entres elles affirment leur hétérosexualité certaine et leur désir de former un couple fixe et d’avoir des enfants.

Succession d’ennuis

Le lundi 30 juin, elles étaient enfin expulsées du local qu’elles occupaient illégalement depuis novembre 2013 (une usine de retraitement des eaux) à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Et condamnées à une amende de 7400 €. Les quelques survivantes du mouvement ont alors promis soit d’occuper une église soit de se réfugier dans une partie de l’Hôtel de ville de la capitale. À cette fin, elles ont écrit une lettre à Anne HIDALGO qui ne leur a toujours pas répondu. Avant leur expulsion définitive ?

Quel avenir ?

Interrogée, Inna SEVECHENKO (la Marianne de la Poste édition 2013 qui voulaient que « les Français lui lèchent le cul« )  affirme qu’elles seraient une cinquantaine de militantes aidées de 300 bénévoles et que 10 à 15 filles voudraient les rejoindre chaque mois. Mais cela sera dur avec leurs ennuis judiciaires, financiers et leur absence de local, nécessaire pour qu’elles puissent vivre ensemble, se défendre et s’embrigader mutuellement (pardon, se former !). Pire, la révolution en Ukraine a cassé leur base initiale qui écrivait leur idéologie.

Les FEMEN ont prospéré à une époque (2011) où l’antifascisme était bien vu de la bienpensance gauchiste, tandis que le PS réalisait alors de meilleurs scores que le FN. Aujourd’hui, cette attitude ne paie plus et les journalistes ont cessé de grandir toutes leurs manifestations top less (seins nus) qui excitaient les pervers. Trop de critiques et d’ennemis de tous bords, ainsi qu’un vrai recul du féminisme en France constatée par Élisabeth BADINTER et bien d’autres, font qu’on peut croire au sursis temporaire du mouvement en France.

* En 1991 notamment, Act up manifestait contre la criminalisation de la transmission du VIH. Il fut des années où l’association manifesta plus pour la régularisation des sans-papiers que pour alerter sur le SIDA.

Le chrétien dans la télé-réalité

On disait la télé-réalité à bout de souffle. La sixième saison des « Anges de la télé-réalité » n’est pas plutôt terminée que commence l’émission « Nabilla, en famille à Paris ». L’autre soir, je regardais en même temps que mon amie Lucie l’émission « Qui veut épouser mon fils ? » sur TF1. Nous échangions des SMS pour nous moquer des candidats et moi de ne pas être tendre avec les caricatures de chrétien.

Dans les émissions de télé-réalité, il en faut souvent un. Comme il faut aussi maintenant un candidat homosexuel et au moins un autre issu de la diversité. Petite analyse de quatre comportements clichés qui isolent les chrétiens dans la société, en les enfermant dans une représentation médiévale et arriéré.

Cette étude a été menée sur différents candidats de télé-réalité ayant participé à « Koh Lanta », « Secret Story », « l’Amour est dans le Pré », « Qui veut épouser mon fils ? » ou encore « Nabilla ».

Il a des idées bien arrêtés, notamment en termes de valeurs

Naturellement, tous les chrétiens sont homophobes, pro-vie (comprendre anti-avortement), anti-euthanasie, anti-préservatif, pour la contamination par le VIH, désireux d’arriver vierges au mariage. Ils pensent être supérieurs aux autres, sont mesquins, opportunistes et calculateurs. Ils n’aiment pas les croyants d’autres religions, notamment les juifs et les musulmans. Ils ont plein d’idées sur la politique et voudraient des politiques chrétiens. Surtout, ils se croient chrétiens.

Il cite la Bible à tort et à travers

Pour justifier son attitude et ses comportements, le chrétien a toujours sous le coude une référence de la Bible, qui une fois sur deux, n’est pas dans la Bible mais dans l’imaginaire collectif et populaire. Tel un Témoin de Jéhovah ou un charismatique, il manie habilement des morceaux de phrases qu’il isole de leur contexte, leur donnant un tout autre sens. Il aime particulièrement les Pères de l’Église comme saint Augustin, pour les relents de paganisme de leurs écrits.

Il bénit ce qu’il mange 

Le repas est un grand moment de télé-réalité car il force les candidats à paraître ensemble. L’occasion est trop belle pour notre chrétien de ne pas se faire remarquer par un bénédicité ou une prière. Dommage pour lui de ne pas comprendre que si Dieu est à l’origine de la création du monde, alors ce qu’on mange est naturellement bon et béni. Ou que s’il veut remercier d’avoir à disposition le « pain de ce jour » (qui est la Parole de Dieu), alors compris comme la nourriture, il ne tient qu’à lui d’œuvrer pour une meilleure répartition des ressources alimentaires sur notre planète en surproduction.

Il jure et prie en permanence

Généralement asocial, il passe son temps à invoquer son Dieu par la prière ou avant de prendre une décision importante. Il le fait de manière ostentatoire, en contradiction avec les indications de jésus sur la prière en Matthieu, 5. Le signe de croix est son rituel quotidien et un outil qu’il emploie pour montrer sa piété et surtout se faire remarquer. Là encore, ne comprenant pas la symbolique de ce geste qui nous place en présence de Dieu, il en use et abuse à l’évocation d’un mort ou d’une chose grave.

Maintenant, vous ferez plus attention si comme moi, vous perdez votre temps à regarder la télé-réalité. Sauf que sorti assez vite des émissions avec éliminations, ils ne durent pas assez longtemps pour pouvoir montrer la bonté de la nature humaine, qui se retrouve dans tout homme. Mais qui perce souvent assez mal chez les candidats de ces émissions, la bêtise prenant le pas sur le reste.