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Savigny-sur-Orge : le rapport d’audit indépendant de décembre 2014 (Franck PIFFAULT expertise) n’était pas réalisé par un cabinet indépendant, mais par celui d’un élu MoDem, parti membre de la majorité municipale

« L’audit financier réalisé par un cabinet indépendant. »

Ces quelques mots, tant de fois prononcés par nos amis Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge, et Sébastien BÉNÉTEAU, maire-adjoint aux Finances ; et que l’on retrouve aussi, noir sur blanc, dans le rapport d’orientations budgétaires 2016 de la Ville de Savigny-sur-Orge…

Ce fameux audit, promis pendant la campagne des élections municipales de mars 2014, qui devait nous apprendre l’état catastrophique dans lequel se trouvaient les finances communales de Savigny, et donc justifier de fermer les services et d’augmenter les impôts…

Comme si MEHLHORN, élu depuis 1995, en avait réellement besoin et qu’il n’avait rien vu venir. Mais le pire est que oui, c’est vrai, parce que MEHLHORN n’a jamais bossé tout seul, et qu’il n’en est de toute façon pas capable ; puis que quand il a perdu son indemnité d’adjoint, il n’allait quand même pas en plus s’intéresser gratuitement à la vie publique. Arrêtez de déconner !

Qu’est-ce que ça aurait donc été si Laurence SPICHER-BERNIER n’avait pas augmenté les impôts en 2010, mais chut, parce qu’il ne faudrait pas que vous vous rappeliez que MEHLHORN s’est fait élire en disant qu’il n’aurait jamais augmenté les impôts sous le précédent mandat (il n’avait pas voté contre, il s’était lâchement abstenu pour permettre à la hausse de passer) ; et qu’il ne les augmenterait pas sous ce mandat… Donc chut !!!


Bref, le « cabinet indépendant » qui a audité les finances communales s’appelle Franck PIFFAULT Expertise (ou FPE pour les intimes).


D’après le site Société.com, Franck PIFFAULT expertise est domicile 60 rue de Richelieu, dans le 2e arrondissement de Paris.


Sur LinkedIn, un certain Franck PIFFAULT se dit gérant de FPE domicilié au 60 rue de Richelieu. Mais il n’a pas de photo. On apprend cependant que ce Franck PIFFAULT est aussi gérant d’Aléa opinion, et ancien secrétaire général de la fédération des EPL (Entreprises publiques locales).


Sur Viadeo, un profil correspond au précédent, par rapport au nom, aux métiers exercés et il y a même une photo.


Et en lisant, la presse régionale, MagCentre nous informe de la réélection comme président régional du MoDem d’un certain Franck PIFFAULT, qui utilise la même photo que le profil Viadeo…


Oh, mais comme c’est étrange, le MoDem n’est-il pas un parti membre de la majorité municipale ? Enfin, à moitié puisque GUILPAIN est parti en dissidence et qu’il ne reste plus que FLOWER, qui lui a été promu adjoint.


Mais alors, ça voudrait dire que l’audit d’un cabinet indépendant a été réalisé par le cabinet d’un auditeur membre du MoDem, qui est un parti membre de la majorité municipale ? Ce ne serait donc totalement indépendant.

Dans cette histoire, ma seule consolation est que l’audit, qui ne nous apprend pas grand chose, mentionne quand même le projet d’espace intergénérationnel, sur lequel il avoue que la municipalité ne lui a pas tout dit. Et que lorsqu’on creuse, on se rend compte que c’est louche…

Bref, à avoir joué avec le feu en faisant semblant d’avoir besoin d’un audit pour justifier sa politique à venir, MEHLHORN se retrouve visé par une enquête préliminaire, en tant que maire de Savigny-sur-Orge, parce que c’est quand même bizarre qu’il ait si rapidement autorisé l’ouverture des structures, sans que le montage financier annoncé ne soit réalisé…




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Savigny-sur-Orge : quatre candidats sérieux à l’investiture LaREM pour les municipales 2020

À la base, je suis quand même journaliste politique. Et il se trouve que j’ai dans mon réseau quelqu’un qui est introduit à En Marche, et à qui j’ai demandé ce qui était se préparait pour Savigny-sur-Orge.  Et il y a quatre noms qui ressortent pour notre commune, que prévoient d’étudier le comité politique qui décidera des investitures après les européennes de mai 2019. C’est cependant Alexis IZARD qui tiendrait la corde à ce jour.

Le but d’En marche n’est pas tant d’essayer de « prendre » des villes ; ce qui leur apparaît assez difficile d’une manière très réaliste, que d’infiltrer les exécutifs municipaux pour avoir ensuite des grands électeurs en vue des prochaines élections sénatoriales de 2020. Il faut donc comprendre qu’ils vont globalement essayer de s’allier à d’autres partis en place qui pourraient leur permettre d’avoir un groupe d’élus indépendants au sein des majorités municipales.

Naturellement, En marche est allié avec le MoDem. Puisqu’ils prétendent incarner le centre, alors il n’est pas illogique qu’ils tentent aussi des alliances avec les UDI, aujourd’hui constructifs. Or, à Savigny, deux candidats jouent sur les deux tableaux LaREM et UDI :

  • Alexis IZARD, un jeune banquier de 25 ans anciennement sur la liste FABRE en 2014 et rallié à En marche de la première heure. Un profil MACRON qui se rêve en RÉDA.
  • Et David FABRE, l’ancien PS, devenu EELV, passé DVG ayant atterri à l’UDI, et soutenant LaREM depuis les élections sénatoriales de juin 2017.

Il y a ensuite l’hypothèse d’une alliance avec des LR Macron-compatibles, dont on attend les européennes pour voir comment le parti va évoluer sous la présidence WAUQUIEZ. Avec la particularité savinienne que LR est à ce jour toujours allié localement avec le MoDem.

Sauf que cette union ne se ferait pas avec Éric MEHLHORN, mais avec Sébastien BÉNÉTEAU dont le nom est poussé en tant que bagage de Robin RÉDA si celui-ci changeait de camp. Avec le bémol que pour l’instant, LR ne prévoit d’investir personne d’autre que MEHLHORN. L’idée serait donc une grande alliance constructive, avec les LR juppéiste et lemairiste que BÉNÉTEAU pourrait emporter s’il partait, visant d’ailleurs aussi à intégrer l’UDI et donc le MoDem.

Enfin, il y a l’hypothèse Bernard BLANCHAUD, qui est cité sans grande crédibilité. On lui reprocherait d’être trop seul, c’est à dire sans réservoir de voix partisan, d’autant qu’entre-nous, qui connaît Nous citoyens ? Et puis, il est trop vieux par rapport à l’image dynamique du mouvement qui veut des jeunes. Et apparemment, il ne convainc en plus pas dans son rôle de conseiller municipal d’opposition. Mais comme c’est lui qui est en première ligne sur le terrain…

Reste maintenant à voir si FABRE accepterait d’aller derrière IZARD. Si les militants LaREM accepteraient d’être alliés avec BÉNÉTEAU en tête de liste ; alors que LaREM pèse quelque chose tandis que Agir ne vaut rien, et que rien ne dit que LR suivra BÉNÉTEAU. Enfin, que fera BLANCHAUD s’il n’est pas investi ? Un coup, il dit qu’il va y aller seul. Un autre, qu’il rentrera dans le rang. Tout cela n’est que conjecture, mais quatre hypothèses sont d’ores et déjà posées.


Donc pour résumer, les candidats que En marche pourraient investir à Savigny-sur-Orge en vue des élections municipales de 2020, et dans l’ordre de préférence à ce jour sont :

1. Alexis IZARD (LaREM – UDI)

2. David FABRE (UDI – LaREM)

3. Hypothèse « constructifs » avec LR : Sébastien BÉNÉTEAU (si intervention de Robin RÉDA)

4. Bernard BLANCHAUD (Nous citoyens – LaREM)



Sur l’exfiltration tranquille de François DE RUGY du Perchoir pour éviter de demander sa démission à mi-mandat

L’Ancien monde a de beaux jours devant lui. Parmi les fanfaronnades annonciatrices du Nouveau monde, il y avait cette promesse, populiste, que le président de l’Assemblée nationale devrait démissionner à mi-mandat pour laisser sa place à un autre. Sauf que le temps passant, François DE RUGY a fait savoir qu’il ne démissionnerait pas. Dès lors subsistait une seule solution pour éviter le scandale : la nomination dans un ministère.

Comme nous ne sommes plus à une contradiction près, il était aussi question d’élire une femme au Perchoir, pour la première fois de notre histoire, après que Ségolène ROYAL à qui aurait dû revenir cet honneur en juin 2012, a été lamentablement battu par un dissident PS à La Rochelle où elle s’était fait parachuter : pas d’élection à l’Assemblée, pas de perchoir ! Mais bon, faut pas déconner non plus, POMPILI (ex-EELV, ex-LPE) n’est qu’une pièce rapportée !

Du coup, en toute logique, les députés En marche qui voulaient absolument une femme au Perchoir n’ont pas voté pour FERRAND, qui a été élu au premier tour de justesse, mais tenez-vous bien pour un autre homme, Marc FESNEAU, président du groupe MoDem au Palais Bourbon. Adieu ici aussi l’exemplarité démocratique qui consiste à avoir élu un homme, Richard FERRAND, qui s’il n’est pas mis en examen a quand même été visé par une enquête préliminaire…

À ce propos, je ne sais pas s’il faut s’étonner du nombre d’affaires qui touchent la Macronnie, et dont la procédure n’avance pas, quand elles n’ont pas déjà été classées sans suite ; et de citer en plus de FERRAND, HULOT, DARMANIN, PÉNICAUD, NYSSEN, KOHLER et BENALLA… Mais revenons à notre affaire de Perchoir, nous ne sommes qu’au premier quart du mandat. Est-ce à dire qu’il y aura aussi une démission de FERRAND dans 30 mois, s’il n’est pas rattrapé avant ?

Toujours est-il que si François DE RUGY a été exfiltré du Perchoir, d’où il était relativement critiqué (on l’appelait « le marquis »), notamment pour ses soudaines absences sur les votes sensibles (il a passé la fin des débats sur la loi Asile et immigration au stade), sans compter la fois où il a repoussé sans justification le vote d’un amendement anti-glyphosate, c’est juste pour éviter qu’on rappelle à MACRON une promesse que d’autres ont très ou trop vite fait d’oublier…

À écouter RUGY, cette démission était une mauvaise idée car elle n’était pas prévue dans les textes, et qu’elle perturbait le fonctionnement de l’Assemblée. Je pense plutôt, au vu des privilèges réservées au président de l’Assemblée, que l’homme ne voulait en fait pas renoncer aux avantages dévolus au quatrième personnage de l’État, comme au si bel hôtel de Lassay, dans le 7e arrondissement parisien, dans lequel RUGY s’est justement marié en décembre 2017…



Archives : les documents de campagne de Brigitte VERMILLET et d’Éric MEHLHORN aux départementales 2015

À l’occasion de la réunion publique (mais quand même sur réservation) de mi-mandat de Brigitte VERMILLET et d’Éric MEHLHORN, et puisque leur site de campagne a disparu, je me permets de rappeler les promesses de campagne de nos conseillers départementaux, dont tout le monde se fout puisque les gens les ont élus soit parce que c’est le seul et unique parti de la bonne gestion, soit pour virer la gauche, soit pour faire barrage au FN.


Le bilan de la gauche


Le programme


La lettre d’entre deux-tours