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Sur l’auto-interview de Mathieu FLOWER dans la Lettre du conseil citoyen n°2

Pourquoi auto-interview, me demanderez-vous ? Juste parce qu’en général, la personne interviewée ne signe pas sa propre interview (ils ont même oublié d’enlever le nom du texte qui leur a envoyé et qu’ils ont transformé en questions / réponses !!!). Une preuve de plus, s’il en fallait que le conseil citoyen de Grand-Vaux est composé d’idiots utiles qui pratiquent la servitude volontaire et font le jeu des pouvoirs publics dans une obéissance crasse.

Ils cherchaient une personne à interviewer, et comme par hasard, ils sont tombés sur le maire-adjoint chargé de la Jeunesse (celui qui a fermé la Savinière, coupé dans les subventions aux associations de jeunesse, et arrêté Sports-vacances), des Sports (un mec qui croit que la musculation est un sport, parce qu’il la confond avec l’haltérophilie) et à la Démocratie locale (lui qui ferme sa gueule quand on empêche les oppositions de parler, pourvu qu’il ait son indemnité à la fin du mois…)

Mathieu FLOWER est en effet l’habitant-type idéal de Grand-Vaux, et je préviens les lecteurs sensibles et les gauchistes fragiles que je vais ici employer, entre guillemets, des termes appartenant au langage indigéniste (qui est quand même le regard porté par les pouvoirs publics sur Grand-Vaux), sinon au langage de la sociologie influencée par les études post-coloniales, pour expliquer des perceptions et des contre-perceptions !

En effet, aux yeux du pouvoir, FLOWER est un « déraciné » (un Antillais venu en Métropole) et un « racisé » (un non-blanc, en l’occurrence un noir). Il serait donc, par ces caractéristiques, représentatif de la population de Grand-Vaux, et pourrait donc leur parler pour leur montrer la voie de l’intégration. Parce qu’il est noir, alors il pourrait parler aux autres noirs, et plus largement aux autres non-blancs ; ce qui n’est d’ailleurs pas très éloigné de la pensée de MACRON*.

Sauf qu’aux yeux d’une partie de la population de Grand-Vaux, FLOWER n’est noir que d’extérieur mais blanc à l’intérieur, c’est à dire qu’il est considéré comme un « nègre de maison » (en référence à un discours de Malcolm X de 1963) par les autres qui se voient comme des « nègres des champs« . Or, je n’arrive pas à savoir si FLOWER est conscient de cela, mais qu’il ferme sa gueule pour le titre d’adjoint, et l’indemnité. Ou s’il ne s’en rend vraiment pas compte…

Toujours est-il que le 10 décembre 2014, un élu fâcho de la majorité municipale de Savigny a dit à FLOWER qu’il irait bien avec Guilène DÉSIRÉE qui est l’autre conseillère municipale de couleur de peau noire, ce qui était une réflexion purement raciste (je traduis : on va maquer les noirs ensemble parce qu’ils sont noirs), et je crois me souvenir que FLOWER a ri en entendant cela dit devant lui… Enfin bon, je ne partage pas l’humour de certains membres de la majorité municipale de Savigny…


Venons en maintenant au fond de l’interview, relativement aux propos tenus.

1. Pour FLOWER, l’attractivité d’un quartier se mesure à la qualité de services publics (c’est pourquoi, en bon schizophrène, il en a fermé autant en 2015, mais on remarquera que ce n’était pas à Grand-Vaux qu’il les fermait, donc il a vraiment une sale mentalité égoïste…). Et donc FLOWER de se réjouir qu’on essaie de les faire venir désormais dans le quartier.

==> Mais ouais, c’est super ! C’est super néo-colonialiste ! On va apporter la culture et le savoir aux cons de Grand-Vaux, parce qu’ils sont trop fainéants pour se déplacer. Et surtout, on leur évite d’avoir à venir se mélanger avec les gens bien de l’autre côté de l’A6. Restez donc dans votre ghetto, les pouilleux, ça permet en plus aux blancs privilégiés de venir faire leurs bonnes œuvres pour vous apporter la civilisation !


2. On apprend ensuite que FLOWER a été particulièrement marqué par l’attaque du camion de pompier parce que c’est un symbole de solidarité.

==> Par contre, que les policiers se fassent caillasser régulièrement, il n’a pas l’air d’en avoir grand chose à foutre. Il n’était d’ailleurs pas trop pressé pour faire effacer les plaques des voitures de la BAC servant au repérage. D’autant plus que lui n’hésite pas à s’en prendre à des associations, qui font pourtant de la solidarité, en usant avec elles d’un comportement illégal, et pénalement répréhensible, comme lorsqu’il leur demande des relevés de compte bancaire !!!


3. Ensuite, FLOWER veut retrouver l’histoire et l’âme du quartier.

==> Traduisons-le : quand les habitants étaient plus assistés par les services publics qu’ils ont fait fermer de par leur comportement, et donc quand il y avait moins de Noirs et d’Arabes.


4. Après quoi, FLOWER tombe dans le discours victimaire (donc il méprise les autres habitants et estiment par conséquent être un sur-homme de lui s’en être sorti, et que tout le monde ne pourrait pas faire comme lui) : Grand-Vaux n’est pas un quartier coupé du monde.

==> Non, mais ça, c’est une légende urbaine. Grand-Vaux est quand même plus proche de tout (de la gare, de l’autoroute, de la Poste, de la mairie…) que plein d’autres quartiers de Savigny.


5. Il dit encore : si le projet foire, c’est qu’il y a des connards qui s’y opposent, et ces connards, c’est les habitants qui ne veulent pas vivre ensemble (le grand malheur du Dieu créateur), et de cibler pour la bonne conscience une minorité non identifiée qui fait chier tout le monde…

==> Remplaçons donc les habitants et taisons la complicité de la majorité qui finalement se satisfait très bien de cet état de fait…


6. Il dit aussi qu’il faut l’aide de l’État pour sortir de l’économie de la drogue et des violences.

==> Selon FLOWER, c’est donc à l’État de trouver des jobs aux habitants (trop cons pour en trouver tous seuls), et peut-être même de faire venir la Police. Discours victimaire qui prend la population de Grand-Vaux pour des sauvages à éduquer… Le salut du quartier viendra des parents et des grands-frères le jour où ils diront à leurs enfants d’arrêter de déconner.


7. Le renouveau de Grand-Vaux est en chacun de nous. Il doit se construire dans le cadre d’une confiance partagée… Et bla bla bla…

==> Quel hypocrite, alors que c’est lui qui participe à écrire un projet foireux qui se résume à casser des logements sociaux, et virer des pauvres. Il ne résout rien, et veut juste retrouver un quartier avec plus de blancs et moins d’emmerdes… Et un peu plus de services publics, mais comme il ne saura pas les gérer comme en 2015… Heureusement quand même qu’il y a l’argent des blancs du reste de Savigny pour payer tout cela…


En conclusion, que FLOWER soit adjoint, et habitant du quartier depuis 30 ans ne lui donne aucune légitimité supplémentaire. Il est personnellement méprisant, et par conséquent méprisable. Son discours est populiste, victimaire, rempli de « on-dit » et de fake news. Dommage que la lettre du conseil citoyen soit en fait un organe de propagande pour dire à quel point la majorité municipale de Savigny est géniale. J’espère que les lecteurs sauront discerner !


* Le 22 mai 2018, le président MACRON a expliqué que cela n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport (BORLOO). Donc pour lui, la politique de la Ville ne doit pas être faite par les blancs mais par les habitants du quartier. Dans ce cas, arrêtons de prendre les impôts des blancs pour financer les quartiers…




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Vous avez la parole : Nouvelles pages d’expression libre sur le Savinien libéré

Nouveaux onglets sur le site pour nouvelle catégorie d’articles, le Savinien libéré renforce son orientation « participative ». Les administrations contemporaines fonctionnent de manière archaïque et désordonnée. Aux citoyens, comme nous, d’aller chatouiller les différents mammouths pour ne pas nous retrouver lésé par un système que nous ne pouvons pas maîtriser. C’est ensemble que nous agirons pour la démocratie locale.

Dans son grand populisme (qui est pourtant nécessaire en politique), le Maire de Savigny Éric MEHLHORN a nommé un « conseiller municipal délégué à la démocratie locale » en la personne de mon ancien ami Mathieu FLOWER (dont la lâcheté fait que je ne veux plus avoir affaire avec lui). Cette hâblerie coutumière du Maire n’est qu’un coup d’esbroufe qui n’aboutira sur aucun résultat. Un effet de mode qui ne nous trompe plus !

Vous rappelez-vous en effet la séance au cours de laquelle le Conseil municipal devait voter son règlement intérieur ? Le PS représenté par Jacques SÉNICOURT a présenté neuf amendements pour plus de démocratie locale (relativement fort mal défendu par ce camarade trop passif dans le débat). Aucun n’a été voté. Mais le pire est que Mathieu FLOWER, entre servitude volontaire et obéissance forcée, n’est pas intervenu une seule fois.

À Savigny-sur-Orge (Essonne), l’opacité est donc de mise depuis des années. Mes différents testing citoyens ont souvent abouti sur des échecs auxquels les autorités compétentes de l’État n’ont que rarement donné suite. Les personnels communaux sont les premiers à vous faire comprendre que vous les dérangez ou leur faites perdre leur temps par vos actions. Le pire étant pour consulter tout ce qui attrait aux finances ou aux dépenses publiques !

Souvenons-nous sinon de Laurence SPICHER-BERNIER allant même jusqu’à monopoliser les panneaux d’expression libre pour s’afficher. Et tout cela pour cacher son manque de bilan et l’impéritie de nos élus en général. (Éric MEHLHORN a d’ailleurs diminué les crédits alloués aux formations). Continuons de feindre qu’une minorité peut décider pour la majorité et de ne la consulter que pour le choix des peintures. Les Français ont en décidé autrement depuis 1789.

C’est donc sur Internet que doit s’effectuer la concertation et le débat public. Là où elle est difficilement contrôlable et où elle échappe à la bienpensance maoïste. Mais toujours avec un minimum d’encadrement que je me propose d’assurer lorsque les Saviniens me feront l’honneur de participer au projet de ce site. Ainsi, je vous propose d’agir par le biais des commentaires en bas d’articles ou des onglets dédiés. Vos suggestions d’idées de débats sont aussi les bienvenues.

Discussions proposées le 20 août 2014 :

– les rythmes scolaires à la rentrée 2014-2015 à Savigny-sur-Orge

– le rapport entre les citoyens et les administrations de Savigny quant aux travaux d’urbanisme (ravalement par exemple)

Plus personne ne pourra désormais dire qu’il n’y a pas de lieu de débat à Savigny ! 

Lorsque les thèmes des débats engagés n’auront plus de raison d’être, alors l’onglet disparaîtra, si possible pour céder sa place à un autre. Il sera alors possible de retrouver l’intégralité des discussions qui se sont tenues (ou pas) dans cette nouvelle catégorie dite « Expression libre ».