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Quand le bureau d’aide juridictionnelle me redemande des pièces déjà communiquées

Mes chers amis, je vous invite à vous préoccuper de ma santé mentale. Suis-je donc devenu fou, que le Bureau d’aide juridictionnelle me redemande des pièces que je crois savoir lui avoir déjà communiquées ? Ce n’est pas comme si j’avais un reçu qui atteste que j’ai bien remis certaines de ces pièces. Le plus dur pour moi va donc être d’arriver à expliquer mon impossibilité de communiquer les attestations du RSA, de la CAF et de Pôle emploi.


Regardez donc les demandes inscrites dans le courrier du jour (daté du 5 juillet),

Comparez avec ce qu’ils me disent avoir reçu le 29 juin,

Notez aussi l’évolution des besoins entre temps

Donc je vais être un bon petit soldat, et renvoyer tout ce qui m’est demandé, voire plus car on ne sait jamais. Je vais aussi faire un courrier individualisé pour chaque pièce que je ne peux pas fournir, et expliquer pourquoi je ne peux pas communiquer ladite pièce. En espérant que cela suffise, mais voilà qui va encore rallonger le temps de ma démarche. L’administration crève de tous ces délais. Surtout qu’on ne va pas se comprendre ; je vais d’abord leur téléphoner ou leur envoyer un mail lundi…


Regardons maintenant les documents qui m’ont été envoyés avec le courrier. Un pli recommandé qui n’aura coûté aux contribuables que vous êtes (que nous sommes même si je coûte plus que vous à l’État), que la modique somme de 5,83 euros, parce que la Justice bénéficie de réductions. On m’a photocopié l’intégralité du formulaire alors qu’on ne me demande que les pages 4 et suivantes (comprendre 4 et 5 ; à moins qu’il y ait là aussi un piège…)

Je terminerai en décriant cette menace des 8 jours. Soit je suis éligible à l’aide juridictionnelle en fonction de mes revenus, soit je ne le suis pas. Qu’est-ce que c’est que cette attitude de me dire que si je ne réponds pas sous 8 jours, je n’y ai plus le droit (alors que je pouvais faire la demande postérieurement). On a le droit qu’à une seule chance ?

À défaut que le maire de Savigny-sur-Orge qui me vaut ce pourvoi en cassation fasse découvrir grand chose à notre commune (par exemple les pistes cyclables qui sont dans le programme de maire, conseiller départemental, conseiller régional du nouveau député-maire de Savigny, Robin RÉDA), MEHLHORN me fait au moins découvrir les faiblesses de notre Justice.

Je sens que je n’en ai pas encore fini, parce que je m’attends à ce qu’ils me demandent un document officiel d’avis de non-imposition que Bercy ne peut pas me fournir avant août, le temps de vérifier les déclarations de ma micro-entreprise ! Et puis, ils vont vouloir des preuves de mes bénéfices non commerciaux, et là aussi, comment leur communiquer… Bon été !



Et REBSAMEN acheva de compléter son CV politique

Ainsi va la vie. François REBSAMEN (PS) est réélu maire de Dijon et président de la communauté urbaine du Grand Dijon. Il quitte donc le Gouvernement où il occupait le poste pourri de ministre du Chômage (pardon du Travail). Il n’aura rien fait. Il n’avait pas d’ambitions. Il retourne finir sa carrière politique bien au calme.

Rebs était déjà ancien sénateur, ancien conseiller général… Le voilà ancien ministre. Cumulé à ses indemnités de maire d’une ville de plus de 100 000 habitants (151 000) et de président de communauté urbaine, je pense que l’homme connaîtra une retraite mensuelle à cinq chiffres. D’ici à ce qu’on lui rajoute ensuite une commission théodule : le Conseil constitutionnel ?

Ministre oui, mais à l’Intérieur

Rebs voulait l’Intérieur et il aurait certainement été bon. C’est en plus un ministère qui réussit quand on vise le premier ministrat voire la présidence. Il faut dire qu’il s’y connaît avec Dijon qu’il a bien quadrillé de caméras de « vidéo-protection » (c’est le terme de gauche et quand on est à droite, on parle de « vidéosurveillance »). Mais HOLLANDE avait choisi VALLS en 2012.

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Puis VALLS pas fou n’allait pas mettre une personne comme Rebs pour lui succéder au cas où qu’il se montre bon. Pire imaginons qu’il ait été en première ligne au moment des attentats de janvier, on en faisait un président en 2017. Non, il fallait s’en débarrasser alors on l’a mis au ministère dont on ne peut rien tirer et où on ne peut rien faire : le Travail…

Le Travail plutôt que le Sénat à droite

Jean-Pierre BEL, président du Sénat de 2011 à 2014 l’avait dit dès le départ : il ne ferait qu’un mandat. Donc il lui fallait un successeur qui soit de gauche si le Sénat restait à gauche. Mais comme il est passé à droite, Rebs a préféré éviter de se ramasser face au candidat de la droite et partir quêter un ministère. Il ne restait alors que le Travail pour calmer ses ardeurs.

Le ministère impossible

Dépendant de la santé économique de la France, nos socialistes détestés ont malgré tout compris que le keynésianisme n’avait jamais fonctionné et qu’il ne servait à rien de créer de « faux » emplois publics. Donc on ne fait rien et on se retrouve tous les 26 ou 27 du mois pour annoncer la hausse. J’exagère bien sûr. Entre cela, on visite des entreprises et Pôle emploi.

Qui pour lui succéder au Travail ?

Forcément quelqu’un qu’on déteste pour qu’il s’y casse la gueule. Donc un aubryste sinon un frondeur. Alain VIDALIES semble bien parti. Mais comme la rumeur veut que Anne HIDALGO ait accepté l’organisation des JO à Paris en échange de l’entrée de son mari au Gouvernement, je pense fort à l’aubryste Jean-Marc GERMAIN.


Loi du non-cumul oblige, Rebs est obligé de démissionner. Enfin, cela ne semble pas trop difficile pour lui. Ce que je trouve dommage est la résignation (ou la lucidité) dont a fait preuve Rebs jusqu’au bout : je ne peux rien faire, je ne fais rien. Son successeur fera-t-il autrement ?