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Quand la bienpensance refuse de montrer nos morts du terrorisme

« Paris match, le poids des mots, le choc des photos ». Mais quand la bienpensance décrète que lesdites photos sont insoutenables, alors tous ceux qui se disaient Charlie hier tentent aujourd’hui de les faire interdire. Dans son édition du jeudi 13 juillet 2017, l’hebdomadaire a commis l’outrage, qu’écris-je, le délit, le crime de publier une vérité : le terrorisme islamiste tue en France ! N’en déplaise à tous nos singes de la sagesse contemporaine.

Que ces photos représentent une fuite, et une atteinte au secret de l’enquête est un fait, on se bornera à se demander qui a pu organiser la fuite, et relativement à un attentat terroriste, cela vient sûrement de haut. Mais qu’on interdise aux Français de voir, de savoir, d’être informé de la manière dont notre population est assassiné par des fanatiques religieux ; cela m’est inadmissible. Surtout parce que ce « on » (les politiques et le Parquet) est aussi responsable des attentats.

Alors, au nom d’une prétendue civilité, il faudrait refuser d’utiliser les armes de l’ennemi. Celui-là même qui gave ses combattants de vidéos de l’armée israélienne massacrant des enfants palestiniens, et d’articles internet accusant les soldats français en Afrique de venir violer la population et piller ses richesses. Mais qui n’aurait pas la haine de l’Occident en voyant ces images ; celle-là même que nous nous interdisons à l’encontre de celui qui vient nous rouler dessus au volant d’un 19 tonnes ?

« Vous n’aurez pas ma haine » crie l’Occidental au terroriste islamiste juste avant de décéder. Cette victime aura sa conscience pour elle ; elle n’aura pas commis d’amalgame. Mieux, son sacrifice expiera des années de colonisation, que l’Occident n’aura donc jamais fini de payer. Nous sommes une nation de lâches qui vivons en espérant que le prochain attentat, que nous savons arriver, ne touchera pas nos proches ni nos amis. Et quand bien même, nous nous résignerons au nom du multiculturalisme.

L’islamisme n’est pas l’islam mais l’islamisme est induit par l’islam. Que des imams marchent contre le terrorisme, c’est bien parce qu’ils condamnent, mais c’est contre-productif parce qu’ils assimilent le terrorisme à l’islam, et c’est surtout inefficace pour tous les musulmans radicalisés qui les considèrent comme parjures d’accepter de vivre en préférant les lois de la République aux lois de Dieu. Alors on va se cacher derrière la laïcité : pas de religion dans l’espace public donc pas d’attentat islamiste.

Pendant ce temps, personne ne s’offusque qu’à Avignon, on joue actuellement une pièce de théâtre retraçant les trente-six dernières heures de Mohamed MERAH, au nom de ce gauchisme culturel ; le même qui se refuse de voir que l’antisémitisme en France n’est plus qu’essentiellement le fait des musulmans de banlieue. C’est la survivance de l’esprit Charlie, en cela qu’il ne dérange pas les puissants, au contraire de photos qui nous mettraient face à la réalité.

Non, le terrorisme islamiste ne fait pas de morts. Parce qu’un mort a été vivant. Et que notre nation ne l’est plus vraiment, ce sans quoi elle ne se laisserait pas entrainer dans un déclin qui nous apparaît de plus en plus inéluctable.

Rappelez-vous pour finir ce que nous disait saint AUGUSTIN :

« À force de tout voir, on finit par tout supporter…

À force de tout supporter, on finit par tout tolérer…

À force de tout tolérer, on finit par tout accepter…

À force de tout accepter, on finit par tout approuver ! »

Le degré de maladie de notre société prétendument aseptisée est que nous n’avons même plus besoin de voir pour supporter, accepter et approuver. Nous n’avons encore rien vu et nous sommes déjà résignés. Où sont en 2017 les Français de 1940 qui ont pris le parti de s’insurger et de résister ? Cette France-là est-elle définitivement derrière nous ? Je ne veux pas le croire, alors levons-nous pour regarder les différentes vérités autrement qu’avec le filtre du politiquement-médiatiquement correct.

 



Dix réflexions du catéchuménat – Décembre 2014

Je suis accompagnateur du catéchuménat sur le secteur pastoral de Savigny-Viry et je me suis fait quelques réflexions lors de notre dernière réunion. Je les expose ici telles qu’elles me sont apparues. J’imagine qu’elles n’intéresseront pas grand nombre de lecteurs. Elles sont donc là pour mémoire.

– Ne jamais commencer une réflexion par des textes du Premier Testament. La moitié des discussions ont été phagocytées par les questions de péché originel. Mais comment répondre à cette question que beaucoup se posent et qui est un axe de leur démarche ?

– C’est quoi le péché ? Quand sortirons-nous du paganisme de saint Augustin par rapport au péché originel ? Comment dire simplement « péché originé » et « péché originant » ? Comment répondre à cette femme qui m’interpelle sur le sens de « pécheur dès le ventre de la mère » ?

– Noël serait une remise en question de nos manières de faire et de vivre. Et pas le reste de l’année ?

– Venir au catéchuménat témoignerait d’une soif de Le connaître. Et en dehors de ces réunions, quelle est notre volonté de vivre en chrétien ?

– Vient-on au catéchuménat pour avoir soif de Le Connaître ? Ou soif de se connaître ? J’espère les deux. Savoir parler de MOI comme Dieu m’aime pour ma personne.

– Pourquoi mon portable (Sony Xperia) me dessine-t-il un sapin quand j’écris Noël ? Les bienpensants veulent retirer les crèches mais personne ne parle jamais des guirlandes. Je ne vois pas bien en quoi elles aident le commerce, comme m’avait été répondu par Laurence BERNIER.

– Qu’est-ce qu’on « retient » de Dieu après le catéchuménat ?

– La religion se réduit-elle à des valeurs ? Et après ?

– Peut-on sortir des réflexions eschatologiques du type « le socialisme nous annonce la fin du monde » ? Plus de 2000 ans qu’on attend la fin du mode…

– Quelle est la part d’égocentrisme dans le fait de nous dire qui nous sommes ? Attention aux dangers de l’Adoration et chapelet et Cie qui n’est que l’adoration de nous-mêmes.

Le chrétien dans la télé-réalité

On disait la télé-réalité à bout de souffle. La sixième saison des « Anges de la télé-réalité » n’est pas plutôt terminée que commence l’émission « Nabilla, en famille à Paris ». L’autre soir, je regardais en même temps que mon amie Lucie l’émission « Qui veut épouser mon fils ? » sur TF1. Nous échangions des SMS pour nous moquer des candidats et moi de ne pas être tendre avec les caricatures de chrétien.

Dans les émissions de télé-réalité, il en faut souvent un. Comme il faut aussi maintenant un candidat homosexuel et au moins un autre issu de la diversité. Petite analyse de quatre comportements clichés qui isolent les chrétiens dans la société, en les enfermant dans une représentation médiévale et arriéré.

Cette étude a été menée sur différents candidats de télé-réalité ayant participé à « Koh Lanta », « Secret Story », « l’Amour est dans le Pré », « Qui veut épouser mon fils ? » ou encore « Nabilla ».

Il a des idées bien arrêtés, notamment en termes de valeurs

Naturellement, tous les chrétiens sont homophobes, pro-vie (comprendre anti-avortement), anti-euthanasie, anti-préservatif, pour la contamination par le VIH, désireux d’arriver vierges au mariage. Ils pensent être supérieurs aux autres, sont mesquins, opportunistes et calculateurs. Ils n’aiment pas les croyants d’autres religions, notamment les juifs et les musulmans. Ils ont plein d’idées sur la politique et voudraient des politiques chrétiens. Surtout, ils se croient chrétiens.

Il cite la Bible à tort et à travers

Pour justifier son attitude et ses comportements, le chrétien a toujours sous le coude une référence de la Bible, qui une fois sur deux, n’est pas dans la Bible mais dans l’imaginaire collectif et populaire. Tel un Témoin de Jéhovah ou un charismatique, il manie habilement des morceaux de phrases qu’il isole de leur contexte, leur donnant un tout autre sens. Il aime particulièrement les Pères de l’Église comme saint Augustin, pour les relents de paganisme de leurs écrits.

Il bénit ce qu’il mange 

Le repas est un grand moment de télé-réalité car il force les candidats à paraître ensemble. L’occasion est trop belle pour notre chrétien de ne pas se faire remarquer par un bénédicité ou une prière. Dommage pour lui de ne pas comprendre que si Dieu est à l’origine de la création du monde, alors ce qu’on mange est naturellement bon et béni. Ou que s’il veut remercier d’avoir à disposition le « pain de ce jour » (qui est la Parole de Dieu), alors compris comme la nourriture, il ne tient qu’à lui d’œuvrer pour une meilleure répartition des ressources alimentaires sur notre planète en surproduction.

Il jure et prie en permanence

Généralement asocial, il passe son temps à invoquer son Dieu par la prière ou avant de prendre une décision importante. Il le fait de manière ostentatoire, en contradiction avec les indications de jésus sur la prière en Matthieu, 5. Le signe de croix est son rituel quotidien et un outil qu’il emploie pour montrer sa piété et surtout se faire remarquer. Là encore, ne comprenant pas la symbolique de ce geste qui nous place en présence de Dieu, il en use et abuse à l’évocation d’un mort ou d’une chose grave.

Maintenant, vous ferez plus attention si comme moi, vous perdez votre temps à regarder la télé-réalité. Sauf que sorti assez vite des émissions avec éliminations, ils ne durent pas assez longtemps pour pouvoir montrer la bonté de la nature humaine, qui se retrouve dans tout homme. Mais qui perce souvent assez mal chez les candidats de ces émissions, la bêtise prenant le pas sur le reste.