Archives du mot-clé Pascal NOURY

À Morangis, la campagne pour les élections municipales a déjà commencé !

Quelle hypocrisie des médias locaux qui feignent de découvrir la candidature de Grégory MÉCHE, alors que cela fait près d’un an que, même à Savigny, on sait que l’actuel directeur de cabinet veut la place de maire de Morangis !

C’est clair qu’à force de faire du ménage, il ne semble plus y avoir grand monde de capable, ou de valable, auprès de l’actuel maire de Morangis. Donc il reste son directeur de cabinet, qui est loin d’être le premier à passer de l’administration à l’élection…

Son affiche est plutôt bien faite, même si elle emprunte des couleurs traditionnellement associées à la droite. Évidemment, aucune référence au PS d’où vient M. MÉCHE, ni même aux Insoumis qu’a rejoint son mentor Pascal NOURY.

Monsieur veut jouer au candidat citoyen qui va rassembler ; alors qu’il y a cinq ans, il aurait probablement sauter sur l’étiquette PS. Mais comme ce n’est plus tendance…

En même temps, cette communication  se comprend très bien dans un contexte d’hostilité à la gauche. Mais je ne suis pas certain que le soutien de NOURY, qui bétonne, et qui a largement augmenté les impôts en début de mandat, soit la meilleure des choses qui soit…

Pour ma part, je soutiens mes amis Xavier-Roger DUGOIN et Mathieu FLEURY, de l’association « Morangis avant tout ».

Et je souhaite aussi la défaite de Brigitte VERMILLET, que je trouve personnellement de plus en plus détestable au fur et à mesure que les années passent. Je n’ai toujours pas digéré son explication du vote écolo aux européennes parce qu’elle ferait du bon travail en tant que cive-présidente LR du Département en charge de l’environnement. Je trouve cela malhonnête !




 

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Grand-Orly Seine Bièvre : vers un budget en déséquilibre de 4, voire 6 millions € de fonctionnement !

Encore une hausse des taux de CFE en perspective pour le GOSB ! Mais celle-ci ne visera à trouver qu’un dixième de la somme (350 000 €) nécessaire à équilibrer la section de fonctionnement. C’est donc un budget comportant une épargne brute négative de 3 millions d’euros que le GOSB s’apprête à voter, lors de sa séance du mardi 09 avril 2019, réduisant ainsi sérieusement ses capacités d’emprunts !

À charge de défense pour le GOSB, on invoquera d’une part la communication tardive par Bercy des chiffres nécessaires à établir le budget, qui lui sont parvenus seulement le mardi 13 mars 2019.

Et surtout d’autre part du modèle économique et financier foireux de la loi NOTRe, qui feignait d’imaginer que les intercommunalités allaient réaliser des économies, et donc qu’on pourrait progressivement leur diminuer leurs dotations.


En dépenses pour 2019,

Pascal NOURY, vice-président du GOSB en charge des Finances prévoit une diminution de 2 % des charges de gestion, mais une augmentation de 1 % des dépenses de personnels. Il dénonce également une dépense exceptionnelle de 1,1 million € pour l’enlèvement des ordures ménagères dans les communes de l’ancienne CALPE et Viry-Châtillon, sans pur autant que l’on touche à la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères).


En recettes pour 2019,

Il mise sur une augmentation du produit des services de 1 %.

Il indique encore que les montants prévus aux FPIC (le fonds national de péréquation des ressources intercommunales) sont gelés par l’État pour cette année, donc qu’ils seront préservés au niveau de l’année dernière.

Il prévoit la vente des locaux des anciens sièges des EPCI pour assécher la dette (c’est dire à quoi le GOSB en est réduit).

Il se réjouit que l’augmentation des bases des taxes foncières et des taxes d’habitations gonfle le montant total du FCCT (Fonds de compensation des charges territoriales) de 2,2 %, soit un bonus de 1,1 million €.

Il déplore cependant que la DSIT (dotation de soutien à l’investissement territorial – en augmentation cette année du fait de l’augmentation des recettes de CVAE) ne soit plus versée, en échange que la Métropole du Grand-Paris ait conservé le versement de la dotation métropolitaine d’un montant de 13,6 millions €.

Il faut en effet rappeler ici, comme l’a fait Daniel BREUILLER, que la Métropole est dans une situation économique très compliquée en tant que sa dotation globale de fonctionnement, pour ne pas déséquilibrer les finances de l’État, a été réduit à 19 € par habitant, alors qu’aux termes de la loi Maptam, celle-ci aurait eu droit à 60 € par habitant, d’où des financements supplémentaires dont elle aurait pu se servir, tant pour exercer ses compétences, que pour soutenir les territoires.


Mais alors d’où vient ce déséquilibre soudain ?

Des prévisions de CFE dont les revenus qui étaient de 134 millions € en 2017, ne seraient plus que de 130 millions € en 2018 (en réalité 128 millions € plus 2 millions € d’exonérations, directement reversés).

Alors, en attendant de savoir si cette diminution de recettes est liée à des fraudes massives ou si elle est le fait de la crise économique, et d’entreprises qui ferment ou partent du territoire ; toujours est-il que le GOSB ne peut pas équilibrer son budget 2019, et que sous peine de réduire les investissements qui sont déjà très bas, elle devra emprunter au moins 3 millions pour compenser le déficit de fonctionnement.

Une situation critique que rencontrent tous les territoires, et pour laquelle tous conviennent de dire que le problème est la loi NOTRe, sans plus de solutions…



Sur la lettre de Pascal NOURY, maire de Morangis, de mars 2019, dans laquelle il annonce qu’il ne se représentera pas

S’il y a bien une chose qui est encore plus écœurante que la politique, ce sont les faux-semblants des politiques, malheureusement indétectables par ceux qui ne connaissent pas l’envers du décor… Que Pascal NOURY ne se représente pas, cela se sait depuis plusieurs années, mais les raisons qu’ils invoquent pour justifier son départ prêtent à sourire !

Déjà parce que dans la sincérité des relations que NOURY entretient avec les Morangissois, il pourrait leur dire que son successeur, qui conduira la liste de sa majorité sortante, est déjà trouvé et qu’il s’agit de Grégory MÈCHE, son actuel directeur de cabinet.


Ensuite, il y a la question de l’usure du pouvoir, qui est certaine, et il faut reconnaître à NOURY d’oser en parler parce que beaucoup de politiques font semblant de n’avoir aucunes faiblesses.

Oui, les lourdeurs administratives deviennent insupportables, et ce sera encore pire en 2026 quand l’État va poursuivre la décentralisation, et que la Commune va finir de perdre ses dernières compétences, y compris les écoles…

Mais il faudrait aussi écrire que NOURY se doute que sa liste ne repassera pas, parce que la gauche est très mal en point, et que Morangis reste une ville de droite.

Qu’il est passé avec beaucoup de chance en 2008 et en 2009, du fait de l’usure de l’ancien maire Daniel TRÉHIN, puis de la division des listes d’opposition en 2014.

Que d’ancien PS, devenu divers gauche, ce qui n’a pas plu au PS, il s’est fâché puis réconcilié avec Henrique PINTO, trésorier régional de EELV (Europe écologie les Verts) ; qu’il s’est aussi brouillé avec José DA SOUSA, le responsable départemental du PRG (Parti radical de gauche) ; et enfin que son soutien, par son parrainage de maire à MÉLENCHON pour la présidentielle, n’a pas été apprécié par le PC, alors même qu’il n’y a pas vraiment d’Insoumis à Morangis.

Il faut enfin rappeler que NOURY a augmenté deux fois les impôts sous ce mandat, et que pour améliorer son quota de logements sociaux, il autorise un peu n’importe quoi dans et avec son Plan local d’urbanisme, et certaines choses de manière un peu questionnantes. Mais de cela, on ne s’en rendra réellement compte que quand NOURY ne sera plus en place ; et donc personne ne lui en sera comptable, et c’est aussi cela qui est très dérangeant dans ce départ.

Donc c’est très bien de dire qu’on fait deux mandats maximum, surtout qu’on sait déjà qu’on ne devrait pas pouvoir en faire plus (parce que les gens parlent dans Morangis et que NOURY s’il n’est pas détesté n’est pas non plus très apprécié, essentiellement parce que la droite le voit comme un vilain socialiste) ; mais encore une fois, il faut redire que cette décision de partir n’est pas nouvelle, même si cela fait quelques temps que le sens du vent a tourné !


Il faut aussi dénoncer le faux-discours sur le cumul des mandats (qui ne fait pas apparaître le problème du cumul des indemnités).

D’accord, NOURY n’a pas voulu essayer de devenir conseiller départemental en 2015, mais il sait qu’il aurait perdu, dans un contexte qui n’était pas favorable à la gauche.

Mais il était quand même suppléant en 2011 sur une liste sénatoriale ! (3e sur la liste BERSON)

Mais en attendant, NOURY est aussi vice-président du GOSB et conseiller métropolitain de la MGP. Dans certaines autres villes, ces postes sont confiés à d’autres élus que le maire…


Je finis sur un dernier grief, qu’on ne peut pas dissocier de l’âge de Pascal NOURY. Il arrête la politique pour être en retraite professionnelle, et je m’étonne que quelqu’un qui ait tant vanté l’éducation, se soit finalement aussi peu investi dans sa vie d’instituteur. Certains ressortiront des vieux dossiers pour justifier qu’il ait arrêté, ou ne manqueront pas de dire qu’il a peut être été plus utile en temps que maire que comme simple instit. Je ne sais pas, je m’interroge…




Morangis : à l’aune d’une nouvelle guerre des droites ?

Comme si la droite n’était pas suffisamment divisée à Morangis (trois listes aux municipales de 2014 représentant 62 à 65 % des voix face à une seule liste de gauche), voilà que le Directeur général des services de Chilly-Mazarin, Jérôme BAVEREL, membre du parti des républicains, vient se parachuter sur la commune ! Comment donc tous les prétendants de droite à la mairie vont-ils pouvoir faire pour réussir à s’entendre ?

Pour mémoire, on citera entre autres : Brigitte VERMILLET, Julien RODRIGUES, Sébastien TEMPLET-BELMONT, possiblement Xavier-Roger DUGOIN et maintenant Jérôme BAVEREL. Sans parler du Front national, ou de possibles autres candidats divers droite, même si Dominique HÉRAULT semble avoir renoncé. À cela, il convient d’ajouter les manœuvres de l’ancien maire Daniel TRÉHIN, qui s’il ne veut plus la place, veut être du côté du vainqueur, et pouvoir influer.

D’autant plus qu’avec la déferlante En marche, la droite LR-UDI ne se retrouve que troisième force politique à Morangis. Donc si LR et UDI commencent en plus une guerre fratricide, on ne voit pas comment la Ville pourrait repasser à droite à la prochaine élection municipale.

Mais justement, comment se fait-il que LR qui avait pré-investi Brigitte VERMILLET aux législatives sur sa circonscription, lui avait accordée son investiture aux départementales, et l’avait soutenue aux municipales, semble tout d’un coup l’abandonner ? VERMILLET est quand même vice-présidente du Conseil départemental et très présente sur toute la communication essonnienne qui montre qu’elle bosse, tout du moins qu’elle est présente sur le terrain !

Alors certes, Brigitte VERMILLET est davantage une militante LR d’opportunité, et elle est en réalité plus proche de l’UDI. Lors des élections législatives de 2012, elle avait davantage soutenu le candidat du parti radical Nicolas SAMSOEN que Grégoire DE LASTEYRIE, candidat UMP.

Le risque est grand de parachuter un inconnu, qui incarne le système que les Français se plaisent à détester (un fonctionnaire qui travaille dans la politique). Et au vu de ses résultats récents, LR n’est pas en position de force et ne supportera pas deux candidatures. Le calcul est donc très risqué même si véritablement audacieux, à cette date, car VERMILLET a, et gardera trop d’ennemis qui sont prêts à perdre la ville plutôt qu’à travailler avec elle.

Voilà dans tous les cas qui pourrait arranger les affaires de l’actuel maire divers-gauche Pascal NOURY, qui semblait condamné à perdre en 2020, et puis qui en soutenant habilement MÉLENCHON (à qui il a donné sa signature) a retrouvé de l’air. Si donc il convainc les écolos et les socialistes de rester avec lui, et qu’il conduit une liste d’union de la gauche, rassemblant tous les anti-MACRON, il peut de nouveau l’emporter par défaut à la faveur d’une quadrangulaire.

Reste à voir comment va s’organiser En marche à Morangis, et s’ils soutiendront une nouvelle candidature de Sébastien TEMPLET-BELMONT, si celui-ci est toujours décidé à y aller. Mais sans union de la droite dans les dix-huit mois, le triste spectacle qui s’annonce après risque de se révéler sanglant, faisant notamment le jeu d’En marche et du Front national qui pourraient ainsi se retrouver véritables challengers en 2020, au vu des derniers résultats sur la ville…