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Alexis IZARD, un candidat qui rassemble, mais seulement sept personnes…

On m’avait dit que les marcheurs étaient des pros de la communication, je trouve que ceux de Savigny ne sont vraiment pas oufs… Je vous propose de le constater au moyen de ces deux photos, qui ne sont pas très bonnes. Dans les deux cas, on veut nous présenter un candidat qui rassemble, mais qui à trois mois et demi des élections, n’est entouré que de sept personnes, et dont la plupart sont depuis le début dans son équipe de campagne.



Je passe rapidement sur les éléments ratés :

– l’exposition de la photo est mauvaise ; on voit notamment qu’il est ébloui sur la deuxième.

– Alexis est mal rasé, (les vieux ne remarquent que cela !)

– la veste de costume, qui apparaît mal taillée au niveau des bras, n’est pas boutonnée en bas, résolu par le choix d’un autre plan sur la deuxième photo,

– sa coiffure laisse apparaître un golfe qui indique qu’il perd déjà ses cheveux (comme votre serviteur, qui lui se soigne pour cela). Il a résolu cela sur la deuxième photo en faisant comme Pierre GUYARD, c’est à dire en coupant le produit, c’est à dire lui.

– ses colistiers derrière sont tous en manteau, mais lui est au calme, en veste, ce qui n’est pas cohérent,

– ET SURTOUT ils ne sont que 7 !!!


C’est là que le bat blesse, parce qu’il aurait suffi de ne pas étaler autant les équipiers pour donner un sentiment de foule. Les rapprocher légèrement du candidat, et les resserrer entre eux, à défaut de resserrer le cadre de la photo. Voire rajouter des gens pour meubler, et avoir des bras sur les côtés, un peu comme quand il avait fait venir sa sœur à sa première réunion.

On reconnaît globalement ceux qui sont toujours avec lui, j’essaie de gauche à droite sur la première photo : Sabine VINCIGUERRA, Emmanuel DORLHIAC, Christopher MICHEL, Vincent BOURGEOIS, je sèche pour la femme qui pourrait être Sandrine COUTE-REDMAN, et Frank ACHARD. Je ne connais pas non plus la jeune femme en manteau vert.

Bref, Alexis IZARD est toujours avec les mêmes depuis qu’il a commencé sa campagne. Il a encore trois mois pour constituer sa liste, mais je trouve qu’il n’a pas trouvé grand monde en deux mois. Et je finirai par la petite remarque raciste que je ne vois pas beaucoup de noirs et d’arabes sur la photo. Comme si le macronisme était uniquement un truc de blancs friqués.

Sincèrement, qu’est-ce que j’aimerais débattre avec Alexis ? Je sens que je m’amuserais bien ! Je suis allé faire un tour sur son site. C’est super gentil, et puis le volet sécurité où ils veulent plus de police municipale et plus de caméras, et où il font la pub de la PSQ, dont le référent PSQ va jusqu’à t’affirmer qu’il n’y a pas de deal dans des quartiers où il y en a… Quel rêve il vend !



Savigny-sur-Orge : Seqens (Action Logement) lance un appel d’offres de 6 millions € pour rénover la résidence Chateaubriand !

Bonne nouvelle pour les habitants de Chateaubriand : les 160 logements (plus celui du gardien) vont enfin être réhabilités par Seqens (ex-Sogemac) !

Cette réussite, c’est celle d’un homme, Joël LANGLET, président du groupement des locataires CLCV, qui depuis cinq ans, se bat pour obtenir cette mise aux normes.

Il a multiplié les courriers et les démarches. Il est allé rencontrer la majorité et toutes les oppositions. Il a reçu le soutien de la députée Éva SAS. Il a forcé l’EPT et Éric MEHLHORN à se saisir du problème. Combien de fois l’ai-je croisé qui allait voir le maire le samedi matin ?

Et c’est uniquement quand Joël a réussi à faire valoir qu’un arrêté de péril imminent devait être pris, que Seqens s’est résolu à programmer les travaux pour éviter que ses locataires puissent légalement cesser de payer leurs loyers, surtout que le bailleur aurait aussi eu à les reloger le temps des travaux !

Justement, le programme des travaux, qui doivent durer 13 mois, est explicite sur tout ce qui n’allait pas, et nous disent que Joël avait raison de faire tout ce qu’il a fait, et je peux vous assurer que cela n’a pas plu à tout le monde, et qu’il s’en est pris de partout.


Je rappelle enfin que c’est Joël qui a lancé la pétition pour demander le maintien d’un centre commercial de proximité, après la fermeture de Carrefour contact.

Celle-ci avait obtenu le soutien de plusieurs centaines de Saviniens, notamment de la boulangerie BARBEY qui l’avait affichée dans sa boutique.

Relevons au passage la mise en place par Bernard BLANCHAUD et d’autres associations (Nous Saviniens, Music Culture et Paradox et Citoyenneté Jeunesse) d’une navette pour accompagner les riverains faire leurs courses (à voir combien de temps cela dure ?)

Avec Jean-Marc DEFRÉMONT, nous avions alors essayé de l’aider (Joël) modestement. J’avais aimé travailler avec Jean-Marc à un moment où il faisait autre chose que compter les arbres.

Nostalgie en mai 2018. Avec d’autres résidents de Château, Joël avec le stylo au fond à gauche. Jean-Marc en bras de chemise bleue. Moi qui prends la photo de nos travaux.

Moi maire, je veux aider et appuyer les personnes comme Joël qui essayent de se bouger pour leurs résidences et pour leurs quartiers.

Être modestement un facilitateur de leur action, en mettant la puissance publique au service de la cause qu’ils défendent.


Je termine avec une pointe négative. Le bailleur avait promis que les habitants seraient consultés en décembre. Or, il a déjà lancé l’appel d’offres en novembre, donc c’est mort.

Et aussi, ce n’est pas cela qui règlera les problèmes d’insécurité dans la résidence. Et je n’aime pas du tout personnellement l’œuvre de la PSQ dans le quartier.

Et je pense que c’est notamment pour cette critique précise que je ne m’entends pas avec le commissaire FRANCHET et le major MINISINI, référent PSQ.



Savigny-sur-Orge : le commissaire de Police reçoit sur permanence

C’est une des nouveautés issues des annonces relatives à la Police de sécurité du quotidien (PSQ) : les forces de l’ordre sont invitées à être encore plus à l’écoute de la population. À Savigny-sur-Orge, cela se traduit par un système de permanences du commissaire, qui n’est pas sans poser de multiples questions. Ni nous dire que la Police n’était jusque-là pas à l’écoute, et qu’elle n’a que ça à faire de nous écouter pleurer !

Ainsi que vous pouvez le voir dans mon image à la une, j’ai moi-même essayé de voir comment fonctionnait ce dispositif en présentant une demande de présentation de l’évolution de la délinquance et de la criminalité sur notre circonscription de sécurité publique.

Le commissaire m’a très aimablement répondu qu’il pouvait me présenter son service, et aborder des sujets particuliers, sauf qu’on ne pourra donc pas parler de délinquance ni de criminalité. J’ai décliné en lui disant qu’il avait mieux à faire que de m’écouter me plaindre.

Alors, je ne nie pas qu’il est intéressant de savoir comment fonctionne le commissariat de Savigny, et d’ailleurs j’aimerais beaucoup, mais pas comme cela, en prenant du temps de travail à des agents et à une structure qui est déjà débordée et qui manque de moyens.

Tout le monde sait que je suis procédurier. Eh bien, je préfère que la Police s’occupe de résoudre les affaires que je pourrais lui confier, plutôt que de faire les beaux devant ce qui va ressembler aux petits vieux fachôs qui veulent juste se faire bien voir du commissaire…

Et déjà Voisins vigilants, plus qu’un réel altruisme, n’est qu’une manière de permettre à des gens d’être plus proches de la Police que le commun, ce qui dans leur esprit, leur fait espérer qu’ils seraient mieux traités en cas de problème de sécurité ou de besoin de la Police…


Y a-t-il donc vraiment besoin de cette permanence, qui envoie en plus le message que la Police d’avant la PSQ ne serait pas à notre écoute ; et donc qu’heureusement qu’il y a le commissaire, pour faire ce que la base ne fait pas. Moi, je veux pourtant avoir confiance en la base.

Et ce n’est pas parce que le commissaire a fait plus d’études, ou que l’agent de Police a peut-être intégré ce corps par défaut, parce qu’il a raté les concours de la haute sécurité privée, qu’on ne doit pas respecter une logique hiérarchique, qui expose la base à la population.

Ce qui me dérange avec ce système est qu’on dévoie donc le rôle du commissaire, qui est d’abord là pour gérer son commissariat et qui devient un nouveau bureau des plaintes, qu’on va forcément préférer aux agents de service, en tant qu’on vise souvent l’autorité la plus haute.

Qui gère le commissariat pendant ce temps ? Bien entendu que le commissaire peut toujours faire les deux, mais ce n’est pas sa mission première, et je ne suis pas certain que ce soit très intéressant pour lui de jouer à l’officier presse, ou à l’officier de relations publiques.

D’autant qu’on se rajoute un échelon juridique, avec aussi des personnes qui vont venir le voir pour prendre des nouvelles de leur plainte ou essayer de la pousser, alors que ça ne fonctionne pas comme cela, et que c’est le Procureur ou le juge qui instruit, et pas le commissaire.

Bref, encore de la communication qui est maladroite. Parce que je ne me sens pas mieux protégé parce que le commissaire accepte de me recevoir. La sécurité du quotidien, c’est le civisme, c’est l’éducation, c’est l’instruction et c’est donner des vrais moyens à la Police !

Ce n’est pas leur rajouter du travail, qui risque de décevoir encore plus les citoyens, et d’accroître de la méfiance, quand les gens vont se rendre compte des limites de l’exercice, et que le commissaire ne peut pas forcément faire plus ou mieux que ses subordonnés.


Pour rencontrer le commissaire ; lui écrire à l’adresse :

ddsp91-csp-savigny-sur-orge@interieur.gouv.fr