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Sur la brutale éviction de Richard BRUNETTO de son poste de chef de la Police municipale de Savigny-sur-Orge

Une « méthode de connards » ! Il n’y a pas d’autres termes pour désigner cette pratique du maire de Savigny qui consiste à organiser le remplacement de certains agents sans même les en informer. En effet, Éric MEHLHORN a décidé de se séparer, sans ménagement, de Richard BRUNETTO, chef de la Police municipale (PM), au service des Saviniens depuis le 15 décembre 1987 ; à qui en plus, il ne semble avoir aucune faute à reprocher…

La scène se passe lors du forum des associations 2018. Je croise BRUNETTO, et je lui demande s’il est sur le départ parce que j’entends dire, depuis la fin juin, que la Ville envisage de changer de responsable de la PM. Et lui me dit que non, mais qu’il a aussi entendu cela, sans pouvoir le vérifier. Ayant fini par trouver la proposition d’embauche, et fait jouer quelques contacts en mairie, j’apprends qu’il sera dégagé en novembre (alors que lui ne le sait pas encore).

Je sais donc que l’offre d’emploi, que je republie en bas de page, a été diffusée le 12 juillet 2018 sur le site Emploi-Collectivités.fr. Que la Ville a retenu 4 candidatures, même s’il y en a déjà une qui ne semble pas convenir. Et j’ai deux versions quant à la date du remplacement ; l’une début novembre pour que le nouveau chef prenne son poste au 11 novembre ; et l’autre à la toute fin du mois de novembre. Par contre, je ne sais pas quand ils pensent le dire à BRUNETTO…

Début juillet, un policier municipal, déjà informé de ce qui se tramait, me disait : « on a un chef de la Police municipale qui est à l’image de la Ville », sous entendu un gentil mou. Moi, je pense au contraire qu’il était l’homme de la situation pour une population qui souffre plus de l’insécurité ressentie que de l’insécurité réelle et qui cherche en fait à se rassurer en demandant toujours plus de bleu dans la rue. Mais la PM n’est pas là pour protéger les gens !

Personnellement, je garde toujours en travers de la gorge cette mésaventure du 07 mars 2012 au cours de laquelle Richard BRUNETTO, obéissant à un ordre illégal qu’il n’a pas cherché à contester, qui plus est donné par un mec du cabinet du maire donc sans autorité légale aucune, m’a expulsé d’une réunion publique. Mais pour le reste, je pense effectivement que BRUNETTO n’a pas démérité, et qu’il a fait plutôt sérieusement le travail qu’on lui demandait.

Or, je crois que MEHLHORN, qui bave devant tout ce qui porte un uniforme ; et qui aura au moins accompli cet objectif de renforcer sa milice sa police politique, comme un petit garçon qui complèterait sa collection de soldat de plomb, veut juste un chef plus jeune pour mieux présenter, tant sur les photos, que pour rassurer les papys et les mamies qui ne sortent plus de chez eux après 18 heures, mais qui veulent la Police municipale à la gare, y compris la nuit…

Maintenant, la Ville n’a pas à payer les complexes de MEHLHORN. Et les deux premiers trucs que l’édile pourrait faire, et qui sont dans mon programme, sont 1) de se passer de son adjoint à la Sécurité, qui pourrait d’ailleurs ne pas forcément toujours être un vieux papi qui lui aussi réalise ses fantasmes de super-flic, donc de s’en charger lui-même ! Et 2) d’assurer en personne la responsabilité fonctionnelle de la Police municipale, plutôt que de la confier à son cabinet !


Je termine avec trois photos qui témoignent du malaise démocratique qui ressort des liens entre MEHLHORN et les Polices. Oui, le maire est le premier d’officier d’ordre public de la Commune, mais se servir de la Police pour faire passer ses décisions politiques, ou pour assurer sa protection parce qu’on assume pas l’impopularité de ses choix, me dérange et me fait penser à ce qui se pense dans un totalitarisme. La Police est au service de la population !


1. MEHLHORN s’adressant aux Polices (regardez les mouvements de tête de ses deux interlocuteurs qui boivent ses paroles ; et moi qui m’étonne après que les enquêtes préliminaires visant le maire de Savigny et confiées au commissariat de Police nationale de Savigny aboutissent à un dossier de procédure vide)


2. MEHLHORN exfiltré du forum des associations, alors qu’un groupe d’adhérents de l’ASLS Musculation voulait juste lui parler (même pas lui casser la gueule)


3. MEHLHORN se rend pour discuter avec quatre membres de l’ASLS Musculation


Ce mardi 18 septembre, MEHLHORN pourra donc bien aller pleurer MARSAUDON, dont il peut être certain qu’il n’arrivera jamais à faire oublier le nom par la médiocrité de sa politique. Ce n’est pas l’ancien député-maire, qui malgré tous ses défauts, et la guerre qu’il a mené au personnel en 1983, aurait agi de la sorte, parce que lui, avait du courage et de l’honneur. Dire qu’il va encore falloir supporter les conneries de MEHLHORN pendant au moins dix-huit mois…





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Savigny-sur-Orge : la Police nationale de l’Essonne est-elle au dessus des lois ?

Vous souvenez-vous de cette mésaventure arrivée aux socialistes saviniens en 2017, et racontée dans cet article du Parisien ?

http://www.leparisien.fr/savigny-sur-orge-91600/savigny-la-caravane-de-campagne-du-ps-delogee-par-la-police-municipale-20-04-2017-6871326.php

Une caravane faisant la communication de Benoît HAMON (aux lycéens qui ne votent pas), avait été délogée par la Police municipale au prétexte qu’elle n’avait pas d’autorisation de stationnement.

Laquelle occupation du domaine public est effectivement régie par l’article L.113-2 du code de la voirie routière, qui dispose effectivement qu’il convient d’une autorisation. Ces dernières intervenant dans les villes sous la forme d’un arrêté du maire, aux termes de la jurisprudence.

Bref, quand j’ai appris que c’était la Police qui allait stationner un bus promotionnel pour inviter les jeunes à devenir policiers (ils ont 900 places à pourvoir), je me suis dit qu’il était intéressant d’avoir une copie de cet arrêté.

Et qu’est-ce que j’apprends ? Qu’il n’y en a pas, mais qu’ils ont quand même demandé l’autorisation à la Police municipale, ce qui me semble un peu léger et pas très réglo…


Finalement, je n’ai pas l’impression que cette caravane promotionnelle soit venue parce que j’étais à 10 heures et à 14 heures, et il n’y avait personne. Sûrement à cause des intempéries.

Mais toujours est-il qu’il n’y avait pas d’acte prévu pour autoriser leur venue, et qu’étrangement, l’article consacrée à cette venue a rapidement disparu du site de la Ville Iil était encore visible en cache le lendemain.)


Pas de réponse du commissaire de Police. Pas non plus de la Direction départementale de la sécurité publique, malgré mes interpellations !


Je pense personnellement que la Police fera envie quand elle donnera l’exemple, et que les citoyens n’auront plus l’impression que certains policiers (la minorité visible) n’abusent de leur autorité pour se permettre tout et n’importe quoi (comme dans les films et les séries policières qui sociologiquement ont cassé l’image de la Police en révélant leur « humanité » et donc leurs faiblesses)… Comment peuvent-ils être crédibles, si rien que là dessus, ils s’arrangent avec la Loi ?



Des doutes sur l’efficacité des caméras piétons à Savigny-sur-Orge

L’expérimentation des caméras piétons par les policiers municipaux s’est officiellement achevée ce dimanche 03 juin 2018. L’occasion pour moi d’exprimer mes doutes sur ce système, initié à Savigny-sur-Orge dans l’émotion, à la suite de l’agression de deux policiers municipaux surprenant (les seuls pas informés) un trafic de stupéfiants. Surtout du fait que ce dispositif n’ait jamais fait ses preuves dans le cadre d’une utilisation pro-active.

Je commencerai en me basant sur le témoignage du chef de la Police municipale, Richard BRUNETTO, dans Le Parisien du 27 mai 2018 :

« D’ailleurs, sur les douze mois d’expérimentation du système, nous n’avons pas eu à démarrer un enregistrement une seule fois. Nous avons constaté que le nombre de situations conflictuelles lors de nos interventions a considérablement diminué. Les gens sont beaucoup plus polis et courtois avec nous lorsqu’ils aperçoivent le voyant vert de veille de ces caméras. »

En premier lieu, le fait que la Police municipale n’ait pas eu à se servir du dispositif, ni même manifestement à menacer de s’en servir, pose une question : la Police municipale, dans le cadre de sa mission de service public, a-t-elle vraiment besoin d’un tel dispositif ?

Ensuite, la diminution du nombre de situation de conflits est-elle liée à une peur de la caméra, ou à d’autres raisons ? Dans quelle mesure un sentiment ressenti peut-il permettre de déduire un lien de cause à effet ; sinon de faire le bilan de l’utilisation du système ?

Il est quand même paradoxal que notre Police municipale ait tellement peur d’aller au contact des gens (et je comprends la colère des résidents du quartier Gare qui ont un budget contraventions allant jusqu’à 1500 euros par an parce que la Police municipale ne sert qu’à verbaliser et à garder Monsieur MEHLHORN qui n’a aucune proposition pour le stationnement résidentiel…) ; qu’elle en vienne à pratiquer une forme de terreur, pour éviter de s’avouer qu’elle est terrorisée.

Bien sûr, il est plus stimulant pour des agents de Police municipale de vouloir jouer les auxiliaires de la Police nationale. Mais je ne pense pas, dans le cadre de sa mission régalienne, que notre Police municipale ait réellement besoin de se cacher derrière un flingue, un gilet pare-balles, un chien et une caméra. Et qui peut croire qu’une personne réellement déterminée sera arrêtée par un des éléments pré-cités ? Nous sommes dans une dangereuse escalade.

Intéressons-nous donc à la remarque de Richard BRUNETTO sur le regain de politesse et de courtoisie des gens face à la caméra, dont j’ignore à quel degré d’interprétation il faut la prendre. Le chef de la Police sait-il que les gens sont hypocrites et évitent juste de la ramener pour ne pas risquer d’aggraver leur cas ? Ou croit-il vraiment que ces caméras font l’éducation des gens, et les transforment en profondeur ; ceux-ci se mettant à aimer la Police ?

Tout continue de me faire penser que la caméra piéton est un dispositif pour que les policiers municipaux se sentent en sécurité ; et je trouve dangereux que des personnes fassent leur métier la peur au ventre. L’Histoire nous montre que plus l’armement de la sécurité civile est important, et plus le régime politique est mal en point… Je préférerai sincèrement qu’on mette cet argent ailleurs, et plutôt qu’on le donne à la Police nationale dont c’est le rôle de nous protéger.

Plus le temps passe, et plus je pense à la suppression partielle ou totale de la Police municipale de Savigny. Tout le paradoxe de la situation est que l’insécurité ressentie prend le pas sur l’insécurité réelle, et que beaucoup de gens prêtent à la Police municipale des vertus qu’elle n’a pas. Dans mon expérience, la Police municipale n’a jamais rien fait pour moi (pour me rendre service), et je n’ai en fait pas l’impression qu’elle en ait beaucoup plus fait pour les autres…



À Savigny-sur-Orge, la Police municipale est une Police politique

Regardez bien cette image extraite du film documentaire Nuit et Brouillard, mais censurée par le pouvoir politique en 1956. On y voit un policier français surveillant des personnes juives internées au camp de Pithiviers début 1942, lesquelles seront bientôt déportées vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Pensez-vous donc que ce policier, qui ne faisait qu’obéir aux ordres, puisse avoir eu un cas de conscience par la suite ?

Ce 22 mars 2018, juste avant que commence la séance du Conseil municipal, le chef de la Police municipale de Savigny-sur-Orge, Richard BRUNETTO, est venu m’avouer, à deux reprises, qu’il avait « agi sur ordre » le mercredi 7 mars 2012, lorsqu’il m’avait raccompagné à la porte de la salle des fêtes, d’où Laurence SPICHER-BERNIER annonçait sa candidature aux élections législatives 2012. Mais tout va bien pour lui parce qu’il peut se regarder dans un miroir !

Tout à fait entre nous, cette révélation n’a rien d’une surprise, mais cette soumission me déçoit quand même terriblement. J’avais bien vu Hocine BEN BACHIR (le BERNIER de Laurence SPICHER), alors au cabinet du maire, faire un signe en ma direction. Sauf que c’était un ordre manifestement illégal, parce qu’il contrevenait à ma liberté d’aller et de venir ; qui plus est, à une réunion publique dans des locaux publics, et Richard BRUNETTO a librement choisi d’y obéir.

Malheureusement, il n’est pas seul dans ce cas là. À se masquer la gravité des actes commis, derrière le fameux article 28 alinéa 1er de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 disant que les fonctionnaires doivent se conformer aux instructions de leur supérieur hiérarchique. Et tant pis pour le devoir de désobéissance « lorsque les ordres sont manifestement illégaux et de nature à compromettre gravement un intérêt public », issu d’une jurisprudence constante du Conseil d’État.

Imagine-t-on seulement une Police qui n’obéisse plus aux ordres, ou qui sélectionne les ordres en fonction de sa conscience ? Ce serait l’anarchie ! Au fond, ce n’est pas à ces agents terrifiés que j’en veux personnellement. Mais je ne peux pas excuser qu’ils fassent du service privé, plutôt que du service public, et ce faisant qu’ils atteignent au contrat social. Car à ces agents déresponsabilisés et finalement déshumanisés, il est donc possible de tout demander.

Bien sûr que toute Police municipale est politique, puisqu’elle reçoit ses ordres de personnes politiques élues par le suffrage universel. Pour autant, cela ne justifie pas qu’elle soit politisée, et encore moins politicienne. Cela n’autorise pas certains abus, ni que certains en profitent…

  • Comment se fait-il qu’on ait pu voir au début du mandat des agents de la Police municipale aider Mme JAUGEAS, femme de l’adjoint à la Sécurité, à porter ses paquets de courses ? (Certains disent même qu’elle aurait été « escortée » pour y aller ; et aussi qu’il y aurait eu des contrôles de Police volontairement organisés près de la rue des artistes pour dissuader les Saviniens de passer par là.)
  • Comment se fait-il qu’on ait pu voir des agents de la Police municipale, avec des outils à la main, chez M. JAUGEAS, maire-adjoint à la Sécurité ? Lesquels y auraient commis de petits travaux. (On y a aussi vu d’autres agents de la Ville)
  • Comment se fait-il que les agents de la Police municipale se refusent de verbaliser les maire-adjoints lorsqu’ils sont mal garés ? (Il fut un temps où ils proposaient aussi de faire sauter les contraventions des élus, quand ils le pouvaient)
  • Comment se fait-il qu’ils aient remis les lettres de licenciements aux assistantes maternelles de la crèche familiale, à des enfants directement pour leurs parents absents ?
  • Comment se fait-il qu’ils refusent la communication de certains arrêtés municipaux, sur ordre de Daniel JAUGEAS, qui en plus est parfaitement incapable de faire respecter les arrêtés qu’il prend ?
  • Comment se fait-il qu’ils laissent dans le froid de l’extérieur de la salle du Conseil municipal, élus de l’opposition et public, quand bien même il peut pleuvoir ou faire -5° dehors, et ceci alors que les élus de la majorité sont à l’intérieur parce qu’ils ont au chaud ?
  • Comment se fait-il qu’ils restreignent l’accès à des cérémonies publiques, dans des bâtiments publics ?
  • Comment se fait-il qu’ils aient entravé l’expression libre, en arrachant des expressions du collectif Sauvons l’enfance de Savigny en avril 2015 ?
  • Comment se fait-il qu’ils ne réagissent pas au fait qu’on les envoie en situation de se retrouver malgré eux, en première ligne au milieu d’un trafic de stupéfiants ?

Tous ces éléments m’amènent aujourd’hui à écrire que je n’ai plus confiance dans la Police municipale de Savigny-sur-Orge, qui au prétexte de répondre à des ordres, commet des fautes personnelles et des fautes de service inadmissibles. Ce sentiment est aussi renforcé par le fait que certains portent désormais des armes ; alors qu’ils ne sont pas ou plus au service de la population, mais finalement au service de leurs supérieurs…

C’est pourquoi je réfléchis sérieusement à la dissolution de la Police municipale de Savigny si je suis élu aux prochaines élections !

Notamment pour ne moi-même pas céder à la tentation de l’utiliser à des fins politiques ; laquelle n’aura de toute façon pas la force et la conviction de me résister puisqu’ils ont déjà accepté l’inacceptable, ce qu’ils se refusent donc d’admettre par ailleurs…