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Archives Municipales 2014 à Savigny-sur-Orge : l’unique tract du Front de gauche (FDG)

À la base, il devait y avoir huit listes candidates aux élections municipales 2014 de Savigny-sur-Orge.

Mais la liste du Front de gauche (FDG), conduite par Dominic LEBRUN, n’est pas parvenue à trouver 39 colistiers, et n’a donc pas pu aller au bout de son action.

Je pense que Jean ESTIVILL, d’après les documents que je publie après, n’y est pas étranger, en tant qu’il a siphonné sur sa liste la section locale du Parti de gauche.


Notez que j’apprécie beaucoup la photo de première page de Dominic LEBRUN, probablement réalisée sur fond vert, même si on croît y reconnaître le marché Davout en arrière-plan, en tout cas avec deux ou trois superpositions, avec une foule de gens derrière lui qui le suit. Et tous regardent dans la même direction de l’avenir ! Je trouve cela très stalinien…






Je sais qu’il y avait au Parti de gauche de Savigny des gens qui ne supportaient pas ESTIVILL, et qui malgré ses manœuvres pour revendiquer l’investiture de ce parti, ont réussi à l’en priver, l’obligeant à se rabattre sur le Parti ouvrier indépendant (POI). Ce qui finalement nuance l’efficacité de la proximité de la famille ESTIVILL avec le Lider Minimo Jean-Luc MÉLENCHON. Toujours est-il qu’à la fin, ESTIVILL pouvait revendiquer 10 des 14 militants du PG savinien…

© Facebook de Jean ESTIVILL – une manifestation de 1986




Jean ESTIVILL, dont je ne doute pas, même si plusieurs de ses opposants font courir la rumeur qu’il serait malade, et qu’il ne se représenterait pas, qu’il sera sur la ligne de départ des élections de 2020, avec des publications qui me seront exclusivement concernées. Quoi qu’il tapera sûrement un petit peu quand même sur tous ses anciens copains de gauche.



Sur l’hommage aux résistants rendus par Jean ESTIVILL ce 27 mai 2019

Sauf erreur de ma part, il s’agit de la première année où la Commune de  Savigny-sur-Orge célèbre la Résistance et commémore l’anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance (CNR) le 27 mai 1943.

À mon avis, encore une mesure électoraliste du maire qui veut à la fois s’attirer les bonnes grâces des anciens combattants, et en même temps mettre en avant Jean ESTIVILL, future tête de liste du Parti ouvrier indépendant et des gilets jaunes.

Sauf qu’à chaque fois qu’on confie un discours à ESTIVILL, il part dans tous les sens, tantôt affirmant des choses très justes, tantôt à la limite du révisionnisme historique. Et il nous livre un discours davantage personnel, empli des colères et des haines qui sont les siennes.


Il s’agit du message de l’ARAC de l’Essonne à l’occasion de l’hommage national du 27 mai à la Résistance et à la création du CNR.

==> Il faut savoir qu’il y a une ARAC locale et une ARAC départementale, et que l’une ne peut pas voir l’autre…


Aujourd’hui, certains misent sur l’oubli et sur l’Histoire pour travailler ici (propos inaudibles) à la destruction programmée de ses acquis sociaux et démocratiques. L’ARAC ne saurait accepter que ce qui a été conquis de haute lutte et institué par le Conseil national de la Résistance, le CNR, par son peuple, pour la nation, dans le cadre d’une République sociale, démocratique et solidaire, soit remis radicalement en question par un pouvoir qui a eu dernièrement l’indécence de rendre hommage aux résistants qui se sacrifiaient au Plateau des Glières, alors qu’il détruit leur œuvre.

==> Je suis d’accord, et c’est d’autant plus dommage de n’y inclure que l’ARAC. Tous les Français réellement attachés à la Résistance sont contre la politique du Gouvernement et trouvent indécents la récupération qu’il y a eu à l’occasion des élections européennes.


Le Conseil national de la Résistance par son programme attestait qu’acquis sociaux et libertés sont indissociables. En instituant l’obligation de la solidarité nationale, les constitutions qui ont suivi lui ont été fidèles. Or aujourd’hui, tous les fleurons des “jours heureux” sont remis en question. On voit se réaliser la menace qui pèse sur notre société quand on se souvient qu’en octobre 2007, Denis KESSLER, alors vice-président du MEDEF, écrivait dans Challenges, d’aller détruire l’esprit même du programme du CNR, et que nous voyons la pioche des démolisseurs déjà à l’œuvre : destruction de l’école publique, de la retraite, de la Sécurité sociale, démantèlement de la fonction publique, privatisation des barrages, de sources d’énergies, des grands moyens de transports, des aéroports, mépris des communes et des départements au profit de métropoles, marchandisation tout azimut de ce qui relève des services publics, menaces réaffirmées contre la laïcité et la loi de 1905, la liste est longue…

==> Là, on vire dans le hors-sujet. Étonnamment, il n’est pas du tout question des attaques sociétales, de la PMA et de la GPA, et donc de la marchandisation de l’Homme…

Pourtant, le programme du CNR dit :

II. MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

décidés à rester unis 4) après la Libération afin d’assurer le respect de la personne humaine

5) b) la garantie (…) d’un traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine

Article Ier de la Constitution de 1946 :  La France est une république (…) sociale.


Mais que l’histoire de la Résistance leur serve de leçon : le Peuple ne peut être que provisoirement soumis, et qu’ils s’imprègnent de cette réflexion de François MAURIAC : “seule la classe ouvrière est restée dans sa masse fidèle à la patrie proclamée”. Aujourd’hui comme hier, elle ne restera pas à l’arrêté.

==> Intéressant que ESTIVILL cite un intellectuel résistant chrétien.

Malheureusement, je pense que la servitude volontaire aux GAFAM est pire que tout…

Et que donc si, le Peuple peut être soumis, s’il le veut !


La Résistance oui, c’est une page douloureuse, mais magnifique de notre Histoire. La France soumise, pliée et humiliée, que PÉTAIN plongea dans la collaboration dans l’un des aspect les plus abjects. L’antisémitisme conduit à l’un des épisodes les plus tragiques et les plus honteux de son Histoire : la Rafle du Vel d’Hiv

aura sauvé son honneur aux yeux de ses enfants du monde et de l’Histoire. Oui, elle a sauvé son honneur : ceux qui au nom de la patrie, de l’humanisme, et de l’universalité de ces valeurs que ce combat fut mené. Cet honneur porte un nom : la Résistance.

==> Il y a un problème de transition dans son texte.


La défaite avait permis au régime de Vichy de s’installer. Cela avait été, selon l’expression de l’Action française, une “divine surprise”. Pour PÉTAIN, sa Police, la milice, les volontaires français contre le bolchévisme, la LVF, enfin, se réalisait la politique qui était leur crédo : “plutôt HITLER que le Front populaire”. Préparé de longue date par les milieux industriels et financiers qui soutenaient l’extrême-droite. Balayant immédiatement la République, la démocratie et la laïcité, l’État français allait pouvoir reprendre sa revanche sur le Peuple, et en particulier sur la classe ouvrière qui lui avait fait si peur en 1936 quand il avait voulu tout simplement, par la loi, la reconnaissance de son travail et de sa dignité. C’en était terminé de la République, de la gueuse qu’ils avaient supporté mais jamais accepté. L’ancien régime, celui de Vichy, la France de Jeanne d’Arc et de Clovis était rétabli.

==> Là, c’est le révisionnisme, mélangé au discours marxiste de la lutte des classes.

Les salauds de patrons votaient tous HITLER.

Et si tu n’aimes pas le Front populaire, c’est que tu aimes la France des rois, de Jeanne d’Arc et de Clovis…


Le 18 juin 1940, à Londres, un homme seul, isolé avait dit non. PÉTAIN le condamna à la peine de mort. Son appel à continuer la lutte était un appel à la résistance. Comme devait être l’acte héroïque, celui du jeune communiste Pierre GEORGES, futur colonel-Fabien de l’armée de DE-LATTRE-DE-TASSIGNY, au métro Barbès, salué par Maurice SCHUMANN, la voix de Londres à Radio-Londres : les coups de feu tirés par le jeune Français sont la suite logique, fatale, inéluctable, de l’attentat permanent contre la Nation française, par l’ennemi et ses complices.

==> Je ne savais pas que SCHUMANN était la voix de Londres.

On cite un communiste, parce qu’on a cité un chrétien.

Sincèrement, les attentats sur des personnes ont eu des effets très limités, mis à part qu’on faisait fusiller des Français pour se venger…


La France des droits de l’Homme n’était pas morte, et la Résistance allait se charger de rappeler que le drapeau tricolore, que la LVF, sous uniforme allemand, utilisait, lui avait été usurpé. Les efforts conjugués contre le fascisme et pour libérer la France allaient progressivement s’accorder. Ils étaient à l’image d’un homme que le général DE-GAULLE allait désigner : l’ancien chef de cabinet du ministre du Front populaire Pierre COT, l’ancien préfet Jean MOULIN.

==> Étonnant Jean ESTIVILL qui dresse l’éloge du drapeau, alors qu’il est membre d’un parti internationaliste qui rejette les nations…


L’affiche rouge, placardé pendant trois mois sur les murs (propos inaudibles), et qui désignait les 23 étrangers résistants de la FTP-MOI comme des terroristes, arrêtés par la Gestapo, avec la complicité de la Police française, qu’on fusillera au Mont-Valérien en février 1944, eut un effet contraire de celui escompté par les nazis et les vichystes. Ils combattaient pour libérer la France, car la France était celle qui, depuis 1789, incarnait les valeurs d’universalisme auxquelles étaient attachés les peuples (les MOI ? l’époque ?)

==> Si ESTIVILL place l’Affiche rouge dès qu’il le peut, c’est parce que son oncle est dessus, Célestino ALFONSO, au troisième rang à gauche.


La détermination du général DE-GAULLE face à la Grande-Bretagne, et aux USA, et l’action déterminante de la résistance intérieure : celle des FFI et des FTP dirigés par le Parti communiste lors du débarquement en particulier, interdit aux Alliés de considérer la France comme une ennemie, et les conduisit à l’obligation de reconnaître les dirigeants que la France s’était donnée par leur lutte contre l’occupant, et le régime collaborationniste.

La journée du 27 mai qui consacre depuis 2013 l’anniversaire de la création du CNR doit dans toutes les communes françaises, comme aujourd’hui dans notre ville à Savigny, être célébré afin de rappeler que la France ne saurait trahir les idéaux de ces combattants de l’ombre.


Comme souvent, je trouve dommage, avec un maire qui ne dit rien, et qui laisse faire, de politiser les commémorations nationales.

Surtout quand on instrumentalise le combat d’une époque pour faire vivre des combats d’aujourd’hui, qui sont fatalement différents.

Il est clair que les résistants n’ont pas écrit le parti du POI ni celui des gilets jaunes.

Inversement, je ne sais pas si ces derniers regrettent l’époque parce qu’elle leur était plus favorable, ou s’ils s’inspirent vraiment des « Jours heureux » (le programme du CNR).

J’ai tendance à penser que c’est en grosse partie de la récupération opportuniste, et je trouve cela moche pour mes quelques rares ancêtres résistants, qui n’agissaient d’ailleurs pas forcément pour ce programme du CNR ; et à qui on fait dire beaucoup de choses soixante-dix ans après, dont si je ne peux pas dire qu’elles soient fausses, parce que je ne suis pas légitime à parler en leur nom, je ne peux pas non plus assurer qu’elles soient forcément vraies…



Trois indices qui offrent à penser que Jean ESTIVILL sera candidat aux municipales de 2020 à Savigny-sur-Orge

Le meilleur allié de la droite ferait-il son retour en politique après ses 2,84 % de 2014 ? Voilà qui est de très bon aloi pour diviser encore plus une gauche qui n’a pas besoin de cela. Étant donné qu’il ne fera que capter des voix de gens qui me détestent profondément pour tout ce que je suis, je ne peux que l’encourager : vas y Jean, montre-leur, défonce-les tous ! Voici en attendant trois indices qui me donnent à penser qu’il revient !


1. Au Grand débat national du 13 mars 2019

Présent au côté du seul gilet jaune de la soirée, le Professeur aura passé la soirée à demander les coordonnées des auteurs des interventions qu’il trouvait estivillo-compatible. Je sais aussi qu’il m’a dézingué auprès de Saviniens qui lui auraient indiqué leur intention de me soutenir. Manque de chance pour lui, la plupart des jeunes présents qu’il comptait récupérer sont déjà à l’Union populaire républicaine de républicaine de François ASSELINEAU.


2. Avec les francs-maçons pour réaffirmer la laïcité

D’après la loi de 1905, la laïcité est le fait que l’État ne reconnaît pas et ne favorise pas les religions. Je ne sais donc pas ce qu’est une famille laïque, si ce n’est une association de gens dont se sert ESTIVILL comme l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC). Toujours est-il qu’il va au moins exister trois après-midis, et que je ne doute pas qu’il s’en vantera après, en tant qu’apporteur à la vie intellectuelle de Savigny.


3. En quête d’une nouvelle investiture du Parti ouvrier indépendant (POI)

Après avoir été socialiste puis radical de gauche (1994), soutenu par les communistes puis après trostskyste au parti de gauche et maintenant au parti ouvrier indépendant, notre ami cherche à confirmer cette dernière identité et participe (ou relaye) le comité national de résistance et de reconquête des acquis sociaux, marionnette du POI. J’ose penser sincèrement qu’il n’en aurait rien à faire si ce n’était pas en vue d’une investiture (Cc Nicolas BOISIER)


Je passe ici sur ses interventions politiques hors-sujets lors des commémorations, que je n’hésiterai plus à huer lorsqu’elles me deviendront insupportables. Juste pour dire que le maire de Savigny est bien lâche d’accepter sans réagir une telle politisation de ces cérémonies.

Malheureusement, Jean ESTIVILL a la haine de la France parce qu’effectivement, la République française de son cher Front Populaire a mis sa famille, qui fuyait FRANCO, dans des camps ; puis qu’elle a sous Vichy, déporté son père et fusillé son oncle (Célestino ALFONSO, le seul Espagnol sur l’Affiche rouge représentant le groupe Manouchian qui s’est rendu célèbre par ses attentats qui ne tuaient pas que des Allemands ; ce qui n’était pas la même démarche que celle de mes ancêtres résistants au sein du maquis Ognon-Doubs…).

Mais c’était avant sa naissance ; et sa récupération et son appropriation de ce combat dépasse le seul cadre du combat pour la vérité historique, et se font d’une manière très discutable…




Pourquoi l’extrême-gauche (LO, NPA, POI) se présente en ordre dispersé aux élections ?

Quand on écoute la télévision au moment des élections, on entend toujours des électeurs sensibles aux idées de l’extrême-gauche qui regrettent par exemple que Lutte Ouvrière (Nathalie ARTHAUD / Arlette LAGUILLIER) et le Nouveau parti anticapitaliste (Philippe POUTOU / Olivier BESANCENOT) ne fassent pas cause commune, alors qu’effectivement, leurs programmes semblent assez proches. En voici trois raisons.

Je renverrai le lecteur curieux d’en savoir plus sur les différents trotskysmes à cet article :

https://oliviervagneux.wordpress.com/2016/05/27/quelles-differences-entre-les-trotskysmes-lo-lcr-npa-pt-poi/


1. Parce que c’est inconcevable historiquement

D’un côté, vous avez des communistes légitimistes qui disent avoir gardé pur l’idéal trotskyste : LO, qui se réclament du communisme et utilisent comme emblème la faucille et le marteau. De l’autre, vous avez le NPA composé de révolutionnaires qui interprètent le trotskysme selon la lecture pabliste, du grec Michalis N. Raptis plus connu en France sous le nom de Michel PABLO. Unir ces deux partis revient à nier leur histoire, et finalement leur raison principale d’exister.


2. Parce que c’est compliqué pour la répartition des subventions de l’État

En admettant que LO et le NPA arrivent ensemble à obtenir des subventions annuelles, ce qui s’est déjà produit à différentes périodes, tout le problème sera ensuite de répartir l’argent. Et toutes les alliances de circonstances savent combien cet exercice est difficile, et nécessite de ne pas se disputer, ce qui est très difficile pour ces deux partis qui ne peuvent pas se voir vu qu’ils se disputent le même segment électoral. Donc ne pas s’allier évite aussi ce problème, mais fait clairement manquer des subventions.


3. Parce que ces partis ne veulent pas vraiment la victoire

Nathalie ARTHAUD est la plus sincère : elle affirme uniquement vouloir « faire entendre le camp des travailleurs » au premier tour de l’élection. De la même manière, le NPA n’accomplit ses coups d’éclat que lors des manifestations liées à la défense des droits économiques et sociaux. Ces partis se disputent un électorat qui représente environ 11 % de la société française. Ils ne peuvent pas rêver atteindre 50 % des voix, même par défaut, mais ils préfèrent peser dans le débat.


Il est encore trop tôt pour une telle union, et je pense que les trostskysmes préféreraient encore disparaître que mettre fin à leurs inlassables querelles de chapelle. En réalité, l’idée d’une union est essentiellement portée par des citoyens qui ne voient l’extrême-gauche trotskyste que comme le défenseur des plus pauvres. Et même si l’idée commence à faire son chemin chez les plus pragmatiques des bureaux politiques, elle n’arrivera probablement jamais.