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Le porte-à-porte, ultime espoir d’Éric MEHLHORN pour repasser à la prochaine élection

L’échec de la politique ; la tentation du clientélisme électoral.

Quand vous n’arrivez plus à convaincre collectivement votre population, il vous reste toujours la solution d’aller la persuader individuellement.

Une solution à double-tranchant, qui prend certes plus de temps, mais qui peut se révéler beaucoup plus payante, et qui a fait la différence en 2014.

Or, c’est bien ce que refait MEHLHORN, qui va passer les deux dernières années de son mandat, indemnisés à nos frais, à tenter de défendre son programme, au moyen d’un porte-à-porte hebdomadaire, appelé à se renforcer.


J’ai toujours détesté le porte-à-porte, et l’exercice politique qu’il constitue.

Outre que c’est le dernier qui passe qui l’emporte ; il suffit de regarder les résultats électoraux de 2014 pour le constater, cela fait appel au plus bas-instinct.

Si tu es un peu malin, tu ferres en dix secondes (c’est déjà trop long) le sujet qui va intéresser la personne, et tu déroules ton discours.

Le problème, c’est que chacun veut une place handicapé devant chez lui, un ralentisseur avant et un ralentisseur après, et que tu ne peux honnêtement pas promettre la même chose à tout le monde.

Et puis la politique, c’est le bien commun, c’est faire ensemble ce qu’on ne peut pas faire tout seul, par exemple les routes parce que c’est trop cher. C’est pas promettre à chacun, et parfois, c’est aussi de remettre les gens à leur place.

En plus, je trouve cela intrusif, parce que tu n’offres pas la possibilité de comparer ton propos avec celui des autres. Et donc tu peux leur raconter n’importe quoi, puisqu’ils ne pourront pas vérifier.


Ce qui est malhonnête dans le porte-à-porte d’Éric MEHLHORN, c’est qu’il arrête de bosser pour nous dès maintenant, et que sous couvert de s’intéresser aux avis de la population, il écrit en fait son programme…

Et en face, les gens sont tellement impressionnés par la personne du maire que déjà, ils ne pensent pas qu’il puisse leur mentir. Et ensuite, qu’ils croient bien volontiers tout ce qui va leur promettre pour la suite, peu importe qu’il n’ait rien fait de tout cela avant.

Et à ce propos, la campagne électorale auprès des vieux, c’est limite de l’abus de faiblesse, parce qu’ils sont trop innocents, et qu’ils croient que le maire est toujours sincère.


Ce qui est amusant dans la communication plombée d’Éric MEHLHORN, c’est que ça fait deux semaines qu’il a commencé cette opération, avec ce petit carton qu’il tient toujours dans les mains. Et qu’il veut nous faire croire que ça fait quatre ans qu’il fait cela. Mais on n’est pas stupides !

Il faudrait d’ailleurs que je fasse un truc humoristique avec cela pour prévenir de l’arnaque à la qualité : attention au faux-maire qui sonne à votre porte. Parce que MEHLHORN n’a de maire que le titre, mais sa politique n’est absolument pas municipale.

Il y a aussi qu’il ménage son agenda ; enfin, il le remplit parce qu’il est quand même très vide. Et cette campagne de porte-à-porte marque quand même un échec de ses autres canaux de communication parce qu’il est très souvent ailleurs qu’en mairie le samedi matin, qu’il est censé avoir bloqué pour recevoir les Saviniens. Et les gens m’appellent après pour se plaindre de la qualité d’écoute.

Puis genre, il est tout seul, mais alors c’est qui qui prend les photos ? Il y a aussi une insincérité de ce côté là, qui moi me dérange. Est-ce que cela veut dire qu’il fait campagne avec son cabinet ? Là dessus, il peut se le permettre pendant encore un an…


J’arrête ici en disant que j’aimerais bien être une petite souris pour aller écouter les réponses de MEHLHORN ; et aussi savoir combien de personnes réellement le reçoivent, et si l’accueil est toujours bon.

Enfin bon, je vois que MEHLHORN n’a plus rien d’autre à faire que du porte-à-porte. C’est vrai qu’il a déjà tellement bossé pour nous, qu’il peut se le permettre…




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Comprendre la défaite de Pierre GUYARD et du PS de Savigny-sur-Orge aux municipales

Quatre mois après le second tour des élections municipales, le Savinien libéré revient sur sept raisons qui expliquent la défaite de l’union de la gauche à Savigny, écrasée au second tour par l’UMP d’Éric MEHLHORN et le bloc des trois droites qui ont réalisé 68 % des voix avec trois listes contre 32 % pour la gauche unie, et rejointe par les électeurs de FABRE.

Au premier tour, la coalition PS-PC-PRG-EELV avait réalisé 21,77 % et s’était placée en tête. Le candidat marxiste Jean ESTIVILL avait quant à lui réalisé 2,84 % tandis que le candidat divers-gauche David FABRE en avait obtenu 13,41. Le cumul de ces voix aurait dû s’assurer la victoire contre une droite divisée, d’autant que la gauche réalisait 49 % des voix aux municipales de 2008 et 52 % en 2012. Et pourtant, il n’en fut rien…

 

I. La politique présidentielle et gouvernementale jouait contre eux

Les coalisés n’ont pas été aidés par le contexte politique nationale qui a vu la gauche fortement contestée. Mars 2014 fut, dans toute la France, un juste retour de boomerang pour le PS et son allié EELV à cause de leur incapacité économique, de leur oubli de l’électorat populaire et de leur réformes acharnées pour modifier la société française (mariage pour tous, rythmes scolaires). De fait, ils se sont coupés d’une partie de leurs bases (ouvriers, parents d’élèves, croyants…) Le charisme de Jean-Marc AYRAULT n’arrangeait alors pas les choses, même si Manuel VALLS n’aurait pas fait mieux.

II. Ils ont manqué d’une émulation à gauche sur la commune

Ils ont voulu faire l’union tout de suite et ont manqué d’un débat d’idées avec l’extrême-gauche communiste qui aurait pu les faire connaître, le centre étant absent du débat politique. Le camarade Jean ESTIVILL ne compte pas puisqu’il ne sert que les intérêts des fidèles de Savigny-égalité à savoir sa famille et les fidèles de 1989 comme Pascal CHANOUX. Le Parti de gauche de Dominic LEBRUN ne les a pas suivis et n’a pas pu constituer sa liste.

III. Leur alliance, mal ficelée, ne ressemblait à rien

Ils ont cru qu’ils l’emporteraient au nombre de partis présents sur le bulletin. Le PRG uniquement représentée par Chirinne ARDAKANI n’a servi à rien sinon à montrer l’opportunisme de la jeune syndicaliste. EELV comptait 4 personnes dont la député SAS opposé au cumul des mandats mais pas opposé au fait de devenir conseillère municipale et conseillère communautaire de la CALPE. Le PC a brillé par ses sorties, notamment celles de Michèle PLOTTU-GROSSAIN qui ne cessait de réclamer des dépenses pour financer des services publics (lesquels, on ne sait pas)…

IV. Une liste de responsables politiques parachutés 

Il n’est un secret pour personne que Pierre GUYARD (« la fierté d’être Savinien« ) nous arrive de Verrières-le-Buisson, abandonnant lâchement le PS local. On appréciera que le Parti socialiste considère Savigny comme une poubelle. Éva SAS (EELV) n’habite la ville qu’une journée par semaine sinon Paris, à ce qui se dit. Chrinne ARDAKANI (PRG) a fui Massy ayant compris qu’elle avait une chance à Savigny. Enfin, Michèle PLOTTU-GROSSAIN (PC) était la seule implantée sur la ville mais elle avait disparu politiquement depuis sa participation aux législatives de 2007.

V. Communication et impressions de campagne

Il y a tout d’abord cette affiche sur laquelle le produit (Pierre GUYARD) est coupé. Cette communication révèle un amateurisme flagrant qui est indigne de l’expérience du PS. Il y a ensuite cette manie de ne se retrouver qu’entre copains, ce qui est oppressant pour les petits nouveaux. C’était super les réunions publiques et les vœux. Sauf que c’était systématiquement le même public dont une partie venait des villes voisines, de la CALPE notamment. Les marchés de la campagne n’ont pas fait recette et les candidats s’y disputaient. Seul le porte-à-porte fut efficace. Ce fut la campagne du PS pour le PS…

VI. Un projet qui n’a pas convaincu

Essayons de l’expliquer simplement :

un service public exemplaire et efficace –> Les électeurs ont préféré la droite qui favorise le privé. Seuls les fonctionnaires apprécient vraiment le service public.

accompagner tous les âges de la vie -> On pense aux jeunes et aux vieux. Mais que fait-on pour les actifs ? Or, ce sont eux qui votent le plus. Cet aspect a manqué.

réussir le vivre ensemble –> C’est une utopie. Commençons par vivre sur Savigny. Le FN ne s’embarrasse plus avec cette question très délicate et ici mal traitée.

rendre Savigny attractive –> Ce sont les Saviniens qui veulent profiter de leur ville et en sortir pour s’amuser. Ils n’ont rien à faire que les autres viennent.

VII. Un candidat-Maire qui n’a pas séduit

Il faut voir que 1/3 des électeurs de gauche a préféré FABRE. Pierre GUYARD, arrivé récemment quoiqu’il en dise, semble avoir du mal à parler d’autre chose que d’efficacité énergétique et de rénovation thermique. Ses positions en faveur des partenariats public/privé n’ont pas été comprises. Il n’a pas accroché dans les quartiers populaires à Grand-Vaux ou aux Prés-saint-Martin, semblant trop distant et trop lointain. Enfin, il ne connaissait pas suffisamment bien les dossiers saviniens, même entraîné par son équipe ou l’ancien maire-adjoint Bernard MÉRIGOT.

 

Cette défaite est d’abord la conséquence du climat politique national. Mais elle s’explique aussi par le refus des Saviniens d’un candidat et d’une équipe extérieure, qui n’a pas fait une super campagne et qui n’avait pas un programme suffisamment convaincant pour l’emporter.

À titre personnel, je déplore la soumission des militants du PS qui ont préféré le candidat parachuté par Solférino (Pierre GUYARD) à Jean-Marc DEFRÉMONT, militant classique du PS, parent d’élève FCPE, doté d’un ancrage local. On peut aussi regretter la division du PS savinien en deux courants : social-démocrate (très idéologique) et social-libéral (avec compromis) et la victoire du premier sur le second. Enfin, on peut déplorer la perte de personnes compétentes telles que Chadia SEMDANI-ZIZTERMAN et de Jean-Claude LÉOST.