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Sur le documentaire « L’Église face aux scandales pédophiles » (Arte)

Je pense que les chrétiens doivent s’emparer du sujet de la pédophilie dans l’Église, pour pouvoir en parler en connaissance de cause, et parfois corriger ce que l’on peut entendre venant des « bouffe-curés ». Dans ma paroisse, j’ai en plus déjà entendu de bonnes âmes justifier la pédophilie des prêtres par le fait qu’ils ne pouvaient pas se marier… Toujours est-il que le documentaire en question montre que le problème est loin d’être résolu.

C’est donc une enquête du réalisateur mexicain Jesus GARCES LAMBERT, habitué des réalisations sur le Vatican souvent assez incisives. Elle est menée par le journaliste britannique John DICKIE et produit par l’italien Lucio MOLLICA. C’est un peu long (86 minutes) ; certains témoignages auraient certainement pu être un peu coupées, et cela déborde parfois un peu du sujet, comme le sujet de la réforme de la prescription dans certains états des États-Unis.

Ce qui est intéressant est que ce documentaire est diffusé quelques jours après la recomposition de la commission anti-pédophilie instituée en 2014 ; laquelle n’a jusque-là pas été très efficace. On appréciera que les responsabilités des différents papes soient réaffirmées, et de montrer que si Benoît XVI a réellement compris le problème et qu’il a agi pour le régler ; saint Jean-Paul II était dans le déni, et arrivait très bien à dormir malgré cela…

Ainsi, entre 2004 et 2013, 3420 accusations sérieuses de pédophilie ont été jugées par le Tribunal ecclésiastique. Mais seulement 1/4 soit 848 ont été suivies du bannissement du prêtre, tandis que les 3/4 soit 2572 ont été suivies de sanctions ; les prêtres ayant parfois continué leur ministère, et été remis au contact d’enfants, ce qui est parfaitement scandaleux ! Et marque le déni d’une génération d’évêques qui préfèrent des pédophiles à pas de prêtres du tout…

On doit aussi s’interroger sur la distance entre les propos du pape François, toujours très fermes contre les prêtres pédophiles, et la réalité de ses actes notamment son intervention en personne en faveur du Père Mauro INZOLI, qu’il a réintégré dans l’Église, alors qu’il avait été condamné par la Justice pénale, et par la Justice canonique. La Congrégation pour la doctrine de la foi voulant même rejeter l’appel de la personne ; c’est le Pape qui est seul responsable.

Il y a deux interviews particulièrement intéressantes : une très glaçante d’un prêtre pédophile, dont les arguments ne me convainquent pas, et qui se justifie par le fait qu’il n’ait pas eu de formation psycho-affective au séminaire. Une réalité qui a changé, puisque cette dimension a désormais intégré les séminaires, même si effectivement, elle fera toujours défaut chez certains prêtres plus âgés, qui ont une sale mentalité, et qu’on ne sait pas trop comment changer.

Excellente interview aussi du père jésuite et psychologue clinicien Gerard Mc GLONE qui apporte une explication scientifique à la pédophilie, rappelant les facteurs biologiques et psychiatriques. Qu’il y a souvent un événement dans la vie des prêtres pédophiles qui va déclencher cela, notamment un blocage de la maturité affective à l’âge de l’entrée dans les ordres. Il va même jusqu’à dénoncer une « culture d’abus sexuels » en certains diocèses comme à Boston.

Enfin, le documentaire s’attache à identifier le problème comme étant aussi financier ; que l’Église aux États-Unis a déjà versé 3 milliards de dollars à ses victimes, et que 15 diocèses sont en faillite. Qu’il y a donc un lobbying des assurances qui veulent maintenir cet état de fait !

Par contre, il n’évoque pas le fait (de plus en plus rare) que des évêques ordonnent parfois des pédophiles face au manque de prêtres dans les paroisses. Mais que cela s’est fait, en se disant qu’ils seraient guéries une fois prêtres, jusqu’aux dernières instructions du Pape.

Il rappelle cependant bien que le droit n’est pas rétroactif, et que les nouvelles pratiques, si elles se mettent en place, sont trop récentes pour faire observer un changement des mentalités, ou juger des affaires qui sont aujourd’hui prescrites.

Le documentaire est encore disponible pour un mois, jusqu’au 21 mars 2018.

https://www.arte.tv/fr/videos/069877-000-A/l-eglise-face-aux-scandales-pedophiles/



Réflexions sur la journée mondiale des pauvres

Je vous avoue être assez mal à l’aise avec le principe de la première « journée mondiale des pauvres », décrétée par le Pape, qui a eu lieu ce dimanche 19 novembre 2017. Mais plus que tout par cette déclaration du saint Père lorsqu’il décrit les pauvres comme « passeports du paradis ». Surtout parce que j’ai de plus en plus l’impression que l’Église participe à maintenir sinon à créer des pauvretés pour auto-justifier son action.

Il y a déjà ce problème qui consiste à réduire des personnes à leur situation sociale. Car sans vouloir occulter la réalité des pauvretés, je ne comprends pas, voire je trouve intolérable, d’entendre cela de la bouche de chrétiens. Où est le regard de miséricorde et de dignité humaine dans ces propos ? Sans compter cette vision médiévale du christianisme : plus tu souffres sur Terre, et plus tu seras heureux au paradis… Non, mais allo quoi, nous sommes en 2017 !

Je n’ai pas plus compris pourquoi on a choisi d’installer cette journée le dimanche où l’Évangile, dans un autre contexte que celui de la pauvreté financière, dit que « Celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a » (Mt 25, 29). Pour autant, il est tout à fait vrai que Jésus se soucie des personnes pauvres, vit avec elles, et leur promet d’accéder plus facilement à la vie éternelle. Sauf que son engagement est réel et permanent, et pas juste un coup de communication…

L’Église n’est pas Jésus, et il subsiste des comportements scandaleux de gaspillages et d’hypocrisie. Car c’est très bien d’aller entendre les prêtres nous dire qu’il faut aimer les personnes pauvres, mais comment est-ce qu’on se comporte avec la personne qui mendie à la porte de l’Église ? L’Église, par rapport à sa population, n’est encore pas assez sur le terrain social, et finirait presque parfois par se comporter comme les socialistes en donneuse de leçons.

Il y a quelques mois, Steve BANNON, conseiller de Donald TRUMP avait fait scandale en déclarant que l’Église encourageait l’immigration pour remplir ses églises. En Europe, je pense que cela n’est pas tout à fait faux même si l’immigration est davantage musulmane. Mais est-ce qu’on ne fait pas la même chose avec la pauvreté en se focalisant davantage sur des aides d’urgence que sur des aides au long terme, quand de toute façon, il faut les deux !

Et de se rappeler notamment de ce que Jésus dit aussi dans l’évangile de Jean : « Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » » (Jn 12, 4-8)

Pour moi, lutter contre la pauvreté se caractérise davantage par un combat pour la réduction globale des inégalités que par une aide locale qui en plus n’est pas toujours justifiée à cause d’abus. Or, je trouve que l’Église nous dit davantage d’aider les pauvres que de lutter contre la pauvreté. Et en toute honnêteté, je ne vois pas comment les choses peuvent s’améliorer si l’action sociale n’est pas une fin ; mais uniquement un moyen de soulager sa conscience…



Sur les poncifs infligés aux chrétiens sur l’immigration : Éric CIOTTI dans Salut les terriens

J’ai été très déçu par l’intervention d’Éric CIOTTI dans Salut les terriens sur C8 ce samedi 04 février 2017. Il était principalement là au secours de l’ambulance FILLON et on n’a pas manqué, vu sa politique en faveur des chrétiens, et ses origines italiennes, de le « piéger » en dénonçant des contradictions dans ses différentes politiques notamment celle en faveur des migrants. Franchement, il aurait quand même pu se défendre, non ?


Vers la douzième minute, le débat s’engage sur le thème des migrants :

Thierry ARDISSON : Alors, Éric CIOTTI, vous avez pris des positions très dures sur les problèmes de société notamment les migrants. (…) Donc vous êtes en guerre contre un certain Cédric HERROU, un militant immigrationniste poursuivi pour avoir aidé une cinquantaine de migrants érythréens à passer la frontière franco-italienne à La Roya. Vous dites : « en fait, ces gens-là ne sont pas en péril et ce HERROU veut se mettre en avant médiatiquement« . [Éric CIOTTI répond]

Laurent BAFFIE : Pardon, mais vous dites qu’il n’y a jamais eu autant de mort en Méditerranée, c’est vrai, mais y a jamais eu autant de guerre en Syrie, et les gens ne viennent pas par plaisir. Ils n’affrontent pas avec femme et enfants la Méditerranée.

Éric CIOTTI : Ces migrants, ils viennent pour des raisons économiques. Qu’on accueille les réfugiés, des Syriens, des irakiens, ceux qui fuient la guerre, c’est l’honneur de la France, c’est l’Histoire de la France.


À partir du moment où CIOTTI s’est partiellement contredit une première fois, on sort l’artillerie avec le fameux édito de BLAKO (Stéphane BLAKOWSKI). Vous trouverez entre parenthèses les extraits des interventions d’Éric CIOTTI montés dans la vidéo. Et en rose, les phrases que je commenterai un peu plus tard dans l’article

Selon le Pape François, « celui qui se dit chrétien tout en refusant d’aider les migrants est un hypocrite. » Justement, est-ce que ce ne serait pas le problème d’Éric CIOTTI ? D’un côté, le député de Nice est très attaché aux racines chrétiennes de notre pays [1]. (« Nous sommes les héritiers d’une civilisation chrétienne. ») Il a même proposé de modifier la Constitution pour définir la France comme un pays de tradition chrétienne. (« Et pourquoi il y aurait une identité honteuse à être chrétien ? ») Pour vous dire à quel point Éric CIOTTI est un bon chrétien, en 2015, il a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la restauration de quatre chapelles à Nice (20 000 € sur 130 000 €). Mais bien sûr, c’était pour restaurer le patrimoine. Sans oublier que chaque année, il fait installer une crèche de Noël au Conseil général [1] (sic !) des Alpes-Maritimes. Mais ça bien sûr, c’est juste pour respecter la Tradition. (« Moi je suis attaché à ce que l’on la reconnaisse cette identité, et quelque part qu’on la revendique »). Quel beau symbole, si Jésus est né dans une étable à Jérusalem, c’est parce que ses parents ont dû fuir leur maison de Nazareth sous la pression des troupes romaines. Bref, Joseph et Marie étaient des migrants que personne ne voulait accueillir. Alors comment peut-on être chrétien et refuser d’accueillir les migrants d’aujourd’hui ? [2] (« Êtes-vous prêt, Monsieur le Premier ministre, à prendre un moratoire quant à l’arrivée de nouveaux migrants dans notre pays ? ») Pour montrer l’exemple, François s’est montré l’an dernier sur l’île de Lesbos et il a ramené avec lui au Vatican douze réfugiés tirés au sort parmi les migrants [3]. Heureusement que le Pape ne vit pas en France, sinon Éric CIOTTI aurait peut-être porté plainte contre lui ? En effet, l’an dernier, il a signalé à la Justice l’association de la Roya qui organise l’accueil des migrants en France. (« C’est une vision qui est une vision militante. Je ne crois pas que ce soit une vision chrétienne ».)


Thierry ARDISSON : Voilà, c’était l’édito de BLAKO mise en image de Julien GRACQ. Alors Éric CIOTTI, comment on peut-être à la fois aussi catholique et en même temps aussi peu proche des positions du Pape François. Expliquez nous [4].

Éric CIOTTI : D’abord, sur un plan personnel, je ne suis pas aussi catholique. Je suis catholique, mais après la foi, c’est une question personnelle [1]. Je ne l’affiche pas en bandoulière. Ce que je dis, et c’est incontestable, c’est que la France, et c’est pas religieux, c’est culturel, la France est un pays d’origine chrétienne. On peut le contester…

Thierry ARDISSON : Non, c’est incontestable.

Éric CIOTTI : Sur chaque place de village, il y a une église, c’est le fruit d’une Histoire. C’est une Histoire millénaire, et ce que je ne veux pas, c’est qu’on remette en cause cette identité et cette culture. Et pour moi, c’est pas une question religieuse. Après, dans le reportage, il y avait à peu près tous les poncifs et tous les clichés qu’on peut afficher par rapport à ces questions, et aux migrants.

Laurent BAFFIE : Enfin, l’Église et l’État ont été séparés en 1905. Il faut que ce soit acquis, il faut que vous le compreniez un jour, et ce sont deux choses distinctes. Pardon, mais les hommes politiques n’ont plus à se revendiquer d’une religion, du catholicisme [5]. C’est plus le propos.

Éric CIOTTI : Dans la proposition de loi, que j’ai rédigée, qui proposait d’inscrire les racines chrétiennes, je voulais qu’on rajoute également à la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » la laïcité [6]. On doit pouvoir aujourd’hui dire très clairement que la religion n’a rien à faire dans le débat public. Mais dire ça, ce n’est pas aussi effacer cette Histoire. On doit pouvoir, comme je l’ai fait, rénover nos édifices religieux, qui sont des éléments du patrimoine, qui sont des monuments historiques. C’est ça que cette proposition permettait de faire pour ne pas gommer une Histoire.

Thierry ARDISSON : C’est vrai que le Pape François a félicité Anne HIDALGO pour la création d’un camp humanitaire de réfugiés. Ça ne vous pas fait chier de voir que le Pape félicite Anne HIDALGO ?

Éric CIOTTI : Le Pape vient de l’Amérique-du-Sud, et il n’a pas forcément cette Histoire de l’Europe. Vous avez vu que plus récemment, il a indiqué d’ailleurs que l’Europe ne pouvait pas accueillir tout le monde.

Thierry ARDISSON : Alors Éric, effectivement, en 2016 il y a eu 350 000 migrants, contre 1 million en 2015.

Éric CIOTTI : Même plus en 2015

Thierry ARDISSON : En France, ça fait 80 000 demandes d’asile. Ça fait 0,12 % de la population française [7].

Éric CIOTTI : C’est plus que cela. Les demandeurs d’asile, c’est presque 100 000 demandes. Si on ajoute ceux qui viennent de façon illégale, et il y en a . Si on ajoute les titres de séjour qui sont donnés par le Gouvernement (220 000 l’année dernière). Voyez, cela fait une population qui arrive, qui est importante, et qui tangente les 400 000 ou les 500 000 personnes d’année en année. Et on voit bien que notre pays n’a pas la capacité en matière de travail, en matière de logement, d’accueillir décemment ces personnes.

(Le débat se termine avec Thierry ARDISSON qui demande à Éric CIOTTI si ça l’énerve qu’on lui rappelle qu’il est descendant d’immigrés italiens. Et M. CIOTTI de répondre de non, et qu’il en est fier parce que la France et l’Italie partagent une Histoire et une civilisation commune.)


Quelques commentaires :

[1] Éric, tu es gentil, mais puisque tu n’es pas croyant ou que tu n’as pas les couilles de l’assumer, bref que tu es un babtou fragile, laisse les solides défendre le christianisme et arrête ton clientélisme électoral en distribuant ta réserve ou en installant une crèche.

[2] Je ne connaissais pas l’évangile selon saint Blako. Regardons plutôt ce qu’en dit Luc au chapitre 2 (traduction en français courant) :

« En ces temps-là, l’empereur Auguste donna l’ordre de recenser tous les habitants de l’empire Romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d’origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s’y faire enregistrer, avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’abri destiné aux voyageurs.« 

[3] François, arrête ta communication politique. Comme par hasard, le sort a fait que seuls des musulmans ont été tirés au sort, à croire qu’il n’y a qu’eux qui souffrent de la guerre en Syrie. En plis, le tirage au sort est assez inhumain…

« Il s’agit de trois familles de confession musulmane, deux originaires de Damas et l’autre de Deir Azzor, dans les territoires occupés par l’Etat islamique. » (Communiqué du Vatican traduit en français)

[4] Qu’est-ce qu’un chrétien de 2017 doit copier les actes du Pape François. Je rappelle que le concile Vatican II a imposé la collégialité des évêques, ce qui signifie que chaque évêque est maitre dans son diocèse, et celui de François ne couvre que Rome. On citera les paragraphes 22 et 23 de Lumen Gentium :

« Les évêques sont, chacun pour sa part, le principe et le fondement de l’unité dans leurs Églises particulières  ; celles-ci sont formées à l’image de l’Église universelle, c’est en elles et par elles qu’existe l’Église catholique une et unique. C’est pourquoi chaque évêque représente son Église, et, tous ensemble, avec le pape, représentent l’Église universelle dans le lien de la paix, de l’amour et de l’unité. »

[5] À quel moment CIOTTI s’est revendiqué du christianisme ? C’est nul d’intervenir juste pour casser du chrétien. Par contre, BAFFIE était moins remonté quand il y avait à ses côtés l’ancien mentor des frères KOUACHI…

[6] Éric est mignon ! Qu’est-ce que ça va changer de rajouter un mot dans la devise quand les trois autres ne sont déjà plus respectés ? Ça empêchera les attentats terroristes ?

[7] Sacré Thierry ! Quand, selon une étude de l’institut Montaigne, qui tend à être confirmé par plusieurs autres d’obédience moins à droite, dit que 30 % des musulmans revendiqués de France se refusent de condamner le terrorisme, je me demande s’ils sont bien intégrés. Commençons par assimiler les 67 millions de Français, et après nous pourrons en intégrer d’autres…


Bref, c’est dommage qu’ils aient pris CIOTTI pour cet extrait, même si ça montre bien qui est vraiment le personnage. Intellectuellement, j’aurais trouvé plus intéressant qu’il ne puisse pas piéger sur sa foi ou sur ses origines (t’étais bien content en 1860 que la France t’ait accueilli ; on aurait même pu lui dire parce qu’aux Antilles, ils sont devenus Français avant toi ! Même des personnes de couleur noire, rends-toi compte toi qui es blanc !). Mais c’est moins vendeur !