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Sur la défense de Ségolène ROYAL à la suite des révélations sur son activité d’ambassadrice des pôles

Toujours aussi perchée Ségolène ROYAL… Déjà qu’elle est hyper-insupportable ! Elle rapporte tout à elle. Elle connaît tout. Elle a tout inventé. Elle croît qu’elle est populaire, et qu’elle va faire gagner les candidats qu’elle soutiendra aux municipales… Je ne suis pas étonné que l’appareil du PS ne l’ait pas soutenu en 2007, ils connaissaient déjà sa « bravitude », et ont juste voulu nous en protéger.

L’honnêteté intellectuelle m’oblige par commencer de reconnaître que c’est Valentine OBERTI et l’équipe de Quotidien, qui les premiers, se sont intéressés au sujet : ROYAL qui sèche ses rendez-vous d’ambassadrice des pôles (pour en fait préparer la campagne présidentielle de 2022, à laquelle elle renoncera probablement de participer, pour s’éviter une plus lourde défaite qu’à la primaire de la gauche de 2011, pour mémoire moins de 7 %).

Et donc là, la cellule investigation de Radio France qui s’y met à son tour, et qui accumule les preuves comme quoi elle ne bosse pas, voire comme quoi elle détourne les fonds et le personnel qui lui est allouée en tant qu’ambassadrice. Évidemment couverte par le Quai d’Orsay, qui n’a bien sûr aucun intérêt, à rendre publics ces informations…

Et ROYAL qui répond que tout est diffamatoire, alors que ses absences aux sommets internationaux sont publiques.

Et qu’on s’en prend à elle parce qu’elle est une responsable politique ! Je ne vois pas de quoi elle est responsable, et en quoi cela justifie qu’on ne doive rien dire.

Et qu’on ne peut pas la critiquer parce que son agissement pour le climat est une cause humanitaire et écologique. Si elle allait au bout de la logique, et comme le disait ROCARD, vu qu’on a qu’un « strapontin » au conseil de l’Arctique, autant ne pas se déplacer pour ne pas polluer, elle serait tout autant efficace.

Et parce que c’est une femme. Et donc, si on dit quelque chose contre elle, c’est qu’on est sexiste.

Et aussi que c’est insupportable qu’on s’interroge sur la probité des salariés qui travaillent avec elle. Là, je ne comprends même pas l’argument. En fait, il ne faut pas se poser de questions.

Et enfin que c’est un complot parce qu’elle dénonce la crise de l’hôpital ! Alors que je ne l’ai personnellement rien entendu dire sur le sujet…

Bref, il faudrait vraiment que quelqu’un dise à Ségolène ROYAL de se taire, et de se tenir discrète pendant quelques temps. Et si par la même occasion, MACRON pouvait confier son poste à une personne responsable qui bosserait vraiment dans l’intérêt de la France, et dans celui des pôles… Elle est vraiment hors-sol. Elle semble vraiment ne se rendre compte de rien. Et manifestement personne pour lui dire…



Sur la difficulté du PS de trouver des candidats valables aux présidentielles

Martine AUBRY l’a encore confirmée récemment, elle ne sera pas candidate à la primaire de la gauche de 2016. À partir de là, rien ni personne au PS ne devrait pouvoir freiner la candidature de François HOLLANDE qui ne trouvera personne face à lui sur le créneau qu’il occupe, mais plutôt au moins trois voire quatre candidats situés plus à gauche que lui (Marie-Noëlle LIENEMANN, Gérard FILOCHE, Benoît HAMON et Arnaud MONTEBOURG).

Alors comment se fait-il que le PS qui fut à plusieurs reprises le premier parti de France, qui en 2012 était majoritaire dans la majorité des instances électives républicaines, n’est pas en mesure de proposer mieux que le spectateur HOLLANDE ? Lui qui dans un livre à paraître résume son bilan de quatre ans par seulement quatre actions, mais quelles actions : la guerre au Mali, le mariage pour tous, la gestion des attentats en France et la loi Macron…


Le PS, une machine mitterrandienne

Le PS a vécu : entre 1974 quand la création de 1971 permet à MITTERRAND d’arriver au second tour de la présidentielle et de perdre sur le score très honorable de 49,8 %, et 1990 qui est le Congrès de Rennes au cours duquel le PS se déchire lamentablement. Il a réussi à faire élire MITTERRAND deux fois, malgré les trahisons intellectuelles et morales du personnage, puis n’a survécu que par son rôle de principale force d’opposition, bénéficiant du rejet de la droite.


HOLLANDE, une erreur de casting, un choix par défaut

A-t-il besoin de rappeler que HOLLANDE n’a pas gagné avec ses 60 propositions dont seuls les militants PS connaissent une poignée (MITTERRAND en avait 110) ? C’est bel et bien SARKOZY qui a perdu en ayant, comme chaque fois que la droite est défaite, soit perdu le soutien du centre soit celui de l’extrême-droite (en l’occurrence, des deux en 2012). Mais même dans les candidats de la primaire socialiste de 2011, aucun n’avait de stature d’homme d’État…


La gauche n’a pas de leader naturel

À droite, c’est une constante (CHIRAC, SARKOZY). À gauche, il n’y en a plus depuis MITTERRAND qui avait lui-même créé le PS comme marche-pied, prenant soin d’éliminer tous ses grands concurrents (ROCARD, DELORS, CHEVÈNEMENT) qui auraient pu former les futurs responsables. Finalement, la seule crédibilité des FABIUS, HOLLANDE et bientôt VALLS sont le temps qu’ils sont restés à leurs postes au sein du parti, en ayant réussi à survivre aux divisions.


La Ve République n’est pas faite pour la gauche

À la tête de la République gaullienne, il faut un roi, un monarque républicain. Bref, tout ce que déteste en principe la gauche, mais dont elle se satisfait très bien lorsqu’elle est élue. Par son histoire et son idéologie, la gauche a toujours vanté un modèle collectif. Toutefois, ce modèle est aussi celui qui dissimule les incapacités partagées et étouffe les réussites personnelles. De fait, le PS, par son fonctionnement, s’empêche de se donner des statures présidentiables.


D’échecs en échecs, l’Histoire se répète

En 1969, la SFIO représentée par Gaston DEFFERRE, en « ticket » avec Pierre MENDÈS-FRANCE s’humiliait avec 5,01 %. Pour oublier ce naufrage, MITTERRAND créa le PS qui lui permit d’abord d’écraser ROCARD puis de prendre la place. Mais en 1995, personne, c’est même Henri EMMANUELLI qui aurait dû être candidat, si JOSPIN ne s’était pas sacrifié pour se prendre une double tôle (1995 et 2002). Enfin, en 2007, le contexte pour ROYAL n’était pas favorable.


En 2016, le contexte d’uberisation de la vie politique ne permet plus aux politiques de construire leur stature. Ce ne peut donc être que des personnes de réseaux, savant jouer avec les médias, qui seront candidats présidentiables. Mais vu les flops électoraux récents du PS, et les dissensions avec l’affirmation d’une gauche sociale-libérale, il est probable que le PS se réforme prochainement et évolue en mouvement uniquement social-démocrate, mais pour porter qui ?



L’inconstance du MODEM de Savigny-sur-Orge

Le MODEM pour Mouvement démocrate (et non pas le PD qui aurait été politiquement incorrect) est ce parti fondé en mai 2007 pour capitaliser sur les 6 820 000 électeurs (18,57 %) qui ont fait le choix de François BAYROU lors de l’élection présidentielle de 2007. Sauf que ce dernier ne doit son score qu’au rejet à gauche de Ségolène ROYAL et à droite de Nicolas SARKOZY. Bref, il était juste une alternative.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, ROYAL et BAYROU s’étaient alliés. Le mieux placé des deux devait choisir l’autre comme Premier ministre tandis que le troisième candidat devait appeler à voter pour lui. Lundi soir après le premier tour, BAYROU revient sur son engagement. Il est persuadé qu’il fera mieux tout seul par la suite à la tête d’un grand parti centriste. Une idée fortement insuffle par Marielle DE SARNEZ, qui est la vraie tête pensante du MODEM.

Leur fond de commerce de 2008 à 2013 : l’antisarkozysme

En politique française, les alliés ne servent à rien et sont plus encombrants qu’autre chose. Le MODEM ne pouvait être l’allié de SARKOZY, il fut donc son ennemi. Sauf qu’à taper en permanence sur la droite, l’électorat UDF (centre-droit) en a vite eu marre et s’est dépêché d’aller rejoindre le Nouveau-Centre. Ainsi, le MODEM est revenu aux scores globaux de l’UDF après la création de l’UMP : 6 %. Ne restait plus qu’un centre gauche à satisfaire.

BAYROU se met alors à rêver de devenir le Parti démocrate américain. Aux régionales de 2010, il présente en Île-de-France un chef d’entreprise dynamique Alain DOLIUM comme le « Barack OBAMA français ». Mais les scores ne suivent pas, jusqu’à la catastrophe de 2012 qui sonnent le glas : 3 275 000 électeurs (9,13 %) et 2 députés. La faute surtout, pour ce dernier résultat à une annonce personnelle de BAYROU, prise comme une consigne qu’elle était, de voter HOLLANDE au second tour. Il sera « le tombeur de SARKO ». La même trahison que CHIRAC en 1981.

Face à ces scores, la jeune giscardienne Marielle DE SARNEZ décide alors que le MODEM doit rentrer à la maison. Elle lance en 2013 un rapprochement avec sa vraie famille devenue entre-temps l’UDI, abandonnant lamentablement le centre-gauche. Ensemble, UDI et MODEM conviennent d’alliances pour les Européennes au sein de l’Alternative. Mais de soutiens locaux à des candidats de la droite, comme de la gauche, aux municipales de 2014. Ainsi, le MODEM suit le vent de ses intérêts et il y a quand même des électeurs qui suivent… Sûrement ceux qui voient en BAYROU un homme d’État alors que son action de ministre a toujours été contestée… Peu importe les convictions fédéralistes européennes allant contre la France et la Nation.

Le MODEM de Savigny est-il un parti prostitué ? (et non pas de prostitués !)

À Savigny, le MODEM local est tout d’abord dirigé par François DAMERVAL, l’ancien assistant parlementaire de Corinne LEPAGE. Cette dernière qui suit aussi le vent de ses intérêts a été vice-présidente du MODEM avant d’en démissionner et de rejoindre des candidats PS, elle l’ancienne ministre d’un gouvernement RPR. À noter que Mme LEPAGE a tenté sa chance aux européennes de 2014 avec un parti dit « citoyen », pour innover, alors qu’elle était juste en mal de rebond politique.

DAMERVAL est opposé à la politique de Jean MARSAUDON et il rejoint la liste de David FABRE, alors candidat PS. MARSAUDON gagne de 14 voix et c’est le MODEM DAMERVAL qui va porter un recours juridique pour faire invalider l’élection. (Certains PS diront que c’est FABRE qui l’a écrit.) Le MODEM savinien a donc un passé et un passif avec la droite, d’autant que la conseillère municipale MODEM Béatrice TERRES siège dans l’opposition avec le PS. À noter aussi que le responsable MODEM de circonscription, Alain VILLEMEUR, est clairement à gauche.

Mais en 2014, le MODEM investit Jean-Pierre LUBAT pour mener les négociations à Savigny. Et il se tourne naturellement vers l’UMP d’Éric MEHLHORN, rejetant alors l’UDI de Laurence SPICHER-BERNIER. Sur quelles convictions ? On ne les connaît pas. Le MODEM local n’est même pas fichu de tenir un blog ou une page Facebook ! Toujours est-il que le parti du tombeur de SARKOZY, ennemi de MARSAUDON qu’ils ont tenté de démettre, est aujourd’hui « allié » à l’héritier MEHLHORN choisi par la dernière veuve de celui-ci et une commission départementale UMP qui n’y croyait pas, où à défaut voulait juste un soldat.

Le MODEM et la solidarité municipale

Aujourd’hui, ils sont deux élus au MODEM ; Jean-Pierre LUBAT s’étant mis en position inéligible en 39ème place sur la liste UMP-DLR-MODEM. Là encore, ils n’ont aucun problème à siéger avec Debout La République alors que les deux partis s’envoient régulièrement des piques et qu’ils ne partagent pas les mêmes visions globales sur l’Europe par exemple mais aussi locales. Enfin, ils siègent quand ils sont là… Ce sont Christophe GUILPAIN et Mathieu FLOWER. Le premier est aussi conseiller communautaire et élu de la CALPE (l’agglomération).

Les deux ne pèsent rien et n’ont aucune consistance. GUILPAIN ne cesse de se plaindre qu’il est fatigué par son travail et qu’ils ont tout à faire à Savigny. Il est sûr que leur campagne s’est surtout basée autour du serrage de pognes et moins sur l’étude des dossiers pourtant accessibles. Il ne connaît surtout pas grand chose à Savigny. Il me disait à son deuxième conseil municipal que c’est scandaleux que l’épicerie sociale thésaurise.

1. Sait-il où elle est ? Sait-il comment elle fonctionne ? (Sur 32 semaines ; on bouffe comment les 20 autres ?)

2. Connaît-il la qualité des produits délivrés aux Saviniens ? A-t-il comparé comme moi avec l’épicerie sociale de Viry-Châtillon ?

3. Le grand libéral peut-il imaginer qu’avec un peu d’économies puisqu’il ne veut pas augmenter la subvention, il sera possible d’acheter des produits plus chers telles des couches ?

FLOWER se contredit dans ses propos. Il s’enferme dans une solidarité municipale que l’UMP ne leur rend pas. Il va contre ses convictions qu’il étouffe mais ne s’en rend même pas compte. Sûrement ne veut-il pas voir qu’il est juste une caution. J’en dis que tout est force de volonté et qu’il n’en a pas. Toujours est-il qu’à Grand-Vaux, on ne lui pardonne pas son action auprès des bailleurs sociaux concernant les charges qu’on demande aux habitants.

Dire que j’ai voulu les avoir avec moi sur la liste de VSA, aujourd’hui je regrette même de leur avoir proposé tant ils sont mous et passifs. Incolores et inefficaces. On comprend ainsi mieux pourquoi ils s’entendent si bien avec l’UMP de M. MEHLHORN.

Du MODEM aujourd’hui, il ne reste que le MO. La DEM (démocratie), ils s’y sont assis dessus depuis bien longtemps. Un mouvement qui dérive de gauche à droite au fil des intérêts et pour lequel j’estime que des personnes sont assez stupides (oui, j’ai écrit stupide – je pense que cela résume bien incohérent et inculte politiquement) pour voter MODEM aujourd’hui, en 2014, alors que l’on a compris que ce parti n’est que le faire-valoir de BAYROU vers la présidentielle. Car quelles convictions défend le MODEM ? Quelles est la plus-value qu’ils apportent à Savigny ? Aucune si ce n’est qu’ils ramollissent la droite… Un instant pour penser à MITTERRAND (« le centre est la droite molle. »)

La majorité municipale de Savigny-sur-Orge est elle aussi une droite molle. Incultes en sciences politiques, ils mènent une action incohérente, parfois attentatoires aux libertés individuelles qui est l’essence même de la droite. Enfin, c’est eux qui ont gagné… (soupirs)

P.-S. : À tous les politistes bienpensants, ouvrez le yeux et voyez qu’une élection à droite ne se gagne pas au centre mais à l’extrême-droite. CHIRAC a perdu en 1988 car les 15 % de LE PEN se sont massivement abstenus. SARKOZY a perdu en 2012 parce qu’il n’a pas eu le temps d’exploiter plus intelligemment la ligne BUISSON, après avoir perdu des mois à flatter l’électorat MODEM. De toute façon, les centristes n’auraient jamais voté pour lui. Alors que les électeurs du FN oui.

 

Édit au 13/08 : Droit de réponse de François DAMERVAL, chef de Cabinet de Corinne LEPAGE