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Archives : la liste Savigny-Égalité de Jean ESTIVILL en 2008 (Municipales, Savigny-sur-Orge)

Voici la liste, dans l’ordre des colistiers, présentée par Jean ESTIVILL aux élections municipales de 2008 à Savigny-sur-Orge sous le nom de « Savigny Égalité ».

Cette liste se présentait sous une étiquette de gauche républicaine, avec le soutien implicite du Parti communiste français.

Elle a obtenu 1365 voix soit 11,08 % des suffrages exprimés au premier tour.

En conséquence, elle s’est vue attribuer 2 sièges.


J’ai souligné les noms des deux personnes qui avaient été élus.

J’ai graissé les noms des fidèles de Jean ESTIVILL que l’on retrouvait sur sa liste en 2014.


  1. Jean ESTIVILL 
  2. Lucienne GEORGES 
  3. Pascal CHANOUX 
  4. Marie-Line FISCHER
  5. Xavier DUCOTTERD
  6. Annie LABBÉ
  7. Didier CADRECHA 
  8. Catherine HENNERONT
  9. Jean-Pierre ALLARD
  10. Laëtitia BERNARD
  11. Habib ZOKO
  12. Marie-Christine NICAUD 
  13. Jean-Claude DAVE
  14. Leïla AIT DAOUD
  15. Michel HACQUART
  16. Yasmina BOUTMGHARINE
  17. Vincent BADET
  18. Monique GOULÈNE (l’ancienne femme d’ESTIVILL)
  19. Jean-François FRETTE
  20. Denise NICOLLE
  21. Pierre-François LOUARN
  22. Sylvie LE PRIOL
  23. Élie MALKA
  24. Irène LOPES
  25. Marc ROCHE
  26. Michelle BENAUGES
  27. Jean-Jacques ATTIA
  28. Juliette BARRE
  29. Guillaume REJMENT
  30. Juliette ESTIVILL (la fille cadette qui fut ma prof d’espagnol à Corot)
  31. Patrick BARBEY
  32. Germaine COUSPEYRE
  33. Sami SLITI
  34. Véronqiue DONNER
  35. Romaric BOKO
  36. Sylvia MARFIL
  37. Jean-Marie TAITOT
  38. Colette BORDE
  39. Roland SAINT-MEDAR



Comprendre la défaite de Pierre GUYARD et du PS de Savigny-sur-Orge aux municipales

Quatre mois après le second tour des élections municipales, le Savinien libéré revient sur sept raisons qui expliquent la défaite de l’union de la gauche à Savigny, écrasée au second tour par l’UMP d’Éric MEHLHORN et le bloc des trois droites qui ont réalisé 68 % des voix avec trois listes contre 32 % pour la gauche unie, et rejointe par les électeurs de FABRE.

Au premier tour, la coalition PS-PC-PRG-EELV avait réalisé 21,77 % et s’était placée en tête. Le candidat marxiste Jean ESTIVILL avait quant à lui réalisé 2,84 % tandis que le candidat divers-gauche David FABRE en avait obtenu 13,41. Le cumul de ces voix aurait dû s’assurer la victoire contre une droite divisée, d’autant que la gauche réalisait 49 % des voix aux municipales de 2008 et 52 % en 2012. Et pourtant, il n’en fut rien…

 

I. La politique présidentielle et gouvernementale jouait contre eux

Les coalisés n’ont pas été aidés par le contexte politique nationale qui a vu la gauche fortement contestée. Mars 2014 fut, dans toute la France, un juste retour de boomerang pour le PS et son allié EELV à cause de leur incapacité économique, de leur oubli de l’électorat populaire et de leur réformes acharnées pour modifier la société française (mariage pour tous, rythmes scolaires). De fait, ils se sont coupés d’une partie de leurs bases (ouvriers, parents d’élèves, croyants…) Le charisme de Jean-Marc AYRAULT n’arrangeait alors pas les choses, même si Manuel VALLS n’aurait pas fait mieux.

II. Ils ont manqué d’une émulation à gauche sur la commune

Ils ont voulu faire l’union tout de suite et ont manqué d’un débat d’idées avec l’extrême-gauche communiste qui aurait pu les faire connaître, le centre étant absent du débat politique. Le camarade Jean ESTIVILL ne compte pas puisqu’il ne sert que les intérêts des fidèles de Savigny-égalité à savoir sa famille et les fidèles de 1989 comme Pascal CHANOUX. Le Parti de gauche de Dominic LEBRUN ne les a pas suivis et n’a pas pu constituer sa liste.

III. Leur alliance, mal ficelée, ne ressemblait à rien

Ils ont cru qu’ils l’emporteraient au nombre de partis présents sur le bulletin. Le PRG uniquement représentée par Chirinne ARDAKANI n’a servi à rien sinon à montrer l’opportunisme de la jeune syndicaliste. EELV comptait 4 personnes dont la député SAS opposé au cumul des mandats mais pas opposé au fait de devenir conseillère municipale et conseillère communautaire de la CALPE. Le PC a brillé par ses sorties, notamment celles de Michèle PLOTTU-GROSSAIN qui ne cessait de réclamer des dépenses pour financer des services publics (lesquels, on ne sait pas)…

IV. Une liste de responsables politiques parachutés 

Il n’est un secret pour personne que Pierre GUYARD (« la fierté d’être Savinien« ) nous arrive de Verrières-le-Buisson, abandonnant lâchement le PS local. On appréciera que le Parti socialiste considère Savigny comme une poubelle. Éva SAS (EELV) n’habite la ville qu’une journée par semaine sinon Paris, à ce qui se dit. Chrinne ARDAKANI (PRG) a fui Massy ayant compris qu’elle avait une chance à Savigny. Enfin, Michèle PLOTTU-GROSSAIN (PC) était la seule implantée sur la ville mais elle avait disparu politiquement depuis sa participation aux législatives de 2007.

V. Communication et impressions de campagne

Il y a tout d’abord cette affiche sur laquelle le produit (Pierre GUYARD) est coupé. Cette communication révèle un amateurisme flagrant qui est indigne de l’expérience du PS. Il y a ensuite cette manie de ne se retrouver qu’entre copains, ce qui est oppressant pour les petits nouveaux. C’était super les réunions publiques et les vœux. Sauf que c’était systématiquement le même public dont une partie venait des villes voisines, de la CALPE notamment. Les marchés de la campagne n’ont pas fait recette et les candidats s’y disputaient. Seul le porte-à-porte fut efficace. Ce fut la campagne du PS pour le PS…

VI. Un projet qui n’a pas convaincu

Essayons de l’expliquer simplement :

un service public exemplaire et efficace –> Les électeurs ont préféré la droite qui favorise le privé. Seuls les fonctionnaires apprécient vraiment le service public.

accompagner tous les âges de la vie -> On pense aux jeunes et aux vieux. Mais que fait-on pour les actifs ? Or, ce sont eux qui votent le plus. Cet aspect a manqué.

réussir le vivre ensemble –> C’est une utopie. Commençons par vivre sur Savigny. Le FN ne s’embarrasse plus avec cette question très délicate et ici mal traitée.

rendre Savigny attractive –> Ce sont les Saviniens qui veulent profiter de leur ville et en sortir pour s’amuser. Ils n’ont rien à faire que les autres viennent.

VII. Un candidat-Maire qui n’a pas séduit

Il faut voir que 1/3 des électeurs de gauche a préféré FABRE. Pierre GUYARD, arrivé récemment quoiqu’il en dise, semble avoir du mal à parler d’autre chose que d’efficacité énergétique et de rénovation thermique. Ses positions en faveur des partenariats public/privé n’ont pas été comprises. Il n’a pas accroché dans les quartiers populaires à Grand-Vaux ou aux Prés-saint-Martin, semblant trop distant et trop lointain. Enfin, il ne connaissait pas suffisamment bien les dossiers saviniens, même entraîné par son équipe ou l’ancien maire-adjoint Bernard MÉRIGOT.

 

Cette défaite est d’abord la conséquence du climat politique national. Mais elle s’explique aussi par le refus des Saviniens d’un candidat et d’une équipe extérieure, qui n’a pas fait une super campagne et qui n’avait pas un programme suffisamment convaincant pour l’emporter.

À titre personnel, je déplore la soumission des militants du PS qui ont préféré le candidat parachuté par Solférino (Pierre GUYARD) à Jean-Marc DEFRÉMONT, militant classique du PS, parent d’élève FCPE, doté d’un ancrage local. On peut aussi regretter la division du PS savinien en deux courants : social-démocrate (très idéologique) et social-libéral (avec compromis) et la victoire du premier sur le second. Enfin, on peut déplorer la perte de personnes compétentes telles que Chadia SEMDANI-ZIZTERMAN et de Jean-Claude LÉOST.