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Mon recours contre le projet immobilier Savigny-Briand (angle Briand/Perdrix/Joyeuse)

VAGNEUX fâcho car il ne veut pas de logements sociaux ; du moins pas comme cela avec des bâtiments de 17 mètres de hauteur (pardon 16,67 m), même si c’est sur le Boulevard…

Plus sérieusement, j’affirme que le courage politique dans une ville carencée comme Savigny-sur-Orge, qui souffre déjà d’un manque criant d’équipements publics, et qui ne pourra mathématiquement jamais raisonnablement atteindre 25 % de logements sociaux, ce serait de payer l’amende SRU, tout en criant au scandale.

En gros, si on veut vraiment atteindre 25 % de logements sociaux, et parce qu’il faut aussi respecter la mixité sociale (c’est à dire pas plus de 70 % de logements sociaux sur une construction, alors qu’on sait qu’il ne faudrait pas dépasser 30 % pour que cela fonctionne) ;

il faudrait, sur une base 50 % sociaux, 50 % privés, construire près de 3000 logements supplémentaires dont la moitié de sociaux,

c’est à dire rajouter 15 % d’habitations pour passer à 21 000 foyers,

et donc 15 % de population en plus environ pour passer à 43 000 habitants

(et je vous ai déjà raconté ce qui se passe quand on dépasse 40 000 habitants ! Jackpot, c’est la strate supérieure des villes de 40 000 à 80 000 habitants).

Et comme mon cher MEHLHORN diminue le quota global de logement social à Grand-Vaux ; à tel point que ce n’en est plus légal – il le passe à 26 % alors que La loi demande un minimum de 30 % (article 55 de la loi SRU)…

Bref, j’attaque aussi le projet de 70 logements situé à l’angle du boulevard Aristide-Briand, et des rues Perdrix et Joyeuse.


Courrier remis au secrétariat général contre une preuve de dépôt (tampon)

Objet : Recours gracieux contre le permis de construire n° PC 91589 17 10084

Savigny-sur-Orge, le 10 septembre 2018


Monsieur le maire,

Par le présent recours gracieux, je vous demande de bien vouloir revenir sur votre accord de permis de construire n° PC 91589 17 10084, autorisant la construction de 4 bâtiments, élevés sur 2 niveaux de parking, pour 70 logements, dont 28 logements sociaux sur des terrains sis 136-140 boulevard Aristide-Briand, 42 rue Joyeuse et 39-39 bis rue des Perdrix.

Ne possédant aucun intérêt à agir direct et certain dans la présente affaire, je n’ignore pas que mon recours ne pourra connaître d’autre issue qu’un rejet pour irrecevabilité. Je voudrais cependant profiter de l’occasion pour vous prévenir des conséquences d’un tel projet, tout en vous rappelant à votre programme électoral.


I. FAITS ET PROCÉDURE

Le promoteur ANTIN RÉSIDENCES a acquis six parcelles cadastrées référencées AT248, AT249, AT251, AT829, AT832 et AT847 sises à l’angle du boulevard Aristide-Briand, de la rue Joyeuse et de la rue des Perdrix à Savigny-sur-Orge.

Il porte aujourd’hui sur ces parcelles une opération immobilière de construction de 4 bâtiments, élevés sur 2 niveaux de parking, pour 70 logements dont 28 logements sociaux, sur un terrain sis 136-140 boulevard Aristide-Briand, 42 rue Joyeuse et 39-39 bis rue des Perdrix, au sein d’une société civile de construction vente dénommée “Savigny-Briand”.

Un dossier de permis de construire a été déposé le 28 décembre 2017 puis complété le 20 avril 2018. Après instruction par vos services, vous avez délivré un accord de permis de construire en date du 13 juillet 2018. Il s’agit de cet arrêté d’autorisation qui fait l’objet du présent recours gracieux.


II. DISCUSSION

En premier lieu, le projet autorisé à la construction est irrégulier car contraire aux dispositions du Plan local d’urbanisme (PLU).

En effet, si la règle UB 10-3 dispose que “la hauteur maximale des constructions ne peut excéder 14,50 m à l’égout du toit et 17 m au faîtage ou à l’acrotère”, elle est toutefois relativisée par la règle UB 10-5 qui dispose que “Les hauteurs maximum fixées dans les dispositions générales sont minorées de 4,50 m pour les constructions ou parties de constructions situées à moins de 10 m de la limite d’un terrain bâti situé en zone UG et UH.

En l’espèce, la parcelle AT248, qui se situe en zone UB, et qui doit accueillir un bâtiment de 16,67 mètres de hauteur, est limitrophe de la parcelle AT251, située en zone UG, laquelle doit être bâtie au moyen d’un même ensemble de deux constructions de 12,88 mètres de hauteur pour l’une et de 11,44 mètres de hauteur pour l’autre.

Or, il n’y a que 2,81 mètres de distance entre le bâtiment de 12,88 mètres de haut de la zone UG et le bâtiment de 16,67 mètres de haut de la zone UB.

La hauteur de ce dernier devra donc être abaissée de quelques mètres de haut sur au moins 7 mètres de distance supplémentaire d’avec la parcelle AT 251 ; le projet n’est donc pas viable en l’état et devra être intégralement rejeté.


En deuxième lieu, la création de ces habitations, à un minimum de plus de 11 mètres de hauteur dans la rue Joyeuse, et à un minimum de plus de 9 mètres de hauteur dans la rue des Perdrix, atteint gravement au cadre de vie des riverains du projet.

D’une part, la hauteur des bâtiments va générer une perte d’ensoleillement sur les pavillons voisins, avec toutes les conséquences sur le moral et la santé de leurs occupants, sans compter la perte de valeur financière de leurs terrains.

D’autre part, le grand nombre de nouveaux habitants pourra générer des nuisances sonores, mais surtout créer un encombrement certain de la circulation et du stationnement, eu égard au sous-dimensionnement du nombre de places de parking prévues par rapport aux usages réels de la voiture. (Aujourd’hui, un couple possède en moyenne deux voitures !)

L’avis avec prescription du Syndicat de l’Orge est aussi intéressant par rapport à ce qu’il dit du risque de saturation des réseaux.

De plus, ce projet n’est qu’un parmi tant d’autres, prévus à ce niveau du boulevard Aristide-Briand, et de rappeler par exemple la construction actuelle d’un immeuble de 5 étages, entre la rue Jules-Guesde et la rue des Colombes, et toutes celles préfigurées dans le zonage du PLU.

Dès lors, les pavillons se retrouvent peu à peu enfermés au milieu d’immeubles, sans qu’il n’y ait de zone tampon permettant une transition entre des immeubles et des pavillons, alors que telle serait pourtant votre volonté à en croire le bulletin municipal.


En troisième lieu, je soulèverai le problème du manque d’équipements publics en lien avec l’arrivée d’une aussi forte population.

Savigny-sur-Orge ne dispose pas des équipements nécessaires à l’accueil d’une nouvelle population ; alors même que l’actuelle souffre déjà :

  • vous avez fermé la crèche familiale de 120 places et ce n’est ni le RAM ni votre nouvelle crèche privée de 10 places qui va résoudre le problème ;
  • les écoles sont trop petites et vous n’êtes pas capable d’obtenir une nouvelle classe à Louise-Michel, alors même que le quota d’enfants nécessaires à l’ouverture d’une nouvelle classe est dépassé d’un enfant,
  • les collèges sont pleins, notamment Paul-Bert qui doit accueillir cette population, de par sa situation géographique,
  • les lycées sont remplis, à tel point qu’on oriente les Saviniens vers Morangis,
  • les équipements sportifs sont blindés sur tous leurs créneaux, au grand dam des associations qui s’en plaignaient lors du forum,
  • la salle des fêtes est sous-dimensionnée (460 places pour 37 000 habitants)
  • les médecins généralistes et spécialistes sont complets des mois à l’avance,
  • il manque de place pour se garer, pour faire ses courses ou aller à la gare,
  • le bus 385 qui dessert la zone est irrégulier, saturé, et va voir son offre se réduire à cause de la mise en place du T12,
  • le RER C risque de voir sa fréquentation de la gare de Savigny passer à seulement 4 trains par heure après 2020 !
  • le boulevard Aristide-Briand, tout comme la N7, sont régulièrement embouteillés,
  • les réseaux sont sous-dimensionnés et pour la plupart saturés…

En quatrième et dernier lieu, je voudrais vous rappeler, mon cher Éric MEHLHORN, à vos promesses de campagne de préservation du cadre de vie.

Dans votre programme, vous écriviez d’ailleurs en page 7 : Aujourd’hui, notre ville est pratiquement construite dans toutes ses limites. Nous défendrons l’idée d’un urbanisme maîtrisé et durable, respectueux des espaces naturels.

Je vous invite dès lors à faire preuve de cohérence et à respecter vos engagements en arrêtant de bâtir autant de logement social d’une manière aussi anarchique.

Le vrai courage politique qui vous fait manifestement défaut, ce serait d’assumer, comme je le propose, la pénalité liée à la carence de logements sociaux, comme le font d’ailleurs les autres maires de droite. Et je vous invite à travailler avec notre député, dont vous êtes proche, pour faire changer la Loi, comme je m’étais moi-même proposé de le faire dans mon programme législatif en 2017.


En conclusion, c’est pour toutes les raisons évoquées ici, que j’ai l’honneur de solliciter de votre aimable part, Monsieur le maire, de bien vouloir revenir sur votre décision et d’annuler le permis de construire n° PC 91589 17 10084.

Je précise qu’il reste malgré tout possible de construire des petits immeubles de 3 étages contenant du logement social sur le Boulevard, sans nous imposer des tours de 17 mètres.

En vous remerciant de votre attention, et des égards que vous porterez à mon recours, je vous prie d’agréer Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier VAGNEUX


Production : Arrêté d’accord de permis de construire n° PC 91589 17 10084, autorisant la construction de 70 logements dont 28 logements sociaux à l’angle du boulevard Aristide-Briand, et des rues des Perdrix et Joyeuse. (4 pages)



Mon recours gracieux contre l’extension du centre culturel musulman de Savigny-sur-Orge

Le maire LR de Savigny-sur-Orge a accordé une autorisation de permis de construire à l’association culturelle des musulmans de Savigny (ACMS) pour l’édification de deux bungalows provisoires devant permettre d’accueillir 348 personnes supplémentaires.

Je conteste ce permis en demandant au maire de bien vouloir revenir sur sa décision pour des raisons d’urbanisme (construction en zone pavillonnaire) et de cadre de vie (problèmes de stationnement) ; en aucun cas pour des raisons religieuses qui seraient liées à l’islam, malgré les réserves que je peux exprimer quant à cette religion avec laquelle je partage le même Dieu, mais pas la même manière de l’adorer.


À titre personnel, en tant que chrétien croyant pratiquant, et que républicain attaché à la liberté constitutionnelle d’exercice de culte, je ne suis pas opposé à ce que les fidèles musulmans de Savigny s’équipent d’un centre culturel, voire même d’une mosquée sans minaret ni appel à la prière (qu’on ne peut pas comparer aux sonneries des cloches).

Mais pas dans les conditions actuelles qui sont celles des Prés-saint-Martin, avec un manque cruel de stationnement à proximité, au milieu d’habitations qui subissent de plein fouet les nuisances sonores lorsqu’elles se produisent.


À tous ceux qui me diraient que mon discours favorable aux constructions de lieux de culte musulman participe à l’islamisation de la France, je leur répondrais que le le nombre d’attentats islamistes, tout comme le nombre de croyants musulmans en France, ne dépend pas du nombre de mosquées, et que ces derniers demeurent en moyenne 7 % de la population. Que la politique religieuse en Algérie ou en Arabie-Saoudite n’a rien à voir avec celle de la France (que cela n’empêche pas de commercer avec ces premiers), et que c’est tout à l’honneur de l’Occident d’être tolérant, même si l’être ou ne pas l’être n’arrêtera pas les attentats.

Que ces mêmes gens n’ont qu’à pratiquer la foi chrétienne, pour lutter contre la déchristianisation, et donc l’augmentation de la part de musulmans dans la part totale de croyants en France. Je réaffirme que c’est par l’instruction religieuse, dans des lieux institutionnalisés, que nous arriverons à des relations apaisées, même si elle n’empêchera pas le salafisme et le terrorisme, en grosse partie liés à des causes sociales et identitaires, dont la première responsabilité tient à l’Occident qui révèle sa faiblesse en ne voulant plus assumer ses racines chrétiennes ; je ne polémique pas plus sur le conflit israélo-palestinien.

Que maintenant, mon discours a toujours été de freiner l’immigration, et que ce sont les Français dans leur ensemble qui préfèrent voter pour des candidats migrantophiles. Dans tous les cas, que ça ne me semble pas justifier de refuser un lieu de culte aux personnes issues de l’immigration arabo-musulmane déjà présentes en France.

Et de rappeler que la Loi permet de faire fermer les lieux de culte qui ne respectent pas les lois de la République ; lesquels sont de toute façon surveillés par les services de renseignement, Savigny compris.

Vous lirez dans un premier temps le courrier que j’ai envoyé au président de l’ACMS, puis vous pourrez découvrir dans un second temps le texte de mon recours.

Je termine en espérant qu’un jour, il soit possible de parler de l’islam sans devoir se justifier de ses actions et de ses omissions. Avec cet article, je ne vais me faire que des ennuis ; je serai islamophile pour les uns, islamophobe pour les autres, mais je m’en fous et je vous emmerde !



Mon courrier à l’ACMS, adressé à son président

Le 09 septembre 2018

Bonjour Rachid,

Je voulais vous informer, ainsi que les membres de votre association, de mon prochain dépôt d’un recours gracieux contre l’autorisation de permis de construire des deux bungalows provisoires au 29, rue des Prés-saint-Martin, que vous a accordé le maire.

Ce recours ne pourra juridiquement pas aboutir, parce que je ne dispose d’aucun intérêt à agir direct et certain contre la construction de ces bungalows.

C’est donc une démarche symbolique dont je souhaite rapidement vous expliquer les motivations : ce n’est pas une question religieuse, mais une question d’urbanisme et de cadre de vie ! Ce n’est ni par rejet de l’islam ni par électoralisme que j’agis, mais parce que je pense que l’implantation géographique dont vous disposez aux PSM n’est pas durable en l’état ; et qu’améliorer vos capacités d’accueil ne va que rendre la chose encore plus ingérable, même si je pense que vous accueillez actuellement déjà tellement qu’il vous sera difficile d’accepter plus, avec ou sans constructions.

Comme je l’écris aussi dans le recours, je n’ai rien d’autre à proposer.

Peut-être avec le temps vous serait-il quand même possible d’acheter encore une autre parcelle, et de la transformer en parking ?

J’espérais en tout cas que le projet de Grand-Vaux prévoit quelque chose pour les musulmans de Savigny, et puis rien du tout.

Dans tous les cas, je continue de recevoir beaucoup de messages de riverains qui ne sont ni contre vous, ni contre l’islam, mais qui dénoncent le problème du stationnement, malgré les efforts que vous faites et que je vois.

Parce que croyant comme vous, mais aussi républicain et donc attaché à la liberté d’exercice du culte, je suis personnellement d’accord pour que vous ayez un centre culturel à Savigny, voire même une mosquée (sans minaret sauf si elle s’insérait dans le paysage, ni muezzin). Mais pas au milieu de la zone pavillonnaire des PSM si la question du stationnement ne se règle pas.

Quant à l’électoralisme, je sais que je ne vais pas me faire plus d’amis chez les électeurs de confession musulmane avec ce recours. Et inversement, parce que je ne ferme pas la porte à la construction d’un lieu de culte musulman, je serai taxé d’islamophilie par les mêmes qui iront de toute façon voter FN/RN. Je fais donc ce qui me semble le plus juste selon mon cœur, en cohérence avec mes engagements.

Je vous joins ici le texte de mon recours et je reste à votre écoute, et à votre disposition pour en parler plus.

Je ne vous cache pas que si j’avais été maire, je ne vous aurais pas accordé ce permis en l’état, mais je reste sensible aux aspirations des croyants musulmans qui me semblent légitimes, à la condition de les dégager de toutes autres considérations politiques et géopolitiques.

Bien cordialement.

Olivier Vagneux



Recours gracieux contre le permis de construire n° PC 91589 18 10015

Savigny-sur-Orge, le 10 septembre 2018


Monsieur le maire,

Par le présent recours gracieux, je vous demande de bien vouloir revenir sur votre accord de permis de construire n° PC 91589 18 10015, autorisant la construction de deux bungalows provisoires sur les trois parcelles cadastrées AW 734, AW 732 et AW 743 sises 29 et 31, rue des Prés-saint-Martin à Savigny-sur-Orge.

Ne possédant aucun intérêt à agir direct et certain dans la présente affaire, je n’ignore pas que mon recours ne pourra connaître d’autre issue qu’un rejet pour irrecevabilité. Je voudrais cependant profiter de l’occasion pour vous alerter quant aux risques qui accompagnent ce projet temporaire, préfigurateur d’un centre culturel permanent.


I. FAITS ET PROCÉDURE

L’association culturelle des musulmans de Savigny (ACMS) est historiquement propriétaire de deux parcelles AW 732 et AW 734 sises au 31, rue des Prés-saint-Martin, qui lui permettent l’organisation de ses activités cultuelles et culturelles.

Mais le bâtiment situé sur ces parcelles, d’une capacité de 190 personnes, devient insuffisant pour accueillir les classes et le culte, face à l’affluence, toujours croissante, que connaissent ces activités.

À la suite de l’acquisition de la parcelle AW 743 sise au 29, rue des Prés-saint-Martin, l’association propose l’installation provisoire de deux bungalows constituant deux bâtiments (un premier de 174 m² pour le culte et un second de 160 m² pour la culture), pour une durée de deux ans non renouvelables, dans l’attente de la conception d’un projet de centre culturel et cultuel sur les trois parcelles. Ces deux bungalows pourront accueillir un maximum de 348 personnes, pour un total de 538 personnes dans l’ensemble des bâtiments de la propriété.

Il s’agit de l’accord du permis de construire pour le projet d’installation de deux bungalows provisoires pour deux ans non prorogeables, qui fait l’objet du présent recours gracieux.


II. DISCUSSION

En premier lieu, je soulèverai la question de l’insertion sur site des deux bungalows ; précisant que si la question n’est pas nouvelle, elle n’a jamais été vraiment posée jusque-là.

J’avoue ici surtout ne pas comprendre comment la Commune peut déroger aux règles d’implantation, en application de l’article L.433-1 du code de l’urbanisme, alors que le précaire doit aboutir à un définitif qui risque, pour sa part, de se heurter à certains des griefs que je vais pouvoir développer plus loin dans mes écritures. Autoriser le temporaire pour bloquer le définitif serait hypocrite et dangereux !

Il m’apparaît d’abord contraire à l’esprit du Plan local d’urbanisme qui classe les parcelles AW 734, AW 732 et AW 743 en zone UH, c’est à dire pavillonnaire, d’y installer un équipement culturel d’une telle taille.

Ensuite, je constate qu’il n’y a que 18 places de parking de prévues, alors que le projet prévoit d’accueillir jusqu’à 538 personnes à l’intérieur, et possiblement plus en comptant l’espace extérieur. Je redoute dès lors plus de conflits avec le voisinage qu’il n’en existe déjà.

Enfin, je voudrais justement évoquer les difficultés actuelles qui peuvent se produire avec les riverains, et ce malgré les efforts de l’association ; constituées de nuisances sonores et de problèmes de stationnement. Parce que vous êtes maire, vous avez, comme moi, en tant qu’opposant politique, été contacté par des riverains excédés, habitant la rue des Prés-saint-Martin (les pavillons mais désormais aussi les immeubles en face), du chemin de Juvisy, et même par la Police municipale de Viry, maintenant que certains adhérents vont se garer dans les parkings de l’avenue du-Bellay à Viry-Châtillon.

Et parce que déjà actuellement, nous avons des problèmes, je pense qu’augmenter la capacité d’accueil du lieu ne pourra qu’en créer plus. Qu’il y a donc un vrai souci à laisser agrandir le centre culturel musulman en cet endroit, et qu’il vaudrait sûrement mieux réfléchir à une autre implantation, pour laquelle je n’ai personnellement aucune solution.


En deuxième lieu, je soulèverai des questions de sécurité.

Je trouve inadmissible que le SDIS, consulté le 16 mars 2018, n’ait rendu aucun avis pour deux bungalows qui doivent accueillir 348 personnes.

Je m’étonne que les deux bâtiments puissent être classés comme un seul édifice, ERP de 3e catégorie, alors que dans les faits, ce serait plutôt deux ERP de catégorie 4.

Je doute aussi du calcul du nombre de dégagements et d’unités de passage, qui pour autant qu’il me semble conforme à la Loi, doit se relativiser avec la densité d’accueil des locaux d’une superficie totale de 334 m², soit une densité d’environ 1 m² par personne au maximum de la capacité.

De plus, je ne lis aucun avis de la commission communale de sécurité qui ait été annexé au présent arrêté.

Ajouté à cela que nous sommes sur une zone dépendante du PPRI de la Seine, je suis donc en droit de m’inquiéter de la sécurité réelle des utilisateurs de ces locaux.


En troisième lieu, je voudrais signaler la légèreté de la courte notice de présentation du projet. Mais surtout m’inquiéter de ce qu’il pourrait arriver au bout de deux ans, qui me semble être une durée extrêmement courte pour permettre à l’ACMS de mener un projet ambitieux qui soit compatible avec ses attentes ; et qui n’est que très peu mentionné dans le projet. Sans rien y connaître, je ne comprends pas comment il va y avoir la place de laisser ces bungalows tout en construisant un autre bâtiment sur les mêmes parcelles et dans le même temps.

J’ai la faiblesse de penser que ces structures sont prévues pour durer plus longtemps que deux ans, partant du prérequis que personne n’en demandera la destruction à l’issue de ce délai, par respect de la liberté d’exercice du culte musulman, et surtout parce que les différents de services de renseignements s’arrangent mieux de la surveillance d’un islam institutionnalisé, que d’un “islam des cavesqui serait de son point de vue forcément salafiste.


En quatrième et dernier lieu, j’ose espérer, cher Éric MEHLHORN, que cet accord de permis de construire ne constitue pas un détournement de pouvoir ; et que vous n’agissez pas par clientélisme électoral auprès des musulmans de Savigny ; en ayant calculé que deux ans nous amènent juste après les prochaines élections municipales. De la même manière, puisse-t-il n’y avoir ici aucun arrangement aux fins de conserver ou d’obtenir une certaine paix sociale.


En conclusion, c’est pour toutes ces raisons évoqués ici, que j’ai l’honneur de solliciter de votre part, Monsieur le maire, de bien vouloir revenir sur votre décision et d’annuler le permis de construire n° PC 91589 18 10015, dans l’attente de la proposition d’une solution équilibrée et durable.

En vous remerciant de votre attention, et des égards que vous porterez à mon recours, je vous prie d’agréer Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier VAGNEUX


Production : Arrêté d’accord de permis de construire n° PC 91589 18 10015, autorisant l’édification de deux bungalows temporaires au 29 rue des Prés-saint-Martin (4 pages)



Mon recours gracieux contre le projet des Giroflées rejeté ; Olivier CARETTE sait lire !

Waouh, il leur aura fallu attendre trois semaines pour me répondre ce que j’avais écrit le 24 mai 2018 en commentaire d’un article : oui, mon recours gracieux est irrecevable en tant que je n’ai effectivement pas intérêt à agir. Du coup, j’ai fait une réponse salée à MEHLHORN, comme j’aime bien en faire, que je vous invite à lire. J’y écris, avec mépris, que les électeurs de MEHLHORN sont des cons ; pour tous ceux qui me lisent…

Vous remarquerez néanmoins deux choses : c’est TEILLET qui me répond, alors qu’il s’agit d’une question d’urbanisme, et que c’est donc ACHTERGAËLE qui aurait dû me répondre (mais peut-être que son stylo n’a plus d’encre ou qu’il est fatigué d’avoir trop travaillé). Et aussi que je n’avais jamais remarqué ces trois petits points sous la signature de TEILLET, comme s’il veut me dire : je suis franc-maçon et je t’emmerde. Il ne serait pas le seul élu du Conseil municipal à en être…

Je le reconnais franchement : oui, j’ai fait un recours, tout comme cet article pour la communication, pour pouvoir écrire un truc sur mon blog. Mais c’est aussi ma vision active de la politique que de dire ou d’écrire aux responsables politiques QUAND je ne suis pas d’accord avec eux et POURQUOI je ne suis pas d’accord avec eux. J’ai maintenant hâte que les vrais recours des riverains aboutissent, et qu’on annule ce projet tout pourri d’immeuble de 12,5 m de haut !


Vos références : DSU/2018-919

‌‌Affaire suivie par M. Olivier CARETTE

‌Monsieur le maire,

Je vous remercie pour l’effort de votre réponse, d’ordinaire si rare et donc si précieuse, valant rejet de mon recours gracieux contre le permis de construire n°PC 91 589 17 1 0065 au 10/12 rue des Giroflées.

Il montre que M. CARETTE sait au moins lire les commentaires de mon blog, sur lequel j’annonçais déjà le 24 mai 2018 à 11 h 08 que ma requête ne pourrait prospérer en tant que je n’avais effectivement pas d’intérêt à agir !

Mais vous êtes un homme intelligent et un fin politique, et vous aviez de toute façon compris que je vous adressais ce recours, non pas pour obtenir l’annulation du permis de construire que je savais ne pas pouvoir obtenir, mais bien dans le cadre d’une posture communicationnel et de l’expression de convictions politiques, pour vous rappeler à vos engagements de campagne, que vos cons d’électeurs soumis ne vous tiendront de toute façon pas rigueur de ne pas respecter (et j’insulte d’autant plus facilement vos suffragants qu’aussi bien ma famille, qu’une grande partie de ma liste municipale ont voté pour vous, ou plutôt contre les autres, au deuxième tour de l’élection municipale de mars 2014).

Moi, je suis (vraiment) de droite. Je ne me fais pas élire en promettant un urbanisme raisonné et respectueux du caractère pavillonnaire de Savigny, contre les vilains gauchos, puis en faisant plus qu’ils n’auraient jamais faits. Je ne crois pas aux discours de mixité sociale qui n’ont jamais fonctionné. Je pense que c’est une connerie de se mettre à pondre des immeubles de 12 mètres 50 de hauteur, d’autant plus quand votre PLU minable, que vous n’avez apparemment même pas lu eu égard à certains propos que vous pouvez publiquement tenir, ne prévoit même pas les équipements nécessaires à la nouvelle population.

Mais vous ne serez de toute façon plus aux affaires quand les conséquences de ces projets verront le jour, ou vous arriverez sinon bien à en reporter la faute sur vos prédécesseurs (hein, la faute à qui s’il n’y a pas eu de construction de logements sociaux entre 1972 et 1983 ?). Donc ça vous oblige à faire n’importe quoi pour rattraper, mais comme personne ne connait les lois et que tout le monde s’en fout… C’est comme à Grand-Vaux, les objectifs du SDRIF disent 260 logements supplémentaires à Grand-Vaux à l’horizon 2030, donc vous en faîtes 400 ! Parce que vous prévoyez déjà à l’horizon 2050, même si vous savez très bien que le problème de Grand-Vaux est que la densité de logement est déjà 4 fois supérieure au reste de Savigny…

Or, moi, je sais bien que vous n’êtes pour rien dans tout cela ; que le PLU est du fait des vilains socialos-communistes du GOSB, et que c’est sinon l’État macronien qui est responsable du quota de 25 % de logements sociaux, que votre député, pour lequel vous avez fait « compagne », ne semble pas très décidé à vouloir modifier…

C’est Véronique MEHLHORN qui ne va pas être contente… Sur mon clavier, le O et la A sont pourtant assez éloignés…

C’est donc pour cela, pour la com° populiste et électoraliste, et aussi longtemps que je le pourrais sous ce mandat, que je vous adresserai des recours gracieux contre vos projets urbanistiques les plus farfelus ; pour vous redire que personnellement, je ne veux pas d’une construction de logement social immodérée ; et que le vrai courage politique, ce serait d’assumer de payer l’amende SRU, tout en vous dépêchant d’aller trouver les autres maires, qui comme à Savigny ne pourront jamais atteindre ce quota, pour trouver un dispositif législatif d’exception (par exemple modifier le mode de calcul en prenant pour base un quota intercommunal et non plus communal).

Dans tous les cas, j’userai de tous les moyens qui me sont donnés pour limiter les dégâts de votre désastreuse politique. Et si ma liste est élue aux prochaines élections, nous stopperons tous les projets encore arrêtables, nous reverrons le PLU à horizon 2022, et nous assumerons une politique urbanistique qui sans s’opposer par principe à toute nouvelle construction de logement social, ne visera pas idéologiquement les 25 %, et se fera toujours en concertation avec les riverains.

Alors d’ici là, je me permets de vous suggérer de limiter vos nouvelles constructions, ou plus exactement de ne pas bâtir trop vite, parce que cela fâche quand même les riverains directs de ces projets, et qu’ils pourraient même finir par ne plus voter pour vous. Mais en gérant bien, ils ne devraient pas prendre la mesure avant mars 2020, donc ils pourraient vous faire confiance encore jusque-là… Ils ne réalisent pas encore ; y a toujours des riverains pour me dire que ce projet aux Giroflées ne se fera pas… C’est exceptionnel !

En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier Vagneux


On relèvera le copier/coller de Légifrance ; les polices ne sont pas les mêmes sur le courrier. J’espère que ce n’est pas notre futur avocat TEILLET qui s’est chargé de la rédaction…



Mon recours gracieux contre le projet immobilier du 10/12 rue des Giroflées

Voici le texte de mon recours gracieux contre le projet immobilier d’un immeuble de 12,49 m dans la rue des Giroflées. Je redis mon opposition à la construction de logement social, surtout lorsqu’elle est aussi stupide. J’écris surtout ma crainte que tout le côté pair de la rue devienne des immeubles… Je le fais pour la forme, et je pense que si 36 000 Saviniens faisaient de même, alors peut-être que le projet ne se ferait pas…


Courrier remis au secrétariat général contre une preuve de dépôt (tampon)

Objet : Recours gracieux contre le permis de construire n° PC 91589 17 10065

Savigny-sur-Orge, le 18 mai 2018

Monsieur le maire,

Par le présent recours gracieux, je sollicite que vous annuliez le dossier de permis de construire n° PC 91589 17 10065, autorisant la construction de 22 logements dont 9 sociaux sur deux terrains situés au 10-12 rue des Giroflées à Savigny, pour les raisons suivantes :

– La construction doit atteindre 12,49 mètres de hauteur, ce qui va défigurer le quartier des Fleurs, essentiellement pavillonnaire. Elle va créer un déficit d’ensoleillement sur les propriétés situées à proximité de l’immeuble, et une situation de vis-à-vis, insupportable pour les pavillons de la rue qui vont perdre en intimité.

– Une telle construction nécessite de solides fondations. Or, le forage réalisé en un seul point du terrain, entre seulement 2 et 3 mètres de profondeur, révèle une perméabilité qui se dégrade brutalement, sur la fin du test, donnant à craindre pour la stabilité générale du bâtiment en cas de fortes pluies. Par ailleurs, il est de notoriété publique qu’il y a des sources dans le quartier, et notamment un ancien puits sur ce terrain, lui-même situé à l’entrée à droite de la parcelle du 10.

– Le projet architectural semble négliger la déclivité de la rue, pourtant très en pente. Le bâtiment, par sa forme très rectiligne, rompt avec les autres immeubles que l’on peut trouver ailleurs dans Savigny, en tant qu’il n’accepte pas de décalage, que pourrait notamment être des balcons. La rétrocession de la bande de deux mètres pose enfin des questions d’intérêt et de légalité.

– La sortie de parking, comprenant un nombre insuffisant de places dès lors que les résidents auront plusieurs voitures, donne sur la rue des giroflées, ce qui va compliquer une circulation déjà difficile. Vous n’ignorez pas que la rue est déjà bombée et difficilement praticable à double-sens lorsque deux voitures veulent s’y croiser, sans parler de la raideur des angles droits au carrefour des rues. Au-delà de la rue des Giroflées, la circulation à double-sens est déjà difficile dans les rues voisines des Œillets et des Camélias… Les camions de travaux risquent donc d’achever de la bloquer pendant plusieurs mois. Précisons au demeurant que votre excellence l’ambassadeur du GOSB à Savigny n’a d’ailleurs pas prévu de refaire cette rue… Par ailleurs, vous savez que la circulation dans le quartier est régulièrement interrompue aux heures de pointe, du fait d’un feu rouge mal réglé qui est au bout de la rue des Coquelicots. Vous allez donc aggraver une situation que vous ne maîtrisez déjà pas, avec plus de sorties de voitures qui vont créer plus de ralentissements.

– Les terrains se situent possiblement sur une zone protégée du fait de la proximité d’un monument historique ; une information invérifiable en tant que vous en dissimulez illégalement la carte du PPMH des documents du Plan local d’urbanisme

– Enfin, la construction de cet immeuble préfigure la construction d’autres immeubles de rapport sur tout le côté pair de la rue des giroflées. Dans votre délire idéologique d’atteindre un quota de 25 % de logements sociaux, vous faites perdre son âme pavillonnaire à notre ville, même si vous le contestez publiquement, preuve que vous n’avez ni lu ni compris le PLU que vous avez fait voter.

C’est donc pour toutes ces raisons, que je vous demande, Monsieur le maire, de bien vouloir revenir sur votre décision et d’annuler le permis de construire n° PC 91589 17 10065.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer Monsieur le maire, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier VAGNEUX