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Quel bilan pour Éric MEHLHORN et sa majorité, au bout de cinq ans de mandat ?

Dernière année du premier mandat de maire d’Éric MEHLHORN.

La majorité municipale LR/DLF/MODEM a accompli 20 de ses 112 promesses de campagne (soit 17,8 %).

(Et je suis généreux de lui accorder des réalisations qui ne sont pas de son fait, mais plutôt des réalisation des autres, sinon des états de fait. Voire des réalisations qu’elle a autorisées sur le papier mais qui sont loin d’être accomplies).

Elle peut espérer, au vu des travaux lancés pour cette dernière année de mandat, atteindre un taux de réalisation de 30,3 % avec 34 promesses accomplies.

Et toujours nul doute que l’électeur de base de LR revotera sa confiance à MEHLHORN les yeux fermés pour la sécurité et contre les impôts et le bétonnage…

Comme chaque année, je me tiens naturellement prêt dans les commentaires à expliquer chacun de mes choix de classement, même si la lecture régulière de mon blog, ou l’observation de ce que vous constatez à Savigny, devrait vous permettre de comprendre pourquoi.

Je rappelle encore la petite histoire que Bernard BLANCHAUD, ancien membre de la majorité, a dévoilé : les élus vont accélérer en fin de mandat (on s’en rend déjà compte) pour être dans une dynamique favorable au moment des élections…

Je referai un dernier bilan à trois mois des élections municipales.


ÉTAT D’AVANCEMENT DU PROGRAMME

  • En rouge, ce qui n’a pas encore été réalisé ou a été clairement abandonné
  • En orange, ce qui ne pourra plus être réalisé autrement que par l’intercommunalité
  • En bleu, ce qui est en cours de réalisation, ou a été réalisé de manière incomplète
  • En vert, ce qui est réalisé
  • En souligné, ce qui a évolué récemment, pour vous montrer que la fin de mandat approche !

PRINCIPES GÉNÉRAUX

  • Maîtriser les finances communales et stabiliser la fiscalité (les impôts ont augmenté)
  • Renforcer les moyens pour assurer la sécurité et la tranquillité (les statistiques de la sécurité indiquent que l’insécurité augmente)
  • Préserver le cadre de vie (bétonnage)
  • Redynamiser l’économie locale (plus de commerces ferment)
  • Favoriser l’égalité des chances et l’accès aux loisirs pour tous (il y en a moins depuis 2015)
  • Inscrire l’avenir communal dans le cadre de l’intercommunalité (Savigny est à la traîne du GOSB)
  • Mettre la participation citoyenne au cœur de la vie commune (c’est le maire qui décide de tout)

FINANCES (Sébastien BÉNÉTEAU)

  • Auditer les finances de la Ville (par le cabinet Michel-Klopfer en 2014)
  • Gérer avec rigueur le budget communal (pas avec un excédent de fonctionnement de 5 millions € chaque année)
  • Présenter le budget de manière accessible et transparente (incompréhensible au commun)
  • Rechercher les aides et subventions pour les projets (il y en a mais on passe à côté de tant d’autres)
  • Ne pas augmenter les taux d’imposition existants (raté)
  • Solliciter l’agglomération pour le financement (pas par rapport à d’autres communes)
  • Mettre en place des plans pluriannuels d’investissements (oui, mais aussi vite bafoués)

SÉCURITÉ (Daniel JAUGEAS)

  • Redynamiser le partenariat avec la Police (police de sécurité du quotidien)
  • Redéfinir les missions de la Police municipale, ses moyens et sa formation (verbalisation)
  • Augmenter les effectifs de la Police municipale (+ 2 agents chaque année)
  • Mettre en œuvre un plan pluriannuel de déploiement de la vidéoprotection (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Faciliter l’équipement des commerçants en matériel de télésurveillance (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Installer un Conseil des Droits et des Devoirs des parents (non fait)
  • Animer des réunions de prévention à destination des séniors (il y en avait déjà avant)
  • Mettre en place un dispositif de Voisins vigilants (fait)

ÉCONOMIE LOCALE (Réjane MALGUY)

  • Rendre Savigny attractif (non, les commerces partent)
  • Doter Savigny d’un schéma de développement économique (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Mettre en œuvre une démarche de marketing territorial (attendons le recrutement du manager centre ville…)
  • Installer une pépinière d’entreprises (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Lancer une étude de diagnostic du commerce local (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Relancer le pôle commercial de Grand-Vaux (abandonné)
  • Relancer l’activité des différents marchés (ça ne va pas mieux)
  • Favoriser et accompagner l’installation de créateurs d’activités (compétence du GOSB depuis le 1er janvier 2016)
  • Proposer des zones de stationnement de courte durée (dépose-minutes)

SPORT, CULTURE ET VIE ASSOCIATIVE (Joëlle EUGÈNE et Mathieu FLOWER)

  • Mieux reconnaître et soutenir le rôle du tissu associatif (2015)
  • Donner un nouvel élan à la vie culturelle (2015)
  • Rénover et mettre aux normes les équipements sportifs (à quel prix ?)
  • Optimiser les capacités d’accueil des équipements (non)
  • Mettre en place des parcours de santé dans les parcs (ce sont des jeux pour enfants)
  • Favoriser l’insertion des jeunes par le sport (raté avec 2015)
  • Donner plus de place au spectacle vivant (il n’y en a pas plus voire moins)
  • Rajeunir les programmations (raté)
  • Veiller au bien-être des anciens combattants (oui, ils votent)
  • Soutenir la transmission de leur mémoire (cela se faisait déjà)
  • Œuvrer à la réouverture de « notre » cinéma (abandonné)
  • Créer une maison des associations (cela doit se faire en 2019 même s’il y en a déjà une)
  • Fixer les subventions aux associations en toute transparence (non, les potes ont toujours plus…)

ENFANCE (Anne-Marie GÉRARD)

  • Rehausser et diversifier l’offre d’accueil de la petite enfance (fermeture de la crèche familiale mais ouverture du RAM)
  • Créer une nouvelle halte-garderie pour accroître les places d’accueil (non fait)
  • Recruter des assistantes maternelles agrées pour la crèche familiale (abandonné)
  • Encourager la création de crèches familiales et d’entreprises (abandonné – on verra la micro-crèche de 10 places à Chateaubriand)
  • Créer une ludothèque (abandonné et de compétence du GOSB)

SCOLAIRE (Anne-Marie GÉRARD)

  • Rétablir un rapport de confiance entre les acteurs de la vie scolaire (ils s’en plaignent)
  • Généraliser la vitesse à 30 km/h aux abords des écoles (fait)
  • Mettre en place des « gilets jaunes » (fait)
  • Créer des aires dépose minute (fait)
  • Améliorer et contrôler la qualité des repas servis dans les cantines (pas de CCF, des rapports annuels présentés tardivement)
  • Favoriser les repas bio et les producteurs locaux (non, c’est toujours SODEXO)
  • Doter les écoles maternelles et élémentaires d’outils technologiques (un tableau numérique par école)
  • Être vigilants quant au respect de la laïcité (qu’y peut la Commune ?)
  • S’opposer à la réforme des rythmes scolaires sauf si son coût est supporté par l’État (ils l’ont appliquée)
  • Travailler en concertation avec tous les acteurs de la communauté éducative (non)

JEUNESSE (Mathieu FLOWER)

  • Répondre aux aspirations des jeunes (non)
  • Créer un point Information Jeunesse (en cours de création dans la Grande-Rue)
  • Faciliter l’accès au sport et à la culture au plus grand nombre (non, cf 2015)
  • Organiser un forum pour obtenir des stages (non, il y a des forums de l’emploi co-organisés mais toujours des difficultés pour les stages)
  • Créer une bourse au permis de conduire, en échange d’heures de travail (non)
  • Activer une cellule d’aide aux jeunes sans affectation scolaire à la rentrée (non)
  • Accueillir des engagés du service civique volontaire au sein des services municipaux (oui, mais ils se comptent sur les doigts d’une main)

ACTION SOCIALE ET SOLIDARITÉS ACTIVES (Daniel GUETTO)

  • Faire de Savigny une ville solidaire (non, réduction des aides d’urgences du CCAS)
  • Prendre en compte le handicap dans toutes les constructions (oui)
  • Créer une mission handicap dans le cadre du CCAS (toujours pas)
  • Créer une cellule de coordination des services d’urgences sociales (non plus)
  • Continuer à accueillir les ainés lors de manifestations (oui, ils votent)
  • Favoriser les relations intergénérationnelles (non)

URBANISME, LOGEMENT ET TRAVAUX (Nadège ACHTERGAËLE)

  • Défendre un urbanisme maîtrisé et durable (bétonnage)
  • Réaliser un Plan local de l’Habitat (compétence du GOSB)
  • Favoriser la mixité sociale (bof)
  • Valoriser les espaces de respiration urbaine en aménageant des espaces de loisirs (tout dépend comment on considère les parcs, on va l’accorder)
  • Requalifier les espaces délaissés ou abîmés (oui)
  • Lancer une étude pour créer une résidence étudiante près du lycée Corot (abandonné)
  • Réhabiliter le patrimoine communal et la voirie en prenant en compte l’aspect énergétique (non fait)
  • Élaborer un plan de prévention des inondations (oui, en juin 2018, mais non communiqué)
  • Rénover les chaussées en réservoirs (sur 5 km)
  • Donner les moyens d’effectuer un bilan thermique de son habitation (non)
  • Moderniser et sécuriser l’éclairage urbain (sur quelques km)

RENOUVELLEMENT URBAIN (Nadège ACHTERGAËLE)

  • Obtenir les moyens d’un renouveau pour Grand-Vaux (bof mais oui)
  • Obtenir les moyens d’un renouveau pour les Prés-saint-Martin (abandonné)

CADRE DE VIE (Alexis TEILLET)

  • Maintenir le couvre-feu et empêcher le survol de Savigny (pas de leur compétence)
  • Développer la fibre optique sur Savigny (avec combien de difficultés)
  • Développer le Wi-Fi dans les lieux publics (non)
  • Soutenir et défendre les usagers de la ligne C (non ; en façade mais ils ne font rien)
  • Obtenir la prolongation de la ligne 492 à Juvisy-sur-Orge (non)
  • Renforcer l’entretien des rues pour que Savigny soit propre (oui, mais c’est un échec)
  • Créer une brigade verte pour une veille environnementale (elle n’existe pas en tant que tel)
  • Remplacer les véhicules municipaux vieillissants par des voitures électriques ou hybrides (en cours)
  • Implanter des bornes de rechargement pour voitures électriques (oui, mais c’est le SMOYS)

AGGLOMÉRATION (Éric MEHLHORN)

  • Faire de l’agglo une intercommunalité de projets au service de la population (raté)
  • Prendre sa place dans la gouvernance de l’agglo (raté)
  • Se conduire en élus responsables pour permettre un développement vertueux du territoire (raté)
  • Poursuivre et améliorer la mutualisation des moyens (pas d’économies)
  • Se mobiliser pour que le projet piscine soit financé et porté par la CALPE (raté)

DÉMOCRATIE LOCALE (Mathieu FLOWER)

  • Faire de chacun un coproducteur de l’action municipale (non)
  • Mettre en place un processus de concertation (non)

CHARTE DES ÉLUS

  • Être transparent dans la gestion des finances publiques (non)
  • Rendre compte de leur travail (non)
  • Être présent (non)
  • Aller en avant de la population (non)
  • Écouter les citoyens (non)
  • Renforcer les consultations et la participation citoyenne (non)
  • Instaurer un climat de confiance, de respect et de dialogue avec les employés municipaux (non)
  • Respecter l’ensemble des citoyens (non)
  • Rejeter le clientélisme (non)
  • Rejeter le favoritisme (non)

Pour moi, c’est clairement négatif.

D’autant que tout ce qui se fait n’a été rendu possible qu’avec les fermetures de 2015 (Savinière, crèche familiale…) et les augmentations d’impôts de 2016.

Je réaffirme que cette majorité est mauvaise.

Qu’elle gaspille énormément et qu’elle rate tout ce qu’elle entreprend (comme la fibre optique).

Je suis candidat aux élections municipales de 2020 pour vous proposer un autre politique pour Savigny, à la fois volontariste, partagée et efficace.



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Quand Éric MEHLHORN veut garder le ministre de MACRON pour lui tout seul, sans le partager avec les Saviniens de Grand-Vaux !

« Cet événement vient officialiser le soutien de l’État pour notre projet ».

En bon français, on dirait plutôt que cet événement vient officialiser le soutien de l’État à notre projet.

Mais je ne vais pas commencer en m’attardant sur le manque de vocabulaire de MEHLHORN qui emploie le mot « événement » à peine six mots après que celui-ci ait été une première fois utilisé. Ni sur le fait qu’il confonde les accents aigus et les accents graves…

Mais c’est bien sur le « nôtre projet » que je veux m’arrêter avec vous, qui personnellement et au passage, me rappelle étrangement quelqu’un, que MEHLHORN aime à critiquer, mais avec les ministres duquel il se montre tout sage et tout impressionné. Quel petit garçon !


La phrase que je critique est issue d’une invitation adressée aux élus municipaux.

À ma connaissance, ce sont les seuls Saviniens à en avoir reçu une.

Édit : Plusieurs habitants de Grand-Vaux me disent avoir reçu une invitation dans leur boîte aux lettres. D’autres confirment n’avoir rien reçu. Tous déplorent l’heure qui ne permettait pas à ceux qui travaillent de s’y rendre.

Laquelle invitation leur a quand même été remise la veille au soir à 20 h 30 pour le lendemain à 11 h 30 ; et encore, ils n’étaient pas invités à l’inauguration de la maison du projet à 11 h 00, parce que faut pas déconner non plus.


Elle émane du ministre de la Ville, du président du conseil départemental, du président du territoire, et du maire, qui nous invitent à la signature d’engagement de l’ANRU pour qu’ils nous (les autres) partagent  « leur » projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux.

Or, en l’occurrence, il s’agit bien du projet des élus, et pas celui des habitants.

Un entre-soi insupportable de gens, qui au nom de la démocratie représentative, savent forcément mieux que ceux qui les ont élus, et qui n’ont plus besoin de leur avis. Puis surtout, il n’aurait pas fallu être trop nombreux au cocktail déjeunatoire, restons sérieux !

D’autant que si les habitants étaient prétendument invités, selon le cabinet du maire (écoutez ici l’extrait ci-joint de 5 secondes), dans la réalité, ce ne fut pas le cas, à la seule exception de quelques marionnettes du conseil citoyen, pour la communication, dont les photos que l’on peut retrouver sur le Facebook de la Ville et du maire.


Notons au passage la politesse du cabinet du maire qui n’a jamais répondu à mon message, et a dû m’inventer une réponse bidon lorsque je l’ai appelé pour le piéger (d’où l’extrait de ma conversation que j’ai enregistrée), à savoir que c’était réservé aux habitants (enfin lesquels ?) et aux journalistes accrédités par la préfecture, alors que c’est le cabinet du maire qui assure le protocole (voir en bas de l’invitation…). Prenez-moi bien pour un con !


Ainsi, le projet de renouvellement urbain de Grand-Vaux continue d’être le fait d’administrations politiques, qui croient avoir les bonnes réponses techniques ; lesquelles n’ont pourtant jamais fonctionné nulle part.

Tout au long du processus, ce sont donc des gens, qui ne vivent pas dans le quartier, qui se retrouvent régulièrement entre eux et s’auto-félicitent de ce qu’ils font, sans qu’il ne soit plus possible pour les habitants de leur dire quoi que ce soit.

Avec quand même l’hypocrisie de faire semblant qu’on donne la parole aux habitants, et qu’ils sont intéressés au projet, parce qu’on a les idiots utiles du conseil citoyen, qui ne représentent qu’eux-mêmes… La preuve, il devait bien y en avoir 10 présents sur 4500 !

Et puis, quand tous les élus ne seront plus en poste, mais que la renouvellement sera achevé, on verra que ça ne fonctionne pas, mais qu’importe, l’État tout puissant, qui ne peut pas se tromper, soutenait le projet !

Et à ce moment-là, ce ne sera pas le projet des élus qui aura foiré, mais bien le projet des citoyens à qui on n’aurait pas dû laisser leur mot à dire, parce franchement, qu’est-ce qu’ils y connaissent ? C’est bien gentil, la démocratie, mais ça a ses limites…

D’ailleurs, si l’État est obligé de soutenir de tels projets, c’est bien parce que son modèle républicain est défaillant, notamment dans les quartiers… Triste République qui assume donc une discrimination par rupture d’égalité entre des zones sur lesquelles elle investit massivement, et d’autres qu’elle abandonne… Et tout le problème est que Grand-Vaux a justement été abandonné et oublié pendant trop longtemps, et que ce n’est pas de leur donner de l’argent qui fait que les habitants vont se sentir plus considérés…



Savigny-sur-Orge : une réunion de présentation de la ZAC Grand-Vaux Grand-Val ce 12 décembre 2018

Pour mettre en œuvre son projet de renouvellement urbain à Grand-Vaux / Grand-Val, la Commune de Savigny-sur-Orge (l’Établissement public territorial du Grand-Orly Seine Bièvre compétent depuis le 1er janvier 2018) a fait le choix d’un montage opérationnel sous forme de ZAC (zone d’aménagement concertée). Le maire vient nous parler de ce choix dans une réunion publique qui se tiendra ce 12 décembre à 19 h 00 au gymnase Douillet.

Selon eux, ce serait mieux parce qu’il n’y aurait qu’un seul aménageur (c’est surtout plus propice à la corruption), un système de participation des constructeurs au financement des équipements (lequel ne se fait évidemment pas sans contre-partie) et enfin une procédure unique de division foncière, qui simplifie le déroulement des opérations, notamment tout ce qui est viabilisation des parcelles. On verra donc ce qu’ils vont nous dire de plus pour justifier leur choix.

J’en profite pour revenir rapidement sur les objectifs foireux du projet :

  • le quartier ne va pas être désenclavé. Ça va même être pire puisque tout est fait pour que les gueux de Grand-Vaux n’aient plus à passer l’autoroute.
  • les espaces verts ne sont pas valorisés. On va détruire 200 arbres centenaires pour en replanter 400 qui n’auront pas la beauté de leur âge.
  • On ne créé pas de mixité entre logements sociaux et logements en accession, puisque le gros des logements sociaux restera concentré à Monet, donc un ghetto dans le ghetto, qui plus est si on résidentialise…
  • Oui, on intègre une nouvelle forme d’urbanité, mais on est dans le symbole.
  • Oui, on requalifie les espaces publics. Mais personne ne viendra vraiment s’y installer. Je pense qu’on va avoir du mal à les remplir.
  • Redynamiser les espaces publics ; oui, mais il y aura toujours le commerce communautaire.
  • Oui, on créé les conditions au développement de nouveaux équipements et de nouveaux services, parce qu’on assiste ces gens et qu’on va leur payer leur loyer et les exonérer. C’est vachement artificiel.

Et MEHLHORN qui se gausse d’avoir travaillé, d’avoir concerté, qui parle de ZAC parce que c’est un choix lâche, le moins fatiguant pour lui, qui déresponsabilise la Commune qui laisse faire l’opérateur, soi disant en contrôlant et en étant vigilante (on sait ce que cela veut dire).

L’annonce importante est surtout l’ouverture de l’enquête publique pour donner son avis sur le projet de ZAC et ses objectifs.

J’espère aussi qu’ils vont enfin parler de Grand-Val…

Je note simplement que les citoyens n’ont pas les réponses aux outils d’aménagement pour l’avenir du quartier. Qu’il aurait d’abord fallu demander avant d’imposer la ZAC, et que la réponse à venir est éminemment politique. Les citoyens ne peuvent pas y dire grand chose…




De la rénovation urbaine au renouvellement urbain, d’une sémantique à l’autre

Albert CAMUS disait : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. »

Prenons maintenant l’objet « politique de la Ville ».

Peut-être trouverons-nous ici la raison de ce glissement sémantique, lourd de conséquences, qui nous fait passer de la « rénovation urbaine » au « renouvellement urbain » ?


La rénovation urbaine contient cette idée de réparation de l’existant. Elle s’applique uniquement au bâti. Elle s’attache au fait que la population vivra mieux dans un environnement rafraîchi et moins « dépensivore ». Qu’elle prendra soin de ce qui a été fait pour elle.

Sa philosophie politique est de dégonfler la cité par la régénération du cadre de vie. Elle attend la paix sociale du fait d’une reconnaissance des habitants pour les efforts consentis.

Le renouvellement urbain est plus large. Il change l’urbanisme et réinvente la Ville. Il s’applique également à la population, en partant du principe que c’est à cause des habitants que le bâti se dégrade, et qu’il en faut d’autres pour recréer une autre vie de quartier.

Sa philosophie politique est de détruire la cité et d’en empêcher la reconstitution à l’identique au moyen d’une gentrification.

Ce faisant, elle se refuse à tout regard historique et sociologique critique, car le gros problème des Grands ensembles tient à la trop forte densification, à l’aspiration naturelle de l’Homme de posséder (un bien immobilier) et au contexte économique qui augmente plus vite les prix de l’immobilier que les salaires, qui vous fait perdre votre travail et vous empêche de payer vos charges, ou au fait qu’un propriétaire peut louer son bien à une personne qui pourra en prendre moins bien soin parce qu’elle n’est pas propriétaire.


À Savigny-sur-Orge, dans le quartier de Grand-Vaux, ce n’est clairement plus de la rénovation urbaine mais bien du renouvellement urbain, sous couvert d’un discours intellectuellement malhonnête qui dit que c’est de la rénovation urbaine.

On ne répare pas les bâtiments existants, porteurs d’une identité. On les démolit et on change l’urbanisme du quartier.

On ne garde pas la population existante, mais on la remplace par une nouvelle, plus aisée.


Or, si la rénovation urbaine est économiquement et socialement acceptable par le reste de la population, parce qu’elle essaie de résoudre une partie des problèmes, le renouvellement urbain ne peut pas l’être parce qu’il ne fait que déplacer les problèmes sans les résoudre.

Bien sûr, certains verront leur avantage à se débarrasser d’une partie de la population ; laquelle devient dès lors le problème des autres.

De la même manière, beaucoup ne comprendront pas le manque de reconnaissance des habitants du quartier rénové ; déjà parce que l’État agit avec un paternalisme condescendant, mais ensuite et surtout parce que l’urbanisme n’est qu’une partie du problème à résoudre.


En 2018, le problème est que l’État dit qu’il fait du renouvellement urbain, avec la définition de la rénovation urbaine. C’est à dire qu’il fait croire qu’il fait du « renouvellement urbain » pour changer la vie des habitants des quartiers en difficulté.

Or, il ne fait clairement pas de rénovation urbaine ; d’abord, parce qu’il s’est aperçu qu’il n’obtenait pas les résultats espérés, ensuite parce qu’il est plus intéressant pour lui de casser les cités, et de réinventer des espaces moins densifiés.

Ce faisant, l’État fait le jeu économique des promoteurs, des architectes et des urbanistes, et ne tient plus son rôle social d’assistance aux citoyens les plus défavorisés, dans une optique d’égalité.

Rénover, c’est impitoyablement s’attaquer au problème quitte à ne pas le résoudre. Renouveler, c’est déplacer le problème du fait de cette capacité à pouvoir faire abstraction de l’ancien pour créer le nouveau.

C’est pourquoi à mon sens, les personnes politiques commettent une grave erreur de vouloir renouveler plutôt que rénover. Parce que tôt ou tard, les conséquences sociales n’en seront que plus fortes. Et qu’on créé en plus le ressentiment auprès de personnes qui se sentent déjà oubliés ou qui utilisent cette excuse à dessein.

Ainsi, c’est un tort de vouloir faire de l’immigration un problème exclusivement politique quand il est aussi un problème économique et social. De la même manière qu’il convient d’être prudent avec la rénovation en tant que c’est souvent moins un problème d’urbanisme qu’un problème politique qui pousse à vouloir renouveler.