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Présidentielle américaine 2020 : le parti écologiste sera-t-il à nouveau responsable de la défaite des démocrates comme en 2016 ?

J’emploie ici un titre volontairement putassier pour rappeler que l’élection présidentielle états-unienne de 2016 s’est vraiment jouée à peu.

Car rien ne permet d’affirmer que les électeurs écologistes, qui ont divisé les voix dites de gauche et permis à TRUMP de passer devant, ne seraient pas restés chez eux et qu’ils se seraient tous reportés sur CLINTON dans les trois états-clés qui ont fait la différence, s’il n’y avait pas eu de candidature du parti vert américain.


Dans l’esprit d’un Français ; trop persuadé que son modèle de scrutin direct est le meilleur et que le modèle indirect américain est mauvais (alors que la défaite de TRUMP au vote populaire montre juste que les bo-bos mais aussi les pauvres qui votent démocrates vivent en milieu plus refermé que les républicains), l’élection n’est qu’un duel entre des vilains républicains (de droite) et des gentils démocrates (de gauche).

Sauf qu’il se trouve en fait plusieurs autres plus petits partis qui présentent des candidats (le parti libertarien, le parti écologiste, le parti constitutionnaliste et généralement quelques autres candidats indépendants comme Kanye WEST en 2020…) ; lesquels de la même manière que l’indépendant Ross PEROT a empêché la réélection de George H W BUSH (père) en 1992 ont, en tout cas pour le parti vert, empêché Hillary CLINTON de l’emporter en divisant les voix.


Pour mémoire, TRUMP l’a emporté avec 304 grands électeurs contre 227 pour CLINTON.

Il faut aussi rappeler qu’il faut 270 grands électeurs pour pouvoir l’emporter.

Or, CLINTON a manqué 46 grands électeurs, qui sans Jill STEIN, la candidate du parti Vert, lui seraient probablement revenus.


En effet, dans le Michigan, qui compte pour 16 grands électeurs, CLINTON a obtenu 47,27 %, TRUMP 47,50 % et STEIN 1,07 %.

En Pennsylvannie, qui compte pour 20 grands électeurs, CLINTON a obtenu 47,46 %, TRUMP 48,18 % et STEIN 0,81 %.

Enfin, dans le Wisconsin, qui compte pour 10 grands électeurs, CLINTON a obtenu 46,45 %, TRUMP 47,22 % et STEIN 1,04 %.

Avec ces trois états, CLINTON obtenait 273 grands électeurs contre 258 pour TRUMP et elle remportait l’élection.


En 2020, à nouveau, le parti libertarien et le parti vert candidatent à la Maison Blanche.

Sauf que le parti Vert a aussi obtenu cette année le soutien du Parti socialiste des États-Unis et du parti Solidarité, ainsi que de plusieurs autres tous petits partis de gauche.

La grande question demeure donc de savoir si leur candidature pourrait à nouveau faire perdre les démocrates, en leur prenant ne serait-ce que quelques milliers de voix, mais qui permettraient à TRUMP dans un système du gagnant qui rafle tout, de passer devant…



Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : le PS rejoint et soutient le collectif « Bien vivre à Savigny » de Jean-Marc DEFRÉMONT (EELV)

Sans surprise, le Parti socialiste (PS) de Savigny-sur-Orge se rallie au collectif Bien vivre à Savigny.

J’écris « sans surprise », parce que le PS, tout seul, n’est déjà pas en capacité de monter une liste, dans la mesure où ses militants actifs se comptent aujourd’hui sur les doigts de deux mains.


Je vous propose d’ailleurs de commencer par en établir la liste, tel un zélé préfet de Vichy préparant la déportation des juifs (c’est malheureusement comme cela qu’ils me voient) :

– Lydia BERNET, responsable de la section, compétente mais débordée par toutes ses activités, investie comme chef de file pour ces élections,

– Claudine CHARRIER, qui est peut-être la seule de leur équipe à porter une réflexion sur la laïcité, voire même à avoir une action sociale concrète ; j’en profite pour glisser un mot sur son association Trocadon, et vous inviter à vous y intéresser,

– Pierre GUYARD, le vigilant, qui abandonne ses camarades et se retire de la vie politique,

– Jacques SÉNICOURT, le spécialiste des finances, doté d’une redoutable acuité, mais qui ne sait pas conclure ses interventions,

– Pierre JACQUEMARD, le meilleur d’entre nous sur les questions d’éducation,

– Bruno GUILLAUMOT, spécialisé dans les nouvelles technologies,

– Gilles VOLLANT, qui me reproche de fréquenter l’extrême-droite, mais qui n’a aucun problème quand je vais voir l’extrême-gauche trotskyste de la Quatrième internationale (lire ici et ici). Je n’ai jamais compris pourquoi il défend l’appartenance d’élus de gauche à la franc-maçonnerie, alors que ce sont les pires ennemis de la République sociale et égalitaire, en tant qu’ils privilégient toujours leurs « frères » aux autres.


Au-delà de la question du nombre de personnes nécessaires à composer une liste, il y a surtout que Lydia n’a pas le temps de mener campagne ; de la même manière que je ne vois pas comment elle pourrait être maire, et continuer ses activités salariales et syndicales… C’est le dur principe de réalité… Ils n’ont même pas leurs adjoints ! Oserai-je même écrire qu’ils ont choisi Lydia, parce qu’ils n’avaient qu’elle et elle est la plus jeune de leur équipe ? Oui, j’ai osé.


Et puis c’est vrai que dans la période actuelle, il ne fait plus très bon se dire socialiste, parce que cela fait référence au mandat présidentiel d’un certain François H., qui devait combattre son ennemie la finance, mais qui s’est retrouvé à casser le code du travail à coups d’article 49 alinéa 3. Eux vont te dire qu’ils sont fiers d’appartenir au PS parce qu’il y a eu 1936 (la SFIO) et 1981. Mais sincèrement, la gauche PS n’a plus rien fait de social depuis les 35 heures…


Je ne doute donc pas un instant que tous ces gens vont mettre en avant l’union de la gauche plurielle. En fait, ils ne veulent pas gagner seul, mais dans le cadre d’un programme commun, qui fasse sa place à toutes les composantes représentatives des progressistes (moi, j’assume de ne pas souhaiter le progrès du cancer).

Très loin d’eux le calcul simpliste que les voix des socialistes, des écologistes, des communistes et des mélenchonnistes va les amener autour de 30 % au premier tour.

J’aimerais d’ailleurs bien voir cela, parce que je rappelle que l’union de la gauche en 2014, n’a fait que 21 % au premier tour des municipales de 2014, alors que HOLLANDE n’avait pas encore fait trop d’autres conneries que le mariage pour tous (Damned, je suis dévoilé !) et la réforme des rythmes scolaires.


Au final, tout le paradoxe est que ces socialistes qui détestent profondément Jean-Marc DEFRÉMONT, qui a longtemps été chez eux, et qui défend leur couleur depuis l’élection cantonale de 2005 ; qu’ils avaient repoussé en 2013 pour lui préférer le parachuté GUYARD (à 65-35 de mémoire), et qu’ils ont fini par pousser dehors fin 2015, vont se retrouver sur la liste de DEFRÉMONT qui sera leur candidat de tête. Ah, l’hypocrisie de la politique…

Pauvre « Bien vivre à Savigny », qui devait être un collectif indépendant à la base, et qui va donc recycler tous les partis de gauche qui cherchent désespérément à se réinventer, tel une poubelle pratiquant le tri sélectif. Mais ça au moins, c’est écolo !




Municipales 2020 à Savigny-sur-Orge : Lydia BERNET brillamment désignée tête de liste du PS (Parti socialiste)

Si j’étais méchant, j’écrirais que les sept derniers militants saviniens PS à jour de cotisation se sont réunis ; probablement pas dans la cabine téléphonique de la rue MÉZARD qui leur sert de local parce qu’ils n’y auraient pas tous tenus, pour élire par acclamation et à l’unanimité des présents la seule personne qui se présentait à leur suffrage en vue d’aller négocier la deuxième place d’une alliance conduite par Jean-Marc DEFRÉMONT pour réaliser l’union des gauches en vue de leur défaite aux municipales de 2020…


En premier lieu, je veux reconnaître au PS le mérite de faire voter la section locale pour se choisir sa tête de liste en vue des prochaines municipales.

En effet, et à titre de comparaison, tant pour LR, que pour le RN que pour LaREM, ce sont des commissions nationales d’investitures parisiennes qui vont statuer.


En deuxième lieu, je veux dire mon étonnement que Lydia BERNET soit au PS.

Non pas que Lydia ne soit pas de gauche. Mais c’est le PS qui n’est plus de gauche depuis 1983 !

Et comble du pire, Lydia n’a adhéré au PS qu’en 2006, soit après que le PS ait en plus trahi le Peuple en choisissant de soutenir le projet de constitution européenne en 2005…

Je ne comprends donc toujours pas pourquoi Lydia veut défendre ses convictions, au sein de ce parti qui n’en a plus, depuis le jour où MITTERRAND a renoncé à proposer une alternative au capitalisme et a tout misé sur le FN pour diviser la droite, et favoriser sa gauche, tout en rappelant que c’est lui qui a tué les communistes qui se battaient quand même un peu plus contre les inégalités.


En troisième lieu, je ne comprends pas comment Lydia peut se lancer dans cette bataille, alors qu’elle est blindée de boulot chez SIEMENS, notamment du fait de son engagement syndical, réel et sincère (il se dit qu’elle a longtemps côtoyé MEHLHORN dans le cadre de son travail…).

Ce qui vraiment me chagrine est que Lydia a été à la ramasse tout au long de ce mandat, notamment sur son sujet de prédilection qui sont les écoles. Et combien de fois l’ai-je vu qui n’était pas informée par les parents d’élèves de certains sujets pourtant importants… Par exemple, sur le portail Familles, elle a manqué le coche, mais il y a surtout qu’elle est complètement absente des débats sur l’école de la confiance à Savigny. Vraiment, je pense que les rythmes scolaires ont fait plus de mal au PS qu’escompté…


En quatrième et dernier lieu, je souhaite bon courage à Lydia parce que le PS ne pesait plus que 6,65 % aux européennes (724 votes). Donc à part négocier avec Jean-Marc qui veut absolument y aller, je pense qu’elle va sinon se limiter à une candidature de témoignage. Elle devrait aussi aller voir le PC et les Insoumis. Tout en lui souhaitant que cette fois, elle conserve l’investiture…

Car déjà aux départementales de 2015, elle avait investi et devait faire tandem avec José DE SOUSA du PRG (Parti radical de gauche), lequel était tellement détesté à gauche, que c’est sa belle-fille Chirinne ARDAKANI, qui avait dû prendre la place, excluant Lydia au nom de la parité…



Sur l’élection à la présidence du Parti socialiste en mars/avril 2018

C’était ce mercredi 07 mars 2018 le grand débat des candidats au poste de secrétaire général du Parti socialiste (PS), devant seulement 204 000 spectateurs. Sans plus attendre, je vais commencer par achever le suspense : qui peut gagner à part Olivier FAURE ?

Lequel se retrouvera élu par une partie des 30 000 électeurs encartés et à jour de cotisation. (On rappellera qu’il n’y en eu guère plus de 90 000 – 120 000 revendiqués – sous le précédent mandat au cours duquel ils ont tout contrôlé ; soit quasiment autant que d’élus sur des listes socialistes en France…)

Mais surtout pour quoi faire ? Le Parti socialiste est inaudible donc mort, poignardé à la fois par sa gauche mélenchoniste et sa droite macroniste. Il reste donc un centre-gauche qui ne veut juste pas se positionner, et fait semblant de croire à une drôle de synthèse insipide qui annone tels des mantras : l’écologie, le féminisme, le progrès et l’accueil des migrants.

Ce n’est pas tellement la faute de HOLLANDE. Davantage celle d’un rideau, installé depuis trente ans, qui est tombé : la gauche n’est pas sociale, et encore moins socialiste. (La droite ne l’est pas non plus ; en réalité, aucun parti ne l’est, sinon des personnes individuellement)

Les cadres du PS sont des petits-bourgeois, qui se sont formés dans les officines de gauche, et ne connaissent et ne comprennent pas grand chose à la vraie vie. Ils souffrent beaucoup en ce moment dans les médias (et je trouve cela très jouissif) par rapport à #Balancetonporc, ou aux révélations sur leurs trains de vie.


Mais qui se rappelle encore de MITTERRAND, qui en 1971 lors du Congrès fondateur du PS, disait : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste. Celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ?

Concept auquel il n’a jamais crû, et auquel il a officiellement renoncé en 1983. De là, que pouvait faire la gauche, à part se renier de bout en bout ? Et d’en remettre une grave couche avec l’Europe, et le traité européen, allant contre le vote du Peuple français.

La seule chance du PS a été de se maintenir comme deuxième force politique française, et de bénéficier des alternances, tout en suscitant un nouvel espoir à la fin des années 1990, en s’alliant avec le centre autour du thème de la social-démocratie et en s’emparant de l’écologie.

Ce qui s’est fait partout en Europe, et a échoué, quand au bout d’un mandat (parfois plus), les déficits publics ont explosé, et donc que les impôts ont augmenté (essentiellement pour les pauvres, lesquels n’ont pas vu les écarts de richesse se réduire).

Puis surtout quand les électeurs ont fini par s’apercevoir qu’il n’y avait ni social ni démocratie à gauche… Certes un peu d’écologie, et c’est peut-être le seul sujet sur lequel ils ont été moteur, en bien et en mal. Et les électeurs sont partis chez MACRON, parce qu’il a fait ses armes à gauche, et que le libéralisme, c’est quand même plus sympa que l’anticapitalisme marxiste.

C’est hypocrite, parce que MACRON n’est pas de gauche, mais c’est cohérent parce que la gauche est morte en 1983 avec les espoirs douchés de 1981.


Du coup, le vallsiste Luc CARVOUNAS n’a plus beaucoup de réservoir de voix et il sera bon dernier. Surtout que son programme vise à rassembler la gauche, laquelle est désormais minoritaire au PS. Donc il veut vendre le PS soit à MÉLENCHON soit à MACRON…

Le troisième sera Stéphane LE FOLL, qui tel un Vincent PEILLON, va « payer » son amitié et sa proximité avec HOLLANDE. Il propose de continuer les recettes qui perdent ; il va prendre la porte, en plus d’être de toute façon trop vieux.

Parviendra au deuxième tour, mais sera finalement défait le frondeur Emmanuel MAUREL, parce que des tenants de la vraie gauche sont encore au PS, mais restent minoritaires depuis qu’ils se sont barrés avec HAMON, et surtout qu’il n’y a pas VALLS en épouvantail face à eux.

Du coup, ce sera Olivier FAURE, parce qu’il est jeune, qui continuera de ne pas exister dans le paysage politique français ; son parti étant désormais le cinquième de France avant d’être définitivement balayé aux prochaines municipales, départementales et régionales sauf à des alliances avec LaREM, dont MACRON ne veut globalement pas, sauf têtes à sauver.

On ne peut enfin pas, ne pas parler de Najat VALLAUD-BELKACEM, qui aurait certes été élue la plus facilement parce qu’elle fait l’unanimité chez les bobo-quinoa de la gauche. Mais elle n’aurait rien pu faire de plus. C’est mieux qu’elle infiltre un institut de sondage ; ça peut toujours être utile pour la suite.


Dans tout cela, j’ai sincèrement de la peine pour tous ceux qui croient en la justice sociale, en la solidarité et en la réduction des inégalités et des écarts de richesse.

Mais la vérité est qu’ils seront toujours trahi par la gauche, laquelle si elle a été motrice pour obtenir des avancées sociales (la dernière remontant quand même à JOSPIN), n’a jamais réellement tenté de poser les bases d’un paradis socialiste ; à commencer par le fait que la caste dominante au PS n’a jamais voulu renoncer à ses privilèges…

J’apprécie donc quand tous se réclament de MITTERRAND, dont le bilan politique a surtout été de nous montrer que le programme de la gauche était inapplicable. Ce qui arrive aujourd’hui était prévisible, et préfiguré par MITTERRAND. Mais personne n’a voulu le voir ; alors tant pis !