Archives du mot-clé Mgr Michel DUBOST

Et l’Église catholique en Essonne réinventa la dîme !

Moi qui pensais que Mgr Michel DUBOST sollicitait déjà beaucoup les chrétiens, je me trompais par rapport aux incessantes demandes de Mgr Michel PANSARD. J’ai d’ailleurs dû à ce stade recevoir plus de courriers de lui pour me demander de l’argent, que ce que j’ai dû le voir jusqu’à présent. Dernière invention en date pour remplir les caisses de l’Église essonnienne : la réintroduction de la dîme, supprimée à la Révolution française…

Petit rappel historique : la dîme est un impôt ecclésiastique, imposé à tous (sauf aux juifs), qui avait été mis en place au VIIIe siècle de manière à ce que les fidèles donnent 10 % de leurs productions dont les 3/4 allaient à la paroisse et 1/4 à l’évêché. Les parts étant cependant variables selon les diocèses et les pays. La dîme a ensuite été remplacée sous la Révolution par le denier du culte, librement versée par les seuls croyants, puis par le denier de l’Église (en 1989).

Et voilà que pour défiscaliser un maximum, l’évêque, tout en maintenant le denier qu’il ne peut  d’ailleurs personnellement pas supprimer, recrée cet « impôt » médiéval sous la forme d’une proposition ou d’une participation libre et consentie, qui se surajoute à l’existant.

Ainsi, au lieu de mettre des pièces chaque semaine à la quête, on les met une fois par mois dans une enveloppe fermée, et à la fin, on a un reçu fiscal. Et l’évêque d’espérer qu’il obtiendra plus d’argent avec cette méthode, en tant que la défiscalisation porte sur 2/3 du don.

Alors sur le principe, que l’Église demande de l’argent ne me dérange pas. Mais qu’elle le fasse quasiment toutes les semaines en énumérant successivement les besoins finit par devenir très lourd (pour suivre pécuniairement ; et parce qu’on ne va plus à la messe que pour être tondu). Nous sommes déjà conscients des besoins, et ce n’est pas parce qu’on créé une nouvelle quête pour telle nouvelle cause que les gens vont donner plus ; du moins ça ne se vérifie qu’à court terme.

Ensuite, il faudrait penser que la plupart des gens qui restent dans nos églises, surtout en Essonne, ne sont pas des plus fortunés. Et donc qu’ils se moquent des remises fiscales, voire même que ces appels aux dons peuvent les écarter de l’Église. Enfin, j’ai un problème moral avec tous les appels à la terreur. NON, ce ne sont pas les personnels qui ruinent l’Église (1/3 des dépenses), et NON, l’argent donné n’ira pas qu’aux prêtres, mais sera équitablement réparti.

Et ce qui me gêne vraiment pour le coup est que nos paroissiens sont finalement d’accord avec l’idée qu’il faille rémunérer les prêtres comme un travail, donc qu’ils sont des marchands de sacrement (en réalité, ils reçoivent un traitement qui est une indemnité). Et qu’ils s’imaginent enfin qu’ils auront des prêtres (des vocations) ou de meilleures personnes s’ils donnent beaucoup. Or, la crise des vocations et les crises qui frappent l’Église, n’ont que peu à voir avec l’argent !

Ma conclusion : le problème financier est un bon prétexte pour tenter de justifier les insuffisances de l’Église, et nous faire regarder ailleurs ! Ainsi, on évite de se réformer ou de se remettre en question, en plaidant qu’on ne le peut pas parce que nous manquons de moyens… Ce qui est un faux-problème ! Je pense enfin qu’il y aurait plus de dons s’il y avait plus de transparence, et que l’Église rejoignait un peu mieux la vie des gens.



Publicités

Des défis qui attendent Mgr Michel PANSARD à Évry

Quelques uns des défis que devra relever le nouvel évêque d’Évry – Corbeil-Essonnes, Mgr MIche PANSARD, installé ce dimanche 1er octobre 2017 en sa cathédrale !


1. Succéder à Mgr DUBOST

Mgr Michel DUBOST aura marqué le diocèse de son charisme pendant 17 ans. La première difficulté va donc être de s’imposer dans l’esprit des gens en tant que nouvel évêque. Il s’agira ensuite de trouver sa place, si possible en préservant ce que son prédécesseur a fait de bien sans tomber dans ses travers. Il faudra du temps mais combien ?


2. Maintenir le dynamisme de l’Église locale

Au moins de l’extérieur, le diocèse jouit d’une bonne image, ce qui faudrait qu’il dure. À l’intérieur, cela tend à s’essouffler, du fait que les jeunes, que les actifs et que les nouveaux retraités ne s’engagent pas autant que ceux qui partent. Il s’agira donc de fédérer autour de projets communs, mais peut-être aussi de changer certaines têtes ou certaines équipes…


3. Rétablir les finances

La situation ne cesse de se dégrader. Est-ce qu’on continue éternellement à augmenter les casuels, à multiplier les appels aux dons et à vendre le patrimoine ? Ou est-ce qu’on développe des plans de gestion ambitieux, par exemple pour louer les terrains de l’Église plutôt que de les vendre ? Ou est-ce qu’on réfléchit à une autre et plus large communication ?


4. Réduire les inégalités territoriales

Outre la question de la zone verte (1/3 du territoire à couvrir), le problème territorial se pose désormais dans certains secteurs pastoraux qui sont fort mal pourvus en prêtres ou en équipes d’accompagnement. Concrètement, comment est-ce qu’on arrive à proposer une même qualité de service d’Église sur tout le territoire ?


5. Encourager les vocations

L’Église souffre aussi bien d’un manque de prêtres, que d’un manque de chrétiens engagés dans les différents mouvements et services qui lui permettent d’être utiles et de rayonner. Le nouvel évêque devra essayer de redonner le goût de l’engagement, envoyer aux périphéries et aller chercher au-delà de l’Église telle qu’elle se définit, c’est à dire aller évangéliser.


6. Donner toute leur place aux laïcs

Si la raréfaction des prêtres et des religieux semble inévitable, les laïcs doivent prendre le relais sous peine de disparaître à la « disparition » du clergé. Il convient d’anticiper et de se préparer à ces changements, en élargissant l’animation pastorale, en témoignant de sa confiance aux initiatives des laïcs, et de créer une réelle solidarité prêtres-laïcs en cassant la hiérarchie pyramidale. À cette fin, une réforme de la catéchèse pourrait être nécessaire.


7. Faire vivre l’Église en Essonne

Le nouvel évêque devra rassembler et concilier toutes les sensibilités ; des intégristes aux nouveaux évangélistes, en essayant que pas tout le monde ne soit malheureux. Il serait temps de redévelopper la formation tant des prêtres que des laïcs pour avoir des chrétiens bien dans leur peau. Renforcer les convictions en respectant les traditions. Mobiliser, Proposer, Inviter…



Quel bilan pour Mgr DUBOST à la tête du diocèse d’Évry de 2000 à 2017 ?

Je vais m’essayer ici de dresser un bilan personnel en dix points de l’action de Mgr Michel DUBOST à la tête du diocèse d’Évry entre 2000 et 2017. Malgré le jeu de couleurs, tout n’est pas négatif mais je ne partage pas trop ses orientations pastorales.

Tout ce que je vais écrire sera donc profondément subjectif et à nuancer du fait de mes convictions, du fait que j’admire profondément l’œuvre de son prédécesseur Mgr HERBULOT, et enfin du fait que la déchristianisation est là et qu’elle continue.


1. Le dynamisme de l’Église essonnienne

Le visage de l’Église en Essonne fut positif pendant toutes ces années, avec une Église qui a donné envie de croire, un évêque charismatique apprécié pour ses positions généralement assez consensuelles, un réel souci de la diversité et une attention particulière aux personnes divorcées et divorcées / remariées ou aux plus pauvres notamment les migrants et les Rroms. Malgré cela, les églises ont continué de se vider, et certains ont pu se sentir délaissés…


2. Le recul de la place laissée aux laïcs et l’affaiblissement de la coopération prêtres/laïcs

Alors que le manque de prêtres se fait criant, Mgr HERBULOT, sans jamais mélanger les rôles, à inviter les chrétiens à se prendre en main, notamment dans la zone verte, au moyen par exemple d’équipes animatrices ou de groupes de prière/formation/réflexion. Mgr DUBOST a vu des menaces dans ces groupes autogérées et a placé des prêtres ou des aumôniers à la tête de toutes ces équipes qui ont perdu quelque chose de leur vitalité, et de leur spontanéité.


3. La diminution de la formation

Alors que de nombreuses formations de qualité étaient jusque là proposées aux laïcs, leur nombre s’est considérablement réduit, ainsi que leur qualité. La formation Jonas n’a plus rien à voir avec la FARE (Formation à l’accompagnement et aux responsabilités en Église). En cause, le fait, très mal vu, que des laïcs puissent être mieux formés que des prêtres. Lui-même est un grand bosseur, mais intervient très souvent sans avoir toujours trop travaillé ses sujets… Il faudrait aussi parler de l’affaiblissement de la catéchèse par les parcours qu’il a promulgués…


4. L’africanisation du clergé essonnien

Pour pallier le manque de prêtres, Mgr DUBOST a organisé une coopération avec plusieurs diocèses africains. Outre que cela ne résout le problème de la crise des vocations, cela peut très bien se passer avec des prêtres super dynamiques et intéressants, qu’être catastrophique avec des prêtres ennuyeux, qu’on ne comprend pas, qui ne sont pas toujours heureux et qui peuvent demander de l’argent pour leur pays (ou pour eux)… C’est une solution temporaire…


5. Le traitement des vocations

Une année, le diocèse d’Évry fut un de ceux qui envoyèrent le plus de candidats au séminaire, pour que finalement 14 des 15 (des chiffres qui circulaient alors) abandonnent en cours de route… Il y a aussi un manque de suivi parce que trop ne suivent pas les cours. Mgr DUBOST a aussi ordonné des prêtres pour des communautés religieuses nouvelles qui ne sont pas au service des secteurs mais de leur communauté. Rendons cependant hommage à Mgr DUBSOT pour son traitement de la question de la pédophilie pour laquelle il a écarté qui il fallait.


6. La gestion des finances et du patrimoine religieux

Les comptes ne sont pas améliorées pendant ces années, principalement à cause de la chute du nombre de donateurs. Au début, il y avait des appels aux dons exceptionnels, qui se sont (un peu trop) multipliés, jusqu’à ce qu’ils soient remplacés (ils existent toujours) par des coupes sombres, qu’elles soient la non-reconduction de salariés au service du diocèse ou la vente pure et simple de terrains, de presbytères, voire de couvent… Et là, il y a un problème de gestion…


7. La difficile transition salariés / bénévoles

Pour réaliser des économies, Mgr DUBOST a dû mettre fin à de nombreux postes salariés. Une décision qui a pu être préjudiciable, notamment localement avec la suppression des permanents pastoraux. Mais c’est la manière dont cela a été faite qui est moche pour l’Église, avec des gens qu’on a mis dehors parce qu’ils n’acceptaient pas de travailler bénévolement… Pareillement dans le remplacement de certaines personnes, mises dehors un peu froidement…


8. L‘évolution des relations interreligieuses

Bien qu’on puisse déplorer que Mgr DUBOST n’ait pas fortement soutenu le dialogue avec le judaïsme, c’est quand même lui qui a permis une vraie rencontre avec l’islam, et le développement de groupes de relations qui, malheureusement, pour beaucoup, se sont arrêtés. Avec les limites que Mgr DUBOST défend une vision idéalisée de l’islam, tel qu’il a pu le connaître au Maroc, ou que leurs dirigeants veulent le montrer, parfois de manière hypocrite.


9. L’absence de manifestation sur la question du mariage pour tous

Alors que la France sombrait dans la controverse du mariage pour tous, Mgr DUBOST a tout fait pour que le débat ne soit pas abordé dans nos églises, et lui-même s’est montré relativement ambigu sur la question. Je pense que l’Église a manqué une occasion de s’exprimer, et de faire valoir sa parole sur un sujet sensible, au contraire des attentats de Charlie, pendant laquelle l’Église essonnienne a défendu le droit de se faire insulter, au-delà de la caricature.


10. La trop grande personnification de la fonction

Tel le Pape aux JMJ, Mgr DUBOST n’en aurait-il pas parfois fait oublier Jésus à certains ? Très disponible avec les uns, il en a aussi négligé d’autres. Certains lui ont reproché d’être trop souvent absent du diocèse. D’autres, et notamment sur internet, le détestent et l’accusent de tout un tas de choses ; la plus répandue étant qu’il serait franc-maçon. C’est un homme qui ne laisse pas indifférent, qui aime être dans la lumière, et qui sait placer la barre très haut.


En conclusion, j’adresserai les mêmes critiques à Mgr DUBOST qu’au Pape François. Ils sont trop dans la communication ! Certes, ils expriment de bonnes idées ou lancent des projets salutaires, mais en ignorant l’avis de la base, qui ne suit pas toujours. Ils ne doivent pas oublier qu’ils ne sont pas éternels, et que le système devra évoluer à terme. Jouer aux autruches peut fonctionner temporairement, mais le système atteindra ses limites, et mieux vaut s’y préparer.



 

Ce que je reproche aux analyses de Mgr Michel DUBOST sur le vote

Ce dimanche 27 février 2017, Mgr Michel DUBOST proposait aux jeunes du diocèse d’Évry une conférence sur le vote (« le goût de voter »), pour réfléchir à la question des élections. S’il est toujours intéressant de voir l’Église, une structure de moins en moins démocratique donner des leçons de démocratie, j’ai surtout été en désaccord avec la plupart des analyses de l’évêque. Mais un tel condensé de bienpensance est intéressant !


L’exposé de Mgr DUBOST voulait répondre à plusieurs questions :

  • Que représente le politique ?
  • Que peut-on faire ?
  • Comment en parler ? Comment agir ?

L’évêque a commencé en partant du constat d’un monde politique déboussolé. (Tant des citoyens qui ne se reconnaissent plus dans les politiques que des politiques qui donnent l’impression de ne plus comprendre le Peuple). Qu’en conséquence de cette perte de repères, c’étaient les questions de nationalisme, de protectionnisme et de lutte pour la sécurité qui prenaient la première place. Il a parlé d’un travail qu’il avait exercé auprès d’un institut de sondage qui lui avait appris qu’une campagne électorale se jouait du côté du camp dont les idées sont médiatisées.

Il a alors cité deux exemples : le choix du Brexit (en français de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne), et l’élection de Donald TRUMP aux États-Unis. Selon lui et une source qu’il n’a pas précisé, le point clivant entre ces exemples de populisme est le diplôme. Sous entendu que les diplômés ne se laissent pas tromper par le populisme… (donc que le Brexit et TRUMP seraient populismes).

Premier point de désaccord, ce sont les diplômés qui ont fait penché la balance en faveur de tel camp, justement parce qu’ils adhèrent à l’idée, et ne pratiquent pas qu’un vote de contestation.


Ensuite, il a dénoncé la professionnalisation de la politique, devenue selon lui une nécessité face à la complexification des tâches à remplir. Ce qui provoquerait une désaffection de la démocratie.

Deuxième point de désaccord, c’est ce qu’on veut faire croire aux gens pour leur dire de rester chez eux et de laisser les partis s’occuper de l’ensemble. Ensuite, ça ne me gêne pas qu’il y ait des technocrates dans nos administrations, s’ils travaillent dans nos intérêts. Et s’ils ne le font pas, c’est parce qu’ils n’ont même pas les mêmes problèmes que nous…


Après, il nous a rappelé que nous souffrions de notre éducation inspirés « des traités de Westphalie » (de la géopolitique westphalienne, c’est à dire quand en 1648, les puissances européennes se sont mis d’accord sur l’idée « Une foi, une loi, un roi ». Or, il est vrai qu’avec la mondialisation, la France ne peut plus être que chrétienne. Que donc nous devons apprendre à vivre mélangé.

Pour moi, la géopolitique westphalienne s’est achevée en 1789 quand la République est devenue notre identité commune. Peu importe nos religions, nous étions liés par les Droits de l’Homme et du citoyen (ce qui n’a pas empêché qu’un mois après ce texte qui affirmait la propriété, on a dépossédé l’Église de ses biens…). Je déplore aussi que l’évêque ait feint d’ignorer les communautarismes. Les gens ont tendance à se regrouper par affinités.


Il nous a rappelé que la Révolution de 1789 nous avait permis de prendre le contrôle de nos vies, et de devenir des sujets responsables. Que le collectif rassemblé autour de la personne du Roi n’était donc plus sacralisé, et que cela permettait que celui qui gueule le plus fort se fasse remarquer et prenne le pouvoir.

Qu’être chrétien, c’est être responsable et affirmer sa responsabilité !

J’ai déploré à ce moment là que l’Église encourage de plus le sentimentalisme au détriment de la réflexion intellectuelle avec laquelle elle est de plus en plus mal à l’aise. Que dans notre diocèse qui avait été à la pointe, les laïcs soient écrasés par des prêtres qui reprennent le pouvoir, et transforment par exemple les équipes animatrices en chambre d’enregistrement de leurs décisions d’animation pastorale…


Pour l’évêque, la sécularisation est déjà dans l’Évangile. Les Prophètes ont désacralisé l’autorité et l’économie en montrant qu’elles n’avaient pas la vérité (que seul Dieu possède).

Dire Dieu en politique, c’est promouvoir la dignité de l’Homme.

Je ne vois la sécularisation que dans cet appel à distinguer ce qui est à Dieu et à l’empereur. J’ai regretté que Mgr DUBOST ne prenne pas l’exemple de Jésus qui a quand même passé sa vie à remettre en cause les lois juives, surtout celles atteignant à la conscience et aux libertés.


Mgr DUBOST nous a ensuite invité à nous engager, comme un service de charité, « dans la contemplation du Christ serviteur ». Que l’Homme s’accomplit en s’ouvrant aux autres. Qu’il n’y a pas de politique chrétienne mais des manières chrétiennes de faire de la politique. Il nous a alors conseillé de lire Docat qui résume la pensée politique et sociale de l’Église. Que l’Église inspire la politique. Il nous a témoigné d’un propos de Jacques DELORS (le père de Martine AUBRY pour les plus jeunes) qui disait qu’il est plus facile d’être chrétien dans l’opposition que dans la majorité. Il nous a redit que dans l’Histoire, la tentation du Bien était dangereuse.


C’est alors que Monseigneur s’est lancé dans une histoire des chrétiens et de la politique depuis 1789 des plus partielles et des plus gauchisantes qu’il m’ait jamais été donné d’entendre…

Que la Révolution avait été permise par le ralliement des députés du clergé au Tiers-état. Qu’ensuite, les chrétiens n’étaient pas à gauche (ceux qui auraient tué les prêtres au nom de la liberté) mais pas à droite non plus. Que la séparation de l’Église et de l’État s’était mal passée. Que les prêtres avaient représenté le plus gros quota de morts pendant la première guerre mondiale. Qu’après la seconde guerre mondiale, les chrétiens n’étaient plus à droite parce que c’était le camp qui était proche de HITLER. Alors ils étaient avec la gauche pour défendre la fin de la Guerre d’Algérie mais pas plus à gauche parce que la gauche était communiste. Qu’en 1968, beaucoup étaient devenus maoïstes. Qu’en 1981, les chrétiens s’étaient réconciliés avec la gauche parce que le protestant ROCARD avait rallié MITTERRAND…


Monseigneur s’est alors repris en développant la pensée sociale de l’Église en matière de politique qui se résume en trois points :

1. Donner une pleine reconnaissance à la dignité humaine (donc laisser une place à la minorité)

2. Pratiquer la solidarité (pour permettre à chacun de contribuer au bien commun)

3. Appliquer la subsidiarité (veiller que les décisions soient prises à l’échelle des personnes).


Il a ensuite développé quatre méthodes d’agir en chrétien :

1. Affirmer que le temps est supérieur à l’espace

2. Faire prévaloir l’unité sur le conflit

3. Admettre que la réalité est plus forte que les idées.

4. Reconnaître que le Tout est supérieur à la partie.


L’évêque a conclu en dénonçant une crise de la parole matérialisée par le poids des médias, la judiciarisation de la société, l’atomisation des personnes, l’affaiblissement de l’État-providence, les difficultés de l’Éducation nationale, le retour des problèmes d’identité, le manque de sens de l’Europe.


Au cours d’un temps de questions, l’évêque a présenté différentes définitions de la laïcité, laissant malhonnêtement penser que l’État ne se mêlait pas de religion.

Il faudra lui rappeler qu’il a quand même été nommé évêque aux armées sur décret du président de la République… Je n’ai pas voulu le faire en public.

Enfin, il a rappelé que nous n’élisions pas des prix de vertus mais que nous choisissons entre des visions représentées par des partis politiques. Que la politique consistait aussi à choisir le moins mauvais…

Je pense qu’on peut faire de la politique sans partis… Et qu’on peut aussi raisonner sans voir le négatif d’abord. C’est ce que propose Utopia, qui a quand même été écrit il y a 500 ans par St Thomas MORE, le saint patron des personnes politiques…

Que la plus forte évolution sociale contemporaine avait été l’installation des ascenseurs qui avait chassé les plus pauvres des combles des immeubles pour les repousser en banlieue. Il a terminé en nous conseillant de lire un livre de chaque candidat pour nous faire une idée.

À une dernière question sur le vote blanc ou l’abstention, il a répondu que cela revenait à voter pour le plus fort.

Je ne suis pas d’accord. Aux États-Unis, TRUMP n’aurait pas été élu si les contestataires s’étaient abstenus ou avaient voté blanc…


Il était enfin proposer à ceux qui le souhaitaient de remplir ce questionnaire pour débattre.

img296