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Pourquoi les politiques veulent interdire les listes communautaires aux élections, et pourquoi MACRON ne le veut pas ?

La première réponse est parce que des listes communautaires leur piqueraient un réservoir électoral, souvent décisif, qu’ils se constituent en allant se prostituer auprès des musulmans.

La deuxième réponse est parce que MACRON a bien compris que les listes communautaires ne représentaient pas encore une menace électorale conséquente (un maximum de 5 %), et qu’il trouve le beau rôle auprès d’un électorat musulman en tenant ces propos, pour que ce dernier se reporte globalement sur lui dans des seconds tours.


Je pense que les Français ne croient pas à l’existence d’un vote musulman, parce qu’il n’existe pas de vote catholique, ni même de vote juif. Et même si 100 % des musulmans ne votent pas d’un bloc, une partie des musulmans est effectivement prête à soutenir un candidat commun lequel irait dans le sens de leurs intérêts religieux.

Ainsi, il est possible que Christine RODIER n’aurait pas gagné les élections municipales de 2014 à Athis-Mons si elle n’avait pas promis la construction d’une mosquée, par l’intermédiaire de l’Association bienfaisante des Portes de l’Essonne, et de leur interlocuteur en mairie, le maire-adjoint Omar EL MOURABET. Cette association se vante en effet d’avoir rapporté 500 voix à RODIER, alors que celle-ci a gagné avec 226 voix d’avance sur la gauche.

De la même manière, il est possible de penser que Robin REDA n’aurait pas gagné avec un tel écart aux législatives de juin 2017, voire n’aurait peut-être pas gagné, s’il n’était pas venu draguer les musulmans de Savigny et d’Athis, en mettant bien en avant son égyptianité.

Et dans ces moments, REDA n’a pas les mêmes scrupules à se faire élire par un électorat communautaire qui « menace la sécurité de nos villes et la cohésion entre les Français »

À Savigny-sur-Orge, la situation est tout aussi complexe avec d’autres distinctions qui rentrent en compte, par exemple l’opposition entre les musulmans de l’Orge (Prés-saint-Martin) et les musulmans de l’Yvette (Grand-Vaux).

À ma connaissance, le vote communautaire est essentiellement partagé entre Éric MEHLHORN qui a permis une illégale extension du centre culturel musulman revenant à en tripler ses capacités, et David FABRE qui a toujours fait du clientélisme religieux.

Mais c’est Bernard BLANCHAUD qui revendique en fait d’avoir les « vrais musulmans » avec lui, parce que les Saviniens arabes qui soutiennent VAGNEUX seraient des faux-musulmans…


Et tout ce petit monde serait bien embêté qu’une liste communautaire musulmane se mette en place parce qu’une partie d’un électorat, qu’ils croient capter plus ou moins, leur échapperait alors, lequel pèse quand même 5 % dans certaines villes.

Le calcul de MACRON est nul parce qu’effectivement, la liste communautaire musulmane ne représentera pas de danger dans les sept années restantes de son mandat.

Mais malgré tout, on voit que des musulmans s’organisent, toujours pour copier un fantasmé parti chrétien démocrate. Et il ne serait pas illogique que leurs scores augmentent effectivement, en fonction de plusieurs critères.


Globalement, j’en conclus donc que les politiques sont globalement des salauds parce qu’ils prétendent s’opposer aux listes communautaires au nom de la laïcité, alors qu’ils le font au nom de leurs intérêts électoraux personnels.

Et MACRON ne vaut guère mieux car il refuse d’interdire ces listes, et je le rejoins néanmoins sur cette interdiction qui préjugerait a priori de comportements néfastes, juste dans un intérêt électoral immédiat et court-termiste.

Avec toujours ce problème qu’on n’a pas de solutions à l’intégration, et qu’on refuse dans le même temps de voir qu’il y a quand même un problème à ce que des citoyens veuillent aujourd’hui se réunir dans des listes religieuses ; la démocratie-chrétienne en comparaison étant un mouvement politique et social, se réclamant de l’héritage de la doctrine de l’Église, davantage qu’un mouvement religieux rassemblant des chrétiens pour agir pour les chrétiens.




Christine RODIER, Robin RÉDA et Éric MEHLHORN ont-ils intérêt à quitter LR ?

Une semaine après les 8,48 % aux européennes, et maintenant que Laurent WAUQUIEZ a démissionné de la présidence des Républicains, préfigurant un changement de ligne politique, nombre de militants et d’élus LR ne savent plus où ils habitent. Ils s’interrogent. Doivent-ils rester LR en vue des prochaines municipales ou rejoindre un parti de droite macroniste comme Agir, pour espérer obtenir un soutien présidentiel ?


Je vous propose d’étudier cette situation par l’exemple de trois élus LR du Nord-Essonne.

D’un côté, il y a Christine RODIER, maire d’Athis-Mons, plutôt tenante d’une droite réactionnaire, ancienne candidate du Mouvement pour la France de Philippe DE VILLIERS ; par ailleurs, proche de Georges TRON, lui-même vu plutôt à la droite de la droite.

De l’autre, il y a Éric MEHLHORN, maire de Savigny, plutôt libéral et centriste, une droite orléaniste, proche de JUPPÉ et de PÉCRESSE.

Au milieu, il y a Robin RÉDA, député et ancien maire de Juvisy, qui se veut bonapartiste et rassembler les droites, mais qui en réalité est orléaniste aussi. Pro Bruno LE MAIRE qui a rejoint MACRON ; les deux ne se cachent pas de continuer à avoir des contacts, alors que RÉDA est président de la fédération départementale LR…


Il y a quelques jours, j’aurais pensé plausible que face à une droite WAUQUIEZ qui s’affaiblisse au contact du RN, les libéraux puissent s’en aller, et rejoindre un parti comme Agir, juste afin d’obtenir l’appui des macronistes aux municipales, tout en conservant celui de LR qui ne va pas désinvestir tous ses candidats.

Je ne dis pas cependant qu’ils l’auraient fait, car jusque-là, et sans échéances électorales, LR restait une grosse force politique avec des grosses mairies, les départements et les régions, un groupe à l’Assemblée et la majorité au Sénat. Mais là, il est clair que cela n’imprime plus, dans la libération progressive de la parole des cadres et des militants !

Même si le RN est arrivé en tête à Athis, RODIER la première ; pas plus que les deux autres dans des villes où le RN est moins fort, n’ont aucun intérêt à rester dans un LR droitier, puisqu’ils feraient alors fuir leurs électeurs centristes vers En marche, tandis que les électeurs extrêmes iront quand même au RN original.

Alors certes, RODIER, MEHLHORN et RÉDA ont soutenu BELLAMY aux européennes, mais en passant tous rapidement, avec armes et bagages, ils pouvaient espérer s’en tirer à bon compte. MACRON est assez malin, il connaît ses forces et la carte électorale. Il sait qu’il ne peut pas gagner tout seul.

RODIER elle-même n’a-t-elle pas envoyé Omar EL MOURABET comme une taupe chez En marche pour préparer le terrain d’une liste commune s’il avait l’investiture ?

RÉDA représente quand même la fédération. On attend d’ailleurs toujours qu’il s’exprime sur la question, mais rien, nulle part… Son départ constituerait une belle prise de guerre, et la faillite d’une section départementale de LR qui a perdu tous ses cadres historiques, à l’exception de TRON, toujours visé par les affaires… PERRIMOND ne se représentera pas, et on parle de la femme de RÉDA comme d’une possible tête de liste…

Seul MEHLHORN pouvait payer les pots cassés d’un passage à En marche, en tant que lui est trop mauvais en tant qu’élu. Car même RODIER a réussi à progressivement modifier son image, en s’entourant d’une administration qui parvient à rattraper les pots cassés.


Or, maintenant que LR va probablement adopter une ligne PÉCRESSE, nos bons amis n’ont plus intérêt à partir.

Car ainsi, ils vont quand même garder la voix des LR droitiers qui ne veulent pas du RN.

Tout en partant chasser du côté du centre-droit et des libéraux, où ils se casseront la gueule, parce que les électeurs préféreront les originaux macronistes.

Si donc se posait la question d’un faux-départ des derniers élus locaux de LR, parce qu’ils auraient quand même cumulé les investitures Agir et LR, celui-ci n’a plus de raison de se poser, même si à n’en pas douter, les LR qui le peuvent demanderont aussi l’investiture d’Agir !

Et il est intéressant d’en déduire que LR va oublier de mener une campagne à droite pour désormais mener une campagne au centre, suivant le principe que la victoire se joue au centre.

Ce faisant, ils vont se heurter à un centre fort, et devraient être assez inaudibles, entre LaREM, le MoDem, l’UDI et Agir.

Partant, la campagne ne se jouera pas à droite, mais avec ceux de droite, en ont marre de ce jeu de vases communicants, et veulent des valeurs et des convictions !

Or, en ne quittant pas LR, et en faisant semblant que le parti se réforme, les élus locaux vont tenter de jouer la carte du renouveau. Cela ne pourra pas être pire qu’avec WAUQUIEZ, mais risque malgré tout de rester insuffisant…



Guénaël L’HELGUEN, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons, une triple erreur politique de Christine RODIER

À la suite du décès d’Antoine GUISEPPONE, 1er maire-adjoint d’Athis-Mons (bien qu’élu en sixième position), le Conseil municipal athégien a procédé au renouvellement de cette fonction. Mais ô surprise, (même si j’étais personnellement au courant depuis trois semaines), c’est Guénaël L’HELGUEN, dont le nom est bien connu des Athégiens, qui a été proposé par Christine RODIER, puis élu à l’unanimité des élus de la majorité municipale.

Pour rappel, René L’HELGUEN fut maire d’Athis-Mons de 1959 à 1977 puis de 1983 à 1989, conseiller général de Seine-et-Oise 1964 à 1967, puis conseiller général d’Athis de 1973 à 1998, successivement vice-président chargé de l’Éducation, puis président délégué auprès du président du Conseil départemental. Il fut aussi un temps conseiller régional ; en tout, un homme qui aura passé au total 51 des 93 années de sa vie à exercer un mandat politique.


1. Un aveu de faiblesse d’une Christine RODIER en manque de légitimité

On ne pourra pas éternellement placer les nombreux cafouillages de Christine RODIER sous le coup de l’émotion du décès de tel ou tel. Devoir aller chercher son 18e de liste, qui n’était que simple conseiller municipal et même pas adjoint ; donc le faire passer devant tous les autres parce qu’il porte le même nom qu’un maire historique de la ville, c’est un réflexe dynastique maladroit (à comparer à l’exemple CLINTON ou BUSH) qui risque en plus d’être mal perçu.


2. Un choix politique illogique

La logique politique aurait voulu que le deuxième de liste, Julien DUMAINE, devienne premier maire-adjoint. Il n’aurait sinon pas été illogique que Julienne GEOFFROY, parce qu’elle s’occupe des Finances, obtienne ce poste. Mais dans la mesure où on aurait pu les trouver trop jeunes, le choix d’Omar EL MOURABET aurait peut-être pu être, dans un autre registre, satisfaire à certains intérêts et calmer certains jeux, si l’on devait porter crédit à ce qui est écrit sur ce blog.


3. Le retour de la « bande à l’Helguen » ?

Pour autant que la personne d’Antoine GUISEPPONE était clairement décriée dans Athis, le nom de René L’HELGUEN souffre aussi d’une réputation entachée lors de son dernier mandat, qui lui vaudra de perdre une ville qu’il tenait pourtant fermement en 1989. Chercher le jeune L’HELGUEN, c’est l’inscrire dans une filiation idéologique avec GUISEPPONE mais aussi envoyer un signal voire donner des gages à la vieille politique, dont les gens ne veulent peut-être plus.


Si Athis-Mons reste actuellement une ville de gauche de par les différents scores électoraux, je pense que ce choix sera très mal perçu, à la manière d’une pratique népotique ; le fait de la reine. Or, Christine RODIER pour sauver sa tête, et celle de la droite, doit impérativement innover si elle ne veut pas perdre (ce n’est même pas la gauche qui gagnerait). Elle doit revenir à son programme et calmer les intérêts clientélistes qu’elle a soulevés pendant sa campagne…