Archives du mot-clé Robin RÉDA

Pauvres députés surmenés !

Non, mais rendez-vous compte ! Nos pauvres députés ont déjà travaillé trois dimanches depuis le début de la législature ! Pire, voilà bientôt quinze jours consécutifs qu’ils auraient des journées de travail de seize heures ininterrompues dans l’hémicycle ! Alors, Mesdames et Messieurs, qui avaient été élus sans savoir quel était le rôle d’un député, je vous invite simplement à démissionner pour laisser la place à des personnes volontaires !

Certains députés envisagent donc de boycotter les séances de cette fin de semaine (samedi 09 et dimanche 10 juin 2018) pour protester contre le rythme de travail, contre le fait que l’ordre du jour soit déséquilibré et qu’après n’avoir rien fait entre janvier et mars, ils se retrouvent à devoir beaucoup bosser jusqu’en juillet. Enfin, et surtout, qu’ils ne peuvent pas aller parader et faire les beaux dans leur circonscription (sauf le LR Robin RÉDA mais c’est parce qu’il est omniscient !)

Comme si le Gouvernement ne savait pas ce qu’il faisait à enchaîner dans l’ordre du jour : travaux sur la réforme de la SNCF, loi asile et immigration, loi agriculture et alimentation et loi pour la réforme professionnelle. Comme si cela n’avait pas pour but d’entraver le travail législatif, et finalement de faire passer plus facilement les projets du Gouvernement sans que ces obstacles de députés, dont on va réduire la place avec la réforme constitutionnelle, ne s’en mêlent !

En face, les députés doivent aussi arrêter de faire les cons, et de présenter un maximum d’amendements. Soit pour ralentir le vote de la loi (ce que font tous les opposants qui commencent en fait à se lasser de leur propre jeu). Soit parce que soumis à des groupes de pression, ils passent des amendements ciblés, avec plus dizaines de fois le même exemplaire à voter, quand ce n’est pas carrément des cavaliers législatifs sans rapport aucun avec la Loi.

Le travail législatif n’est donc de moins bonne qualité que parce qu’on ne veut plus faire passer que des lois qui comportent des centaines d’articles ; lesquelles sont sabotées de l’intérieur par de multiples amendements qui ne vont rien changer à la vie des Français et dont on se fout, comme par exemple l’amendement chocolatine qui a beaucoup fait parler de lui. Or, il faut bien voir qu’il serait plus efficace de proposer des petites lois très courtes avec ces amendements.

Et pourtant, on a bien réduit la voilure parce qu’on n’a plus 10 000 nouvelles lois par année parlementaire comme en 2008 ! Mais toujours le problème que 1/3 des lois votées chaque année n’auront jamais de décrets d’application… Je pense donc juste qu’on a affaire à des nouveaux députés qui ne pensaient être élus pour travailler, mais plutôt pour faire du clientélisme et soigner leur ego dans leur circonscription, et puis non finalement, ce n’est pas ça la vie de député…


Article 9 de la Constitution du 4 octobre 1958

Le Parlement vote la loi.

Il contrôle l’action du Gouvernement.

Il évalue les politiques publiques.


Je recommande enfin la lecture d’un article du Figaro qui montre que les députés ont plus travaillé en huit mois sous la présidence HOLLANDE (1052 heures au moment de la loi du mariage pour tous), que ces huit premiers mois sous la présidence MACRON (967 heures) !



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Athis-Mons : l’opposition de droite prend l’étiquette En marche

C’est un joli coup politique que vient de réaliser Julien DUMAINE à Athis-Mons. Complètement bloqué sur un créneau indépendant, celui-ci vient d’obtenir le ralliement et le soutien de Kévin RAINHA, seul élu En marche de la Ville, ainsi que de Benoît DESAVOYE. Ces deux élus qui formaient un groupe municipal Divers droite, rejoignent le groupe « Athis-Mons, espoir et liberté » et disent préparer ensemble les prochaines municipales.

Si je ne peux que m’interroger sur la cohérence politique d’un tel ralliement, Julien DUMAINE étant plutôt souverainiste et de droite ; je pense aussi qu’être soutenu par un parti européiste et mondialiste ne vient que peu interférer dans la gestion quotidienne de la Ville. Reste à voir si les structures d’En marche accepteront d’investir Julien DUMAINE, ce qui devrait se faire sauf si Christine RODIER parvenait à son tour à obtenir cette investiture, ce qui reste possible…

Je souhaite donc bonne chance à Julien DUMAINE pour devenir le futur maire d’Athis, et dégager RODIER, dont je n’ai que des échos négatifs à Savigny. Je me demande comment elle a pu vouloir obtenir le pouvoir pendant tant d’années pour se révéler aussi médiocre.

Dans son communiqué d’annonce de la fusion des deux groupes municipaux, Julien DUMAINE énumère tous les griefs qu’il porte contre Christine RODIER, que j’estime complètement dépassée depuis la mort d’Antoine GUISEPPONE, lequel devait donc tout faire :

  • indemnisation de tous les élus de la majorité (avec le risque de collusion que cela entraîne)
  • fermeture des Restos du Cœur
  • larges dépenses de traiteur pour les fêtes et cérémonies
  • retards sur le projet de création d’épicerie sociale
  • multiplication des projets immobiliers
  • refus de scolarisation des enfants migrants de la Cité de l’Air
  • propos xénophobes et vexatoires tenus par des membres de la majorité athégienne

Oui, vraiment la droite LR dans la 7e circonscription n’est composée que de soumis, tout juste capables de servir la soupe à Robin RÉDA, sans risquer de le menacer parce qu’ils n’en sont pas capables. Savigny-sur-Orge comme Athis-Mons souffrent réellement de leur municipalité LR, piètre gestionnaire et profondément mauvaise dans sa gouvernance citoyenne. Mais tant que le bloc des électeurs traditionnels de la droite s’imaginera voter pour le parti de DE GAULLE…



Trois infractions constatées sur la première publication du député Robin RÉDA

En théorie, je ne suis pas censé avoir reçu ce document parce qu’on a « oublié » de me le distribuer dans ma boîte aux lettres (coucou Sébastien BÉNÉTEAU ; je pensais que tu pouvais être meilleur distributeur qu’adjoint aux Finances, mais apparemment non). Mais plusieurs amis ont pensé à moi ! Voici trois infractions relevés sur le premier Courrier du député RÉDA ; paradoxales pour un élu qui se prétend si attaché à faire respecter les lois…

Il faut savoir que les publications politiques sont dispensées de certaines obligations comme le dépôt légal. Ensuite, qu’elles échappent à la censure de l’édition officielle donc que personne ne peut empêcher leur publication. Il convient ensuite d’y reconnaitre les « ouvrages de ville » que la jurisprudence interprète comme étant « des impressions relatives à des convenances de famille, de société ou à des intérêts privés » ; lesquelles ne doivent pas comporter plus de deux feuillets.

Ainsi, l’invitation personnelle l’association « Unir nos forces pour nos villes » à un déjeuner citoyen, avec le député RÉDA peut répondre à cette définition d’ouvrage de ville et échapper à la seule obligation de faire figurer le nom et l’adresse de l’imprimeur. On ne peut cependant pas en écrire autant du courrier du député, qui enfreint au moins trois obligations légales relatives à l’imprimerie ; encore une fois paradoxal quand on se veut être un parangon de vertu.


Première infraction : l’obligation d’indiquer le nom et l’adresse de l’imprimeur (article 3 de la loi du 29 juillet 1881 relative à la liberté de la presse)

Or, il n’y a rien d’autre sur les quatre pages de la publication de RÉDA (qui ne peuvent donc pas être reconnues comme un ouvrage de ville) qu’un logo en page 1 qui n’indique ni le nom ni l’adresse de l’imprimeur ! Nous reviendrons juste après sur ce logo.


On relèvera au passage l’absence de mention d’un directeur de la publication, conformément à l’article 6 de la loi du 29 juillet 1881, même si on se doute qu’il s’agit bien de RÉDA dans le cas présent, et qu’il est normalement protégé de toutes poursuites du fait de son immunité (que le bureau de l’Assemblée peut néanmoins lever sur demande d’un juge d’instruction).

Édit : un lecteur m’interpelle sur l’applicabilité de la catégorisation « publication de presse » pour un tel document. L’article 1 de la loi n° 86-897 du 1 août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse, dispose que « Au sens de la présente loi, l’expression « publication de presse » désigne tout service utilisant un mode écrit de diffusion de la pensée mis à la disposition du public en général ou de catégories de publics et paraissant à intervalles réguliers. »

En l’occurrence, la lettre d’information d’un député, qui plus est publiée au début du mandat, possède la vocation d’une certaine récurrence (ne serait-ce que tous les ans, puisque la première lettre intervient au bout d’un an de mandat). Elle rentre donc bien dans le champ de la définition de la loi par rapport à sa parution à un intervalle régulier. Cette appréciation, pour une publication politique, relèvera cependant de l’appréciation du juge au cas par cas.


Deuxième infraction : l’absence de mention incitant à la valorisation de l’environnement (article L.541-10-1 du Code de l’environnement) – cet article ne peut se comprendre qu’au regard du décret qui en précise les modalités d’application

Donc la jurisprudence considère qu’il convient d’apposer sur chaque publication une mention qui incite à la collecte ou à la valorisation des déchets, notamment « Ne pas jeter sur la voie publique ». Toutefois, que cette mention peut être remplacée ou complétée par d’autres mentions telles que « Imprimé sur du papier recyclé » ou « Imprimé sur du papier PEFC pour le développement des forêts. »  Ne pas le faire risque à s’exposer à une amende de 750 €.

Le logo indiquant la nature ou la qualité de l’impression reste quant à lui facultatif, et ne peut pour l’instant se substituer à la mention écrite. La question ne se pose pas en tant qu’un tel logo est absent ; et que le logo affiché par le député ne correspond de toute façon pas à un modèle reconnu. Ainsi, la mention « Engagé pour l’environnement » n’indique qu’un comportement de celui qui imprime, mais ne s’adresse pas aux destinataires du document !


Troisième infraction : l’absence de crédit photo et la possible réutilisation frauduleuse d’une photo dont le député ne fait pas preuve qu’il a les droits

L’article L.121-1 du code de la propriété intellectuelle dit qu’un auteur « jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. »

Alors pour autant que j’ai des doutes que le député RÉDA possède bien les droits de la photo de l’avion au décollage en page 3, je suis certain que les droits de la photo de la page 4 ne lui appartiennent pas, en tant que l’image existe déjà ailleurs sur internet.

Quand bien même, il aurait donc acheté l’image à une banque photos, celles-ci, dans leurs conditions d’utilisation, disposent toujours que la mention de l’auteur, à défaut celle de la banque d’image, doit figurer quelque part sur le document, par exemple dans l’ours.

Donc à défaut de lire mentionner les auteurs des photos, du moins l’auteur de la photo de la page 4, on peut penser que le député n’avait pas le droit de la réutiliser… Sauf autorisation expresse du photographe, laquelle serait surprenante voire discriminatoire !


Encore un exemple de Robin RÉDA qui fait ce qu’il veut parce qu’il est député, et qu’il nous emmerde. Seulement, je ne vois pas pourquoi lui aurait le droit d’enfreindre la Loi et pas moi…

On relèvera enfin que l’association de soutien à RÉDA ne fait pas beaucoup mieux en ayant oublié la mention pour la valorisation de l’environnement.

Dans un prochain article, je commenterai la communication complètement ringarde du député RÉDA, dégoulinante de bout en bout de ce tract…




Quelle intercommunalité en Essonne pour accueillir les communes de l’ex-CALPE sorties du GOSB et de la MGP ?

Faisons un peu de politique fiction en tant qu’il y a vraiment des gens pour s’imaginer que les communes de l’ex-CALPE vont pouvoir quitter le Grand-Orly Seine Bièvre. Donc quand bien même cela arrivait, les villes de l’ancienne CALPE, et leurs 133 000 habitants, devraient obligatoirement intégrer une autre agglomération déjà existante pour passer le seuil légal des 200 000 habitants, inscrit dans la loi MAPTAM. Oui, mais laquelle ?

L’idée de départ de nos élus  est de dire qu’on veut rester dans la Métropole du Grand-Paris (MGP) mais qu’on ne veut plus de cet EPT de 680 000 habitants, qu’est le GOSB. Qu’on serait mieux entre villes de droite du Nord-Essonne et du Sud-Val-de-Marne à profiter de la manne d’Orly, sans ces pauvres du Nord-Val-de-Marne qui ont en plus le défaut de voter communiste. Mais sortir de l’EPT, sauf à effectivement le casser en deux, revient en fait à sortir de la MGP !

Alors on ne va pas se mentir. Si les villes de la 7e circonscription de l’Essonne veulent quitter le GOSB, c’est parce que le député Robin RÉDA voudrait d’un territoire qu’il puisse contrôler politiquement. Qu’il a compris que les villes du Val-de-Marne ne tomberait jamais dans l’escarcelle de LR, et donc qu’il ne pourrait jamais en être le chef. Bref, il veut revenir au temps béni de la CALPE pour avoir une interco qui lui serve de support et de relais pour son mandat de député.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’on est dans la MGP parce qu’on est dans un EPT ! On ne peut pas être dans la MGP sans être dans un EPT ; et un EPT doit rassembler au moins 300 000 habitants. Or, au mieux, on arrive à 270 000 habitants en rassemblant tout le bassin d’emploi d’Orly. Donc vu que la Val-de-Marne ne veut pas venir avec nous, et que MACRON ne tient pas plus que cela à casser les EPT, c’est nous qui demandons à revenir vivre tous seuls en Essonne.

Mais une agglo de grande couronne ne peut plus faire moins de 200 000 habitants, ce qui signifie que nos communes vont devoir se greffer ensemble à une agglomération déjà existante ! Partant de là, l’ex-CALPE (en orange) est entourée de quatre agglomérations :

  • (1) Paris-Saclay (CAPS) en jaune, 298 000 habitants, de droite présidée par Michel BOURNAT
  • (2) Cœur d’Essonne agglomération (CACE), en rouge, 195 000 habitants, de gauche, présidée par Éric BRAIVE
  • (3) Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart (CAGPS), en violet, 336 000 habitants, de gauche, présidée par Francis CHOUAT
  • (4) Val-d’Yerres Val-de-Seine (CAVYVS), en vert, 174 000 habitants, de droite, présidée par François DUROVRAY


(1) La CAPS a l’avantage d’être présidée par une personnalité politique de second plan, obscur vice-président du Conseil départemental, proche de la retraite (Michel, si vous me lisez !). RÉDA pourrait vouloir y aller pour prendre la place (ce qu’il ne peut pas faire personnellement tant qu’il est député), mais quel mauvais signal envoyé par rapport à l’hôpital ! Car nous donnerions alors corps à la fiction que Saclay peut devenir notre hôpital d’agglo ! C’est aussi le territoire de notre sous-préfecture !

(2) La CACE a le désavantage d’être de gauche, et trop à gauche pour que notre arrivée puisse la faire basculer à droite (sauf surprise lors des prochaines municipales), mais dirigée par un encore moins connu (le maire de Leuville). Donc RÉDA ne quitte pas les gauchistes pour retourner se ficher avec eux… Il y aurait la logique territoriale de l’Orge, mais au final un territoire aussi étalé que le Grand-Orly Seine Bièvre, ce qui est un des prétextes justifiant qu’on veuille le quitter.

(3) La CAGPS, aussi surnommé le VALLS-land, est également de gauche à une plus forte majorité, réellement éloignée de notre territoire, et en plus déjà bien peuplée. C’est donc l’hypothèse la moins crédible.

(4) La CAVYVS était l’hypothèse originelle du schéma régional de coopération intercommunal. Elle n’est pas assez peuplée, et abrite Draveil, ville dans laquelle travaille le maire de Juvisy. Elle souffre de n’avoir qu’un pont sur le territoire pour joindre les deux parties de l’agglomération ; et de la concurrence de François DUROVRAY qui en a fait son fief, et ne permettra pas à RÉDA d’y régner. Donc l’hypothèse la plus logique aux yeux de l’État, même sans cohérence territoriale.


Quand je n’ai rien d’autre à faire, je relis les magazines des Portes de l’Essonne, mes notes de la réunion sur l’avenir intercommunal de la CALPE du 02 mai 2015 et le compte Facebook de RÉDA et des autres élus de la 7e ; et je me fous de leur gueule, parce que ce sont eux qui nous ont fait rejoindre la MGP. Plus que de bassin d’emploi, ils ne voulaient surtout pas perdre les recettes de Paray (43 % des ressources de la CALPE en 2015). Et maintenant, où allons-nous ? Est-ce que ce sera bon pour nous ?

Tout cela ne fait que trahir un manque de logique territoriale. Ils sont allés là où ils pensaient avoir le plus d’argent, et il n’y en a pas. Il n’y en aura pas plus ailleurs. Osons pour terminer en nous risquant au pronostic que pourrait décider le Gouvernement  : la CAVYVS en premier choix pour combler le déficit de population, la CAPS en deuxième pour rejoindre l’Essonne qui bouge, et la CACE en dernier pour former ce Val-d’Orge que nous n’avons jamais connu.