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La Ville de Savigny-sur-Orge ne connaît pas la continuité administrative

Chronique d’un testing citoyen ordinaire à la mairie de Savigny-sur-Orge (Essonne). Je viens demander à consulter le budget supplémentaire 2015 pour en faire des copies et le publier, quand on me dit que je ne peux pas l’avoir car Stéphane DAVIN, responsable de la division des Affaires générales, est en formation. Ainsi la 195e ville la plus peuplée de France, comptant 478 fonctionnaires, dépend d’un seul homme.

Delà, une question légitime : les employés communaux de Savigny seraient-ils des cons finis, restons polis, des incompétents notoires ? Ou sont-ils soumis à une équipe municipale intolérante qui cherche à entraver l’accès aux documents administratifs (Pourquoi ? A-t-elle donc quelque chose à cacher ?) et qu’ils couvrent ? Ou les fonctionnaires s’arrangent-ils très bien, par flemme, de ne répondre qu’une fois dans le mois aux demandes citoyennes ?


Demain, si Stéphane DAVIN démissionne ou décède…

Alors Savigny s’arrête de fonctionner, le temps qu’on lui trouve un successeur. Pour le budget supplémentaire 2015, je contacte le service Finances/Comptabilité, ils ne peuvent pas répondre. Je contacte le Cabinet du maire, ils ne peuvent pas non plus. À Savigny, on n’imprimerait donc qu’un seul exemplaire du budget qui serait gardé au chaud dans le bureau de Stéphane DAVIN. C’est dur pour une Ville de la taille de Savigny, mais c’est la baisse des subventions !


De la responsabilité des fonctionnaires

Je sais qu’ils n’aiment pas que je les cite nommément sur ce blog, prétextant qu’ils ont une vie privée. Qu’ils commencent par accomplir correctement leur travail dans le public, et je m’abstiendrai de leur pourrir leur réputation numérique. Je ne fais pas cela pour être méchant mais pour souligner les manquements aux lois de la République qui sont légion à Savigny… D’ailleurs qui est le plus méchant ? Celui qui demande qu’on lui rende des comptes de gestion ou celui qui cache ces éléments de gestion ?


Des rapports avec les employés municipaux

Je ne suis pas là pour être gentil ou méchant avec les fonctionnaires, mais pour accéder à des documents publics, conformément à ce que m’autorise mon mandat de gestion à Éric MEHLHORN qui s’appelle mon bulletin de vote (même si je n’ai pas voté pour lui mais que la démocratie représentative s’est chargé de le placer à son poste). Si certains veulent jouer aux imbéciles, et notamment au Cabinet du maire, faisant des têtes dépitées, dès qu’ils me voient, qu’ils ne s’étonnent pas que je les prenne effectivement pour des imbéciles.


À quand la rébellion ?

Je ne pense pas que nos fonctionnaires soient réellement opposés à mes démarches, bien que je comprenne aussi qu’ils ne puissent pas me manifester leur soutien (les courriels et SMS que je reçois me font malgré tout penser que je ne suis pas totalement isolé). Après, j’espère que va vite arriver le jour où ils arrêteront d’obéir aveuglément aux consignes stupides de leurs responsables. Eux aussi sont des citoyens et des contribuables. Aimeraient-ils être autant brimés que moi dans leurs démarches ?


Connaissant le salaire de M. DAVIN, et la charge de responsabilités qu’il a, au sein de la mairie dont il est un homme clé car sans lui, elle semble s’arrêter, je n’ai qu’une demande à formuler : Éric MEHLHORN, augmentez-le ! Pour le reste, nous allons lancer des procédures (Même Éric MEHLHORN reconnaît que je m’y connais) pour savoir qui remplace M. DAVIN à son absence, conformément au Code de la fonction publique.

Et REBSAMEN acheva de compléter son CV politique

Ainsi va la vie. François REBSAMEN (PS) est réélu maire de Dijon et président de la communauté urbaine du Grand Dijon. Il quitte donc le Gouvernement où il occupait le poste pourri de ministre du Chômage (pardon du Travail). Il n’aura rien fait. Il n’avait pas d’ambitions. Il retourne finir sa carrière politique bien au calme.

Rebs était déjà ancien sénateur, ancien conseiller général… Le voilà ancien ministre. Cumulé à ses indemnités de maire d’une ville de plus de 100 000 habitants (151 000) et de président de communauté urbaine, je pense que l’homme connaîtra une retraite mensuelle à cinq chiffres. D’ici à ce qu’on lui rajoute ensuite une commission théodule : le Conseil constitutionnel ?

Ministre oui, mais à l’Intérieur

Rebs voulait l’Intérieur et il aurait certainement été bon. C’est en plus un ministère qui réussit quand on vise le premier ministrat voire la présidence. Il faut dire qu’il s’y connaît avec Dijon qu’il a bien quadrillé de caméras de « vidéo-protection » (c’est le terme de gauche et quand on est à droite, on parle de « vidéosurveillance »). Mais HOLLANDE avait choisi VALLS en 2012.

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Source : Le miroir (www.miroir-mag.fr)

Puis VALLS pas fou n’allait pas mettre une personne comme Rebs pour lui succéder au cas où qu’il se montre bon. Pire imaginons qu’il ait été en première ligne au moment des attentats de janvier, on en faisait un président en 2017. Non, il fallait s’en débarrasser alors on l’a mis au ministère dont on ne peut rien tirer et où on ne peut rien faire : le Travail…

Le Travail plutôt que le Sénat à droite

Jean-Pierre BEL, président du Sénat de 2011 à 2014 l’avait dit dès le départ : il ne ferait qu’un mandat. Donc il lui fallait un successeur qui soit de gauche si le Sénat restait à gauche. Mais comme il est passé à droite, Rebs a préféré éviter de se ramasser face au candidat de la droite et partir quêter un ministère. Il ne restait alors que le Travail pour calmer ses ardeurs.

Le ministère impossible

Dépendant de la santé économique de la France, nos socialistes détestés ont malgré tout compris que le keynésianisme n’avait jamais fonctionné et qu’il ne servait à rien de créer de « faux » emplois publics. Donc on ne fait rien et on se retrouve tous les 26 ou 27 du mois pour annoncer la hausse. J’exagère bien sûr. Entre cela, on visite des entreprises et Pôle emploi.

Qui pour lui succéder au Travail ?

Forcément quelqu’un qu’on déteste pour qu’il s’y casse la gueule. Donc un aubryste sinon un frondeur. Alain VIDALIES semble bien parti. Mais comme la rumeur veut que Anne HIDALGO ait accepté l’organisation des JO à Paris en échange de l’entrée de son mari au Gouvernement, je pense fort à l’aubryste Jean-Marc GERMAIN.


Loi du non-cumul oblige, Rebs est obligé de démissionner. Enfin, cela ne semble pas trop difficile pour lui. Ce que je trouve dommage est la résignation (ou la lucidité) dont a fait preuve Rebs jusqu’au bout : je ne peux rien faire, je ne fais rien. Son successeur fera-t-il autrement ?