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Les exigences traiteur de la Commune de Savigny-sur-Orge ; à comparer avec le traitement des cantines

Savez-vous que faire la vaisselle atteint aux bonnes conditions de travail des agents de la Commune, et par conséquent nuit à leur santé ?

C’est fort de cet étonnant constat, sur la base duquel on ne devrait plus rien faire puisque tout est fatiguant, principe ou règle de vie dont semble avoir fait sien le maire de Savigny-sur-Orge dans sa gestion communale, que la Ville a décidé de passer à la vaisselle plastique dans les cantines scolaires, et ceci alors que cette matière sera interdite d’usage dans les services de restauration scolaire, partiellement dès 2020 et totalement en 2025.

Ce qui fait, par exemple, qu’on sert à manger aux gamins dans des barquettes plastiques soit trop chaudes, avec lesquelles ils se brûlent ; soit trop froides, et donc la bouffe est encore plus dégueulasse…

Mais s’il y a bien un endroit où MEHLHORN ne lésine pas sur la qualité, ce sont pour les réceptions de la Commune, au premier rang desquels le repas des séniors !

Je voudrais donc vous faire partager le meilleur (selon moi) de l’appel d’offre du marché Traiteur que la Ville vient de passer, et pour lequel on ne se soucie plus des conditions de travail des salariés (privés), et puis surtout il y a soudainement des moyens !


Le repas, très loin du SODEXO

J’aime bien le 1 verre type Champagne en face de mousseux ou crémant, la qualité supérieure exigée, et l’entrée « raffinée ». C’est comme les logements de standing. Quelle collectivité demanderait un service moyen ?


La vaisselle : au minimum de la porcelaine

Et puis aussi très précisément :

  • « Nappage en tissus 100% coton de couleur blanche (diamètre 1.70 à 1.80) pour 40 tables rondes au maximum avec chemins de table, de 8 personnes (diamètre 1.52cm) »
  • « Serviettes de table en tissu, assorties avec les nappes, d’un ton uni blanc ou couleur taille 40cm*40cm »


Le personnel : une école hôtelière ou rien !

Et puis aussi :

« Personnel de service en tenue de maître d’hôtel et de services pour servir entre 250 et 325 repas environ par jour (personnes âgées, artistes, personnalités, personnel). Ce personnel sera encadré par un responsable d’équipe au moins (chef de rang ou maître d’hôtel). La prestation comprend aussi le personnel de plonge le cas échéant et le service à table pour les artistes se produisant chaque jour (repas pris entre 11h et midi dans une des salles du COSOM) »

« La même tenue est exigée pour l’ensemble des serveurs lors des repas. Cette tenue doit être propre, élégante et sobre (noir et blanc par exemple). Le titulaire observera strictement en la matière les règles en usage dans la profession (respect de la clientèle, amabilité, présentation excellente, diplomatie……..) »


Enfin, le meilleur, la dégustation par le jury composé du maire et d’élus

Pratique pour manger à l’œil…

Et la qualité naturellement (en demande-t-on autant à SODEXO ?) pour ne pas risquer d’empoisonner notre cher (coûteux) maire !


Ma triste conclusion : si MEHLHORN s’intéresse plus à la qualité dans un cas que dans l’autre, c’est d’une part, parce que certains sont électeurs et d’autres pas. Et ensuite, parce que la cantine, il va y manger une fois dans l’année (enfin, se faire photographier devant une assiette parce que je ne sais pas ce qui finit à la poubelle), alors que les réceptions, c’est un petit peu plus souvent…



Quand la mairie de Savigny-sur-Orge voulait obliger les enfants des cantines à manger au moins la moitié des plats

La droite, c’est la liberté ; quand l’extrême-droite, c’est l’autoritarisme.

Je réaffirme ici que la municipalité de Savigny-sur-Orge a une mentalité d’extrême-droite lorsqu’elle cherche à contrôler les actes des personnes ; qui plus est par abus de faiblesse, en s’en prenant aux enfants ; au présent cas, à ceux de la cantine scolaire.

Oui, un repas SODEXO coûte 3 euros en moyenne, tandis qu’il en faudrait 9 pour un repas local, bio, sain, bien présenté… Et oui, un repas SODEXO, c’est 40 % à la poubelle parce que c’est dégueulasse ; et j’en ai mangé du SODEXO, insipide, sec, industriel à souhait, même sans avoir quelqu’un derrière pour m’encourager. Faut-il donc voir là une histoire de vengeance personnelle, ou plutôt la méconnaissance d’une faible qualité à laquelle on a échappé ?


Dans sa première mouture du règlement des temps autour de l’école, adopté lors du conseil municipal du 20 juin 2018, la municipalité voulait, d’une manière très impérieuse, demander aux enfants de manger systématiquement au moins la moitié de leur plat principal.

Heureusement donc que les élus de gauche sont intervenus en commission pour demander un changement de terme, qu’ils n’ont ensuite pas voté, en tant que le résultat reste le même : une demande aux enfants qui n’est pas légitime.

Parce que mes petits amis, je ne pense pas réellement que la municipalité soit soucieuse du nombre de calories à ingurgiter pour être en forme toute la journée (et plus on mange, et plus on a le coup de barre à l’heure de la sieste), non, c’est juste pour éviter de jeter autant !

Pareil avec l’histoire du goût, ce qui est quand même paradoxal, de vouloir développer le goût des enfants en leur faisant manger de la nourriture qui n’en a pas. Tu ne peux comprendre le goût d’une tomate que quand tu as comparé celle du jardin avec celle qui a poussé sur substrat, laquelle est en fait remplie d’eau !

Alors merde à la fin, laissez la liberté aux enfants de ne pas manger si ce n’est pas bon ! Arrêtez de les fliquer, ou de leur faire une quelconque morale, quand la bouffe, originaire d’où, je vous le demande, est tellement mauvaise, qu’il est peut-être même plus sain de ne pas la manger ?


La question de la restauration scolaire est complexe.

Je pense cependant que SODEXO n’est pas LA solution, même si elle en offre une partie, et qu’on peut difficilement faire sans.

Tout en préparant les repas pour les foyers-logements, pour les livraisons à domicile par le CCAS, pour la cantine municipale et pour les cantines scolaires, je dis qu’il est possible de sortir de la SODEXO-dépendance, et de diversifier l’origine des repas.

Rien que par rapport au gâchis, il reste possible de réaliser des économies.

Dans tous les cas, il y a un équilibre à trouver. Et ce que je reproche à la municipalité n’est tant pas de passer par SODEXO (pour un contrat renouvelé pour 20 ans en 2010), mais de ne pas essayer d’autres solutions combinées ou alternatives…


Dernière chose : qu’est-ce que j’aimerais placer les élus, au moins Anne-Marie GÉRARD et Éric MEHLHORN devant les plats de la cantine (mais tous les jours, pas que la fois dans l’année où ils vont venir avec le photographe, comme par hasard, le jour où il y a des frites) et les regarder finir leur assiette, et saucer aussi parce que sinon ce n’est pas drôle ! On verrait s’ils ont tant envie que cela de demande, d’incitation ou de conseil… Bonne rentrée à tous !