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Savigny-sur-Orge : la Police nationale de l’Essonne est-elle au dessus des lois ?

Vous souvenez-vous de cette mésaventure arrivée aux socialistes saviniens en 2017, et racontée dans cet article du Parisien ?

http://www.leparisien.fr/savigny-sur-orge-91600/savigny-la-caravane-de-campagne-du-ps-delogee-par-la-police-municipale-20-04-2017-6871326.php

Une caravane faisant la communication de Benoît HAMON (aux lycéens qui ne votent pas), avait été délogée par la Police municipale au prétexte qu’elle n’avait pas d’autorisation de stationnement.

Laquelle occupation du domaine public est effectivement régie par l’article L.113-2 du code de la voirie routière, qui dispose effectivement qu’il convient d’une autorisation. Ces dernières intervenant dans les villes sous la forme d’un arrêté du maire, aux termes de la jurisprudence.

Bref, quand j’ai appris que c’était la Police qui allait stationner un bus promotionnel pour inviter les jeunes à devenir policiers (ils ont 900 places à pourvoir), je me suis dit qu’il était intéressant d’avoir une copie de cet arrêté.

Et qu’est-ce que j’apprends ? Qu’il n’y en a pas, mais qu’ils ont quand même demandé l’autorisation à la Police municipale, ce qui me semble un peu léger et pas très réglo…


Finalement, je n’ai pas l’impression que cette caravane promotionnelle soit venue parce que j’étais à 10 heures et à 14 heures, et il n’y avait personne. Sûrement à cause des intempéries.

Mais toujours est-il qu’il n’y avait pas d’acte prévu pour autoriser leur venue, et qu’étrangement, l’article consacrée à cette venue a rapidement disparu du site de la Ville Iil était encore visible en cache le lendemain.)


Pas de réponse du commissaire de Police. Pas non plus de la Direction départementale de la sécurité publique, malgré mes interpellations !


Je pense personnellement que la Police fera envie quand elle donnera l’exemple, et que les citoyens n’auront plus l’impression que certains policiers (la minorité visible) n’abusent de leur autorité pour se permettre tout et n’importe quoi (comme dans les films et les séries policières qui sociologiquement ont cassé l’image de la Police en révélant leur « humanité » et donc leurs faiblesses)… Comment peuvent-ils être crédibles, si rien que là dessus, ils s’arrangent avec la Loi ?



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Ma réaction à la campagne de recrutement 2018 de la Police nationale

Puisque même le président de la République se met à faire du communautarisme, tandis qu’un membre de son Conseil présidentiel des villes, Yassine BELATTAR pour ne pas le nommer, décerne désormais des brevets de nationalité en nous expliquant qu’il est « plus français que VALLS », je voudrais donc préciser que je suis fier d’être un « mâle blanc », même si je n’échange pas de rapport (lire en bas), et que j’emmerde ceux que ça dérange.

Cette campagne me rappelle celle de la SNCF contre la fraude, laquelle ne présentait que des jeunes blancs bien propres sur eux, soumis à la tentation de la fraude. Alors, je ne nie pas que les blancs fraudent aussi et commettent aussi des actes délictueux (moi le premier). Sauf que sur trois délinquants, et par rapport à mon expérience de la prison, il y en a certes un qui est blanc, mais dans tous les cas pas les trois. Donc voilà encore un sujet sensible devenu tabou…


Savigny-sur-Orge, le 27 mai 2018

Monsieur le commissaire de Police,

Je suis un “mâle blanc”, catégorie déjà stigmatisée jusque par le président de la République, qui ne veut pas de ses propositions pour la “banlieue” ; mais qui veut quand même bien des impôts des mâles blancs pour financer ladite banlieue.

Sachez que je désapprouve la dernière campagne de recrutement de la Police nationale (du 14 mai 2018), laquelle présente des situations dans laquelle la Police appréhende uniquement des “mâles blancs”, ce qui ne me semble pas exactement correspondre à la réalité du terrain.



J’ai la faiblesse de penser que si tous les “mâles blancs” de ce pays faisaient ainsi remonter un avis similaire à la Police de leur circonscription, alors peut-être que votre institution arrêterait la communication politiquement correcte, et oserait confronter sa publicité à la réalité. Peut-être même que les Français augmenteraient ainsi leur confiance en la Police ?

Je vous prie de croire, Monsieur le commissaire de Police, en l’expression de mes salutations républicaines.

Olivier VAGNEUX


Pour mémoire, l’intervention du président MACRON ce mardi 22 mai 2018 :

“Et quelque part ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent l’un un rapport et l’autre disant « on m’a remis un plan, je l’ai découvert ». C’est pas vrai, ça ne marche plus comme ça. Les gens qui y vivent, qui font parfois depuis des décennies, ce sont des acteurs de ces sujets. Ils ont envie de faire, ils ont une bonne partie des solutions. Elles ne sont parfois pas reconnues. Elles ont besoin qu’on les facilite, qu’on accélère. elles ont besoin qu’on leur donne un statut. Elles ont besoin qu’on les porte, qu’on leur donne du sens. Elles ont besoin qu’on les aide à réussir, c’est ça la République. »



D’une privatisation de la Police nationale par le maire de Savigny-sur-Orge

À Savigny-sur-Orge, il y a une caste bienpensante (dont je ne fais pas partie) qui a le droit d’échanger avec le commissaire de Police des sujets de la politique locale de la sécurité. Et puis, il y a tous les autres cons qui vont se faire foutre, et qui n’ont qu’à prendre un rendez-vous avec le commissaire s’ils veulent s’informer ou causer un peu. On remarquera que ledit officier n’était pas en uniforme, et que c’est tout de suite moins bandant.


Par courriel envoyé le 17/02/18 à 20 h 01

‌Savigny-sur-Orge, le 17 février 2018

Monsieur le Commissaire,

Je suis ravi d’apprendre, par le compte Facebook du maire de Savigny, que vous êtes venu échanger avec des Saviniens sur les politiques municipales de sécurité (Pièce jointe).

Mais sinon, que faut-il faire pour que vous réalisiez le même témoignage auprès de Saviniens ordinaires, au cours d’une réunion qui soit publique et annoncée ?

Cette privatisation du service public de la Police, manifestement au profit des seuls acteurs du dispositif de participation citoyenne, m’est tout simplement insupportable.

D’autant plus quand votre présence fait l’objet d’une récupération et d’une communication politicienne. Pourquoi ne témoignez-vous que devant certains ?

C’est ce genre d’évènements qui me fait perdre confiance en la Police ; en la rapportant aux expériences citoyennes que j’ai pu vivre avec vos services.

Je vous remercie de votre attention.

Olivier Vagneux




La Police nationale à Savigny-sur-Orge : trois poids, trois mesures

COURRIEL PUBLIC RETRANSCRIT SUR MON BLOG

EN COPIE À LA POLICE MUNICIPALE DE SAVIGNY-SUR-ORGE,

AU CABINET DU MAIRE DE SAVIGNY-SUR-ORGE,

ET AU PRÊTRE RESPONSABLE DE LA PAROISSE DE SAVIGNY-SUR-ORGE.

Avertissement : Les propos tenus dans ce courriel n’engagent que leur auteur, et ne sauraient traduire la pensée des destinataires en copie du message !

Objet : Infractions au stationnement à Savigny-sur-Orge


Savigny-sur-Orge, le 15 octobre 2017

Monsieur le Commandant de Police, chef de la circonscription de sécurité publique de Savigny-sur-Orge,

Ce dimanche 15 octobre 2017, à 10 h 30, deux agents de Police nationale ont procédé à un rappel à la Loi de personnes contrevenantes à l’arrêté municipal n°15/145 interdisant le stationnement sur le parvis de l’église saint-Martin de Savigny-sur-Orge (1 rue des Rossays). Je précise que ces personnes étaient âgées et titulaires d’une carte d’invalidité !

J’ai trouvé cette intervention scandaleuse ; je vais m’en expliquer successivement.

Non pas qu’il ne convienne pas de faire appliquer des arrêtés municipaux débiles ; j’ai malheureusement découvert celui-ci trop tard pour l’attaquer au Tribunal administratif.

Et entre nous, heureusement que vous ne lisez pas vraiment ce que produit la mairie de Savigny-sur-Orge en termes d’arrêtés, parce que beaucoup sont inapplicables.

Mais il n’est pas normal que vous pratiquiez une discrimination en ne vous en « prenant » qu’aux chrétiens allant à l’office du dimanche et pas aux personnes stationnés illégalement cinquante mètres plus loin pour faire leur marché.

Je me permets ainsi de vous rappeler l’article 17 du règlement général de la circulation et du stationnement à Savigny qui interdit tant l’arrêt que le stationnement rue du Mail entre la rue Joliot-Curie et la rue Charles-Rossignol, soit en face du lycée Corot.

J’y ai attendu vos agents ; ils ne sont pas intervenus. J’en conclus à deux poids, deux mesures. Avec le fait que si jamais vous commencez à éduquer les clients du marché Davout, Monsieur le maire de Savigny va certainement trouver à redire… Alors que les chrétiens sont quand même une cible un peu plus facile, que personne ne va défendre…

Serait-ce sinon que vous auriez trop peur de tomber sur, voire de verbaliser par mégarde, l’officier de police judiciaire qu’est la maire-adjointe au Commerce, qui se gare certaines fois carrément sur la Place Davout, au motif qu’elle possède, elle aussi, une carte d’invalidité ; ce qui ne l’empêche pourtant pas de rester 32 minutes debout aux vœux du maire…

Et puis, c’est facile de faire des reproches (là encore justifiés) aux chrétiens ; mais moi, j’attends encore et surtout que vous interveniez le vendredi, rue des Prés-saint-Martin, à l’heure de la prière du soir des musulmans… Ce n’est pas tout à fait le même public…

Mais vous pourrez toujours me répondre qu’il n’y a pas d’affluence dans cette rue, puisqu’il n’y a pas de salle de prière, puisqu’elle n’est pas autorisée par le Plan local d’urbanisme de Savigny…

Donc pourquoi ne rappeler la Loi qu’aux chrétiens quand je n’ai pas écho que vous la rappeliez aussi aux musulmans ; et que vous ne vous déplacez même plus lorsque les riverains vous appellent, notamment parce qu’ils ne peuvent plus sortir leur voiture de chez eux ?

D’ailleurs, si ceux-ci ont arrêté de vous appeler, ce n’est pas parce que les problèmes de stationnement ont cessé, c’est juste qu’ils ont compris que ça ne servait à rien !!!


De toute façon, je ne suis pas certain que la Police nationale ait la capacité de faire appliquer ledit arrêté municipal n°15/145 en tant que la mise en œuvre de celui-ci ne respecte pas l’instruction interministérielle sur la signalisation routière de 1977.

Pas plus celui-ci (15/145), qu’à moins de 5 mètres de là, l’arrêté établissant un arrêt minute rue de l’église, dont on attend depuis plus de deux ans qu’un pannonceau précise sa durée de 30 minutes ; au grand dam des commerçants dont les clients se font verbaliser, quand bien même toute Police est parfois incapable de prouver combien de temps ils sont restés.

Et vous savez comme moi, que si ces contraventions ne sont pas contestées, c’est parce que pour 11 euros, on ne va pas en dépenser autant en frais postaux et en perte de temps, à aller devant le Tribunal de Police ; tout cela parce que la Ville est incapable de poser quelques panneaux qui font que les Polices agissent par abus de pouvoir !

Quel dommage encore que ces mêmes agents ne passent pas le soir dans cette même rue des Rossays. Hier encore, samedi 14 octobre 2017, à 20 h 25, je me suis même fait insulter pour avoir reprocher à des usagers de l’épicerie de cette rue d’être arrêtés au milieu de la route. Et c’est quasiment tous les soirs ! Que fait la Police dans ces cas-là ? Où est-elle ?

Enfin, une dernière question : qui est habilité à adresser des rappels à la Loi aux agents de la BAC qui stationnent là où c’est interdit, certains jeudis soirs, aux alentours de 20 heures, un peu n’importe comment, pour aller faire leurs courses à l’épicerie de la rue Roger-Salengro ? Autant on peut comprendre pour certaines opérations de Police, autant pour celles-là…

En conclusion, je n’ai pas de problème avec le fait que vous adressiez des rappels à la Loi, surtout quand ils sont justifiés, mais svp, appliquez la Loi de la même manière, partout et avec tout le monde ! Ce que vous n’avez pas fait aujourd’hui !

Si vous intervenez le dimanche matin auprès des chrétiens de Savigny, intervenez aussi quand c’est nécessaire, le même jour à la même heure auprès des clients du marché Davout, et pourquoi pas le vendredi, dans la rue des Prés-saint-Martin.

Je vous remercie de votre attention, et je vous prie d’agréer, Monsieur le Commandant de Police, l’expression de ma considération distinguée.

Olivier VAGNEUX