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Est-ce vraiment Donald TRUMP qui libère les actes racistes aux États-Unis d’Amérique ?

Pour commencer, on pourrait se poser la question de savoir si TRUMP est raciste.

Si je vais me permettre de ne pas répondre à cette question, pour mieux apprécier tous les gauchos s’exciter derrière leur écran, à me hurler dessus que TRUMP est raciste, force est de constater qu’une partie de l’électorat de TRUMP est raci(ali)ste.

Aussi bien les illuminés de l’Iowa qui vont te raconter qu’il est écrit dans la Bible que Dieu ne veut pas de sexe inter-racial, que les descendants des anciens propriétaires d’esclaves de l’ancienne Louisiane, qui votaient pourtant démocrate jusque dans les années 1960.


TRUMP mène-t-il une politique raciste et ségrégationniste ?

Il fait interner moins d’immigrés illégaux que OBAMA.

Il veut revenir sur les malus des concours d’entrée aux universités, attribués aux blancs et aux asiatiques (mais aussi supprimer les bonus accordés aux noirs et aux hispaniques).

Pour autant, lui se contente essentiellement de déclarations.

À moins que quelqu’un soit capable de me citer une mesure de son administration, qui soit ouvertement raciste ?


Maintenant, les Américains sont-ils cons au point de singer leur président dans tout ce qu’il fait ?

Les racistes ont-ils eu besoin de Donald TRUMP pour passer à l’acte, et commettre des meurtres de masse ?

Les policiers blancs sont-ils maintenant plus couverts lorsqu’ils commettent des exactions sur des noirs ?


Il faut déjà rappeler une différence entre le droit français et le droit américain, à savoir qu’aux États-Unis (EUA), la parole raciste est autorisée.

Et il est indéniable que de voir le président faire, c’est à dire tenir des propos limites, va encourager les plus faibles à faire pareil, soit pour jouer au président, soit parce que le regard critique des autres sera moins fort puisque même le président le fait. Pour autant, cela reste légal au nom de la sacro-sainte et totale liberté d’expression américaine.

Mais TRUMP ne commet pas d’actes racistes, et il n’encourage pas non plus ses partisans à en commettre, même s’il n’a rien dit quand un de ses partisans lui a gueulé qu’il fallait shooter les migrants en plein meeting. Et TRUMP condamne, bien obligé, même si cela ressemble plus souvent au fait qu’il relativise.

Or, je trouve qu’il n’a pas tort, lorsqu’il dit qu’il y a de la violence des deux côtés, y compris du côté de celui des prétendus antiracistes.


Nous en arrivons alors à d’autres questions.

Est-ce que les racistes agissent pour faire plaisir à TRUMP ? (Alors qu’ils le desservent.)

Probablement pas, puisqu’ils ne s’en réclament pas dans leurs actions.

Mais est-ce que les racistes agissent, parce qu’ils se sentent pousser des ailes, parce que la sphère médiatique, influencée par TRUMP, relaie des discours racistes ; et peut-être plus qu’avant ?

Les statistiques auraient tendance à dire que oui.

Je pense néanmoins qu’il faut les pondérer par internet et les réseaux sociaux, sur lesquels on retrouve et encore TRUMP.


Au final, je suis bien incapable de donner une réponse à ces questions.

Je pense que TRUMP contribue, mais de manière marginale, aux actes racistes qui se produisent aux EUA.

Mais que ses opposants ; qui par leur antiracisme, non seulement ravive le racisme, mais prouvent l’existence du racisme, ce qu’ils voulaient dénoncer à la base, sont bien contents de pouvoir véhiculer cette idée.

Et là où ils devraient se méfier, comme avec ce qui s’est passé en France, est qu’ils ne doivent pas oublier que les minorités aussi sont racistes.

Et que si les blancs font plus de mort quand ils tirent sur les noirs et les hispaniques (ce qui se discute au niveau des statistiques policières américaines), d’autres commettent également des attentats racistes.



Parler de métissage, c’est être raciste !

À l’occasion de la naissance du fils du prince Harry, duc de Sussex, et de sa femme, Meghan MARKLE, tous les tenants d’une mondialisation avancée dans laquelle l’Homme est un citoyen du monde qui ne connaît pas de frontières politiques ni culturelles, se réjouissent de la naissance d’un bébé « métis » dans la famille royale britannique (qui est d’ailleurs plutôt un quarteron si on veut commencer à employer ce genre de vocabulaire).


Or, d’après le dictionnaire, un métissage est un mélange ou un croisement de groupes ethniques pour les hommes, et de races pour les animaux ; ce dernier terme de « groupes ethniques » ne correspondant en France à aucune réalité juridique ou scientifique… Donc tous ceux qui parlent de métissage sont en fait des racistes qui distinguent les Hommes entre eux et les classent dans des groupes !


En effet, si l’Homme n’appartient qu’à une seule et même race (humaine), alors il ne peut pas se mélanger ! Ou alors dans la logique inverse, tout être humain, quel qu’il soit, est un métis de ses parents, qui chacun lui a apporté 23 chromosomes. Or, même en suivant cette théorie, les gènes ne mélangent pas, en tant que ce sont les deux allèles, hérités à part égale des parents, qui donnent le caractère s’ils sont dominants, ou qui s’écrasent s’ils sont récessifs…

Il faut ensuite savoir que les différences de génomes entre deux personnes ne peuvent varier que sur un maximum de 12 %, et qu’il n’y a en moyenne que 0,5 % de différence entre deux individus lambda où qu’ils soient pris sur la Terre. De telle sorte que ledit métissage est grandement à relativiser par rapport à ses seuls apports génétiques, et qu’il n’apporte que des modifications marginales, mais dont la perception peut être plus impressionnante.

Prenons ainsi l’exemple des couleurs de peau. Et là encore de voir qu’un enfant né d’une personne de couleur de peau blanche et d’une autre noire ne développerait pas un gène qui synthétiserait une peau marron. Mais que c’est son nombre de mélanosomes total qui est alors deux fois inférieur à celui de son parent noir, et donc qu’il produit en proportion moins de mélanine, qui colore donc moins sa peau, et donne cette couleur plus ou moins marron.


Il y a encore les deux mythes que le métissage, au sens de la reproduction de deux individus de couleur de peau différente, prendrait davantage les qualités des deux parents, et qu’il serait bon pour éviter la consanguinité. Si la première affirmation n’a jamais été prouvée scientifiquement, et que certains « métis » peuvent être handicapés, la seconde est grossièrement exagérée en tant qu’il n’y a pas besoin d’aller si loin pour diversifier la génétique.

Pour autant, et en ayant bien en tête les réflexions menées par le régime de l’Allemagne nazie sur ces questions raciales, ces deux discours me semblent très dangereux, en tant qu’ils créent un nouveau racialisme, pour le moins paradoxal alors qu’on a éliminé le mot de races dans la Constitution. Avec cette idée sous-jacente que l’Homme est meilleur quand il diversifie au maximum son patrimoine génétique, ce qui pour l’instant, n’est absolument pas prouvé…



Olivier VAGNEUX est-il raciste ?

Pour qu’Olivier VAGNEUX soit raciste, il faudrait qu’il existe des races humaines. Or, la recherche scientifique nous apprend qu’il n’y a pas de races humaines. Donc Olivier VAGNEUX ne peut pas être raciste. Retour sur une nouvelle polémique causée par votre serviteur, qui a affirmé, dans ce que vous ne manquerez pas d’assimiler à une « incitation à la haine raciale« , que Mathieu FLOWER était à la fois noir de peau et nègre littéraire.

Nouvelle Rumeur qui ne fait qu’enfler à Savigny-sur-Orge : Olivier VAGNEUX est raciste. La preuve, il a écrit : Monsieur FLOWER perçoit 1121,43 € brut par mois pour (…) faire le « nègre littéraire » (sans mauvais jeu de mot parce que M. FLOWER est noir)« . D’aspect physique, Mathieu FLOWER est de couleur de peau noire. Ceci est une réalité qui ne comporte aucun aspect  discriminatoire puisqu’il n’y a aucun autre sujet de comparaison énoncé dans mon propos.


Qu’est-ce qu’un nègre littéraire ?

Wikipédia nous dit : « En relation avec la situation sociale des esclaves déportés par la traite des Noirs dans le monde occidental à partir du XVIe siècle, et par extension, le mot « nègre » désigne dès le XVIIe siècle un homme que l’on fait travailler très durement et sans respect, le plus souvent dans les champs ou comme domestique« . (...) Le Dictionnaire de l’Académie en 1932 se limite à un sens restrictif avec la définition suivante : « Il se dit, en langage d’atelier, d’un auxiliaire qu’on emploie pour préparer un travail, pour en exécuter la partie en quelque sorte mécanique. »


En quoi Mathieu FLOWER est-il un « nègre littéraire » en réunion de quartier ?

En réunion de quartier, Mathieu FLOWER ne participe pas à l’animation des débats (de la séance de question posées au maire). Il se contente de prendre des notes afin de dresser un compte-rendu de séance (qu’il est vachement long à produire car nous attendons encore celui de septembre). En agissant ainsi, même s’il est secondé par Caroline COUTINHO, M. FLOWER agit en tant qu’auxiliaire sur un travail mécanique de prise de notes et de rendu rédactionnel.


Quelle part de racisme peut-il y avoir dans ce propos ?

Parce que M. FLOWER est noir de peau, alors je n’aurais pas le droit d’utiliser l’expression de « nègre littéraire » en parlant de lui ou de n’importe quelle autre personne également noire de peau ? Mais n’est-ce pas là une véritable discrimination que d’auto-censurer l’emploi de certains mots et d’en limiter l’usage à certaines personnes que j’isole de fait ? Nous en arrivons au débat des MORANO et des BARTOLONE sur une prétendue « race blanche« .


De l’actualité du racialisme

Si nos politiques racialistes avaient un peu plus de culture, ils sauraient que la conception racialiste de la fin du XIXe siècle a évolué. Et que les derniers travaux sur la question s’accordent sur une différenciation de l’homo sapiens en cinq sous-espèces (que les fachos auront tôt fait d’appeler « races » mais qui n’en sont pas), remontant à l’époque du Pléistocène (-100 000 à -35 000 avant notre ère) classées en 1962 par l’anthropologue physique américain Carleton COON.

Carleton_Coon

En vert, la sous-espèce Caucasoïde, en bleu Mongoloïde, en jaune Congoïde, en rose Capoïde et en orange Australoïde qui se distinguent physiquement notamment par leur couleur de peau et la forme de leur crâne. D’après l’œuvre « The Origin of Races » de Carleton COON (1962) – la traduction de « races » n’est pas la même en français.  © Wikipédia.


Donc je laisse après lecture le soin au lecteur de se faire sa propre idée sur mon éventuel racisme. Ce que je n’aime pas dans les sous-entendus de cette rumeur est qu’elle empêche finalement d’exprimer une opinion négative sur certaines personnes au prétexte qu’elles sont physiquement différentes.

Je terminerai en affirmant qu’on peut être d’une certaine couleur de peau et un gros con. Et que le fait d’être un gros con n’a rien à voir avec le fait d’être physiquement de cette couleur de peau. Souvenez-vous du sketch (politiquement incorrect) des Inconnus : « Ce n’est pas parce qu’on est différents qu’on est plus intelligents » (Ben et Ton)

En conclusion, et pour nous inviter à d’autres réflexions sur la nature humaine, une citation hors-sujet d’Aimé CÉSAIRE sortie de son contexte dans « La tragédie du roi Christophe » : « Il est temps de mettre à la raison ces nègres qui croient que la Révolution, ça consiste à prendre la place des Blancs et continuer sur le dos des nègres, à faire le Blanc.«