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Pourquoi l’hyperpuissance américaine états-unienne perdure encore !

Les médias occidentaux bienpensants avaient annoncé que Donald TRUMP allait mettre un terme à l’hyperpuissance américaine, par ses gaffes et ses emportements. Force est de constater, après ce court voyage d’état du président français, que c’est encore le président des États-Unis d’Amérique qui est le maître du monde. Grâce à la meilleure armée du monde, leur monnaie référence mondiale, et l’absence d’actions des autres nations.

On pourra reprocher à TRUMP beaucoup de choses, c’est encore lui qui fait ce qu’il veut, et les autres nations qui suivent. Il est moteur sur la Syrie, sur l’Iran, sur la Corée-du-Nord, sur l’accord de Paris issu de la COP 21… Alors les autres nations râlent, sans toutefois s’opposer frontalement à lui, d’autant qu’il obtient en plus des résultats. Du coup, les nations font avec les EUA, ou elles ne font pas. Quand on repense que TRUMP s’est fait élire avec un discours isolationniste !

Malgré les bourbiers irakiens et afghans, l’armée américaine est toujours la meilleure du monde (ce qui se comprend vu qu’elle profite de 50 % des dépenses militaires mondiales à son profit). Mais elle est surtout la seule à disposer d’une logistique complète là où les autres armées ne suivent pas. Du coup, quand elle se refuse d’intervenir en Syrie en 2013, personne n’y va. Quand elle a besoin, comme en 2017, elle y va seule ; sinon, ses alliés peuvent l’accompagner (2018)…

Le fait est que les États-Unis peuvent continuer de faire ce qu’ils veulent économiquement avec le dollar comme étalon pour les échanges mondiaux ; ils sont les seuls pays à pouvoir vivre de la planche à billets. Et même si de plus en plus de pays, et notamment les BRICS cherchent à quitter ce système qui leur est défavorable, ils y restent quand même. La fracture se produira-t-elle sous le mandat de TRUMP. On voit mal comment le 45e président laisserait faire cela…

Reste donc à s’étonner que les superpuissances rivales ne se bougent pas plus. L’Europe ne peut rien en tant qu’elle est divisée. La Russie va très mal depuis les sanctions suivant l’annexion de la Crimée. L’Inde n’a pas de revendications. Le Japon qui possède 1/18e de la dette américaine non plus. La Chine qui en possède 1/16e en a, mais ne veut pas se développer trop vite pour ne pas que les « classes moyennes » déstabilisent le régime. TRUMP est tranquille !

En conclusion, parce que personne ne cherche à rivaliser avec les États-Unis, voire que tout le monde, à part la Russie, se plie à ses volontés ; que c’est elle qui fait la diplomatie mondiale, et la guerre, et qu’elle contrôle l’économie mondiale par le dollar, même si la Chine produit et vend désormais plus qu’elle, c’est TRUMP qui gère le monde. On peut donc continuer de le prendre pour un imbécile, mais son bilan est pour l’instant bon en direction de son électorat…



Petite liste des pays politiquement infréquentables

Petite liste des pays qui en 2017 sont politiquement-médiatiquement infréquentables par les grandes et belles démocraties qui condamnent leurs chefs d’État ; souvent des dictateurs. À noter que cela ne nous empêche pas de quand même pas de commercer avec eux ; et que ces pays ne sont pas forcément ceux visés par des sanctions internationales ; certains de ces derniers ne provoquant pas le même rejet des élites bienpensantes.

On remarquera ainsi que l’Afrique ou les anciennes républiques soviétiques ne sont pas infréquentables, grâce à leurs nombreuses matières premières. Mais que des pays moins riches, quoique traitant (un peu) mieux leur population, n’ont pas droit à ces égards… Qu’ainsi s’opposer à la venue de migrants semble être un crime pire que de torturer sa population. Nous retrouvons là un certain nombre d’ennemis des États-Unis qui ont aujourd’hui rejoint cette liste…


Le Belarus

La Birmanie de la junte militaire

La Corée-du-Nord des KIM

Cuba de Raùl CASTRO

Les États-Unis d’Amérique de Donald TRUMP

L’Érythrée de Issaias AFEWORKI

La Hongrie de Viktor ORBÀN

Les Philippines de Rodrigo DUTERTRE

La Pologne du PIS

La Russie de Vladimir POUTINE

La Syrie de Bachar AL-ASSAD

La Somalie

La Tchétchénie de Ramzan KADYROV (république russe)

Le Venezuela de Nicolas MADURO

Le Zimbabwe de Robert MUGABE (en transition)



Doit-on vraiment faire semblant de s’offusquer que Donald TRUMP entraine les États-Unis dans la guerre ?

Savez-vous que les États-Unis, dans leur courte histoire de bientôt 250 ans, n’ont jamais pu passer plus de 15 années consécutives sans faire la guerre ? Et pour cause, le creuset de la nation américaine, et d’ailleurs le seul endroit qui arrive à réunir durablement des ressortissants des 50 états américains, s’appelle l’armée ! Aussi était-il normal et logique que tôt ou tard, le président des États-Unis d’Amérique, recommence à faire la guerre…

Qui peut croire que M.TRUMP se soit réellement ému des attaques chimiques commises en Syrie, au point de vouloir mettre un terme à un conflit qui s’éternise depuis six ans ? Les Américains aimeraient certainement aussi que TRUMP s’intéresse autant aux gamins étatsuniens qui vivent dans des conditions de pauvreté et d’exclusion, différemment révoltantes. Mais face à ses nombreux échecs de politique intérieure, il détourne logiquement l’attention sur l’extérieur.


Une manière pour TRUMP de faire président

Le président est The Commander in chief, à la tête de la première armée du monde. Alors il peut très bien se contenter de revues de troupes et d’assister à des parades. Ou avoir très envie d’essayer son jouet sur le terrain, et un personnage tel que TRUMP pouvait difficilement y résister. Le président américain partage son bilan avec ses réussites et/ou ses échecs militaires. Ne pas se servir de l’armée, c’est refuser de risquer la grandeur, et donc d’avoir un bilan amoindri…


La guerre, comme ultime rempart au déclin américain

Pour rester première puissance mondiale, les États-Unis ont deux possibilités : dominer par l’argent ou s’imposer avec l’armée qui conditionne leur diplomatie. Sachant que plus de 60 % de la dette américaine n’appartient plus au Peuple américain, et que les Chinois domine(ro)nt le marché parce qu’ils sont 1,35 milliard, il ne reste plus que l’hypothèse guerrière. Alors où est-ce qu’on peut faire la guerre en 2017 pour montrer ce qu’on sait encore faire  ? Peut-être en Syrie ?


S’opposer à la Russie

Les différentes affaires ayant entrainé un certain nombre de renvois dans l’équipe TRUMP sont pour la plupart liées à la Russie qui semble être supérieure aux États-Unis, ne serait-ce que dans l’hypothèse où elle aurait influé sur l’élection. Il faut donc se montrer plus fort que la Russie et par quels biais ? Regretter le Brexit pour favoriser l’Union européenne qui fait barrage, ou prendre des positions radicalement différentes de celles de POUTINE, au hasard sur la Syrie !


TRUMP continue de se poser en anti-OBAMA. Ce dernier avait dit qu’il ne ferait plus la guerre (tout en continuant d’envoyer ses forces spéciales un peu partout). TRUMP a aussi dit qu’il ne ferait plus la guerre parce que c’est impopulaire, mais parce que OBAMA ne l’a plus fait, notamment en Syrie qui reste un des grands échecs du précédent président, alors il veut le faire. Ce n’est donc qu’une première opération qui a eu lieu mais qui est appelée à se poursuivre.



Septembre 2015 : l’Europe découvre les migrations de la Syrie en guerre

Il aura fallu la photo d’un enfant de 3 ans mort noyé sur une plage pour que la communauté internationale fasse semblant de découvrir cinq ans après le début du conflit syrien qu’une guerre civile contraint sa population à l’exil. Comme par hasard, la semaine où les Russes annoncent construire une base militaire à Lattaquié (Syrie).

Dans le même temps, l’Europe du Sud (Grèce, Serbie, Hongrie) commence clairement à faire savoir qu’elle n’en peut plus de l’afflux de migrants qui impactent son économie et la paix sociale à l’intérieur de ses États. Et elle demande aux autres pays, à défaut de résoudre la crise en Syrie, d’absorber avec elle ces nouvelles populations.

Les questions polémiques et provocantes à se poser

  • Comment peut-on se payer un passeur à 6000 US$ par personne lorsque le revenu moyen en Syrie s’élève à 218 US$ par mois ? Sans rien dépenser de son salaire, il faudrait 27 mois soit 2 ans et 3 mois pour pouvoir partir.
  • Pourquoi y a-t-il autant de personnes de couleur noire qui arrivent de Syrie où la population est blanche, à ma connaissance ?
  • Les instances internationales promettent des fonds et répartissent les réfugiés par quota. Mais concrètement, que propose-t-on aux migrants ? De les parquer en camps ? De les répartir aux bons soins des communes à raison d’une ou plusieurs familles par village et ville ?
  • Pourquoi les départs ont-ils lieu maintenant alors que la guerre a commencé en 2010 ?
  • Comment se fait-il qu’on refuse toujours d’intervenir militairement alors que des actes pires que ceux commis par les régimes totalitaires du XXe siècle sont en train de se produire ? Pourquoi l’ONU n’intervient-elle pas plus fortement contre Daesh (et non DASH qui est de la lessive, ce qu’il faudrait dire au président…)

L’Occident se refuse à la paix en Syrie

La situation est de toute façon bloquée en Syrie par le fait qu’idéologiquement l’Occident réclame le départ de Bachar AL-ASSAD, qui est aujourd’hui LE SEUL à pouvoir maintenir un semblant d’État, dans son pays en voie de libanisation. À partir de là, on comprend qu’on se refuse à toute intervention car aucun pays alentour qui ont trop souffert des guerres du Golfe ou des conflits régionaux ne veut servir de base pour la guerre.

Une hypermédiatisation pour se dédouanner de l’indifférence

À part le Monde, la presse française a concentré son attention du jeudi 3 septembre sur la crise des agriculteurs. En réalité, il ne s’agit que de la loi du mort/kilomètre. La Syrie est à 4000 km de Paris donc on s’en fout. Nous avons suivi en direct le massacre de Kobané et nous suivons désormais celui de Palmyre dans une indifférence générale. Les premières frappes de la communauté internationale ont d’abord visé les puits de pétrole avant de cibler Daesh.

Les Français ne voudraient pas accueillir de migrants ; HOLLANDE en veut plus

Selon différents sondages, 55-56 % des Français ne veulent pas que la France accueille de migrants syriens (heureusement que ces personnes ne savent pas que nous en recevons chaque année 60 000 en moyenne). Donc le président de la République propose son aide en disant que la France veut accueillir parce qu’elle est le pays des Droits de l’Homme. Pourtant, le quai d’Orsay le dit en off : « un bateau de migrants qui arrive, c’est un bateau de voix pour LE PEN« .

La solution de vols de reconnaissance

La France a déjà investi plus d’un million d’euros pour contribuer à tirer un peu plus de deux cents missiles qui ont eu un résultat assez faible. Il faut dire que Daesh sait se servir des armements occidentaux que l’on avait donné à l’armée irakienne qui s’est débandée aux premiers combats. Une guerre en Syrie se gagnera sur terre. Mais sans base, et comme les forces kurdes représentent un danger pour la Turquie, alors on les limite volontairement.

Une guerre qui ne dérange pas plus que cela

Donc à part la situation des migrants qu’on relativise assez facilement en rappelant que l’Europe n’accueille que 0,4 % de sa population en migrants chaque année (sans regarder si ceux qui arrivent depuis 40 ans sont assimilés), comme on trouve ailleurs les matières premières nécessaires à nos économies (le pétrole revient d’Iran puisqu’on se réconcilie avec eux), on se fout de créer un no man’s land. La route de la soie n’est plus QUE terrestre.

L’Allemagne, bon élève qui devrait nous faire culpabiliser

Quelqu’un me disait que la solution serait que les Français arrêtent de faire des enfants pour accueillir comme l’Allemagne. Sauf qu’en France, il y a un salaire minimum, il y a un système de santé et de sécurité sociale que le monde nous envie mais que personne ne copie. Il y a de la croissance et de l’emploi. Ce n’est pas le cas en France et tant mieux pour ceux qui veulent accueillir (que j’admire), mais moi je n’en suis pas capable personnellement.


Alors moralement, l’Union européenne, prix Nobel de la paix, cherche à intervenir, mais ne permet pas de solutionner le problème en se contenant d’éponger les conséquences du conflit. Et si on se mettait enfin à écouter les Européens pour trouver des solutions consensuelles ?

Pour mieux comprendre le conflit syrien, lire mon article de juillet 2015.