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Olivier VAGNEUX soutient la reconnaissance du Haut-Karabagh par la France

Il faut écouter le président turc Recep Tayyip ERDOGAN parler de cette région, azerbaïdjanaise sur le papier mais peuplée d’Arméniens  : « Le Haut-Karabakh redevient un pays de l’islam et reprend sa place sereine à l’ombre du croissant ».

Le conflit qui s’y déroule depuis des années n’est pas seulement mû par la volonté d’un pays, l’Azerbaïdjan, armé et financé par la Turquie, d’occuper pleinement les frontières que l’URSS a crû bon de lui donner, au mépris de la réalité historique et géographique d’une terre arménienne depuis vingt siècles.

Non, c’est la croisade génocidaire d’un islam nationaliste en mal de résultats économiques qui veut éradiquer toutes les populations non turques et non musulmanes de ses territoires, pour lesquels Turquie et Azerbaïdjan le même ERDOGAN aime à dire « Une nation, deux états ».


Le 25 novembre 2020, le Sénat de la République française a voté en faveur de la reconnaissance du Haut-Karabagh.

J’invite l’Assemblée nationale à faire de même.

Et je m’étonne même que MACRON, incapable de gérer l’intérieur de son pays, et si prompt à vouloir s’occuper de l’extérieur, n’ait rien dit, alors même qu’il a été dégagé du groupe de Minsk qui aurait dû régler cette crise en lieu et place de POUTINE.


J’ai signé cette pétition et je vous invite à faire de même.

https://citizengo.org/fr/rf/183711-reconnaissance-artsakh

Et je précise, parce que je n’aimerais pas que des étrangers viennent soutenir la reconnaissance des Corses, des Basques ou des Bretons, que la République française ne massacre pas ses citoyens, lesquels ne se revendiquent d’ailleurs pas citoyens d’une autre nation et n’ont pas formé d’autre état.



 

Transfert de la compétence PLU au GOSB : le Conseil d’État confirme l’arrêt de la CAA de Paris, et me donne donc tort

C’est la fin d’un beau combat, qui m’aura au moins permis la reconnaissance, les félicitations, et l’estime des communistes du GOSB. À tout le moins celle de Christophe MENUEL, directeur de cabinet du président du GOSB, qui depuis, daigne enfin répondre à mes courriels et échanger avec moi.

C’était ma première vraie victoire au Tribunal administratif, même si le Tribunal a effectivement mal jugé, et que je le comprends aujourd’hui.

C’est un total 24 heures de ma vie perdue, plus des impressions et des frais d’envois, mais des heures très formatrices d’apprentissage autodidacte du droit administratif.


Le Conseil d’État a donc validé l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris qui annulait le jugement du Tribunal administratif de Melun, que j’avais obtenu afin d’annuler le transfert de la compétence d’élaboration du Plan local d’urbanisme de Savigny-sur-Orge au territoire du Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB).

Donc le Plan local d’urbanisme de Savigny s’en trouve confirmé !


En cause, non pas le fait que la procédure n’ait pas été respectée, car les dispositions combinées des articles L.5219-5 et L.5211-17 du code général des collectivités territoriales font que MEHLHORN aurait dû préalablement faire délibérer son conseil municipal sur le transfert de compétence plutôt que de faire un courrier disant qu’il autorisait ce transfert au nom de la Commune. Et c’est sur cela que le Tribunal m’avait donné raison !

Non, ce qui m’est préjudiciable est que la délibération qui organise un transfert de compétence n’est qu’une mesure préparatoire, donc qu’elle est insusceptible de recours !

En fait, pour gagner, j’aurais dû attaquer la délibération approuvant le PLU en soulevant l’exception d’illégalité de la procédure de transfert de compétence.

Je ne le savais pas, je ne l’ai pas fait…

Je pensais aussi que l’annulation d’une délibération votée antérieurement pouvait permettre d’invalider celles prises successivement sur le fondement de celle-ci ; tel n’est pas le cas…

C’est là, relativement aux mesures préparatoires, une évolution récente du droit et de la jurisprudence administrative qui sont critiquables ; à mon avis, pour décharger les Tribunaux, mais ce sont les règles d’un jeu à connaître si on veut participer.

C’est aussi critiquable, que lorsque le droit français qui se met à copier le droit américain, et qu’il inverse la charge de la preuve, et que dans le cas de la loi anti-casseurs, ce n’est plus à l’État de prouver qu’on a mis une cagoule pour aller casser sans être reconnu, mais au citoyen de justifier pourquoi il se dissimule le visage…


Je n’y ai pas perdu d’argent dans le sens où je n’ai pas été condamné. J’ai juste perdu du temps. Je ne regrette pas ce feuilleton qui aura duré presque trois ans, et qui m’aura permis de découvrir le très beau palais de Justice de Melun, et d’acquérir l’estime de gens qui me détestent parce que je serai allé au combat, et que j’aurai remporté une victoire sur du bluff. Même si je suis déçu par rapport à la fin de l’histoire… Ce fut en tout cas très formateur !




Sur la communication des élus pendant les inondations

Avez-vous vu Éric MEHLHORN à la télévision, à la suite des inondations qui ont frappé Savigny ? C’était sur BFM Paris ce mardi 12 juin 2018. Et entre-nous, c’est quand même la honte qu’on vienne t’interviewer à la suite d’une crue, parce que ça veut surtout dire que tu n’as même pas été capable de la prévoir, et d’en limiter les dégâts. D’autant qu’en quoi est-ce utile de se trouver sur le terrain, à part pour faire semblant d’être investi ?

Il y a deux types d’élus : il y a des maires actifs qui agissent sur les causes des inondations en amont au moyen d’une politique volontariste. Relisons à ce propos les bonnes intentions de notre cher Daniel GUETTO, qui a manifestement foiré sa mission au Syndicat de l’Orge.

Et puis, il y a les maires passifs, comme MEHLHORN, qui sont des spectateurs de leur mandat, et qui viennent inutilement errer sur les zones inondées pour constater les dégâts, et écouter les rapports des différentes autorités qui disent « attention, ça va remonter », ou « c’est bon, vous ne risquez plus rien ». Un chien ou un sac à patates estampillé « maire » ne pourrait pas faire plus. Marre de cette communication improductive, qui malheureusement trouve son public !


Être sur le terrain permet la démagogie, et par exemple de remercier tous les agents qu’on trouve géniaux de ne faire que leur travail (je ne parle pas de ceux qui sont d’astreinte, ou qui font un travail supplémentaire pour l’occasion, et qui donc méritent d’être valorisés de leurs efforts). Dans quel autre « métier » que la politique s’applaudit-on, et se remercie-t-on, pour ce que l’on fait ? C’est vrai que personnellement, je ne remercie que trop peu mon boulanger ou mon médecin…

Le maire se donne aussi à voir comme un super-héros qui vont nous sauver, et je pense que c’est surtout cette reconnaissance que nos élus aiment à chercher dans ce genre de moments. Quel dommage qu’on ne les voit parfois sur le terrain qu’à ce moment là ? Car ce n’est bien qu’un prétexte pour dire : je suis là présent sur le terrain ! Surtout que s’ils pouvaient aider, mais ce n’est pas avec son costume, que MEHLHORN ou un autre, irait se salir dans la boue !

Un mot encore sur tous les soumis qui soit voudraient que le maire vienne voir leurs dégâts chez eux, ce qui ne va rien changer à leur situation mais leur permettra de côtoyer un puissant pendant quelques minutes. Ou sur tous ceux qui se félicitent d’avoir un tel héros, sans regarder que c’est lui qui est en partie responsable de ces inondations, parce qu’il continue d’urbaniser à fond des zones inondables ! Au contraire, c’est de sa faute si ça va de plus en plus mal !




Éditorial : il faut attendre deux Français sur le podium pour parler du Tour de France.

Chaque semaine, je décrypte l’actualité qui m’a marquée dans un court éditorial. Voici celui de la semaine écoulée du lundi 21 juillet au dimanche 27 juillet 2014.

Il ne servirait à rien de continuer à se faire peur en revenant sur les différents accidents de la circulation qui touchent notre pays et qui ont amené le président HOLLANDE à déclarer un deuil de la Nation qui commence ce lundi 28 juillet jusqu’au mercredi 30 juillet inclus. Reste que l’histoire d’un chauffeur qui ne sent pas venir l’hypoglycémie est inquiétante, même si l’homme de confession musulmane nie avoir pratiqué le jeûne du ramadan.

Les bonnes nouvelles qui nous mettent un peu de baume au cœur nous viennent du sport : en escrime, les Français sont champions du monde par équipe à l’épée (épreuve masculine). En cyclisme, plusieurs Français obtiennent de très bonnes places au Tour de France comme Jean-Christophe PÉRAUD (2ème), Thibualt PINOT (3ème) et Romain BARDET (6ème). Et une mention spéciale pour l’Essonnien Tony GALLOPIN qui termine 29ème. Merci à eux !

Les moins bonnes nouvelles nous viennent de l’importation du conflit israélo-palestinien sur nos terres. Le Gouvernement commence enfin à faire preuve de fermeté avec des peines immédiates allant jusqu’à six mois de prison ferme pour les manifestants casseurs ! Taper sur la Police vous coûte toujours moins que balancer votre chat contre un mur (Attention, ce comportement n’est pas à reproduire à la maison). Et personne ne dit rien contre le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) de Olivier BESANCENOT qui continue à appeler à la participation à des manifestations interdites. Preuve en est qu’il n’arrive plus à mobiliser ses électeurs qu’autour de la reconnaissance d’un état palestinien (comme le Front de gauche).

Enfin, tandis que le chômage augmentait de 0,3 % en juin 2014, l’Assemblée préfère perdre son temps, avant d’être bloqué par le passage à droite du Sénat en septembre, à voter une carte des régions. Elle ne durera pas tant la fronde des élus locaux est grande et elle ne permet surtout aucune économie. Mais là encore, le sentiment de changement fait toute la différence et endort les sots. À moins qu’elle ne focalise toute l’attention sur un sujet secondaire, permettant de ne pas traiter les réformes principales et urgentes. Bon été !

Retrouvez ici mon précédent éditorial de la semaine dernière.