Archives du mot-clé République

Extrêmement dérangé par l’électoralisme religieux d’Éric MEHLHORN

L’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État dispose que : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

C’est d’ailleurs de cette phrase qu’est issu le principe de laïcité à la française à savoir une neutralité de l’État vis-à-vis des religions ! Qui n’interdit cependant en rien une expression religieuse des citoyens et des croyants dans l’espace public.

De la même manière, la Constitution ne reconnaît qu’une seule communauté sur le territoire français qui est la communauté nationale !


Que celui qui se décrit comme le maire de Savigny-sur-Orge sur Facebook soit invité par le consistoire de la synagogue de Savigny pour une fête religieuse, il n’y a là qu’une démarche politique de la communauté juive, qui est légitime, quoique questionnante.

Mais que le maire de Savigny-sur-Orge y réponde favorablement, pour aller célébrer une cérémonie religieuse, non sans conclure son propos par une formule communautaire qui ne s’adresse qu’aux seuls juifs, et que tout cela soit médiatisé, il y a là une faute de l’édile !

D’autant que la présente médiatisation m’apparaît essentiellement liée à des intérêts de clientélisme électoral. Ce qui est vraiment très sympa pour les gens qui ont invité MEHLHORN, et qui se retrouvent à servir de faire-valoir auprès d’un électorat juif savinien.


La laïcité n’est pas un rigorisme.

Elle s’apprécie au cas par cas, et elle est atteinte au cas présent.

Ne pas reconnaître les cultes, ne signifie pas ignorer qu’ils existent, ni ce qu’ils font.

De mon point de vue, les croyants ont raison d’inviter le maire (à distinguer de la personne du maire), par politesse ou par égard ; tout en devant s’attendre à ce qu’il ne vienne pas.

Il y a néanmoins une distinction à apporter à une invitation pour une célébration ou une manifestation religieuse, et une invitation à rencontrer des personnes, ou à participer à une activité sociale ou associative ouverte à tous (même si le premier cas peut s’inclure dans le second et qu’il faut donc faire la part des choses : la kermesse de l’association n’est pas la rupture du jeûne).


L’élu n’a pas à répondre favorablement à ce genre d’invitations spécifiques qui contreviennent à la neutralité de la République qu’il représente.

La personne du maire, quant à lui et si elle est invitée peut répondre à cette invitation, mais elle ne représente alors pas la Ville.

Inversement, l’élu peut rencontrer, voire rassembler, les représentants de culte de manière non-sélective. Pas par rapport aux cultes qu’ils représentent, mais à l’action sociale et associative qu’ils produisent, au nom de leur foi, dans la commune.


Moi, maire de Savigny-sur-Orge, je ne célébrerai aucune fête religieuse.

Et si vous continuez de me voir à la messe, à Noël et à Pâques, ce sera en tant que personne !

J’ai aussi pour projet de rassembler ensemble les différents cultes présents sur Savigny, au moins une fois par an, pour écouter ce qu’ils ont à dire à la République.

Mais là encore, non pas en tant que religieux ou que croyants, mais que personnes vivant en étant animés de certaines valeurs et agissant avec certains idéaux à Savigny.


Commentaire d’un lecteur par SMS : la formule « Shana Tova » (non traduite) ne peut s’adresser à tous.



Cette République qui ne répond que lorsqu’on menace son porte-feuille !

Je suis un petit peu fâché contre le commissaire de Police de Savigny, la Direction départementale de la sécurité publique et la Préfète de l’Essonne parce que tous ces braves gens m’ont encore pris pour un con. Mais plus que d’avoir perdu trois heures de ma précieuse vie, et le prix d’un recommandé pour obtenir des résultats, je suis surtout choqué par le constat qu’il y a besoin de menacer la Préfecture pour qu’elle daigne me répondre !

Tout commence par une curiosité mal placée consistant à vouloir vérifier les statistiques de la délinquance et de la criminalité données par nos élus, pour potentiellement les déconstruire (cela fera l’objet d’un prochain article). J’écris donc à la DDSP qui ne me répond pas, puis au commissaire de Police nationale de Savigny (qui pour l’anecdote est situé à Morangis, mais dont la boîte aux lettres donc la localisation est à Savigny) qui m’induit en erreur, et enfin à la Préfecture.


Mais là où je m’en veux est que j’avais bien sûr cherché sur internet ces fameuses statistiques, sauf qu’au lieu d’apparaitre sur la première page de Google, on ne peut les trouver qu’en faisant un minimum de deux clics en étant connecté sur la page data.gouv.fr, et en ayant les bonnes désignations. Donc je l’avoue, j’ai cherché et je n’ai pas trouvé. Car les liens les mieux référencés renvoient tous sur des pages qui n’existent plus ou qui ne sont pas à jour !

https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Statistiques/Insecurite-et-delinquance

http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/securite-chiffres-criminalite-delinquance.html


Bref, face à l’inertie de la Préfecture, dont le chef de la circonscription de sécurité publique de Savigny-sur-Orge m’a pourtant assuré qu’elle était la seule à pouvoir me communiquer ces chiffres (et moi qui dit faire de moins en moins confiance à la Police ; voilà pour le coup la fois où je n’aurais pas dû faire confiance…), je saisis la Commission d’accès aux documents administratifs, et je prépare un recours administratif préalable contenant une demande financière !

La CADA revient vers moi ce lundi 23 avril 2018 à 18 h 55 pour me dire qu’elle a bien enregistré ma demande (et donc potentiellement envoyer une demande à la Préfecture de l’Essonne d’où son réveil ?). Mais à 18 h 50, la DDSP vient de m’écrire pour m’envoyer la base du lien qui me permet effectivement de trouver le tableau demandé, lequel était public depuis le début ! Je viens juste de m’afficher, voire de m’humilier, non sans faire le triste constat écrit en titre.

Parce que la DDSP dit bien répondre à mon courrier du 14 avril, et que disait celui-là ? Que je suis fondé (ce qu’il appartient néanmoins à un juge de confirmer) à demander de l’argent, soit 15 euros par jour. Triste République que celle qui ne me répond pas quand je la saisis par courriel ET par courrier, et qui a besoin que je la menace d’un recours contentieux pour daigner s’intéresser à me répondre… Mais qui ne m’aurait pas calculé autrement !


En décembre 2017, et sans menaces :


En avril 2018 et avec menaces :



Non, on peut respecter la République sans respecter certains élus

Depuis plusieurs mois se développent une furieuse tendance consistant pour certains individus à en foutre sur la gueule des députés. Condamnations unanimes des actes (qui en l’occurrence sont justifiés), appuyés de propos populistes (comme « attaquer les élus, c’est attaquer la République »), et tout le monde applaudit. Pourtant, tous nos élus sont loin d’être respectables, surtout lorsqu’ils sont les premiers à ne pas respecter la République.

Mon propos n’est ici pas de crier au « tous pourris » avec les loups mais bien de dire que le respect de la République et le respect des élus sont deux choses différentes, tantôt dépendantes tantôt indépendantes. Oui, nos élus peuvent avoir tort et se tromper, même si le Peuple a toujours raison dans son vote, qui correspond à un instantané. Tandis que la République contient toujours par essence cette possibilité d’auto-destruction en un régime dictatorial.

La Justice, les préfets, l’inconscient collectif tendent toujours à plus considérer l’action d’un élu face à celle d’un simple citoyen. Comme si le fait de se mettre au service de la République devait justifier qu’on passe n’importe quel caprice. Or justement, la République est naïve car elle pense que les citoyens éliminent normalement les pourris au moment de l’élection. Donc qu’il n’y a pas à agir pendant le mandat puisque quitus sera donné en fin. Souvent trop tard !

La République connaît donc une grave faiblesse en ce qu’elle considère davantage l’échelon des élus, certes nécessaire à son fonctionnement, que l’échelon des citoyens qui doit pourtant rester au centre de la démocratie. Alors que sans aller jusqu’au référendum révocatoire, il convient de ne pas oublier que la République est une idée universelle, voire un idéal, tandis que les élus ne sont que des Hommes, moins forts que l’Idée, et qu’il est possible de les corrompre.

Mais la République peut aussi ne pas être respectable, malgré des élus honnêtes qui prennent en toute bonne foi des décisions qui se révéleront à terme contre le Peuple ou contre une partie du Peuple, avec la limite de la définition donnée au Peuple. Or, dans ce cas, ce sont les élus qu’on attaquera alors que c’est la République qui est responsable… Donc élus et République doivent pouvoir être contestés, tandis que la vie en République doit être sanctuarisée !



Quand Manuel VALLS ne respecte plus les valeurs de la République

C’est la tyrannie des réseaux sociaux. Les personnalités politiques veulent donner à penser qu’elles sont omniscientes et omniprésentes. Elles écrivent donc sans réfléchir à la portée de leurs paroles publiques. Dans le cas du Premier ministre, Manuel VALLS, cela donne un tweet ridicule qui contrevient aux valeurs de la République. En France, il n’existe, et nous ne reconnaissons, que la communauté nationale !

Personnellement, je suis d’abord et uniquement Français. Jamais, il ne me viendrait à l’esprit de me présenter comme Européen, ou chrétien, ou blanc, ou journaliste, ou politique, ou de droite… Or, voilà que le deuxième personnage de l’État français vient de reconnaître une nouvelle communauté. Tel un signe des temps, la République n’est donc plus une et indivisible mais serait alors une addition de communauté, plus facile à draguer pour les élections.


Oui, nous sommes tous atteints

Non, pas parce que nous sommes tous homosexuels ou bisexuels, mais bien parce qu’en solidarité avec l’humanité entière, nous ne sommes pas d’accord avec le fait que la vie d’une personne quelle qu’elle soit, puisse être ôtée d’une manière aussi lâche et cruelle. Donc peu importe qui a ou qui aurait été touché par cet attentat, nous le condamnons tous de la même manière avec la même force parce que des êtres humains ont perdu la vie dans un assassinat.


Non, je ne me sens pas plus atteint parce que cet attentat visait spécialement les personnes homosexuelles

Là encore, la sémantique de VALLS donne à penser que nous sommes atteints parce que les victimes seraient majoritairement homosexuelles. Penser qu’il y aurait une hiérarchie dans la catégorisation des victimes est insupportable. Soit écrit en passant, c’est une discrimination mais les États-uniens ne sont pas dérangés par ce genre de considérations, eux qui pratiquent la discrimination positive. Il est cependant gênant qu’elle soit reprise tel quelle en France…


Hypocrisie de l’État

Le jour où les Occidentaux auront vraiment assez de Daech qui rappelons le, casse les prix du pétrole mais encore et surtout empêche l’émergence de grandes puissances économiques et politiques au Moyen et au Proche-Orient, là, ils iront vraiment faire la guerre. Mais évidemment, c’est plus simple de se montrer en « compassion » et en « solidarité« , à l’occasion d’un attentat que l’on n’a pas pu empêcher, que d’aller faire la guerre une fois pour toutes…


Je désapprouve ce tweet de Manuel VALLS. Je suis atteint et choqué par cet attentat, mais pas pour la raison invoquée par le Premier ministre. Et surtout pas plus ou pas moins. Maintenant, ce serait bien que le Gouvernement se préoccupe aussi de ce qui se passe en France (leurs réseaux sociaux sont silencieux sur les sujets de la grève ou des violences liées à l’Euro  par exemple), et qu’à l’international, il soit cohérent avec ses déclarations numériques.