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Sur l’intervention du maire de Savigny-sur-Orge devant le président de la République : la question d’Éric MEHLHORN et la réponse d’Emmanuel MACRON

De ce débat truqué (MACRON avait visiblement ses réponses sur des fiches alors qu’il ne prenait que très peu de notes) donc les questions avaient dû être transmises, je retiendrai d’abord que MEHLHORN a le crâne qui le gratte parce qu’il a passé la soirée avec la main dans les cheveux ; et aussi je noterai que le maire de Savigny s’est fait grillé la politesse par le maire de Maurepas (Yvelines) qui a posé la question qu’il voulait poser…


Je vous invite d’abord à lire les interventions retranscrites, pour que nous puissions ensuite les commenter ensemble.


Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge.

Monsieur le président,

je me permets de vous réinterpeller parce qu’il y a eu une remarque tout à l’heure faite par un de mes collègues, mais à moins que j’ai manqué d’attention, je n’ai pas entendu la réponse.

Savigny fait partie de ces communes dites carencées. Nous avons aujourd’hui 16 % de logements sociaux. Nous sommes une commune qui bénéficie de l’ANRU, et d’ailleurs, Monsieur le ministre du Logement m’a fait le plaisir de nous accompagner il y a une quinzaine de jours pour la signature. Cependant, on a tendance à penser que nous sommes un peu dans la double-peine (1). Nous devons payer cette pénalité pour la loi SRU. Nous voulons revoir le visage de notre quartier difficile (2), et d’ailleurs nous prévoyons d’y investir quasiment 18 millions (3).

Ma remarque sera simple : pensez-vous à modifier cette loi SRU alors que les communes souhaitent faire des efforts pour augmenter leur nombre de logements sociaux et bénéficier en parallèle de l’ANRU (3). J’ai tenu les deux minutes.


La réponse d’Emmanuel MACRON

Monsieur le maire,

J’ai répondu sur SRU tout à l’heure, je suis prêt à l’ouvrir (4). Je connais le problème particulier que vous avez, et qui rejoint un petit peu la logique que Monsieur le maire a défendu qui est celle d’avoir au fond un contrat de confiance qui est de dire : quand je n’arrive pas à atteindre l’objectif qui est fixé par la Loi de manière peut-être un petit peu mécanique, ne me pénalisez pas en plus parce que j’ai un sentiment de vivre la double-peine (1).

Si je vous disais : on va faire dans la loi quelque chose qui vous dédouane de vos obligations, je créerai plein de situations chez les maires qui sont là qui seraient insupportables pour ceux qui sont eux, au dessus des seuils (5), et disent faut qu’on en prenne un peu.

Et donc c’est pour ça, ce que je disais, moi je suis prêt à ce qu’on regarde ces situations au cas par cas (4), sans doute avec le préfet, avec les autres élus du territoire. C’est au niveau d’un territoire qu’on peut construire ça (6) pour essayer de rendre la loi plus intelligente et l’appliquer plus intelligemment (7). Mais je ne pense pas que la réponse soit complètement uniforme et utile.


(1) Le vocabulaire péjoratif de double-peine est assez incompréhensible, surtout lorsqu’on veut lier la pénalité SRU qui prend de l’argent aux communes à l’ANRU qui donne de l’argent, plus exactement en investit sur le territoire.

L’ANRU pour Savigny, c’est deux années de budget investis intégralement sur Grand-Vaux ! C’est donc plutôt un super bonus.

(2) Pour MEHLHORN, Grand-Vaux est le (seul) « quartier difficile » de Savigny.

(3) Il est intéressant de constater que MEHLHORN ne situe le problème du logement social que par rapport à l’argent. En gros, nous aurions un plus gros budget, nous pourrions atteindre 25 % de logements sociaux. Alors que c’est l’espace qui manque !

(4) MACRON est complètement contradictoire. Il est d’accord pour faire modifier la loi, en regardant les situations au cas par cas, ce qui est inconstitutionnel.

(5) Mais il ne veut pas le faire, par respect pour les maires qui respectent la loi.

(6) Heureusement, MACRON semble d’accord que le calcul se fasse au niveau du territoire, et plus de la Commune.

(7) Parce que la loi est conne, comme son application. Sauf qu’entre-nous, une loi ou l’application d’une loi n’est pas conne ; ce sont plutôt les législateurs qui sont des cons de préparer et de voter un texte aussi minable.


En conclusion, rien ne change.

En quelques phrases, en moins de deux minutes (l’enfant tout content d’avoir respecté la consigne), MEHLHORN réaffirme son mépris de Grand-Vaux et son absence de prise de conscience du problème de la densification urbaine à Savigny, qu’il résume à un problème financier pris à l’envers.

Et MACRON donne une double-réponse, qui joue sur tous les tableaux, pour se dédouaner. Lui, il voudrait bien, mais la Constitution, la loi, le Parlement, le respect des maires ne veulent pas…



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Courage et responsabilité : Éric MEHLHORN et le salon de la gastronomie

Éric MEHLHORN est-il un irresponsable dangereux et/ou un homme inconscient des dangers ? C’est la question que je pose puisque le maire de Savigny a autorisé l’ouverture du salon de la gastronomie samedi matin pour ensuite le fermer trois heures plus tard à 12 h 43, réalisant que la Préfecture de Police avait pris un arrêté à 03 h 14 et que l’état d’urgence, annoncé vers 00 h 10 mais décrété à 01 h 35, avait commencé à minuit ce jour.

Après les attentats de la nuit de vendredi à samedi, j’ai pris sur moi d’appeler la mairie pour savoir s’ils étaient ouverts et si le salon des vins et de la gastronomie était maintenu. J’ai appelé à 10 h 34 et l’hôtesse d’accueil m’a répondu que le salon était ouvert le samedi et le dimanche tout en fermant le samedi soir à 20 h car l’événement festif du soir était annulé. Et puis, je lis le compte Facebook de notre première adjointe et les raisons invoquées par la Ville à 12 h 44.


Panique, il faut évacuer (lisez les commentaires) – bravo la communication

À 12 h 43, Nadège ACHTERGAËLE, première adjointe de Savigny fait savoir par Facebook, qu’à la suite de la CALPE qui annule tous ses événements culturels et sportifs, le salon de la gastronomie est en cours d’évacuation. À 12 h 44, la Ville l’annonce à son tour en invoquant elle aussi la situation d’état d’urgence. Rappelons qu’il s’agit d’un décret présidentiel annoncé vers 00 h 10 et signé à 01 h 35. Savigny a donc mis 12 heures à percuter l’information…

AA-gastronomie

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La CALPE avait anticipée

Bonne élève, notre agglomération a pris les devants dès 00 h 44 ! Mais annuler un salon des jeux de société est sûrement moins dommageable que d’annuler un salon de la gastronomie. Car tous les marchands présents vont avoir perdu deux journées de travail. Donc pour leur permettre de faire de l’argent, et au mépris de toute sécurité, Éric MEHLHORN va tolérer 2 heures 45 de ventes de foie gras et de bonnes bouteilles… L’argent plus important que la vie ?

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On dirait bien que MEHLHORN était déconnecté

À 03 h 14, la Préfecture de Police annonçait déjà que le salon ne pourrait avoir lieu puisque le salon des vins et de la gastronomie est un événement public. À 03 h 23, c’est le Préfet de l’Essonne qui relayait l’information que le Gouvernement confirmait. Alors un pas en avant, un pas en arrière, Savigny a essayé de contenter tout le monde et au final, s’est encore humiliée en ne respectant pas le principe de précaution le plus basique en période d’attentat…

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Je ne suis donc pas certain qu’il soit très malin d’organiser une cérémonie publique en extérieur mais je pense que je m’y rendrai en curieux. Voyons comment la foule a eu peur et paniqué ce dimanche 14 novembre place de la république à Paris. Moi-même, j’ai sursauté lorsque hier soir vers 20 h 40, de jeunes cons de Morangis ont fait explosé un pétard derrière chez moi. Heureusement ont-ils vite crié leur méfait car tous les voisins étaient à leur fenêtre.

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