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La concertation, dans la rénovation de Grand-Vaux, résumée en une image

Sept croix rouges ! Regardez donc, ma bonne dame et mon bon monsieur, comme a été productive la concertation des habitants de Grand-Vaux, pour la rénovation de leur quartier. Les gens ont bien participé en supprimant des constructions qu’ils n’avaient en l’occurrence pas demandées… C’est tellement grossier qu’il va bien se trouver des gens pour se féliciter de cela, du genre de Pierre GUYARD (ça c’est gratuit) qui se félicite de tout !


En fait, c’est exactement comme les négociations syndicales. Le Gouvernement dit qu’on va nous prendre 500 euros d’impôts en plus. Les syndicats gueulent un coup et se mettent en gréve, et le Gouvernement dit qu’il ne prend plus que 400 euros. Et tout le monde fait la fête parce qu’on a gagné 100 euros. Ben non, mon con, on en a perdu 400 ! Sauf qu’il faut remplacer le gouvernement par l’ANRU, les syndicats par la population et les euros par des logements !

La concertation, pour la rénovation de Grand-Vaux, n’aura rien été d’autre qu’un appel à la terreur permanent à base de menaces pour les copropriétaires (parce que l’avis des locataires , on s’en fout, parce qu’ils sont pauvres) : on va construire sous vos fenêtres, on va supprimer vos arbres… Et puis les gens ont participé de fait, en disant qu’ils n’étaient pas d’accord avec ce projet. Et on a intégré ces désaccords en les interprétant comme de la concertation.

Donc je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais quand même. C’est depuis 2015 qu’on annonce, avec mon ami Jean-Marie CORBIN que c’est comme cela que ça allait se passer ! Et que toutes les concertations se passent, avec des projets imposés par le haut…

Pour le reste, peut-on considérer qu’il y a eu de la concertation quelque part ailleurs ? Quand à cette nouvelle concertation qui commence en juin, alors que MEHLHORN a écrit qu’elle était finie en avril, je ne comprends pas à quoi elle sert, sinon à dire qu’on fait de la concertation !

Enfin, que dire de la maison du projet qui n’est toujours pas ouverte, alors que le maire avait dit deuxième semaine de juin, et qu’elle devait être terminée en avril !!! Là encore, un lieu de concertation qui ne sera qu’une très chère vitrine d’un projet qui n’est pas celui des habitants…




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Quand la rénovation urbaine de Grand-Vaux exproprie l’Église catholique !

Tu m’étonnes que le maire de Savigny-sur-Orge dissimule les documents de la rénovation urbaine de Grand-Vaux. Parce que si par exemple, les catholiques s’intéressaient au temporel avec autant de force qu’ils consacrent au spirituel, ils s’apercevraient que l’actuel projet de rénovation urbaine de Grand-Vaux prévoit de leur piquer une partie de la parcelle de l’église Notre-Dame d’espérance pour bâtir un nouvel immeuble juste à côté…


Je commencerai par dénoncer la soumission intellectuelle des Saviniens qui parce qu’on leur dit que le Schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) impose d’augmenter la population du quartier, se laissent endormir sur le nombre de nouvelles constructions à prévoir à l’horizon 2030. Je vais même vous présenter les calculs, que le maire de Savigny ne manquera pas de réfuter. Le projet prévoit 400 logements supplémentaires, alors que 260 suffiraient !

Mais alors pourquoi ne construire que 260 nouveaux logements, et pas directement 400 ? Parce qu’en atteignant trop vite le nouveau seuil, et dans un contexte d’urbanisation galopante des quartiers proches des gares, plus on construit et plus on devra construire. Laissons-nous donc des marges, avant d’en être réduit à devoir blinder la densité de logements sur TOUT Savigny, pour réduire la part progressive de nouveaux logements à construire près de la gare !

Page 28 du SDRIF – 2013

Extrait du protocole de préfiguration de la rénovation urbaine – Septembre 2016

Donc on doit augmenter d’ici 2030 la densité moyenne des espaces d’habitat de 15 %, soit la faire passer de 81,5 logements par hectare à 94 (93,725) logements par hectare (x 1,15).

Sachant que Grand-Vaux / Grand-Val s’étend sur 20 hectares, donc on est à 13 nouveaux logements par hectare (94 – 81) x 20 hectares = 260 nouveaux logements.

On doit encore augmenter d’ici 2030 la densité humaine de 15 %, donc augmenter la densité de population de 225 habitants par hectare à 259 (258,75) habitants par hectare (x 1,15).

Même calcul en prenant en compte les 20 hectares, il faut accueillir 259 – 225 soit 34 nouveaux habitants par hectare, soit 680 habitants supplémentaires sur les 20 hectares !

Je pense personnellement qu’il est possible de loger 680 personnes dans 260 logements, soit une moyenne de 2,61 habitants par logement.

Mais on peut blinder avec 140 autres logements pour diminuer la moyenne à 1,7 habitant par logement, ce qui ne me semble pas très pertinent.

Étant de toute façon entendu que les projets de rénovation urbaine échappent en plusieurs points aux obligations du SDRIF, si on sait les motiver.

De là, je pose une question : QUI a intérêt à blinder le quartier ? Et qu’on me fasse pas croire que 140 logements en plus = 140 nouvelles taxes d’habitation…


Revenons au sujet de cet article : je vous présente la parcelle AI 64

(c’est celle du milieu avec un pentagone sur lequel est dessiné une croix chrétienne)


Elle appartient à l’Association diocésaine d’Évry Corbeil – Essonnes (ADECE)

(C’est l’association qui gère les biens de l’Église en Essonne)


Et quand je regarde le plan du projet, arrêté au terme de la pseudo-concertation, donc normalement définitif, même si je suis le seul à penser qu’il va être retoqué par l’ANRU en tant qu’il ne respecte pas les normes de catégories de construction fixées à l’article 55 de la loi SRU, et que je calque les limites de la parcelle sur le projet, j’ai un petit problème…

(je précise que je mesure par parallélisme avec la limite de la parcelle de l’immeuble de l’allée Corot)

Parce qu’il y a juste un petit immeuble à cheval sur la parcelle de l’église !


Donc soit l’architecte est vraiment un gros nul qui sait pas dessiner, soit « ils » prévoient effectivement de baiser les chrétiens. Et on pourra toujours nous parler de déclaration d’utilité publique donc d’enquête publique, ce n’est pas elle qui fera revenir le maître d’œuvre sur le projet. Et je rappelle que le projet de financement est décidé en septembre 2018 !

J’ai écrit au prêtre responsable de secteur. Il n’est pas intéressé pour que l’information soit diffusée auprès des chrétiens. Il pense que l’ADECE réagira quand elle le saura. J’ai la faiblesse de penser, qu’on ne leur dira que trop tard, une fois mis devant le projet accompli… Moi, ça m’emmerde, et je n’ai pas envie de laisser cela se réaliser, surtout pour le rendu qu’on attend.



La rénovation urbaine, vu par le dessinateur Christian Binet

Toute ressemblance avec des pratiques que l’on pourrait retrouver dans la rénovation urbaine du quartier de Grand-Vaux à Savigny-sur-Orge, serait purement fortuite, et totalement indépendante de notre volonté. De la méthode de conception du projet, à la présentation des plans, j’ai comme l’impression d’avoir déjà vécu cela quelque part. Un seul regret, le rôle des élus est ignoré. Pensent-ils qu’on vit bien en HLM, ou ont-ils perçus de l’argent pour l’affirmer ?


Dans « Les Bidochons en habitation à loyer modéré », éditions du Club France Loisirs, Paris, 1991

© BINET-AUDIE / FLUIDE GLACIAL, Tome 3, Septembre 1982, Tous droits réservés




Rénovation urbaine de Grand-Vaux : mon référé-liberté est rejeté

Un maire peut donc gérer la rénovation urbaine de son quartier comme il l’entend, sans que ce ne soit un travail collégial avec ses partenaires ; il peut être le seul à posséder les études et n’en prendre que les parts qui l’intéresse pour faire ce qu’il veut. Il peut choisir de faire travailler au projet seulement certains habitants, sans en informer les élus et les membres du Conseil citoyen. Et il peut mettre tout le monde devant le fait accompli…


Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 avril 2018, M. Olivier Vagneux demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge de communiquer sans délai les études achevées sous sa maîtrise d’ouvrage réalisées dans le cadre du protocole de préfiguration de la rénovation urbaine de Grand-Vaux et de les publier sur le site de la commune ;

2°) d’enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge d’ouvrir au public tous les prochains ateliers de travail y compris ceux réalisés par le conseil citoyen ;

3°) d’enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge de publier dans les meilleurs délais un compte rendu objectif et détaillé de la réunion d’un atelier de travail qui s’est déroulé le 3 avril 2018 ;

4°) d’enjoindre au maire de Savigny-sur-Orge d’informer dans les meilleurs délais tous les élus du conseil municipal de Savigny-sur-Orge et du conseil citoyen de Grand-Vaux ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Savigny-sur-Orge la somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

– la condition d’urgence est remplie dès lors que l’attitude du maire dans le déroulement de la préfiguration du projet de rénovation urbaine du quartier de Grand-Vaux qui s’achève en avril 2018 porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, à la liberté de la presse, à la liberté d’accès aux documents administratifs, à la liberté de participer à la concertation en vue de la rénovation urbaine, au droit à la vie privée et à l’égalité des citoyens ;

– en lui refusant l’accès à une réunion qui s’est tenue le 3 avril 2018 le maire a porté atteinte à la liberté d’aller et venir, au droit au respect de la vie privée, à la liberté de la presse, au droit à l’information des élus et à la souveraineté du conseil municipal, à la liberté de constater la nécessitée de la contribution publique et d’accéder aux documents administratifs et à la liberté politique de participer à la rénovation urbaine tel que prévu par les dispositions de la loi n°2014‑173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine.

Vu les autres pièces du dossier.

La présidente du tribunal a désigné , premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu :

– la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 ;

– le code de justice administrative.

  1. Considérant qu’aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. » et qu’aux termes de l’article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (…) » ; que l’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 » ;

  1. Considérant, en premier lieu, que si M. Vagneux fait valoir qu’il a été empêché par des agents de la police municipale de s’introduire dans une réunion consacrée au projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux qui s’est déroulée le 3 avril 2018 dans les locaux de l’hôtel de ville et à laquelle n’ont été conviés que les membres des comités de résidents et les amicales de locataires auxquels il est constant que M. Vagneux n’appartient pas, il ne justifie, ce faisant, ni d’une atteinte à une liberté fondamentale ni d’une situation d’urgence impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante‑huit heures dès lors qu’il n’est pas allégué que M. Vagneux serait interdit de se rendre à une réunion publique devant se tenir à bref délai ; qu’en second lieu, les circonstances que les travaux du conseil citoyen prévue par les dispositions de l’article 7 de la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine seraient tenus secrets, que la concertation relative au projet de renouvellement urbain aurait été minimale avec seulement trois réunions publiques alors que la phase de préfiguration de la rénovation urbaine du quartier s’achève à la fin du mois d’avril 2018 ne caractérisent pas plus une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, impliquant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures ;

  1. Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d’injonction et d’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative ;

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. Olivier Vagneux est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. Olivier Vagneux.

Copie en sera adressée à la commune de Savigny-sur-Orge.

Fait à Versailles, le 7 avril 2018.