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Des européennes comme enjeu des partis politiques pour jauger leurs forces avant les municipales

Vous êtes nombreux à vous demander pourquoi des partis qui pensent la même chose et proposent le même programme y vont séparément aux élections européennes ?

Pourquoi l’UDI ne va pas avec La République En Marche (LaREM) ?

Pourquoi Generation-s (Benoît HAMON) ne va pas avec Europe Écologie les Verts (EELV) ?

Pourquoi le Parti communiste (PC) ne va pas avec la France Insoumise (LFI) ?

Pourquoi Lutte ouvrière (LO) refuse le soutien du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ?

Pourquoi Debout la France (DLF) ne va pas avec le Rassemblement national (RN) ?

Pourquoi Les Patriotes (Florian PHILIPPOT) ne va pas avec l’Union populaire républicaine (UPR de François ASSELINEAU) ?

La réponse est simple : tous se testent avant les municipales, et en vue de celles-ci !

Comme un sondage géant et presque gratuit, qui donnera un résultat national global, et surtout des résultats dans chaque ville de France !

D’où des programmes hors-sujets, sur des compétences qui ne sont pas celles de l’Union européenne, et un désintérêt toujours croissant des populations pour l’Europe.


Ainsi,

Si certains partis voient qu’ils peuvent faire 5 % aux municipales dans certaines villes, donc être intégralement remboursés, et pourquoi pas devenir faiseurs de roi, et obtenir un siège par le jeu d’une alliance, ils iront !

S’il y a cinq listes de gauche, c’est juste dans l’espoir que celle arrivée en tête puisse proposer de réaliser l’union autour d’elle aux municipales, et ça se fera.

Si le PC se distingue de la FI, c’est pour voir s’il peut y aller seul et sans MÉLENCHON qui les embarrasse, dans les anciennes banlieues rouges.

Même chose pour Génération-s, qui veut voir comment ils s’en sortent sans EELV dans certaines banlieues.

De son côté, DLF aussi cherche à se dissocier du RN, ou au contraire à voir si en additionnant leurs voix, une union n’est pas plus intéressante voire nécessaire.

Même chose pour l’UDI avec LR cette fois voire avec LaREM, qui se servira de ces résultats pour peser dans des accords nationaux.


Et nous en arrivons au sempiternel débat : faut-il faire des compromis au risque de se compromettre, ou rester intègre et ne jamais être élu ?

Avec l’hypocrisie que les partis en question qui se présentent aux européennes, y vont donc seul, non pas parce qu’ils seraient les seuls à défendre un même programme, ce qui n’est pas vrai puisqu’ils veulent ensuite tous rejoindre un groupe au Parlement européen et donc qu’ils vont être forcés de faire des compromis à un moment donné, car c’est la seule manière de peser, mais parce qu’ils ont en vue le prochain scrutin local ou national

Et surtout qu’ils se disent qu’un mec ou une nana qui fait l’effort de se déplacer aux européennes où l’abstention est très forte, se déplacera forcément pour les municipales, qui sont un scrutin davantage populaire !


Sauf que cette dernière affirmation est fausse, parce que l’enjeu local et national est bien différent.

Même si je serai le premier à regarder les résultats sur ma commune.

Oui, les européennes vont indiquer un résultat théorique mobilisable, à la condition que le parti ne fasse pas une grosse connerie entre temps, et que son leader charismatique ne disparaisse pas subitement.

Or, la perception du temps en politique continue de se réduire, et l’immédiateté s’impose de plus en plus, de telle manière que tout peut très rapidement basculer.

Au national, les gens votent pour une personne qu’ils ont vu à la télé, et pour le coup, puisqu’il n’y a qu’un seul tour proportionnel, vont réellement choisir leur candidat, pour une élection qui en plus les engage moins que localement.

Au local, ils votent aussi en fonction de la tête de liste ; tous les partis ne sont pas représentés, et les enjeux sont bien différents ; là aussi parce qu’ils s’expriment, comme aux européennes, contre le parti au pouvoir…


Ainsi, la somme des facteurs à prendre en compte nuancent toute analyse sérieuse qu’il pourrait sincèrement être appliquée des résultats d’une élections nationale à une élection locale la suivant ne serait-ce que de six mois.



Pourquoi l’extrême-gauche (LO, NPA, POI) se présente en ordre dispersé aux élections ?

Quand on écoute la télévision au moment des élections, on entend toujours des électeurs sensibles aux idées de l’extrême-gauche qui regrettent par exemple que Lutte Ouvrière (Nathalie ARTHAUD / Arlette LAGUILLIER) et le Nouveau parti anticapitaliste (Philippe POUTOU / Olivier BESANCENOT) ne fassent pas cause commune, alors qu’effectivement, leurs programmes semblent assez proches. En voici trois raisons.

Je renverrai le lecteur curieux d’en savoir plus sur les différents trotskysmes à cet article :

https://oliviervagneux.wordpress.com/2016/05/27/quelles-differences-entre-les-trotskysmes-lo-lcr-npa-pt-poi/


1. Parce que c’est inconcevable historiquement

D’un côté, vous avez des communistes légitimistes qui disent avoir gardé pur l’idéal trotskyste : LO, qui se réclament du communisme et utilisent comme emblème la faucille et le marteau. De l’autre, vous avez le NPA composé de révolutionnaires qui interprètent le trotskysme selon la lecture pabliste, du grec Michalis N. Raptis plus connu en France sous le nom de Michel PABLO. Unir ces deux partis revient à nier leur histoire, et finalement leur raison principale d’exister.


2. Parce que c’est compliqué pour la répartition des subventions de l’État

En admettant que LO et le NPA arrivent ensemble à obtenir des subventions annuelles, ce qui s’est déjà produit à différentes périodes, tout le problème sera ensuite de répartir l’argent. Et toutes les alliances de circonstances savent combien cet exercice est difficile, et nécessite de ne pas se disputer, ce qui est très difficile pour ces deux partis qui ne peuvent pas se voir vu qu’ils se disputent le même segment électoral. Donc ne pas s’allier évite aussi ce problème, mais fait clairement manquer des subventions.


3. Parce que ces partis ne veulent pas vraiment la victoire

Nathalie ARTHAUD est la plus sincère : elle affirme uniquement vouloir « faire entendre le camp des travailleurs » au premier tour de l’élection. De la même manière, le NPA n’accomplit ses coups d’éclat que lors des manifestations liées à la défense des droits économiques et sociaux. Ces partis se disputent un électorat qui représente environ 11 % de la société française. Ils ne peuvent pas rêver atteindre 50 % des voix, même par défaut, mais ils préfèrent peser dans le débat.


Il est encore trop tôt pour une telle union, et je pense que les trostskysmes préféreraient encore disparaître que mettre fin à leurs inlassables querelles de chapelle. En réalité, l’idée d’une union est essentiellement portée par des citoyens qui ne voient l’extrême-gauche trotskyste que comme le défenseur des plus pauvres. Et même si l’idée commence à faire son chemin chez les plus pragmatiques des bureaux politiques, elle n’arrivera probablement jamais.



Sur la publicité des parrainages à l’élection présidentielle

Je suis très partagé par le fait d’avoir rendu public les parrainages d’élus à l’élection présidentielle. Je trouve normal et transparent que les électeurs puissent savoir qui leur élu a parrainé mais j’aurais préféré que ce soit les parrains qui l’annoncent et pas qu’ils soient forcés par une loi. D’autant que cette loi n’a été prise que pour mettre la pression sur certains élus partisans et empêcher certains candidats d’avoir leurs 500 signatures…

À une semaine de la clôture du dépôt des parrainages, c’est très mal parti pour Michèle ALLIOT-MARIE, Bastien FAUDOT (MRC – Chevènementiste), Jean-Pierre GORGES, Henri GUAINO, Alexandre JARDIN, Pierre LARROUTUROU, Jean LASSALLE, Charlotte MARCHANDISE, Philippe POUTOU (NPA), Didier TAUZIN, Christian TROADEC ou Rama YADE, pour ne citer que ceux qui, je l’estime, auraient eu leur place dans cette élection parce qu’ils disent quelque chose.


Un faux problème

Lorsqu’on regarde qui parraine habituellement les candidats qui font moins de 5 %, ce sont essentiellement les maires des petites communes de moins de 1500 habitants. Quand on regarde depuis cette loi qui parraine ces petits candidats, ce sont encore et toujours ces mêmes maires non encartés, à la tête de petites villes. Sauf que dans le lot de ceux qui avaient une étiquette ou étaient apparentés, il est probable que ce soient eux qui rechignent désormais à parrainer.


L’excuse des maires

Quand on s’étonne des qualifications de personnes comme Jacques CHEMINADE ou François ASSELINEAU et que les médias vont interroger les parrains, la réponse est toujours la même : c’est pour faire vivre la démocratie qu’ils soutiennent les « petits candidats ». Mais quand on regarde bien qui sont ces maires, ils ne sont majoritairement pas encartés donc n’ont pas la pression d’un parti, qui s’exprime sinon en province au niveau de la communauté de communes.


Renforcer toujours plus le contrôle des partis

Les partis deviennent de plus en plus des machines à sous totalitaires qui ne supportent pas les décisions locales qui ne viennent pas du haut. FILLON est à plus de 2000 parrainages, quand il lui en faut 500. Mais en ne demandant pas d’arrêter, il veut montrer qu’il peut en avoir le plus, et renforcer l’allégeance des élus LR. L’élu LR qui ne parraine pas FILLON devient suspect ! L’élu LR qui parraine un autre que LR est un traître ! Donc le parti n’est plus ouvert ni démocratique.


Ce que les partis politiques ne comprennent désespérément pas avec cette stratégie de pressions est qu’au lieu de ramener des voix des candidats qui ne peuvent pas se présenter, ils augmentent l’abstention et le rejet du système électoral français. Or aujourd’hui, il n’y a plus qu’un grand parti qui est capable d’aller chercher les abstentionnistes : c’est le Front national parce qu’il propose une rupture, et que les gens veulent la rupture pour renverser la table !



Observatoire n°1 de la campagne des législatives 2017 en Essonne (7e circonscription)

Moins d’un an avant les élections législatives des 11 et 18 juin 2017, les premières candidatures commencent à voir le jour. Peut-on redouter d’en avoir au moins quatorze, si ce n’est plus sur la circonscription comme cela avait été le cas en 2012 ? Très probablement. Ces élections sont avant tout un enjeu financier pour tous les partis, ainsi qu’un moyen politique peu contraignant pour porter et défendre des causes précises.

Au contraire de la plupart des élections locales qui sont des scrutins de liste (hormis les départementales quoique), l’élection législative est une élection uninominale qui ne nécessite au minimum que trois personnes : le candidat, son suppléant et un trésorier. Dans le cas des petits candidats qui vont faire de la figuration pour la défense d’une seule cause (la protection animale, la légalisation du cannabis), tout cela se passe d’ailleurs souvent en famille…


Pourquoi y aura-t-il beaucoup de candidats ?

La loi sur le financement des partis politiques attribue une subvention annuelle de fonctionnement aux partis, proportionnellement au nombre de voix obtenus au premier tour de la précédente élection législative, et au nombre d’élus déclarés par le parti. Mais pour obtenir ces sommes, les partis doivent avoir eu 50 candidats aux législatives ayant obtenu plus de 1 % des suffrages exprimés, d’où la nécessité pour eux de tenter leur chance un peu partout.


Quel bilan d’Éva SAS, la députée actuelle (EELV) ?

Éva SAS est globalement appréciée dans la circonscription, bien que peu la connaissent malgré tout, et qu’elle ne réunisse pas grand monde à ses réunions publiques (souvent les mêmes). Elle a réussi l’exploit de rassembler la gauche autour de son mandat par des positions plutôt indépendantes voire proche des frondeurs. Elle reste malaimée à droite, et aura besoin de la mobilisation des électeurs de gauche pour ne pas être éliminé au soir du premier tour.


Les premiers sondages qui n’ont rien d’officiel

Dans tous les cas, le candidat LR est donné gagnant au second tour. Soit contre le FN qui aurait seul réussi à se qualifier. Soit dans le cadre d’une triangulaire avec le PS ou PS-EELV et le FN. Personnellement, je les nuancerai car avec la multiplication des candidatures à droite au premier tour, le risque est grand que RÉDA se fasse éliminer si Éva SAS restait dans l’Essonne, et qu’elle se retrouve de justesse opposé au FN seul face à qui elle l’emporterait logiquement.


Un mot sur les inévitables candidatures citoyennes

Actuellement, la grande mode des personnes politiques qui n’ont pas obtenu l’investiture d’un parti, ou des citoyens prétendument altruistes qu’on n’entend pas le reste du mandat, mais qui auraient un discours salvateur (sauf qu’il ne se traduit pas par des actes), est de se présenter en candidat indépendant. Et d’y rajouter le mot de « citoyen« , comme d’autres galvaudent le mot de « démocrate« , pour justifier leur action et se prouver qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat.


Les candidats officiels ou qui devraient naturellement s’imposer, au 1er juillet 2016

LO, le NPA et le POI envisagent des candidatures

FDG : Mounia BENAILI (Viry-Châtillon puis Juvisy-sur-Orge) ; l’ancienne secrétaire de circonscription est la personne la plus indiquée pour reprendre le flambeau de Gabriel AMARD.

EELV : Éva SAS (Savigny-sur-Orge) est la candidate légitime de ce parti, bien qu’elle soit envisagée pour un parachutage dans la 10e circonscription de Paris, à la place de Denis BAUPIN, comme il aurait déjà pu se faire en 2012

PS : Patrice SAC (Athis-Mons) tient la corde, bien qu’un parachutage soit également évoqué. Tout va dépendre d’un éventuel accord PS-EELV

MODEM (officiel) : Mathieu FLOWER (Savigny-sur-Orge) a été désigné candidat lors du Congrès départemental de son parti du 22 juin

Générations citoyens : envisagent une candidature

Nous citoyens : Bernard BLANCHAUD (Savigny-sur-Orge) fait entendre qu’il va se présenter

LR : Robin RÉDA ; la commission nationale d’investiture s’est réunie, mais n’a pas encore procédé aux investitures officielles qu’Alain JUPPÉ a annoncé possiblement remettre en cause s’il gagnait la primaire, dans certains cas. Laurent SAUERBACH semble avoir renoncé tandis que le maire de Juvisy est le grand favori.

UDI : Jean-Marie VILAIN, maire de Viry-Chatillon, fait courir en privé le bruit qu’il va y aller, mais n’a rien déclenché officiellement. Il a été pré-sélectionné par son parti.

DVD (officiel) : Olivier VAGNEUX (Savigny-sur-Orge) ; Je suis candidat.

DLF : Guillaume HÉNIN, Conseiller municipal délégué de Paray-Vieille-Poste aurait été choisi par son parti, manifestement avec Hélène BRUNG (Savigny-sur-Orge), responsable de circonscription et secrétaire départementale adjointe du parti

FN : Audrey GUIBERT (Savigny-sur-Orge), secrétaire départementale, est la candidate la plus légitime. Son score de 2012, alors qu’inconnue, avait d’ailleurs été très bon.


Installons nous maintenant confortablement dans les tribunes et regardons comment ils vont se taper dessus en inventant des programmes nationaux qui sont à l’opposé de l’esprit de ce qu’ils font localement. Posons-nous malgré tout la question du pourquoi ces investitures  si tôt, avant l’été au cours duquel il ne va rien pouvoir se passer, d’autant que les opérations de financement des campagnes sont raccourcies de six mois. Pour la politique politicienne ?