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Qui choisit quels états sont légitimes à préférer la nation au multiculturalisme ?

Quel paradoxe, à l’heure d’une mondialisation avancée, de voir resurgir le concept très westphalien d’État-nation (« Cujus regio, ejus religio » – À chaque région, sa religion) ! Donc ça a fonctionné pour le Kosovo et certains voudraient que ce soit appliqué en Israël. Mais pour que les 65 % de Russes de Crimée (majoritaires) aient leur état ou retournent avec la Russie, ou pour que la France rompe avec le multiculturalisme, c’est du néo-nazisme !

En avant-propos, vu l’image que j’ai choisi pour illustrer cet article, et pour franchir les fourches caudines de la bienpensance, je rappellerai qu’on peut sémite (comme tous les Palestiniens) donc non-antisémite mais anti-sioniste parce qu’on apprécie pas trop de se faire virer de chez soi par les juifs au prétexte qu’on n’est justement pas juif… Alors non, l’anti-sionisme n’est pas le renouveau de l’antisémitisme, même s’il y a aussi des gens qui détestent les sionistes parce qu’ils sont juifs.

Est-ce donc par « reductio ad hitlerum » que les instances internationales reviennent sur les modèles multiculturels, ou tout simplement parce qu’on s’aperçoit que ça n’apporte que communautarismes malsains ? Il faut rappeler que les intellectuels nazis sont ceux qui ont le plus violemment remis en cause la conception westphalienne pour rassembler dans le Reich tous les Allemands quelque soit leur culture (protestante, catholique, autrichienne, tchèque…).

Non, puisque pour des raisons politiques (et certainement économiques), on empêche toujours tant les Kurdes, que les Palestiniens, que les Tibétains pour ne citer qu’eux, d’avoir un état, alors qu’ils ont une culture différente du ou des pays qui voudraient les englober. Donc pour eux, il n’y a pas de problème à forcer le multiculturalisme, tout en sachant qu’il n’est que de façade, parce que les États essaient de les réduire pour avoir des nations unies et homogènes.

Sans donc rentrer dans un complot d’extrême-gauche, on remarquera néanmoins que si vous contribuez à l’économie mondiale (à la condition que ne respecte pas la Russie de ne pas s’être aliéné le monde dit libre), on vous laissera faire ce que vous voulez ; ce qui dans le même temps n’est pas forcément plus mal lorsque la France refuse les indépendances régionales de la Bretagne, de la Corse ou du Pays Basque, qui ne sont pas plus injustes que les autres exemples.

Mais la perniciosité de l’affirmation que la majorité démographique doit faire l’état est importante. Car si on l’accepte pour Israël qui fait progressivement le ménage pour que les juifs soient majoritaires dans les régions qu’ils occupent, il faudra accepter l’indépendance, à supposer qu’elle soit réclamée, des zones dans lesquelles certaines communautés sont majoritaires, et je pense à certaines banlieues, même s’il y a davantage amas de minorités.

Et pendant ce temps, on continue de communautariser le monde, pour diversifier les marchés économiques et les zones d’échanges, et ce faisant, on fout un gros bazar. Sauf que le jour où on se retrouve face à des gens déterminés à faire valoir leur point de vue, alors tout le monde s’écrase soudainement. Et si donc c’était finalement l’audace politique qui portait ses fruits ? Mais encore faut-il avoir les dirigeants et le Peuple qui suit pour se faire entendre ?



Le multiculturalisme à l’épreuve de la « culture de banlieue »

Depuis plusieurs jours, et la fameuse affaire Mehdi MEKLAT, on commence à s’apercevoir grâce aux réseaux sociaux, que plusieurs de ceux qu’on présente comme des « jeunes de banlieue » ou ces « enfants d’immigrés » qui réussissent (Oulaya AMAMRA, Houda BENYAMINA, Alice BELAÏDI, Badroudine Said ABDALLAH), sont en fait racistes, antisémites, homophobes, sexistes, violents voire haineux et enfin extrémistes religieux.

Bien que les intéressés plaident pour des « erreurs de jeunesse », je n’étais personnellement pas comme ça dans ma jeunesse, ce qui indique donc que dans la fameuse « banlieue », il y a un problème d’éducation tant de l’école que des parents. Mais au-delà, pourquoi autant de tolérance face à des propos qui attireraient des ennuis à n’importe quelle autre personne née ailleurs ? Parce que ce n’est pas imprimé dans notre logiciel ou que ça l’est inconsciemment ?


Les méchants sont les colonisateurs, les victimes sont les colonisés

Dans l’Histoire que nous apprenons, le mauvais rôle est toujours donné à l’Europe, qui il est vraie est responsable de la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle l’intolérance a été portée à son paroxysme. Pour autant, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, la misogynie, la haine sont propres à tous les Hommes à partir du moment où ils se constituent une identité qui pourrait être atteinte par un des groupes visés par les mouvements de haines déjà cités.


Le romantisme de la banlieue : l’esprit racaille

Quand les textes de rap appellent au meurtre, c’est de la culture. Dans l’esprit politiquement-médiatiquement correct, le « jeune de banlieue » a le droit de tenir de tels propos haineux parce qu’il possède une excuse sociologique, et qu’il n’est pas méchant naturellement, mais en réaction de ce qu’on lui fait subir. En fait, sous couvert de mettre en avant le talent de tel ou tel autre, on envoie consciemment le message que tous les autres sont des nuls qui ne feront rien.


Sur l’échec du multiculturalisme à cause des communautarismes

Si la « banlieue » n’explose pas, c’est parce que les différents groupes ethniques qui y résident ne peuvent pas se voir entre eux donc s’unir. Or, de la même manière, les citadins (habitants de la Ville) ne veulent rien avoir à faire avec les banlieusards parce qu’ils n’ont pas la même culture. Et quand la Vile décide qu’un habitant de la banlieue a réussi, elle ne le juge que sur sa capacité à avoir imiter sa propre culture, qui à aucun moment, ne s’est mélangée avec celle de l’autre…


Je ne comprends pas comment la République peut-elle autant appliquer « deux poids deux mesures » si ce n’est qu’elle se sent responsable voire coupable de l’échec d’intégration de ceux qui plongent vers la haine. J’imagine que ces comportements ne sont pas le seul fait de ceux qui réussissent mais bien une réalité au sein de la « banlieue ». Alors que faisons-nous maintenant que nous le savons et que nous avons des preuves que la République cache autant de haines ?