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Mon avis sur le Projet régional de santé Île-de-France 2018-2022

J’ai bien conscience que mes réponses sont hors-sujets. Qu’importe, elles me permettent de dire ce que j’ai à dire. Mais l’important n’est pas mon avis, mais que chacun d’entre vous s’exprime pour dire son attachement aux hôpitaux de proximité, et affirme son refus des CCSU ! Si chacun des 600 000 habitants du Nord-Essonne disaient son mot, alors l’État serait forcé d’en tenir compte. Alors aidez-moi à ne pas être tout seul à parler !

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/le-projet-regional-de-sante-2018-2022


Orientation stratégiques

Je pense que nous en sommes arrivés à un stade critique de la réorganisation de l’offre de soins, et que faire plus revient à dégrader l’accès aux soins. Il est normal que la secteur de la santé soit déficitaire !

Il faut maintenir des hôpitaux de proximité avec tous les services qui leur permettent d’être rentables, plus une spécialisation. Ces derniers doivent continuer d’exister pour prendre en charge les urgences !

Il faut s’opposer aux hôpitaux-usines, qui sont trop loin des gens. Il ne peut pas y avoir qu’un seul hôpital sur le Nord-Essonne.

Le PRS doit créer des vraies structures qui à la fois éduquent les gens à la santé, et à la fois soignent la bobologie.

Mais pas des CCSU qui sont entre les deux, voulant à la fois soigner la bobologie et seront noyés sous la patientèle, et gérer les urgences avec un matériel limité.

Je réclame plus d’argent, plus de personnel et plus d’humanité dans le système.


Investissement en santé

De manière générale, je trouve qu’il n’y a pas assez d’investissements prévus pour moderniser correctement les équipements de santé franciliens, et réaliser de nouvelles embauches de personnels soignants.

Mais je trouve très hypocrite de lancer en l’air des montants, quand il faudrait déjà commencer par régler les dettes, et payer les sommes dues au personnel.


Égal accès aux soins dans les territoires

Je pense que l’égalité d’accès aux soins se mesure notamment la proximité d’un hôpital.

Dans ces conditions, un riverain du nouvel hôpital de Saclay sera toujours mieux loti qu’un riverain du futur CCSU de Juvisy.

Je vous invite donc à inscrire dans le PRS la non-fermeture des hôpitaux du Nord-Essonne.


Parcours de santé et organisation territoriale

Je suis favorable à l’amélioration de l’accès aux services de chirurgie, mais opposé à la réorganisation de l’offre de soins dans le Nord-Essonne, à Saclay, et je trouve que 30 minutes est une durée trois fois trop longues pour assurer une couverture par une structure de prise en charge des soins urgents, laquelle doit bien être un hôpital et non pas un CCSU.

Les CCSU ne permettent pas de réorganiser l’offre de santé dans le Nord-Essonne. Ils ne peuvent accueillir que 30 000 personnes, et il n’y en aura que trois pour remplacer des urgences qui accueillaient 140 000 personnes. Il faut maintenir des hôpitaux de proximité !

Je ne trouve enfin pas de mesures très concrètes pour résoudre la problématique locale de la bobologie.


Ressources humaines en santé

Il faut assurer plus d’embauches pour améliorer la qualité des soins, et rajouter plus d’humanité là où il en manque.

Sincères remerciements à tous ceux qui en font déjà plus, pour pallier les failles de gestion de la sécurité sociale et des hôpitaux publics.



Accepter les CCSU, c’est renoncer à un hôpital ET à un vrai service d’urgences !

La consultation publique pour le Projet régional de santé 2018-2022 en Île-de-France (aussi appelé PRS2) s’achève ce 22 juin 2018. Les conseils municipaux du Nord-Essonne, qui n’ont vraisemblablement pas lu les trois documents du projet, ont donc émis des avis qui sont à des années lumières de nos besoins réels. La seule vraie question est de savoir si on accepte la fermeture des hôpitaux, et nos élus ne s’opposent pas formellement !!!


Pour consulter le projet, et participer à la concertation :

https://www.iledefrance.ars.sante.fr/le-projet-regional-de-sante-2018-2022


Pour commencer, il faut voir que le projet n’est pas très concret, et qu’il ne parle pas des hôpitaux de Juvisy, d’Orsay ou de Longjumeau. Il dit juste qu’il veut réorganiser l’offre de soins dans le Nord-Essonne, à Saclay, en améliorant l’accès aux services de chirurgie et en « assurant une couverture en moins de 30 minutes d’une structure de prise en charge des soins urgents ».

Or, quand l’ARS emploie cette dernière expression, elle ne veut pas dire un hôpital à moins de 30 minutes de chez nous, mais un CCSU pour Centre de consultation et de soins urgents !

Alors le député RÉDA me reproche assez de ne pas savoir ce que c’est qu’un CCSU, et que les informations que j’ai ne sont pas les siennes, et que s’il devait savoir quelque chose, il serait le premier informé, et bla bla bla… Reconnaissons qu’il n’existe effectivement aucune définition officielle du CCSU, que Longjumeau n’est qu’un test, qui a déjà permis de revenir sur certaines choses…

En réalité, cette expérimentation est faussée, en tant que l’actuel CCSU de Longjumeau n’est rien d’autre qu’un centre de tri qui oriente sur les structures existantes de l’hôpital, et qui donc ne fonctionne pas en conditions réelles. Passons.

Le problème du CCSU est donc qu’il ne peut véritablement fonctionner QUE parce qu’il est appuyé par un hôpital, qui possède des médecins urgentistes, un bloc opératoire, un centre d’imagerie et d’analyses, des anesthésistes…

Or, quand déjà les CCSU du Nord-Essonne, ne s’appuieront plus que sur Saclay, et qu’on prévoit en plus la mutualisation des personnels et des matériels, qui devront se déplacer d’un CCSU à l’autre… Ils vont tous devenir dingues à passer leurs journées en voiture et dans les embouteillages…

Notons au passage que les documents ne prévoient pas d’augmenter le nombre de SAMU et de SMUR sur la Région, lesquels ne sont de toute façon pas des hôpitaux ambulants, c’est à dire qu’on n’est pas sauvés parce qu’on monte dans l’ambulance, qui n’est pas un bloc opératoire !

Donc on prévoit juste de laisser les SMUR existants, qui seront dorénavant adossés à un CCSU plutôt qu’à l’hôpital… Faudrait-il donc nous estimer heureux qu’on ne nous les supprime pas aussi ?

Par ailleurs, un CCSU a une capacité de 20 000 à 30 000 places. Or, les trois services d’urgences du Nord-Essonne reçoivent en moyenne 130 000 visites chaque année, donc on élimine 40 000 personnes qui ne pourront pas se faire soigner ou satureront en permanence le centre !

Reste enfin le problème que le CCSU n’est ouvert qu’en journée (de 8 h 00 à 22 h 00), ce qui sera probablement modifié. (Je soupçonne qu’il s’agisse d’une manœuvre de communication pour offrir du biscuit aux opposants du projet. Regardez, on vous écoute, on va ouvrir le CCSU en permanence !)

Le CCSU nous est enfin vendu comme un progrès en tant que des médecins libéraux, et des médecins de l’hôpital pourront venir y faire une consultation par semaine. Waouh le progrès, qui ne règle rien aux problèmes de bobologie, et d’éducation aux soins !


Donc nos élus, et même le Comité de sauvegarde de l’Hôpital, sont bien gentils, mais ils sont dans une négociation à l’issue de laquelle nous ne pouvons que perdre.

Les citoyens du Nord-Essonne ne veulent pas garantir un service d’accueil des urgences ; ils veulent et ils ont besoin d’un hôpital doté d’un service d’urgences !

C’est donc une opposition totale qu’il faut affirmer au PRS2, ce qui n’empêche pas de proposer des solutions alternatives au cas où les hôpitaux seraient finalement fermés.

Mais pas en partant défaitiste ! Et surtout en exprimant notre opposition aux fermetures des hôpitaux de proximité, et en refusant ces 30 minutes de délais !

À ce titre, l’avis de la Ville de Savigny est complètement con. Qu’est-ce que ça va changer d’associer les élus aux projets ? Quant aux conditions d’accessibilité, il y a la théorie et la pratique… Donc parce qu’on n’a rien à dire, on palabre CONTRE la population !